Que retient-on du cours du cours en ligne L’observation en philosophie pour enfants PHI-1064, session Hiver 2020? Son appréciation

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Que retient-on du cours du cours en ligne L’observation en philosophie pour enfants PHI-1064, session Hiver 2020? Son appréciation,

Emilie Rousseau, dans son Document synthèse 2 soumis le 16 avril 2020 à 10:08, a écrit:

1.      Que retenez-vous de ce cours ? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués ? Pourquoi ?

Je considère que ce que je retiens du cours du cours d’Observation en philosophie pour les enfants sont les éléments mentionnés ci-après. Il s’agit donc d’une synthèse des éléments retenus, lesquels sont tous des éléments qui m’ont particulièrement marqué.

La démarche philosophique n’est pas une démarche qui est marquée d’un début et d’une fin : elle est infinie (Émission 4, Sasseville, 2004). Les membres de la communauté de recherche philosophique doivent donc s’engager dans un processus de recherche dans le souci de la collaboration et de la coopération. Évidemment, les élèves ne sont pas laissés à eux-mêmes : l’animatrice de la communauté de recherche doit leur apprendre à chercher et de cette façon, ils apprennent à construire leur propre pensée et leur propre raisonnement (Émission 8, Sasseville, 2004). Pour ce faire, l’animatrice doit créer un lieu favorisant la liberté de la pensée, puis la diversité de la pensée de chacun. L’utilisation du questionnement est essentielle dans le dialogue philosophique, puisqu’elle permet à l’élève de développer sa « recherche personnelle ». Inévitablement les enfants ont tous leurs opinions à propos de questions philosophiques et peuvent les émettre, mais la véritable richesse de cette communauté s’exécute lorsque l’animatrice construit des liens entre les différentes opinions (Émission 6, Sasseville, 2004), encourageant les membres à communiquer entre eux (Sasseville & Gagnon, 2009, p. 208). Elle permet donc la création d’une perspective plus large du problème. Ainsi, l’animatrice est un membre pleinement engagé dans la communauté de recherche philosophique (Émission 6, Sasseville, 2004).

Nous pouvons donc considérer que la parole partagée est l’un des éléments centraux dans la pratique du dialogue, lequel favorise le développement moral et intellectuel de l’enfant engagé dans le processus réflexif (Émission 5, Sasseville, 2004). En sachant que la pratique de la philosophie favorise l’apprentissage du vivre-ensemble dans la société (Émission 11, Sasseville, 2004), nous devons insister sur l’importance de l’écoute, de l’ouverture d’esprit, puis l’impact des mots, lesquels nous permettent d’expliquer nos différentes pensées. Tous ces éléments favorisent le respect dans la communauté de recherche philosophique. Nous savons que la violence est un manque de communication. Le dialogue étant un outil non coercitif fondamental à la vie civilisée, les élèves doivent apprendre à l’utiliser adéquatement. Nous devons promouvoir l’expression adéquate de nos sentiments, c’est-à-dire s’exercer sur les façons acceptables de communiquer. La pratique de la philosophie dans la communauté de recherche favorise donc la construction d’un monde pacifique par la façon délibérative dont nous abordons certains sujets (Émission 10, Sasseville, 2004).

Tous les éléments précédemment nommés sont donc particulièrement marquants, puisqu’ils préparent tous les individus de la communauté de recherche philosophique à devenir des membres d’une société démocratique, tel qu’avancé par Matthew Lipman. Nous pouvons donc conclure que la pratique de la philosophie à l’école est essentielle, puisqu’elle permet à tous les enfants de former leur jugement, c’est-à-dire l’assise fondamentale de la conscience et de la personne lesquelles se situent dans le fondement même des rapports humains (Émission 12, Sasseville, 2004).

Sources : 

Sasseville, M. & Gagnon, M. (2009). Recueil des textes accompagnant le cours L’observation de la philosophie pour les enfants (PHI-1064). Université Laval.

Sasseville, M. (2004). Série documentaire Des enfants philosophent. Repéré à https://philoenfant.org/serie-documentaire/.

2.      Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents. (30 points)

Je considère que l’attitude « autocorrection » résume le mieux la philosophie pour les enfants.

La philosophie pour les enfants se réalise dans une communauté de recherche philosophique, c’est-à-dire un lieu de partage dans lequel les différentes façons de penser de chacun sont en constante interaction à travers le dialogue philosophique (Émission 2, Sasseville, 2004) : instrument de médiation entre les enfants (Émission 6, Sasseville, 2004). Les membres deviennent donc plus attentifs à leur propre pensée, puis à celle d’autrui. Par conséquent, lorsqu’ils prennent conscience que leur point de vue n’est pas le seul qui puisse être considéré, ceux-ci sont amenés à faire face à leurs conceptions (Émission 11, Sasseville, 2004) : tous construisent consciencieusement leurs raisons, leurs raisonnements et leurs vérités (Émission 3, Sasseville, 2004). La prise de conscience de leur propre pensée, puis des rapports qu’elle entretient avec les pensées des autres membres facilite le développement de l’attitude autocritique, voire autocorrectrice. Les membres de la communauté de recherche apprennent donc à penser par soi-même et pour soi-même (Sasseville & Gagnon, 2009, p. 22).

En philosophie pour les enfants, cet acte de penser par soi-même et pour soi-même doit inévitablement inclure la possibilité de l’autocorrection (Sasseville & Gagnon, 2009, p. 22). Effectivement, nous devons nous remémorer que l’idée sous-jacente de la philosophie est d’apprendre à mieux penser, « et ce rehaussement de la qualité passe par une prise de conscience de sa propre pensée » (Émission 3, Sasseville, 2004) : la façon dont elle fonctionne, les outils cognitifs de la pensée (Émission 8, Sasseville, 2004), puis leur usage adéquat (Émission 3, Sasseville, 2004). Ainsi, nous pouvons définir l’autocorrection tel un acte consistant à modifier sa pensée, particulièrement le résultat obtenu, puis les procédures utilisées afin d’atteindre ledit résultat. Il s’agit donc de la composante essentielle d’un individu jugé comme raisonnable : capable de juger d’une façon nuancée, consciente des présupposés qui constituent le discours et l’agir d’autrui, puis déterminé à écouter tous les arguments. En considérant les propos précédemment rédigés, l’attitude autocorrectrice constitue l’un des critères représentant la croissance d’un membre de la communauté de recherche philosophique (Émission 3, Sasseville, 2004).

Nous pouvons donc conclure que l’attitude « autocorrection » résume le mieux la philosophie pour les enfants, puisqu’en étant à l’écoute de tous les membres de la communauté de recherche philosophique, les chances que la pensée de chacun soit remise en question est élevée, dirigeant chacun d’eux vers la pensée autocorrectrice (Émission 3, Sasseville, 2004). Ainsi, chaque membre devient activement impliqué dans la délibération, laquelle permet le nuancement du jugement raisonnable de chacun (Émission 11, Sasseville, 2004).

Sources : 

Sasseville, M. & Gagnon, M. (2009). Recueil des textes accompagnant le cours L’observation de la philosophie pour les enfants (PHI-1064). Université Laval.

Sasseville, M. (2004). Série documentaire Des enfants philosophent. Repéré à https://philoenfant.org/serie-documentaire/.

3.      Quelle est votre appréciation de ce cours :

–        Sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants)

Je considère que les contenus abordés dans le cours sont très pertinents : ils sont riches et variés. Ils nous permettent de comprendre ce qu’est véritablement la philosophie pour les enfants. Nous pouvons facilement transférer nos nouvelles connaissances théoriques dans notre pratique d’enseignante à tous les niveaux.

–        Sous l’angle de sa forme (OVC : la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne) ?

Au début, j’avais de la difficulté à me repérer dans l’OVC : les tutoriels m’ont grandement aidé. L’OVC est un outil différent de la plateforme monPortail et dans ce cas-ci, je considère que l’utilisation de l’OVC est très pertinente. Elle rend les travaux plus interactifs, puisque nous pouvons prendre connaissance des différents points de vue des autres étudiantes.

Paméla Genest, dans son Document synthèse 2 soumis le 16 Avril 2020 à 15:00, a écrit:

L’ensemble des aspects et idées abordés ci-dessous fait référence aux différents modules étudiés pendant la session.

Question 1 : que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous on particulièrement marqués? Pourquoi?

Il y a de nombreux aspects que je retiens de ce cours. Je retiens que la pratique de la philosophie ne s’arrête pas à la sortie de la classe, mais elle continue de subsister dans la vie personnelle, et ce, peu importe notre âge. Je retiens que les 4 habiletés en philosophie, soit la communication, le raisonnement, la recherche et la conceptualisation, comme nous l’avons vu dans le module 2, sont des atouts pour la vie. Je retiens que la pratique du dialogue est fondamentale en philosophie, puisque c’est par le dialogue et par la parole que nous apprenons à réfléchir, que nous apprenons à écouter les autres, que nous apprenons le respect, que nous apprenons à avoir un esprit critique, et que l’esprit critique nous permet de nous protéger contre tout préjugé, jugement ou manipulateur. Le dialogue permet l’apparition de comportements pacifiques, puisque comme nous l’avons vu dans la série documentaire du module 10, la violence a peur des mots. Je retiens que, dans la communauté de recherche, tous les membres de la communauté de recherche sont au même niveau : l’animateur n’est présent que pour faire des liens et pour soulever des questions lorsque la situation le demande. Je retiens que la collaboration, la liberté de pensée, le respect, la diversité des points de vue sont accueillis à bras ouverts. Je retiens que l’un des buts ultimes pour la philosophie avec les enfants est de penser par et pour soi-même et que l’autocorrection est un outil puissant pour assurer notre croissance continuelle, comme nous l’avons vu dans le module 3. Je retiens qu’une tête bien construite est mieux qu’une tête bien pleine pour vivre dans notre société démocratique actuelle et que la pratique de la philosophie à l’école permet aux enfants de vivre cette démocratie. Ce sont tous des aspects que je retiens et que je considère fondamentaux pour l’apprentissage de la philosophie avec les enfants.

L’un des aspects qui m’a particulièrement marqué est le fait que, au fur et à mesure que la communauté de recherche se construit, les membres de la communauté deviennent de plus en plus autonomes et s’autorégulent de plus en plus, si bien que les médiations de l’animateur deviennent bientôt non nécessaires, comme nous l’avons vu dans le module 6. Je trouve ce fait impressionnant, puisque l’autorégulation est souvent un défi pour les enfants du primaire. Je suis impressionnée par le fait qu’un groupe d’enfants en vienne à s’autoréguler par lui-même. Un autre aspect qui m’a marqué est le fait que la pratique de la philosophie a un impact chez les membres de la communauté de recherche, et ce, même jusqu’à leur vie personnelle. Je suis marquée par le fait que les élèves de la série documentaire aient affirmé que la philosophie avait un impact sur leurs interactions de la vie de tous les jours, avec leurs parents, leurs amis, leur fratrie. Cela démontre que ce qu’ils apprennent à l’école modèle peu à peu les citoyens raisonnables et responsables de demain. Je suis également marquée par le fait que même les enseignants aient perçu une différence dans leurs interactions de leur vie personnelle, comme nous l’avons vu dans le module 13. Cela est synonyme du fait que la philosophie a bien des choses à apprendre à toute personne, peu importe son âge. Finalement, un dernier aspect qui m’a marqué de ce cours est de constater à quel point la pratique de la philosophie permet de développer de nombreuses compétences et habiletés. Comme nous avons pu le constater dans le module 13, la pratique de la philosophie permet de développer de nombreuses compétences transversales et de développer des compétences dans les divers domaines généraux en enseignement. Nous pouvons donc constater l’interdisciplinarité et la polyvalence de la philosophie.

Question 2 : quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents.

La première idée qui m’est venue en tête en lisant cette question est une idée provenant du module 6 : il est mieux d’avoir une tête bien construite qu’une tête bien pleine (Sasseville). Comme l’a exprimé Sasseville dans la série documentaire, une tête qui est bien construite représente une tête qui est capable de bien nuancer. Il s’agit d’une liberté de pensée, d’une autonomie dans sa pensée. Une tête bien construite est une tête qui sait comment penser et non quoi penser. Elle sait remettre en question les idéologies et les dires des autres, mais aussi les siens. Elle inclut un esprit critique.

Je trouve cette idée représentative de la philosophie pour enfant, puisqu’elle accueille à bras ouverts la diversité des points de vue, ce qui incite le respect, l’ouverture, la collaboration, l’écoute, toutes des caractéristiques qui amènent des comportements pacifiques, comme nous l’avons étudié dans le module 10 (Sasseville). Il est important de mentionner que les comportements pacifiques découlent de la philosophie avec les enfants, des comportements plus que souhaitables dans une société démocratique comme la nôtre, où nous souhaitons former des citoyens critiques et responsables (module 1, Sasseville). De plus, comme nous avons pu l’entendre dans l’ensemble des modules étudiés (Sasseville), la philosophie fait en sorte que l’enfant pense par et pour lui-même, notamment parce qu’elle passe par le dialogue. Le fait d’aider l’enfant à se construire une tête fait en sorte qu’il peut de plus en plus penser par et pour lui-même au lieu de lui dire quoi penser.

Une tête bien construite saura tenir compte des points de vue des autres. Elle saura alors porter un regard critique sur ce qui est avancé et peut amener à l’autocorrection si cela est nécessaire. Comme nous l’avons vu dans le module 3 (Sasseville), être autocritique, c’est la capacité de revenir sur sa pensée, sur son raisonnement et parfois à changer d’avis. Une tête bien construite saura revenir sur ses pensées, et il sera sans dire que l’autocorrection est ce qui permet notre croissance en tant qu’individu (Sasseville).

De plus, comme la philosophie permet le dialogue, le fait que les enfants puissent prendre la parole permet une formation de la pensée, ce qui fait en sorte qu’ils sauront se détacher, créer une certaine distance par rapport à ceux qui désireraient les manipuler (Sasseville, module 5). Cela fait encore directement référence au fait qu’une tête bien construite saura porter un regard critique sur ce qui est avancé. De plus, comme nous l’avons vu dans le module 7 (Sasseville), le développement du raisonnement grâce à la philosophie est essentiel afin non seulement d’apprendre à penser, mais aussi à se défendre. Le raisonnement fait en sorte que l’enfant vient structurer sa pensée, vient y mettre un certain ordre. Une tête bien construite inclut ainsi une tête qui est cohérente et bien ordonnée. Le raisonnement permet de déceler les jugements et les présupposés et de les outrepasser. Et si le raisonnement est essentiel au fait de se construire une tête bien construite, eh bien, il va sans dire que la recherche est inévitable en philosophie, comme nous l’avons vu dans le module 8, puisque c’est par la recherche que les membres de la communauté apprennent à construire leur raisonnement, à construire leur savoir (Sasseville). La recherche permet de savoir se poser des questions, de formuler des hypothèses, de vérifier leur solidité (Sasseville), tous des éléments essentiels pour le développement d’une tête bien construite. Le fait de pratiquer la recherche avec les enfants leur permet de développer des outils qui permettront à leur pensée de donner du sens à ce qui les entoure (Sasseville), ce qui les aidera vraisemblablement à se construire des points de vue, des perceptions.

À la suite de ces longues références aux différents modules étudiés, je peux affirmer que j’ai choisi cette idée du cours, puisqu’elle rassemblait l’ensemble des grands thèmes de ce cours, puisqu’elle rassemblait les concepts clés de la philosophie pour les enfants : collaboration, écoute, respect, dialogue, parole, raisonnement, liberté de pensée, pacifisme, esprit critique, autocorrection, recherche, etc. Tous ces concepts font référence à la formation d’une tête bien construite. Je crois que la philosophie pour les enfants fait en sorte de former des êtres responsables, autonomes, raisonnables. L’autonomie de pensée, la liberté de pensée, l’esprit critique, aspects mêmes de ce qu’est « avoir une tête bien construite au lieu de bien pleine » répondent à ce but de la philosophie et c’est pour cette raison que je considère cette idée comme étant la plus représentative de ce qu’est faire de la philosophie avec les enfants.

Question 3 : quelle est votre appréciation de ce cours :

Sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants) :

Je considère que le contenu du cours était plutôt complet. En effet, je ressors de ce cours avec plusieurs connaissances qui pourront m’être utiles si je désire éventuellement introduire la communauté de recherche dans ma classe. En effet, nous avons des informations sur l’objectif d’une communauté de recherche, sur le rôle de l’animateur et sur le rôle des autres membres de la communauté de recherche, sur les différents procédés que nous pouvons utiliser afin de soutenir notre point de vue, sur les étapes à suivre afin de transmettre une justification juste et efficace. Je trouve que l’ensemble des connaissances abordées dans ce cours sont suffisantes à notre compréhension et à nous outiller pour une future pratique dans une classe au primaire.

Sous l’angle de sa forme (OVC – la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne) :

Je considère également que la forme de ce cours en ligne est très pertinente et intéressante au niveau de l’apprentissage. En effet, j’ai apprécié le fait que les tâches à réaliser pendant les cours soient diversifiées : il y avait une série à écouter, nous avions des textes à lire, nous avions des séquences d’une communauté de recherche à observer, nous avions un journal de bord à réaliser chaque semaine, etc. Je trouve que les différentes tâches nous permettaient de bien comprendre une notion, un thème, car nous pouvions l’étudier sous plusieurs formes. De plus, j’ai apprécié le fait que nous pouvions lire les pensées, les opinions et les justifications de nos collègues. Parfois, nous sommes trop ancrés dans nos idéologies et nous croyons que notre perception est la seule. Le fait de lire les publications de nos collègues nous permettait de nous décentrer, de considérer l’avis de l’autre, de nous remettre continuellement en question. Nous étions comme une communauté de recherche qui étudiait la communauté de recherche, ce que j’ai trouvé très pertinent. Au fil des semaines, nous devions clarifier nos explications, trouver les mots justes, etc. C’est une pédagogie à conserver!

Tiffany Sehota, dans son Document synthèse 2 soumis le 18 Avril 2020 à 16:14, a écrit:

1. Je crois que ce qui m’a marqué le plus du cours, ce son les séquences vidéo avec les enfants. J’ai retenu beaucoup plus la matière en analysant les séquences avec les éléments qui étaient présents qu’en lisant les notes de cours. J’aimais pouvoir mettre en relation les éléments et ce qui était vécu en vrai. Par exemple, « définir » était un élément central dans les échanges philosophiques avec les enfants. Je crois même qu’il est indispensable pour pouvoir philosopher puisque définir ce que l’on veut exprimer est la base même de l’échange. C’est à partir de cette définition que les enfants peuvent ajouter des explications, faire une hypothèse, etc. En parcourant les séquences, j’ai pu observer d’autres éléments qui semblaient indispensables à une communauté de recherche comme celle de la philosophie des enfants. Je parle de clarifier, chercher, auto-correction, écouter, etc. Ce sont des éléments qui enrichissent les échanges entre les enfants. Je trouve qu’aussi l’animateur à un rôle essentiel à jouer pour que ces échanges contribuent aux enfants pour que ceux-ci forment des hypothèses, ils ses questionnent sur leurs pensées, se repositionnent sur leur pensée, etc.

2. Je trouve que le terme qui définie mieux la philosophie pour les enfants est « L’observation ». Oui, l’observation est le terme qui définit mieux la philosophie pour les enfants, car ceux-ci représentent une communauté de recherche. La philosophie est ce qui est étudié et c’est étudier par le fait que c’est observé. Ce qu’on peut dégager de la philosophie des enfants sont nos observations. Ce que l’on peut remarquer, ce qui revient souvent, quels sont les outils que les enfants utilisent pour philosopher, quels sont les outils que l’animatrice utilise pour enrichir la philosophie pour enfant, etc. C’est à l’aide de l’observation que cela est possible. C’est possible pour la personne qui fait l’étude d’observer, autant que la personne qui anime et autant pour les enfants qui y participe. C’est donc à partir d’observations que tout ce processus se compose, on comprend, on analyse, on explique, on détermine, etc. L’observation est le point de départ de tout cela. Bien sûr, je ne crois pas que la philosophie avec les enfants se résume qu’à l’observation, mais bien que c’est la base pour philosopher. La définition d’observer se traduit par voir le réel comme il est. Donc de voir quelque chose par soi-même d’une manière objectif, voir la chose qu’on observe telle qu’elle est. C’est à partir de cette objectivité que les enfants vont par la suite, développer une subjectivité, un point de vue sur ce qui vient d’être observé. Lorsqu’on observe de la philosophie pour les enfants, on voit des gestes, des regards, mais si on pousse notre observation de plus proche, on peut observer d’autres mondes, soit celui des idées, des relations entre ces idées, des comportements sociaux des habiletés de pensées, etc. Quand je parle d’observation, je parle ici d’observer les dialogues entre les enfants. Ceux-ci discutent et à partir de ces échanges on peut en dégager des observations qui seront par la suite des éléments souvent observables dans la philosophie pour les enfants, je parle de définir, aider à définir, expliquer, comprendre, écouter, etc.

3. J’ai beaucoup aimé le contenu, c’est une matière qui amène à réfléchir. Qui nous pousse à penser et interpréter. Ce n’est pas seulement du par coeur. J’aime beaucoup le fait que la matière est mise en relation avec des aspects réels et concrets.

La plateforme est de l’OVC est très dure à comprendre au commencement, je crois qu’après 2-3 modules on est en mesure de bien maîtriser le site. Je pense qu’à première vue c’est un élément stressant du cours, mais que finalement au terme du cours c’est une plateforme qui aide beaucoup à l’apprentissage.

Guillaume Chartrand, dans son Document synthèse 2 soumis le 19 Avril 2020 à 12:21, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Ce que je retiens de ce cours c’est qu’il n’est pas simple de mettre en place une communauté de recherche philosophique pour enfants. Dans les premiers modules, j’avais le réflexe de croire qu’il suffisait de faire des rencontres en groupe avec les enfants et de discuter des sujets « de la vie » qui les préoccupe. Qu’un minimum d’encadrement était nécessaire. Par contre au fil des modules, j’ai compris que pour bien faire le travail il faut une bonne structure, expliqué les éléments tels que « exemple, contre-exemple, hypothèse » pour ne nommer que ceux-là. Ce qui m’a marqué c’est le respect des opinions de tout un chacun et l’importance que les enfants accordent à cette période de philosophie. On dit souvent que les enfants sont méchants l’un envers l’autre, surtout dans les différences, par contre dans tout ce que j’ai vu durant ce cours c’est qu’il y avait un grand respect qui émanait d’entre tous les enfants. Il est parfois facile en petit groupe de rire d’une réponse d’un autre élève ou essayer de détruire la réponse de l’autre, mais comme on l’a vu dans ce cours, la philosophie ne se veut pas un cours où l’on doit donner la bonne réponse, mais plutôt tenter de trouver une réponse qui a été réfléchie de façon commune, mais au final pour soi-même, donc penser par soi-même en respectant l’opinion des autres. De plus lorsqu’on a interrogé les enfants sur le cours de philosophie, ils accordaient tous une bonne importance et une appréciation de la communauté de recherche, qu’ils en sortaient grandis, ce qui remplit bien la mission de ce concept. Avant tout ce cours, j’aurais plutôt pensé que c’était une période appréciée des enfants seulement par le fait que c’était « libre » d’évaluation, que justement l’absence de bonne réponse enlève toute la portion « académique » et que les enfants auraient aimé ce cours, car on fait juste « jaser ».

2- Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents. (30 points)

Apprendre à mieux vivre en société. Je crois que c’est cette idée qui résume le mieux la philosophie pour les enfants. Si l’on définit sommairement le terme « apprendre » c’est d’acquérir des connaissances. Lorsqu’on parle d’apprendre à mieux vivre en société, cela vient donc à dire d’acquérir des connaissances concernant le savoir-être ou savoir agir tout au long de notre vie. Un élément essentiel dans la vie de tous les jours et qui se retrouve dans les compétences à développer selon le renouveau pédagogique du ministère de l’Éducation (MELS, 2006, module 13, PHI-1064). Les matières académies tel que le français ou les mathématiques sont plutôt en général dans le savoir-faire, donc apprendre à calculer, apprendre à écrire ou lire. La philosophie pour les enfants de son côté forme l’enfant à penser pour soi et par soi-même dans une multitude de thèmes de tous les jours (module 3, penser par et pour soi-même …). Michel Sasseville l’a mentionné souvent dans les épisodes « les enfants philosophent », les enfants apprendront à se faire leur propre jugement par soi-même et pour soi-même. La participation à une communauté de recherche y contribue grandement, par sa forme et son contenu, les enfants peuvent s’exprimer comme ils le souhaitent sur un sujet donné sans jugement et en ayant tous la contribution des autres élèves. L’animateur y contribue non sans donner la « bonne réponse », mais en favorisant le dialogue pour que le tout s’effectue en co-construction et non seulement avec une conversation entre deux ou trois personnes (module 6, rôle de l’animateur). Une des grandes forces de la philosophie pour enfants c’est le respect mutuel des différentes opinions des enfants, élément primordial pour bien vivre en société démocratique, comprendre que beaucoup de sujets de la vie n’ont pas qu’une réponse valable et qu’un ami peut avoir une opinion différente de la nôtre et que c’est bien ainsi. De plus, la philosophie pour enfant apprend aux enfants comment répondre à une question qui contient un « pourquoi », donc le raisonnement. Élément clé pour justifier nos opinions ou notre pensée, le raisonnement permet à l’enfant d’expliquer pourquoi il mentionne tel propos, il apprend à donner des exemples, à émettre des hypothèses pour valider ses propos (module 7, l’acte de raisonner). Un acte qui s’apprend également en philosophie pour enfant est l’acte de définir, élément essentiel pour bien vivre en société. Définir c’est essayé d’avoir la même base, ou la même compréhension d’un mot ou d’une situation. Michel Sassevile résume bien l’importance de définir « Combien de conflits auraient pu être évités si les protagonistes avaient juste pris le temps de poser la question : mais que veux-tu dire lorsque tu emploies tel ou tel mot ? » (Module 9, l’acte de définir) Cela est criant de vérité pour apprendre à mieux vivre en société, se comprendre, vérifier si l’autre personne avec qui l’on interagit à la même compréhension d’un terme ou d’une situation. Avec la philosophie pour enfants, les enfants apprennent donc à mieux se comprendre, à poser des questions pour se forger leur propre opinion et construire leur propre pensée.

3- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

C’est intéressant de voir ce qu’on peut faire avec de la philosophie lorsqu’elle n’est pas qu’employée qu’au Cégep ou à l’Université, ça démystifie la philosophie et la rend plus accessible.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

Le concept intéressant, le fait de travailler en groupe et d’avoir accès aux réflexions des autres est intéressant. Au point de vue de la navigation, il aurait été plus pratique de le faire avec ouverture des liens par onglet ou nouvelle page, ça rendrait le tout plus fluide lors de la recherche d’élément.

Veuillez noter qu’il est possible qu’un extrait de votre journal se retrouve éventuellement dans la section :

1- Appréciation de l’OVC et du cours (Accueil –> Réserve);

C’est bien monté, lorsqu’on apprend à naviguer il est facile de s’y retrouver, il serait dû par contre pour une actualisation plus moderne au niveau « web »

Catherine Germain, dans son Document synthèse 2 soumis le 19 Avril 2020 à 12:38, a écrit:

Question 1

Que retenez-vous de ce cours ? 

Je retiens que la philosophie peut apporter des habiletés qui seront utiles à l’enfant tout au long de sa vie. En effet, à travers la pratique de la philosophie, les enfants apprennent à développer leur esprit critique et à dialoguer de façon pacifique tout en exprimant leur opinion. En tant qu’étudiante au BÉPEP et enseignante suppléante, je remarque que l’enfant est souvent centré sur lui-même et ne sait pas encore comment bien exprimer ses émotions. Cette pratique l’apprend à être exposé aux différentes opinions des autres et à exprimer les siennes de façon saine. Cela peut entre autres l’aider lors de la gestion des conflits et des discussions puisque dans la pratique de la philosophie, il apprend que chaque individu ne verra pas une situation de la même façon que lui pour plusieurs raisons. Je retiens donc que les bienfaits de la pratique de la philosophie ne se limite pas juste à lorsque l’enfant est en classe, mais aussi tout au long de sa vie.

Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqué ? Pourquoi ? 

L’élément qui m’a le plus marqué dans le cours est le climat de classe lorsque je visionnais différentes séquences chaque semaine. Je remarquais que, peu importe le cycle, les élèves arrivaient à rester calmes et à avoir des interactions respectueuses. Cela m’a particulièrement marqué, car en tant que future enseignante, je sais que le climat de classe demande beaucoup de travail de la part de l’enseignant. Dans les différentes séquences, certains élèves ont eu des réflexions qui m’ont énormément surprise par leur complexité pour des enfants du primaire. Avant de regarder les séquences de classes au premier cycle, je m’attendais à des réflexions très simplistes et certains élèves m’ont grandement étonné. Cela me démontre lorsque la pratique de la philosophie est bien instaurée dans la classe, les enfants peuvent faire preuve d’une grande capacité de réflexion, et ce, même s’ils sont jeunes. Il ne faut jamais sous-estimer les jeunes enfants; ils peuvent parfois nous surprendre !

Question 2

Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ?

L’idée qui résume bien la philosophie pour enfants selon moi est l’apprentissage du dialogue. Pour commencer, je vais définir ce que c’est le dialogue. De base, un dialogue est simplement un échange entre deux ou plusieurs personnes. Toutefois, dans la pratique de la philosophie, cette idée devient plus complexe, car il y a plusieurs autres concepts qui entrent en ligne de compte. Puisque les élèves échangent entre eux pour répondre à des questions philosophiques, les différents échanges doivent apporter des éléments de réponse dans le but de faire avancer la discussion. Le dialogue a alors pour but de mener à la co-construction d’idées entre les différents membres de la communauté de recherche. Pour que le dialogue soit efficace, l’enfant doit apprendre à bien formuler ses propos, à écouter ses pairs de façon activement et à intégrer ce qu’ils disent pour y réfléchir de façon critique.

Comme expliqué dans le module 5, prendre la parole n’est pas quelque chose de facile, mais elle permet aux élèves d’apprendre à exprimer ce qu’ils veulent dire et exprimer leur pensée. Aussi, la prise de parole permet aux élèves d’apprendre à développer leur pensée, ce qui est un outil important pour éviter de se faire manipuler par des gens qui voudraient les influencer.

Dans le module 8, il est mentionné que les élèves utilisent le dialogue pour rechercher des réponses à différentes questions philosophiques. À travers les différents échanges, ils produisent plusieurs hypothèses qu’ils finissent par confirmer, infirmer ou nuancer au fur et à mesure que la discussion avance.

Dans le module 9, nous voyons que le dialogue est souvent utilisé pour définir un terme, ce qui peut parfois être nécessaire avant de commencer à produire une hypothèse. Encore là, le dialogue est présent, car avec les différents échanges, la définition d’un certain terme devient plus exacte et plus précise et peut permettre de corriger certaines définitions erronées que certains élèves avaient.

Je pense que le dialogue est un élément central dans la philosophie pour enfants, car sans dialogue, il n’y aurait tout simplement pas de communauté de recherche philosophique. Tous les éléments en lien avec la philosophie (écoute, recherche, définitions, interprétations, hypothèses, etc.) requièrent du dialogue pour les mettre en pratique. Le dialogue est donc étroitement relié à la pratique de la philosophie. Au travers de la pratique de la philosophie, les enfants apprennent nécessairement à bien dialoguer, c’est-à-dire, à prendre la parole, à produire une définition, à produire des hypothèses, à écouter les points de vue des autres, à exprimer son accord et son désaccord et à justifier sa pensée. Sans tous ces éléments, la pratique de la philosophie pour enfants perdrait tout son sens.

Question 3

Quelle est votre appréciation de ce cours ?

J’ai beaucoup apprécié le contenu du cours et la façon dont il était présenté. Je trouve que les différents éléments présentés étaient pertinents dans le cadre de mon domaine d’étude (BÉPEP). Cela m’a donné des outils pour pouvoir éventuellement intégrer la pratique de la philosophie dans ma future profession. J’ai aussi adoré la série Des enfants philosophent. Chaque épisode traitait d’un sujet différent et j’aimais beaucoup entendre le point de vue des enfants sur la pratique de la philosophie.

J’ai bien aimé aussi la plateforme de l’OVC. Au départ, je la trouvais difficile à comprendre. Toutefois, au fur et à mesure des modules, j’ai trouvé que c’était convivial et bien organisé. En effet, il était facile de trouver ce que nous devions faire chaque semaine grâce à la feuille de route.

Sabrina Desbiens, dans son Document synthèse 2 soumis le 19 Avril 2020 à 14:27, a écrit:

1- Je retiens que la philosophie est basée sur le questionnement et qu’elle développe la pensée rigoureuse, cohérente, critique, créatrice et attentive de l’enfant afin qu’il puisse penser par et pour lui-même. Elle permet aussi de développer, entre autres, le jugement, le raisonnement et la réflexion par différentes habiletés de penser (questionner, formuler des hypothèses, définir, formuler des exemples, etc.). Cependant, tout cela ne peut se réaliser sans la pratique du dialogue. En effet, celui-ci permet la pratique réflexive, le raisonnement « ensemble », le partage d’informations disponibles et plusieurs autres choses. Une communauté de recherche ne pourrait avoir du sens sans le dialogue. De plus, il est un outil de pacification, il est donc essentiel pour prévenir la violence.

L’enseignant a un rôle de guide et de facilitateur. La majorité du temps de parole doit appartenir aux élèves, car c’est en parlant qu’on apprend à penser et c’est bien le but de pratiquer la philosophie. D’ailleurs, ils sont placés en cercle ou demi-cercle pour favoriser les échanges. Suite à la lecture d’une histoire philosophique, l’enseignant choisit une question à partir des intérêts et des réflexions des élèves sur la lecture. C’est ainsi que débute la communauté philosophique. Les échanges entre les élèves sont à prioriser, mais ils doivent aussi apprendre à écouter les autres puisque cela développe aussi l’acte de penser.

La communauté de recherche en philosophie apprend aux élèves à devenir des citoyens responsables. C’est un peu comme une mini société où ils apprennent la démocratie. Ainsi, être un citoyen responsable, c’est être capable de juger d’une manière raisonnable. En outre, la philosophie amène l’élève à se questionner sur des questions fondamentales qui ont nécessairement des réponses complexes comme « qu’est-ce que le bonheur » ou « dans quelle sorte de monde voulons-nous vivre »? Par ces questions éthiques, les élèves sont amenés à échanger des solutions possibles, à écouter les autres points de vue, à se remettre en question (s’autocorriger), mais surtout à imaginer les conséquences de leurs solutions. C’est là le début d’une société démocratique.

Les éléments qui m’ont particulièrement marqués sont probablement les mêmes que bien d’autres personnes. Il s’agit d’abord de la participation des élèves dans la CRP. Ils semblent prendre cela au sérieux et c’est assez surprenant pour leurs âges. Ensuite, il s’agit bien entendu de leurs réflexions qu’ils partagent tout haut. Parfois, c’est vraiment impressionnant d’entendre ce qu’ils ont à dire, on se demande comment ils ont pu en arriver à une telle pensée. C’est tout simplement merveilleux à constater! Je pense que ce que cela nous démontre, c’est qu’ils ont tout ce qu’il faut pour trouver des solutions, pour argumenter de façon civilisée, etc., il suffit de les outiller et de leur donner la chance de mettre leurs capacités à profit. Ils sont tellement habitués à écouter, exécuter, se taire… Il est normal de retrouver des citoyens qui ne savent pas dialoguer et qui n’ont pas de jugement ou de sens critique. Je réalise donc qu’il serait très avantageux d’amener la philosophie comme une nouvelle matière obligatoire à intégrer dans le cursus scolaire sans qu’elle soit évaluée. Pourquoi ne pas l’intégrer avec l’ECR? Je vois peut-être grand, mais c’est que j’ai compris tous les bénéfices que cela pourrait apporter à notre société.

2- Je crois que l’idée qui résume le mieux la philosophie pour les enfants est « penser par et pour soi-même ». Elle s’applique assurément à la philosophie en général, mais je crois que tout ce qui est mis en œuvre dans la communauté de recherche mène à cet objectif d’une manière ou d’une autre.

Pour reprendre les termes du module 3, « penser, c’est essayer de comprendre, mais penser par et pour soi-même, c’est tenter de comprendre ce qui s’applique particulièrement à nous. Penser, c’est tenter de comprendre tout ce qui découle de ce qu’une personne dit, mais penser par et pour soi-même, c’est se représenter ce qui découle de nos pensées. Penser, c’est considérer ce qui est possible, mais penser par et pour soi-même, c’est considérer ce qui est possible pour soi. Penser, c’est avoir des idées dans la tête, mais penser par et pour soi-même consiste à rassembler ses idées et à en faire quelque chose. Penser consiste à comprendre pourquoi une personne pense d’une manière ou d’une autre, mais penser par et pour soi-même revient à comprendre ses propres raisons de croire » (Recueil de textes).

En résumé, il y a deux aspects à cette idée. Il y a l’aspect de penser en général qui permet de comprendre les situations, les idées d’autrui et d’envisager les possibilités par rapport à une situation par exemple. Par contre, penser par et pour soi-même, c’est de construire ses propres raisonnements, ses propres raisons, ses propres constats. Cela « se fait par une prise de conscience de sa propre pensée et de la manière dont elle fonctionne, des outils qu’elle emploie et du bon usage de ces outils » (Recueil de textes). C’est par cette activité mentale que l’élève devient de plus en plus autocritique, il doit l’être pour réussir à penser par et pour lui-même, et même autocorrectif.

Penser par et pour soi-même vise l’autonomie de la pensée, c’est-à-dire que l’élève en viendra à être capable d’être critique par rapport à ce qu’on lui dit et même à ce qu’il pense. Il sera en mesure de se former une opinion basée sur des jugements raisonnables ou sinon de modifier sa pensée. Bref, penser par et pour soi-même, c’est faire de la philosophie.

3- Sous l’angle du contenu, ce cours apporte des connaissances très concrètes et facilement transférables en pratique. Même s’il est nécessaire de suivre une formation pour bien accompagner les élèves en classe, il est aisé de s’imaginer animer une communauté de recherche et d’en comprendre le fonctionnement, ce qui est essentiel dans le cadre de ce cours pour mieux faire des liens entre la théorie et la pratique. D’ailleurs, la série documentaire permet de constater réellement le fonctionnement et l’énergie qui s’y dégage. Je ne crois pas que le cours aurait été aussi concret sans le visionnement des émissions. Enfin, j’ai senti que les connaissances s’imbriquaient les unes aux autres tout au long des modules, que le tout était cohérent. C’est sans doute un des cours que j’ai le plus apprécié durant ma formation universitaire et je souhaite intégrer une communauté de recherche en philosophie dans mon enseignement ultérieurement.

L’OVC devient plus facile d’utilisation après quelques semaines. Malgré les explications sur le fonctionnement, il y a beaucoup de détails à retenir et de nouveaux termes à s’approprier pour mieux se repérer. L’apprentissage sur son fonctionnement se fait donc davantage au fur et à mesure que les semaines avancent. Par contre, cela n’a pas nui à mon expérience dans le cours. Il est bien de rappeler à chaque module où aller chercher les informations sur le site, que ce soit pour les vidéos, les commentaires ou les justifications.

Julie Dubois, dans son Document synthèse 2 soumis le 19 Avril 2020 à 15:50, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi? 

D’abord, je vous présente ce qui m’a marqué particulièrement dans ce cours. D’un point de vue global, je remarque qu’aborder la philosophie avec les enfants peut être un exercice complexe qui requiert des habiletés particulières. Comme animateur, il faut faire preuve d’humilité,  avoir nous-même le réflexe d’autocorrection et être capable de reconnaitre, expliquer et maitriser les outils du développement de la pensée afin de bien guider la CRP. D’autre part, quelques éléments m’ont marqués et je prendrai soin de vous expliquer pourquoi dans les lignes qui suivent.

Premier élément : Le caractère participatif de la communauté de recherche philosophique favorise l’expression de soi en groupe et par conséquent, il augmente la confiance en soi.

En CRP, certaines valeurs comme l’écoute et le respect, l’entraide et la collaboration favorisent une démocratisation de l’enseignement l’éloignant de la forme habituelle et magistrale où les élèves se soumettre à l’enseignement d’un seul professeur. À cet effet, dans le cinquième épisode de la série documentaire Pierrette L. Ste-Marie souligne l’importance de la philosophie dans le curriculum scolaire car sa pratique est l’occasion pour les enfants de développer un esprit critique et la capacité de se dire et de dire les choses. Elle ajoute : « Et d’avoir le droit d’être différent des autres…Et de penser par soi-même ». (Émission 5 de la série documentaire, OVC 2020) En effet, en CRP les enfants sont les acteurs principaux de leur apprentissage et de celui de leurs collègues. Ils en tirent une impression de pouvoir, une fierté et un sentiment d’appartenance qui sont des atouts pour bâtir leur confiance en soi.

Deuxième élément : Pour trouver des alternatives à la violence, il semble que rien ne valle le dialogue.

Michel Sasseville le mentionne : « Quand il y a de l’écoute, eh bien, il y a des chances qu’il y ait du respect » (Émission 10, La prévention de la violence, OVC 2020).  Et s’il y a du respect, je dirais qu’il y a de l’écoute. L’apprentissage du dialogue en bas âge; apprendre à construire sa pensée et à bien la partager avec autrui, peut être un cadeau précieux à offrir à nos jeunes. En effet, ces jeunes deviendront des parents qui sauront alors, mieux que nous possiblement, dialoguer avec leurs jeunes de façon pacifique. Marcel Savard le confirme dans ses mots: « Si on pense à la philosophie comme le déploiement de la sensibilité, comme la mise en place des choses plus humaines…l’activité de la philosophie non seulement permet d’éviter la violence, mais nous en sort » (Émission 10, OVC 2020) Donc, la pratique de la philosophie avec les enfants permet de développer des outils qui favorisent la paix, elle apporte en outre des solutions pour résoudre les conflits qui sont quasi-inévitables lorsqu’on vit en société.

2- Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents. (30 points)

Ma vision de la philosophie pour les enfants a changée et le terme qui est le plus approprié en ce moment pour résumer ma vision de ce qu’elle est suite à ce cours est « délibération ». Un terme qui n’avait jusqu’ici dans mon esprit d’autre application que celle qu’on lui connait lorsque pratiqué par un jury devant une cour pour influencer un jugement.

La délibération en contexte de CRP correspond à la définition suivante : « l’action de réfléchir, d’examiner une question ; discussion » dans le Larousse. (Repéré à https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/d%C3%A9lib%C3%A9ration/23072) Cette action de réfléchir s’effectue en groupe faisant de la mise en commun des idées, des opinions et des jugements un élargissement et un enrichissement de l’examen de la question.

Le fait est que l’entièreté de la démarche en philosophie pour les enfants se réalise par des discussions en groupe autour d’une question commune mais que la finalité est en réalité l’autocorrection. C’est pour ainsi dire que la délibération qui a cours tout au long de la CRP est le moyen central pour arriver à l’autocorrection. De là, la grande importance que je lui accorde. Dans la onzième émission de la série documentaire à 24 :35 les propos de Michel Sasseville sous-entendent ce lien entre la fin visée de la philosophie pour les enfants, l’autocorrection, et son moyen, la délibération : « …Et c’est ce qui est proposé lorsque l’on pratique la philosophie avec les enfants, c’est-à-dire chaque enfant devient au fond un membre actif d’une délibération où il peut de plus en plus nuancer son jugement. » Lorsqu’un jugement se nuance, il peut faire place à l’autocorrection. Cette nuance qui se créée, elle est due au partage des idées, à la diversification des possibles jugements qui s’exprime au cours des discussions.

Cette réflexion sur l’importance du moyen utilisé par rapport à la fin visée réfère à un énoncé qui se trouve sur la page de présentation du cours de philosophie pour les enfants:

« En outre, l’important ici n’est pas tant la destination que le voyage lui-même, car c’est surtout par lui qu’on apprend à naviguer avec la vie. » (Page d’accueil du site de Philosophie pour les enfants de la faculté de philosophie de l’Université Laval, repéré à https://philoenfant.org/2017/08/24/pourquoi-et-comment-faire-de-la-philosophie-avec-les-enfants/)

La collaboration si importante au cœur de la CRP est aussi primordiale dans le processus de délibération où chacun peut prendre appui sur les dires de l’autre. Le voyage ne s’effectue pas seul. « On cherche avec les autres, on entre en relation avec autrui dans un souci de collaboration et de coopération. Dans une communauté de recherche, personne n’a raison au départ. La recherche se fait avec les autres et l’objectivité se présente comme le résultat de l’intersubjectivité. » (Acte de rechercher, Module 8, OVC 2020)

« Des fois on est pas sûr. On doute puis là, après, quelqu’un dit quelque chose puis là, oh, on arrête de douter » (00 :00 Émission 8, OVC 2020) L’élève qui énonce cela se réfère à son expérience pour dire que sa réflexion se trouve enrichit de la discussion avec les autres.

En résumé, la délibération est un terme qui représente pour moi le cœur de la pratique de la philosophie avec les enfants. Les thèmes présentés aux différents modules et l’étude des divers éléments se trouvent tous liés en quelque sorte à ce terme parce que la démarche de philosophie avec les enfants se réalise par l’acte de réfléchir ensemble, l’examen d’une question commune et des discussions en groupe.

3- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

L’aspect que j’ai le plus apprécié dans ce cours est la variété des outils pédagogiques : séries documentaires, textes et chroniques, rapports et journaux de bord, qui rendent le cours dynamique et stimulant. Donc, le contenu est suffisant et intéressant. Par contre, j’aurais aimé avoir accès à des ouvrages de philosophie pour les enfants et j’habite loin de l’Université pour facilement pouvoir me les procurer à la bibliothèque. Avoir des références vers d’autres ressources par des liens internet aurait été apprécié.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

La forme est intéressante et pratique, cependant, le contact avec les professeurs est manquant. Des enseignements en direct, des suivis personnalisés seraient plus enrichissants. Par exemple, la plateforme zoom très populaire en ce moment pourrait être bien utile pour créer de vrais échanges avec les autres étudiants. D’autre part, la correction des travaux me parait  subjective, peu axée sur l’application concrète de la pratique philosophique. Les exercices de rédaction de rapport ne permettent pas selon moi de développer une meilleure maitrise des outils de la pensée dans le contexte vivant de la CRP, ils en demeurent des travaux théoriques.

Ali-Jade Pilon, dans son Document synthèse 2 soumis le 19 Avril 2020 à 16:09, a écrit:

1. Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués? Pourquoi?

Je dirais que ce que je retiens le plus de ce cours est l’importance qu’a la philosophie dans le développement des enfants. Dans le Programme de formation de l’école québécoise, on oublie souvent les compétences transversales, dont les compétences d’ordre intellectuel qui renvoient à Exploiter l’information, Résoudre des problèmes et Exercer son jugement critique (MEES, 2013). Selon moi, la communauté de recherche en philosophie permet le développement de ces sous-compétences. Je retiens également à quel point il est important de mettre l’enfant au centre de ses apprentissages. Laisser les enfants discuter entre eux leur permet d’apprendre à respecter le point de vue de tout le monde.

Ce qui m’a le plus marqué dans le cours est l’entrain avec lequel les enfants répondent aux questions qu’on leur pose dans les séquences. Je trouve merveilleux de voir que lorsqu’on leur laisse la chance de s’exprimer, les enfants la prennent et trouve le moyen de nous impressionner. Nous pensons souvent que les enfants ne nous écoutent pas, qu’il faut tout leur enseigner explicitement, mais ce n’est vraiment pas le cas. En les voyant dialoguer et échanger, il est fascinant de voir à quel point ils connaissent des choses et les liens qu’ils font entre ces choses sont encore plus intéressants. Évidemment, ils n’ont pas l’absolue vérité, et les enseignants non plus d’ailleurs. Par contre, ce sont les moments où les enfants remarquent qu’il y a une zone grise que leurs pensées se développent le plus. On les voit vraiment réfléchir et tenter d’en venir à une réponse satisfaisante.

Un autre élément qui m’a marqué dans ce cours est la difficulté de discerner un élément d’un autre lors des rapports. Bien que les définitions donnaient beaucoup d’indices, chaque élément comprend des subtilités comme les gestes et les expressions faciales. On a tendance à banaliser une discussion entre enfants, mais si on observe minutieusement comme il nous a été demandé de le faire dans le cadre du cours, on réalise la complexité de leurs discussions et on peut observer les différents niveaux de développement cognitif chez chaque élève.

2. Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents. 

À mon sens, le terme socioconstructivisme résume le mieux la philosophie pour les enfants. Le socioconstructivisme est près du constructivisme qui veut que l’individu construise les savoirs en interaction avec son environnement. Il y a une constante réorganisation dans la structure mentale de la personne. L’apprenant est au centre de ses apprentissages puisqu’il les fait lui-même, en ayant reçu de son environnement (enseignement) des contextes lui permettant de faire des liens. Dans le cas du socioconstructivisme, grandement inspiré des travaux de Vygotski, inclut également l’aspect social. Il doit y avoir un agent interactif dans le contexte d’apprentissage. On parle alors de négociation sociale. L’apprenant doit interagir non seulement avec son environnement, mais également vérifier ses apprentissages avec autrui pour vérifier (de Corte, 2010).

J’ai choisi ce terme, car justement, dans une communauté de recherche philosophique, l’interaction entre les divers acteurs est très importante. On le voit aisément dans les séquences vidéos où la plupart des éléments à analyser nécessitaient l’échange entre deux personnes. Il ne peut y avoir de dialogue si une seule personne est présente. Évidemment, l’aspect apprendre à penser par et pour soi-même du Module 3 part du principe qu’il faut apprendre à penser en tant qu’individu. Mais il est également mentionné que la penser est « l’intériorisation du dialogue avec les pairs » (Sasseville et Gagnon, 2009, p.21).

Dans le Module 7, qui était sur l’acte de raisonner, Sasseville et Gagnon (2009) indiquent que le raisonnement n’est pas une activité qui se pratique seul. Ils proposent l’analogie de deux rives qui sont reliées par un pont. Donner une raison sert de pont entre deux points de vue sur un même sujet. Mais comment créer ce pont ? En dialoguant, en échangeant avec les autres autour de nous. « Chacun, à sa manière, participe à la construction du raisonnement » (Sasseville et Gagnon, 2009, p.36) : nous voilà donc dans la socioconstruction. Dans le Module 8, qui portait sur l’acte de rechercher, on indique qu’on doit rechercher avec les autres, et donc que la recherche présente une dimension sociale (Sasseville et Gagnon, 2009). On doit vérifier les arguments des pairs, on doit remettre en question ce que l’on pense savoir et rassembler le tout afin de rechercher. Toutefois, il faut prendre différents points de vue pour faire ainsi, chose qui n’est pas évidente, mais pour construire le savoir, il faut être à l’écoute des autres.

L’animateur, souvent l’enseignant, fait également partie de la communauté de recherche, comme il est précisé dans le Module 6. Il permet alors d’offrir les différents contextes aux élèves qui permettront la construction des différentes structures mentales. L’enseignant est là pour favoriser le dialogue, amener les élèves à aller plus loin dans leur réflexion en faisant entrer les enfants en interaction.

3. Quelle est votre appréciation de ce cours (sous l’angle des contenus et de sa forme)?

Au cours de la session, j’ai trouvé les contenus très intéressants. Cela m’a permis de revoir ma façon de m’adresser aux élèves lors de discussions plus complexes, d’intervenir de façon différente.

Du côté de la forme, je trouve que c’est une bonne idée de visionner de courtes séquences, nous restons à l’affût. Par contre, je trouve un peu injuste que les gens qui ne font pas partie des majorités doivent réécrire leur argumentaire en fonction de ce que les autres pensent, alors que ceux qui n’ont pas de case bleue reçoivent automatiquement tous leurs points.

Bibliographie

de Corte, E. (2010), Les conceptions de l’apprentissage au fil du temps. Dans Dumont,      H., D. Istance et F. Benavides (dir.), Comment apprend-on? : La recherche au   service de la pratique. doi : https://doi-    org.acces.bibl.ulaval.ca/10.1787/9789264086944-4-fr.

Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. (2013). Programme de      formation de l’école québécoise. Québec, québec : Gouvernement du Québec.

Sasseville, M. et Gagnon, M. (2009). Recueil de textes accompagnant le cours L’observation en philosophie pour les enfants (PHI-1064). Université Laval.

Élie-Anne Morel, dans son Document synthèse 2 soumis le 20 Avril 2020 à 16:37, a écrit:

1-    Que retenez-vous de ce cours ? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués ?  Pourquoi ?

En tant que future enseignante, je retiens énormément de choses constructives de ce cours. Tout d’abord, je retiens que la pratique de la philosophie avec les enfants apporte énormément de biens faits à ces jeunes et qu’elle s’instaure très facilement dans les classes. Lors de la pratique de la philosophie dans le contexte de la communauté de recherche, les enfants développent plusieurs habiletés de la pensée telles que les habiletés à raisonner, à rechercher, à conceptualiser, à organiser l’information, à communiquer, à s’exprimer et à interpréter (Sasseville et Gagnon, 2009). Je retiens que ce qui est appris en philosophie pour les enfants n’est pas seulement utile en classe ou en contexte scolaire. Les apprentissages en philosophie leur sont aussi utiles dans la vie de tous les jours, dans leur vie personnelle. De plus, je retiens que le dialogue est à la base de la pratique de la philosophie.Le dialogue est un outil extraordinaire pour stimuler la réflexion, car il permet aux élèves de remettre en question leur pensée. Cet outil permet aux élèves de sortir de leur monologue pour entendre le point de vue des autres. Ceci leur permet de bien développer leur pensée pour qu’ils soient en mesure de penser par eux-mêmes (Module 5). Ensuite, j’ai aussi retenu que tous les membres d’une communauté de recherche étaient tous égaux. Les opinions de tous les membres ont le même poids, car il n’y a personne qui a la bonne réponse. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. La réponse à une question se construira avec les idées des membres de la communauté de recherche. « Dans un tel contexte, personne n’a raison au départ. La recherche se fait avec les autres et l’objectivité se présente comme le résultat d’une co-construction. » (Module 8)

J’ai été agréablement surprise d’apprendre que la pratique de la philosophie avec les enfants avait un grand aspect social. Je ne pensais que la philosophie pouvait avoir un aussi grand aspect social, car les cours de philosophie que j’avais eus au cégep ne comportaient que très rarement un côté social. Je me souviens avoir eu très peu de discussions philosophiques, alors j’ai été surprise de voir que le dialogue avait une aussi grande place en philosophie avec les jeunes enfants. De plus, je ne pensais pas qu’il était aussi facile de faire de la philosophie en intégrer une communauté de recherche en classe avec des enfants, car j’ai toujours perçu la philosophie comme quelque chose de complexe. Je ne croyais pas qu’il serait aussi facile d’en faire avec de jeunes élèves. Nous pensons aussi parfois qu’il peut être difficile de faire une discussion en grand groupe en classe, mais les différentes séquences visionnées dans ce cours m’ont prouvé le contraire. Malgré les différents âges des participants de la communauté de recherche, les élèves écoutaient attentivement les propos des autres et ils participaient respectueusement. J’ai aussi été très surprise de constater qu’il est possible d’intégrer la littérature en philosophie (Module 4). Je ne savais pas que la lecture d’une histoire pouvait amorcer des discussions philosophiques avec les enfants. Cet aspect m’a marqué, car je trouve qu’il serait intéressant d’utiliser une histoire pour discuter en philosophie avec les enfants et de réinvestir cette histoire en français par exemple. Les discussions philosophiques pourraient être utiles pour travailler différentes matières en classe. Un autre élément qui m’a marqué est le fait qu’un enseignant dans une communauté de recherche ne joue pas le rôle traditionnel d’un enseignant qui donne un cours magistral. Dans le cadre d’une communauté de recherche, ce sont les enfants qui sont au premier plan et non l’enseignant. (Module 6) L’enseignant est l’animateur de la discussion. J’ai été surprise de réaliser que l’enseignant jouait un rôle de participant dans la communauté de recherche.L’animateur est présent pour alimenter les discussions en aidant les élèves au besoin. Il peut poser des questions pour aider les enfants dans leur recherche, mais il ne contrôle pas la discussion. Le rôle de l’animateur est d’observer et d’être assez à l’écouter pour amener les enfants à s’interroger et à se questionner.Cet élément m’a surpris, car il est rare que l’enseignant a peu de contrôle sur ce qui se déroule dans la classe. L’enseignant participe au même niveau que les élèves. Dans une communauté de recherche, l’enseignant est présent pour guider les élèves lors des dialogues, mais il souhaite, au fil des discussions, que les enfants deviennent de plus en plus autonomes. Ensuite, j’ai été très surprise de réaliser que malgré le jeune âge des participants en communauté de recherche, ils sont en mesure de répondre à de grandes questions qui pourraient être posées à des adultes. Je trouve ceci très impressionnant, car nous avons tendance à limiter nos discussions à des sujets plus simples lorsque nous avons des discussions avec de jeunes enfants. Nous ne voulons pas parler de sujets trop complexes par peur qu’ils ne soient pas capables d’y répondre ou de se positionner sur un tel sujet. Nous allons limiter nos discussions à certains sujets. Par contre, les différentes séquences présentées dans le cadre du cours m’ont démontré le contraire. Ces séquences m’ont permis de comprendre que les enfants sont en mesure de répondre à de grandes questions même que leurs raisonnements étaient très poussés pour des enfants de leur âge.

2-    Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents. 

À mon avis, le terme qui résume le mieux la philosophie pour les enfants est le mot dialogue. Selon le dictionnaire Larousse, la définition du mot dialogueest : une conversation entre deux ou plusieurs personnes sur un sujet défini. Cette action ne peut pas se réaliser seule. Les personnes engagées dans un dialogue prennent la parole pour communiquer avec les autres membres sur un sujet précis. Lors de cette pratique, les membres donnent leur opinion et apportent leur point de vue sur le sujet préétabli afin de les partager avec eux. Le dialogue est une activité où la parole devient un outil pour apprendre à vivre ensemble en jugeant de mieux en mieux (Module 1 ; Sasseville et Gagnon, 2009).

Il existe un lien important entre la philosophie et le dialogue, car le dialogue est l’instrument privilégié par les philosophes. (Sasseville et Gagnon, 2009) La pratique du dialogue est fondamentale en philosophie, car c’est à travers de cette pratique que nous apprenons à réfléchir, à écouter les autres, à avoir du respect et à avoir un esprit critique. Lors de la pratique de la philosophie avec les enfants en communauté de recherche, les enfants développeront plusieurs habiletés de la pensée telles que les habiletés à raisonner, à rechercher, à conceptualiser, à organiser l’information, à communiquer, à s’exprimer et à interpréter (Module 2 ; Sasseville et Gagnon, 2009). L’observation d’une communauté de recherche nous permet de découvrir que le dialogue est au cœur de la pratique de la philosophie. « Lorsqu’on observe les enfants engagés dans l’acte de philosopher, on entend des mots, des intonations, des rires, des histoires. » (Module 2 ; Sasseville et Gagnon, 2009) Pour pratiquer la philosophie, les enfants doivent échanger, communiquer entre eux. Le dialogue permet aux élèves de sortir de leur monologue pour entendre le point de vue des autres. Dans une communauté de recherche, les enfants vont chercher des réponses à leurs questions en formulant des questions, des hypothèses, des contre-exemples. Ils échangeront à l’aide du dialogue. Plus il y aura d’échanges, plus le dialogue sera riche et constructif. Lorsque les enfants philosophent, on les verra engagés dans une activité où la pensée critique, créative et attentive sont en constante interaction, inscrites qu’elles sont dans le cadre de la communauté de recherche (Module 2 ; Sasseville et Gagnon, 2009). Dans le module 1, nous avons appris qu’en philosophie pour les enfants, le but ultime est de donner la chance aux enfants d’apprendre à penser par et pour eux-mêmes. (Module 1 ; Sasseville et Gagnon, 2009) Pour ce faire, les enfants doivent échanger entre eux dans une communauté de recherche, car c’est en parlant avec d’autres qu’ils pourront mieux apprendre à penser. « En philosophie pour les enfants, penser est foncièrement un acte de dialogue. Penser, c’est dialoguer avec soi-même. En ce sens, l’acte de penser est le fruit de l’intériorisation du dialogue avec les pairs. » (Module 3 ;Sasseville et Gagnon, 2009) En philosophie, ce sont les échanges par le biais du dialogue qui permettent aux participants d’une communauté de recherche d’apprendre à penser par et pour eux-mêmes. Le dialogue est un outil extraordinaire pour stimuler la réflexion. Dans le module 5, nous avons appris que la parole était un instrument de formation de la pensée. L’outil qu’est la parole nous permet d’entrer en dialogue avec les autres pour échanger sur différents sujets. En parlant avec les autres, nous pouvons apprendre à mieux penser (Module 5 ; Sasseville et Gagnon, 2009). Le dialogue nous permet d’arriver à la finalité de penser par et pour soi-même. De plus, dans le module 5 nous a appris que l’objectif central de l’approche proposée par la pratique de la philosophie est de développer l’enfant dans ses dimensions intellectuelles et morales.  « Le contexte de la communauté de recherche, c’est un lieu de pratique de la parole, mais d’une parole qui est partagée à travers un dialogue. Il y a une co-construction, et ça, ça contribue vraiment à une formation morale essentielle, fondamentale, incontournable y compris dans une perspective d’éducation aux citoyens. » (Module 11 ; Sasseville et Gagnon, 2009)Le développement des dimensions intellectuelles et morales est possible grâce au dialogue. À travers le dialogue, l’enfant s’engagera activement dans un processus réflexif. « La parole partagée ne saurait être sous-estimée quand on pratique la philosophie avec les enfants. » (Module 5 ; Sasseville et Gagnon 2009) Le module 6 nous a aussi permis d’en apprendre davantage sur les différents rôles de l’animateur. L’animateur doit observer la discussion et être assez à l’écouter pour amener les enfants à s’interroger et à se questionner. Il se doit de guider les enfants de sorte que la conversation tende vers le dialogue, que le singulier tende vers l’universel et que la pensée critique et créative se rencontre. (Module 6 ; Sasseville et Gagnon 2009) Le rôle de l’animateur vient intervenir directement sur le dialogue entre les enfants afin de tenter de l’enrichir. Plus le dialogue sera riche, plus le dialogue aura un impact positif sur la formation de la pensée des enfants. Dans le cadre du cours, nous avons parlé des différentes conduites que l’animateur peut avoir. Voici les conduites que l’animateur peut adopter : aider à définir, aider dialogue, aider points de vue, aider raison et reformuler. Toutes ces conduites ont comme but d’aider les enfants à bien communiquer et à bien s’exprimer de sorte à alimenter le dialogue entre eux. L’animateur se doit d’aider les enfants à apprendre à dialoguer entre eux. Il doit intervenir de sorte à créer un climat et un environnement propice au dialogue. « L’un des objectifs principaux de la CRP est de créer un environnement dans lequel les participants sont invités à échanger entre eux, c’est-à-dire en s’adressant directement les uns aux autres. » (Module 10 ; Sasseville et Gagnon, 2009)Pour ce qui est du module 7, nous avons appris qu’il était important de pouvoir aider les enfants à développer, le plus tôt possible, l’art de bien raisonner afin qu’ils puissent mieux et aussi mieux se défendre. L’acte de raisonner permet aux enfants de mettre de l’ordre dans leurs idées, de bien argumenter en soutenant leur position, de faire des hypothèses, etc…Par contre, apprendre à bien raisonner ne se fait pas seul. « Dans une communauté de recherche, le raisonnement n’est évidemment pas un acte qu’on accomplit seul. Chacun à sa manière, participe à la construction du raisonnement. »(Module 7 ; Sasseville et Gagnon, 2009) Pour ce faire, les enfants doivent entrer en communication les uns avec les autres afin partager leurs idées. Ils remettront en question leurs opinions grâce aux idées des autres. Ils arriveront à mieux se positionner sur certains sujets. Le dialogue leur permettra de mieux raisonner, ce qui contribuera à la formation de leur pensée. Ensuite, dans le module 8, nous avons parlé de l’acte de rechercher. La pratique de la philosophie dans une communauté de recherche permet aux élèves de vivre l’acte de rechercher. Ils vont s’engager dans la création d’un processus d’enquête, de recherche. « Dans une communauté de recherche, la recherche se fait avec les autres et, par conséquent, elle a nécessairement une dimension sociale. On cherche avec les autres, on entre en relation avec autrui dans un souci de collaboration et de coopération. » (Module 8 ; Sasseville et Gagnon, 2009) Le processus de recherche en philosophie pour enfants se fait avec les autres par le biais du dialogue. Les enfants peuvent prendre la parole pour formuler une hypothèse, pour donner leur point de vue. Les points de vue différents susciteront des réactions de la part des pairs ce qui alimentera le dialogue.

Tout au long du cours, nous avons parlé de plusieurs éléments observables dans une communauté de recherche philosophique en action. Voici les différentes conduites des enfants que nous avons abordés dans le cours : auto-correction, chercher, clarifier, conséquences, définir, distinguer, doute, écouter, hypothèses, interpréter, nuancer et raison. En philosophie pour les enfants, tous ces éléments sont développés lors de dialogues en communauté de recherche. Lors du visionnement des différentes séquences du cours, nous avons eu la chance d’observer le développement de ces habiletés lors des échanges entre les enfants. C’est au cœur du dialogue que les enfants développent ces habiletés ce qui leur permet de mieux penser. Suite à ce cours, je trouve que tous les sujets que nous avons abordés étaient étroitement liés à la pratique du dialogue, car le dialogue est constamment présent dans la pratique de la philosophie pour les enfants en communauté de recherche. La pratique de la philosophie apporte plusieurs biens faits aux individus. Par contre, je ne pense pas que la pratique de la philosophie pour enfants aurait les mêmes biens faits s’il y avait pas de dialogue, car le dialogue est un élément central de cette pratique. Le but ultime de la philosophie pour les enfants est de donner la chance aux enfants d’apprendre à penser par et pour eux-mêmes et je crois que ce but est atteignable grâce au dialogue.  Le dialogue permet aux enfants d’apprendre à penser par et pour eux-mêmes, car la pratique du dialogue permet la formation de la pensée des enfants. Pour toutes ces raisons, je trouve que le dialogue est l’élément qui résume le mieux la philosophie pour les enfants.

3- Quelle est votre appréciation de ce cours :

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants) ;

Pour ce qui est du contenu, je trouve qu’il était très pertinent à ma formation. En tant que future enseignante, je trouve que le contenu était très bien explicité de sorte que nous soyons en mesure de le réinvestir dans notre propre pratique. Les séquences me permettaient de faire un lien entre les notions théoriques et la pratique. Le contenu était vraiment plus intéressant grâce à ces séquences. Suite à ce cours, je trouve que j’ai vraiment appris ce qu’était la philosophie pour les enfants.

– sous l’angle de sa forme (OVC : la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne) ?

J’ai vraiment apprécié la forme du cours, car je trouve qu’il était très interactif malgré que ce cours se réalisait en ligne. Je trouvais très intéressant qu’il y ait plusieurs approches pédagogiques dans ce cours. Nous avions recours à une série documentaire, à des textes, à des séquences ainsi qu’aux opinions et aux idées de nos collègues. La pédagogie de ce cours était très bien. J’ai apprécié le fait que nous étions évalués sur notre compréhension et notre interprétation. Je n’avais pas l’impression qu’il y avait une seule bonne réponse. Je trouve que cette façon de faire est très pertinente pour nos apprentissages, car nous mettons notre énergie sur notre compréhension des différentes notions plutôt que sur la bonne réponse à avoir.

Marie-Jeanne Bouchard, dans son Document synthèse 2 soumis le 21 Avril 2020 à 11:45, a écrit:

Document synthèse 2

1-     L’élément principal qui m’a marqué le plus dans ce cours était le rôle de l’animateur ou de l’animatrice dans une communauté de recherche en philosophie avec les enfants. Bien que ce soient les enfants qui sont invités principalement à participer à la discussion, le rôle de l’animateur est essentiel au bon déroulement des séances de philosophie et afin d’apprendre plusieurs choses aux enfants participants. En effet, comme mentionné dans le 6e épisode de la série documentaire « Des enfants philosophent », l’animateur « aide les enfants à construire leur propre regard ». Donc, l’animateur doit savoir pousser les jeunes participants à pousser leur réflexion plus loin afin de construire des idées et des opinions justifiées et précises. Il peut alors aider les participants à formuler un point de vue et, par la suite, le mettre en lien avec ceux des autres participants. La reformulation est aussi un élément que l’animateur peut utiliser afin d’aider l’enfant à construire des idées. Toutefois, l’animateur doit savoir aussi se reculer à certains moments durant les séances de philosophie, car, ce sont les enfants qui doivent pratiquer la philosophie et non l’animateur. Dans le 6e épisode de la série documentaire, on dit que « la communauté de recherche n’est pas une chose que l’on apporte aux enfants. Ce sont les enfants qui la créent, grâce à l’aide d’un adulte qui estime savoir ce qu’il fait ».  Cet extrait m’a beaucoup marqué dans mon apprentissage puisqu’il est vrai que le rôle de l’animateur est important dans une communauté de recherche. Par contre, il ne faut pas oublier que ce sont les enfants qui philosophent ensemble aider de l’animateur. Donc, celui-ci doit laisser le plus de place aux jeunes et doit savoir quand prendre du recul et quand se manifester pour alimenter ou démarrer un échange.

Bref, dès le début de mon apprentissage dans ce cours, je me posais les questions suivantes à propos du rôle de l’animateur: en tant qu’animatrice d’une communauté de recherche pour enfants, quand est-ce qu’il est pertinent d’intervenir dans la discussion en incitant les enfants à approfondir leurs pensées, tout en ne prenant pas trop de place dans la discussion de manière à empêcher l’enfant de vraiment travailler sa propre expression d’idée? Quand est-il pertinent de parler et à quel moment faudrait-il ne pas intervenir afin de laisser la place aux enfants? À l’aide de ce cours, j’ai pu apprendre les connaissances nécessaires afin de répondre à ces questions. C’est pourquoi que le rôle de l’animateur est un des éléments qui m’a le plus marqué dans le cours.

2-     Afin de résumer le mieux, à mes yeux, la philosophie pour les enfants, j’ai trouvé une citation dite par Alexandre Herriger, dans le huitième épisode de la série documentaire « Des enfants philosophent ». Dans cet épisode, le sujet abordé était la recherche et son importance dans une communauté de recherche de philosophie pour enfants. À ce sujet, Alexandre Herriger, formateur en philosophie pour enfants, s’est prononcé : « Est-ce qu’on souhaite leur transmettre un savoir, c’est-à-dire leur donner un poisson, ou est-ce qu’on souhaite leur apprendre à pêcher? » (Alexandre Herriger, formateur en philosophie chez les enfants, Épisode 8 – la recherche). J’ai trouvé cette idée extrêmement intéressante et représentative de la pratique de la philosophie avec les enfants puisqu’au final, je pense que ces communautés aident, avant tout, les jeunes à chercher par eux-mêmes, soit des idées, des exemples afin de définir leurs opinions, et plus encore. En effet, dans les communautés de recherche philosophiques avec les enfants, on invite les enfants à prendre part à l’acte de chercher, c’est-à-dire « apprendre et à penser par et pour soi-même » (Définition de chercher, selon l’OVC, module 8). La pratique de la philosophie avec les enfants commence par la lecture d’un roman philosophique avec les participants pour ensuite les demander de construire des questions intéressantes pour une discussion. Ces questions sont définies par les participants. Par la suite, les discussions commencent et les jeunes sont amenés à partager des points de vue, à chercher des justifications à leur propos et à écouter les autres idées pour peut-être modifier leur opinion initiale. Bien sur, ce processus de recherche est animé par un animateur qui sera donné les outils nécessaires pour que les participants soient en mesure de chercher par eux-mêmes. Donc, si l’on revient à la citation de Herriger, grâce à la philosophie pour les enfants, on apprend aux jeunes « à pêcher », soit à chercher par eux-mêmes, pour un meilleur apprentissage à long terme où ils seront capables de pêcher leurs propres poissons.

Bref, je crois que la recherche est une partie intégrale de la pratique de la philosophie avec les enfants puisque c’est dans la recherche que les participants apprennent à penser, à raisonner, à douter et à formuler leurs propres hypothèses, et tout cela, par ou pour eux-mêmes.

3- Je me suis inscrite à ce cours afin d’en apprendre davantage sur la pratique de la philosophie avec les enfants pour, par la suite, être en mesure d’animer des séances de médiation culturelles en théâtre avec des jeunes spectateurs, qui ressemble beaucoup à la pratique de la philosophie. Tout au long du cours, j’ai trouvé la formule de pédagogie intéressante, concernant le contenu de ce cours. En effet, j’ai bien aimé pouvoir avoir différentes séquences vidéos à ma portée afin d’observer plusieurs groupes d’enfants pratiquant la philosophie. Cette formule m’a beaucoup aidé à développer un sens critique afin de repérer les éléments clés de la philosophie en pratique. En général, je suis une personne visuelle, donc, le contenu de ce cours, porté majoritairement sur les séquences vidéos ainsi que sur la série documentaire, m’a beaucoup aidé à bien comprendre les principes expliqués puisque je pouvais les voir en pratique.

En ce qui concerne la forme utilisée pour ce cours, je dois avouer que, au début du cours, j’étais un peu intimidée par l’OVC. C’était une plateforme assez complexe que je n’avais jamais utilisée auparavant. Toutefois, le tutoriel m’a beaucoup aidé à me familiariser avec le site du cours.

Camille Lebel, dans son Document synthèse 2 soumis le 21 Avril 2020 à 15:30, a écrit:

1. Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués? Pourquoi? 

Ce que je retiens de ce cours c’est l’impact que peut avoir la pratique de la philosophie pour enfants en classe. Cette pratique permet le développement de plusieurs habiletés sociales et cognitives chez les membres d’une communauté de recherche. Non seulement les élèves apprennent à penser, à devenir critique, à argumenter, mais ils apprennent aussi à vivre dans un groupe. C’est donc plus qu’un apprentissage cognitif. Au niveau social, les élèves sont amenés à respecter leurs camardes, à écouter ce qu’ils ont à dire, à attendre leur droit de parole et bien plus encore. Il y a alors un apprentissage de la vie en société et c’est ce que je retiens de ce cours. En tant qu’enseignante, je cherche toujours à impliquer les élèves dans une vie de classe démocratique pour les initier à la vie en société. Dans ce cours, j’ai découvert que la CRP est un bon moyen de les former en tant que citoyens.

Ce qui m’a particulièrement marqué dans ce cours, c’est le rôle de l’enseignant dans cette pratique. Ce n’est pas l’enseignant qui est au centre de la pratique, mais bien les élèves. Il faut donc être conscient de ses interventions et s’assurer de laisser la parole aux élèves durant la discussion philosophique. C’est le sujet qui a été traité dans le module 6 intitulé « Les rôles de l’animateur ». Dans ce module, on mentionne que l’enseignant est animateur, mais dans la communauté de recherche il doit un peu être comme un participant. En début de la pratique de la philosophie en classe, il se doit d’être un modèle et donc de guider la discussion, mais il devient ensuite un membre de la communauté. Il doit seulement accompagner les élèves en leur posant des questions qui leur permettront de développer leurs idées et leurs réflexions. Ces questions doivent être ouvertes et ne doivent pas teinter la réponse de l’élève. On peut demander à l’élève d’expliquer sa réponse, de la préciser ou encore de la reformuler.

Cela m’a marqué puisqu’au début de ce cours, j’avais plusieurs questionnements concernant ce que devait faire l’enseignant lors de la pratique de la philosophie. En fait, je me demandais comment accompagner les élèves dans une telle pratique, puisque c’est quelque chose de nouveau pour moi. En visionnant les différentes séquences vidéos, je me suis rendu compte qu’il n’est pas toujours facile de jouer le rôle d’accompagnateur. C’est en observant les enseignants que j’ai réalisé à quel point il n’est pas facile de s’effacer de la discussion et de réellement laisser la place à l’élève. Bref, je peux dire que ce rôle d’animateur m’a marqué puisqu’il constitue un élément important si je désire mettre une telle pratique en place avec des élèves.

Il y a aussi un autre aspect du cours qui m’a marqué et c’est celui de l’observation d’une communauté de recherche. C’est un élément qui a été développé à plusieurs reprises dans le cadre du cours à travers l’analyse et la comparaison de différentes séquences vidéos. Il faut dans un premier temps être en mesure d’observer les habiletés et les attitudes développées par les élèves et dans un deuxième temps amener les élèves à observer eux-mêmes les éléments utiliser lors de discussions philosophiques. C’est pourquoi les enseignants, dans la plupart des séquences vidéos présentées, demandent à des élèves d’observer des éléments particuliers tel que l’utilisation d’exemples ou de raisons. En effectuant ces observations, les élèves sont alors plus conscients des habiletés philosophiques qui sont utilisés et leur présence dans la discussion.

Cet aspect d’observation m’a marqué puisque cela fait en sorte qu’on ne s’attarde pas nécessairement à l’opinion des élèves en tant que tel, mais bien aux habiletés qu’ils utilisent pour construire les idées et les attitudes comme le respect, la collaboration et l’écoute qu’ils ont l’occasion de développer dans une communauté de recherche. Je trouve que cela est bien puisqu’on met l’emphase sur le processus plutôt que sur la réponse elle-même. C’est quelque chose qui, en tant que future enseignante, me parle beaucoup puisqu’il faut observer le développement de nos élèves « au-delà de ce qui est visible » comme on le mentionne dans l’épisode documentaire du module 2. On veut observer la dimension sociale des élèves et pour moi, l’observation en philosophie de recherche est un excellent moyen.

2. Quelle terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants? 

En mon sens, l’éducation du citoyen est l’expression qui résume le mieux la philosophie pour les enfants. Il faut savoir que la formation du citoyen c’est l’apprentissage de la démocratie, c’est-à-dire apprendre à vivre avec les autres dans le respect des opinions et des raisons avancées par tous. Autrement dit, on éduque les enfants pour qu’ils apprennent à échanger entre eux. De plus, selon l’OVC du module 12 de ce cours, la démocratie suppose la présence de personnes raisonnables qui ont de bons jugements. Ainsi, avec l’éducation du citoyen, l’objectif est d’apprendre aux élèves à raisonner en utilisant de bons jugements (OVC, module 12).

Je considère que cette expression est au cœur de la philosophie pour enfants pour deux principales raisons :

D’abord, la philosophie pour enfants est une démarche collective où « on apprend à penser par et pour soi-même, mais pas seul. On l’apprend avec les autres, en partageant la même activité qu’eux. » (OVC, module 1). C’est donc dire que la dimension sociale est importante dans la pratique de la philosophie pour enfants. Lorsqu’on parle de dimension sociale, c’est en fait tout ce qui à trait aux rapports entre les être humaines, c’est-à-dire, l’écoute, l’entraide, le respect, etc (OVC, module 12). Cette dimension sociale est directement liée à l’éducation du citoyen puisque qu’à travers cette éducation, on veut que l’élève apprennent à vivre au sein d’une société, c’est-à-dire à vivre avec les autres. On veut que l’élève soit en mesure de collaborer avec les autres pour pouvoir entretenir des relations humaines dans la société. La communauté de recherche nous permet donc de comparer notre point de vue avec celui des autres (OVC, module 3). Ainsi, on utilise la philosophie « pour préparer les élèves à devenir membres d’une société démocratique » (OVC, module 12). Bref, la philosophie aide à apprendre à vivre avec les autres (OVC, module 12), et donc elle aide à l’éducation du citoyen.

Ensuite, comme mentionné dans la définition, l’éducation du citoyen offre des outils aux élèves pour les amener à porter de bons jugements. En fait, ces outils font partie des habiletés philosophiques développées à l’aide de la philosophie pour enfants. Les habiletés fondamentales en philosophie pour enfants sont communiquer, raisonner, rechercher et conceptualiser (OVC, module 2). Ainsi, les élèves doivent apprendre à prendre la parole (communiquer) en utilisant le respect par exemple (OVC, module 5) ou encore à considérer que certains arguments sont meilleurs que d’autre par le raisonnement (raisonner) (OVC, module 7). Ce sont des habiletés qui sont nécessaires pour exercer de bons jugements. Il est essentiel qu’on prenne en compte ce que l’autre a à dire et que cela se fasse dans le respect. Par la philosophie, les élèves deviennent des critiques (conceptualiser) et découvrent ainsi des éléments sur lesquels ils peuvent réellement baser un jugement comme le fait de définir un concept (OVC, module 9). Ils apprennent à chercher (rechercher) en utilisant des réponses qui vont faire du sens pour eux (OVC, module 8). On peut voir qu’à travers ces 4 habiletés philosophiques, l’élève est amené à porter un jugement qui est appuyé, qui fait du sens et qui utilise de bons arguments et tout ça dans le respect. Cela revient à dire que la philosophie permet de développer des habiletés qui forment les élèves à avoir de bons jugements, et donc qui forment des citoyens.

Bref, je crois que l’éducation du citoyen est l’expression qui définit le mieux la philosophique pour les enfants. On éduque un citoyen en lui apprenant à vivre avec d’autres et en l’amenant à développer des habiletés. C’est ce qu’on fait aussi en philosophie : on apprend à faire partie d’un groupe et on développe des habiletés philosophiques. C’est donc dire que la philosophie pour enfants est un moyen utilisé pour la formation du citoyen.

3. Quelle est votre appréciation de ce cours?

 J’ai beaucoup apprécié le contenu présenté dans le cadre de ce cours. En fait, je trouve que les différents thèmes étaient articulés de façon à ce qu’on découvre peu à peu ce qu’est la philosophie pour enfants. Le rôle des membres de la communauté, le rôle de la communauté, les habiletés philosophiques et plusieurs autres éléments ont été présentés dans l’optique où on voudrait comprendre ce que l’on vit dans une CRP. Ce que j’ai le plus apprécié c’est la proximité de la matière vue avec la réalité. Les activités offertes demandaient d’observer des séquences de philosophie avec les enfants. On pouvait y observer les éléments étudiés dans le cours et ainsi mieux les comprendre.

Pour ce qui est de la forme du cours, j’ai trouvé très intéressant de pouvoir réfléchir chaque semaine sur des extraits vidéos. Cela m’a donné l’occasion de voir ce à quoi ressemble la pratique de la philosophie pour enfants dans une classe. De plus, le fait d’avoir accès aux justifications des autres étudiants est un élément que j’ai apprécié. Cela me permettait de comparer mes réponses et de voir si mon hypothèse de départ restait la même malgré la lecture des autres. La formule de ce cours à distance était aussi bien au niveau de la proportion théorie et travail. J’ai trouvé qu’il était facile de comprendre la matière en raison des différentes activités présentées dans l’observatoire. Cela permettait de savoir si la notion étudiée dans le module était comprise ou non.

Karyanne Jourdain, dans son Document synthèse 2 soumis le 21 Avril 2020 à 15:52, a écrit:

1-     Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

L’observation de la philosophie pour les enfants est une tâche complexe. En effet, elle requiert beaucoup de connaissances et de savoir-faire. C’est ce que je retiens davantage à la fin de ce cours. Les connaissances et les savoir-faire qui composent une communauté de recherche peuvent parfois sembler évident. En revanche, tout au long du cours, j’ai compris que de définir un terme philosophique n’était pas une tâche facile. En d’autres mots, je retiens que ce n’est pas si simple que ça en a l’aire de construire une communauté de recherche efficace, solide et exact sur le point théorique. L’animateur doit avoir fait ses recherches, doit savoir comment animer, comment modéliser certains comportements, apprendre à la communauté des éléments de la pensée et plus encore. Le participant lui, doit prendre place dans un environnement précis, doit partager ses opinions, ses penses, ses connaissances ou son expérience. Ils apprennent autant avec l’animateur qu’avec les autres qu’avec eux-mêmes. En fait, le but de la philosophie pour enfants est d’apprendre par et pour soi-même. (Sasseville & Gagnon, 2009 p. 14) En bref, je retiens qu’une communauté de recherche nécessite beaucoup de connaissances autant pour l’animateur que pour le participant et que le but de la philosophie est de travailler l’autonomie de sa pensée et de ses apprentissages.

Un des éléments qui m’a marqué davantage est la facilité des enfants à répondre à leur camarade de classe de manière poli, tout en gardant ou changeant leur pensée face à la question proposée. Ceci m’a marqué car lors de mes stages, j’ai remarqué que les élèves étaient souvent irrespectueux entres eux, surtout les élèves du troisième cycle. Cependant, dans la communauté de recherche, les élèves sont amenés à dialoguer entre eux en toute civilité. Ceci est effet du modelage des habiletés que doit faire l’animateur pour arriver à un si beau partage qu’observé dans les diverses séquences. Un deuxième élément qui m’a marqué est le lien étroit que la communauté de recherche à avec le domaine de l’éthique en enseignement primaire. En effet, lors du module 11, j’ai remarqué que les différentes composantes du programme de formation de l’école québécoise étaient facilement liables avec les composantes d’une communauté de recherche. Le dialogue, les hypothèses, les questions éthiques, les réflexions et plus encore, sont tous des concepts provenant de l’éthique, selon le PFEQ, possiblement adaptables dans une communauté de recherche. Finalement, le dernier module sur l’expérience m’a marqué. En effet, j’ai été surprise de voir que l’expérience de l’animateur et du participant est enrichie dans une communauté de recherche. Le simple fait d’être en relation avec les autres, de s’ouvrir, de discutée de sa pensée, d’hypothèse ou de fait vécu, enrichi l’expérience de tous les membres. Je trouve cela épatant. (Sasseville & Gagnon, 2009 p, 66)

2-     Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents. 

Selon moi, le terme qui représente le mieux la philosophie pour les enfants est l’enrichissement de l’expérience. En effet, tout au long de cours nous avons analyse des processus et des habiletés amenant l’enfant à faire partie d’une communauté de recherche. Nous avons même élaboré le rôle de l’animateur, des participants et la nécessité de l’observation dans la communauté de recherche. Tous ces éléments contribuent à l’enrichissement de l’expérience de l’enfant. Par définition, lorsque l’enfant participe à une enquête philosophique il se base sur son expérience. Il ne peut s’appuyer sur ce qu’il ne connait pas. Il se base ainsi sur des expériences de vie réelle ou fictive, par exemple lors de la lecture d’album jeunesse (Sasseville & Gagnon, 2009 p, 61) L’enrichissement de l’expérience est à la base de toute habiletés, réflexions et termes étudiés dans l’OVC. Prenons par exemple l’habileté d’interpréter étudier au module 12. Il s’agit de donner une signification à un énoncé, un comportement ou à un événement. (Sasseville & Gagnon, 2009, p.159). Lorsqu’un élève s’engage dans l’interprétation, il doit utiliser sont expérience pour évoquer ses idées. En effet, dans la séquence C36, les élèves tentent d’interpréter en donnant des exemples. Ces exemples sont basés sur leurs expériences personnelles. (OVC, module 12 )

De plus, ceux qui observent et écoutent, enrichissent leurs propre expérience grâce aux propos de l’élève faisant l’acte d’interprétation. En d’autres mots, les enfants doivent se fier à leurs expériences pour utiliser les habiletés modelées en philosophie ainsi que pour enrichir l’expérience des autres.

Parlant des autres, dans une communauté de recherche, l’écoute et la communication est au centre du processus de recherche. L’écoute active permet de la co-construction des idées. (Sasseville & Gagnon, 2009 p, 137) C’est ce que nous avons étudier dans le module 5. Donc, selon la définition de l’enrichissement de l’expérience, un élève qui écoute activement, qui construit des idées, est en train d’enrichir son expérience à l’aide des propos de ses pairs.

Finalement, l’enrichissement de l’expérience est comme une boucle. L’enfant en philosophie a besoin de ses expériences pour participer et pour maitriser les différentes habiletés liées de la philosophie. En maitrisant ces habiletés, il contribue à l’enrichissement de l’expérience des autres lorsqu’ils utilisent ces habiletés (l’interprétation, par exemple). Puis, lorsqu’un autre élève écoute et réagit en utilisant une habileté quelconque selon sa propre expérience, ce dernier contribue à l’enrichissement du premier. Ceci est donc pourquoi je crois que l’expérience résume le mieux la philosophie pour enfant.

3- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

J’ai beaucoup aimé apprendre les différents concepts liés à la philosophie pour enfant. J’ai beaucoup aimé la variété des concepts au fil des semaines. JE trouve cela intéressant de comprendre autant le rôle de l’animateur que des habiletés nécessaires des participants. Il est possible de lié le contenu des cours aux différentes matières pédagogique du BÉPEP. Ce cours m’a permis de comprendre que les enfants sont surprenants et que lorsque nous sommes bien préparés, les échanges philosophiques peuvent être très enrichissantes.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

J’ai beaucoup aimé la plateforme. La variété des sources didactiques m’a permis de mieux comprendre les différents concepts à l’étude. De plus, j’ai beaucoup apprécié de pouvoir mettre en relation mes idées avec celle des autres membres du cours en ayant accès à leurs contributions. Comme le mentionne Camille, cela m’a permis de mieux construire mes réponses et mes hypothèses, surtout lors des rapports comparatifs.

Marie-Michèle Gouin, dans son Document synthèse 2 soumis le 21 Avril 2020 à 18:02, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Ce que j’ai principalement retenu de ce cours est le fait que la philosophie est outil fort pour le développement de la pensée de l’élève. Comme nous l’avons appris au fil des cours, la philosophie pour enfant amène l’élève à penser pour et par lui-même. Déjà lors du premier module de l’OVC, on nous apprenait que la philosophie permet la formation d’une pensée rigoureuse, cohérente, critique, créatrice et attentive. En effet, les discussions en communauté de recherche développent le jugement critique des élèves puisqu’ils doivent réfléchir à des questions complexes. Dans le module 5, on disait que « la pensée construit la parole en se construisant par la parole ». On apprenait alors que le fait de parler avec les autres permet d’apprendre à penser. Cela est le fondement même d’une communauté de recherche dans laquelle on réfléchit et discute sur une question choisie. Je sais maintenant que ces questions doivent toutefois venir des élèves. En effet, c’est un élément essentiel de la philosophie pour enfant : les discussions doivent être réalisées autour de sujets, de questionnements qui viennent de la part des élèves. Lors du module 4, on apprenait qu’il est fondamental de partir de l’intérêt des élèves pour davantage les impliquer dans un processus de recherche. Cela peut se faire notamment en partant d’une histoire pour poser une question. Bref, ce que je retiens particulièrement de ce cours est le fait que de partir des questionnements des élèves et tenter d’y trouver des réponses en groupe permet de réellement développer le jugement critique.

L’élément qui m’a particulièrement marqué est l’utilisation des habiletés de la pensée. En effet, je ne savais pas que ces outils avaient une place aussi importante dans une CRP. Plus haut, je faisais référence aux modules pour affirmer que le fait de parler avec les autres était essentiel pour apprendre à penser. Or, cette discussion se fait avec l’utilisation d’habiletés de la pensée. Pour que s’installe un réel dialogue entre les participants, ceux-ci doivent être capables d’autocorrection. Cette habileté présentée au module 3 se résume par le fait d’être capable de modifier sa pensée, de remarquer ses erreurs. Cela permet une ouverture aux idées des autres. En effet, pour que le dialogue se déroule bien, les participants doivent être à l’écoute des autres pour faire une co-construction de connaissances. L’écoute était une habileté présentée au module 5. Plusieurs autres habiletés sont fondamentales pour que le dialogue progresse bien comme la clarification (module 4), la définition (module 9), l’identification des conséquences, des hypothèses (module 11), l’interprétation (module 12) et bien d’autres.

Je n’avais pas réalisé l’importance des habiletés de la pensée, c’est pourquoi cet aspect m’a particulièrement marqué. Au début de la session, j’ai participé au cours « Penser par nous-mêmes : parole et silence » où nous étions appelés à utiliser les habiletés de la pensée. J’utilisais les outils sans vraiment comprendre leur importance. C’est grâce à mes observations dans l’OVC que j’ai réellement compris leur importance. Toutes les différentes habiletés font progresser le dialogue, c’est ce qui permet aux participants d’avancer ensemble, de coconstruire. Si les habiletés n’étaient pas utilisées, il serait beaucoup de plus difficile de se comprendre, la discussion irait dans plusieurs sens et les participants ne s’écouteraient pas autant. Les habiletés sont l’élément qui m’a davantage marqué parce que j’ai compris l’importance qu’elles jouent dans le dialogue, et cela, pas seulement dans des communautés de recherche philosophique.

2- Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents. 

Pour moi, l’idée qui résume le mieux la philosophie pour enfant est l’aspect de la communauté, du groupe. En philosophie pour enfant, on amène les élèves à participer à des communautés de recherche philosophique. La recherche philosophique n’a pas de sens sans l’aspect de la communauté.

La communauté, c’est les autres, le groupe. Lorsqu’on aborde l’aspect de la communauté en philosophie pour enfant, on fait référence aux autres participants et à l’animateur. C’est ce groupe de personnes qui choisissent démocratiquement une question pour ensuite ouvrir un dialogue commun en lien avec cette question, ce problème. Nous savons que la philosophie pour enfant vise à penser pour et par soi-même, mais cela doit être fait avec les autres pour que la réflexion ne soit pas individualiste. Dans le texte du module 3, on affirmait qu’« une communauté de recherche est un lieu de partage où les différentes manières de penser se mettent en dialogue ». Bref, lorsque l’on parle d’une communauté de recherche philosophique, on parle d’individus qui développent leur pensée, qui apprennent ensemble en faisant une co-construction de leurs connaissances en réfléchissant sur un thème commun.

La création d’une communauté de recherche est essentielle en philosophie pour enfant. Dans le module 1, on apprenait qu’elle permettait de s’engager dans un processus de quête de sens, qu’elle amenait à vivre la démocratie, qu’elle développait l’empathie ainsi que la sensibilité aux différences. D’abord, l’aspect de la communauté est ce qui permet d’entrer dans une quête de sens. Comme mentionné dans le texte du module 3, les discussions entre les participants « nous mettent en présence du mode de la pensée dialogique, où chaque intervenant essaie de découvrir à l’aide des autres la ou les positions qui peuvent le mieux être soutenues ». Bref, c’est entre les différents échanges que se développera le dialogue, donc que la pensée de l’élève se développera. Cela explique pourquoi l’habileté de la pensée présentée au module 5 « écouter » est aussi importante. L’élève doit faire preuve d’une écoute active pour être capable de répondre aux autres participants et ainsi coconstruire le savoir.

Ensuite, on affirme que c’est l’aspect de la communauté qui permet de vivre la démocratie en classe. Dans le module 1, on apprenait que la création d’une communauté de recherche philosophique permet de devenir un citoyen responsable, de créer une mini-société, de contrer la violence et de pratiquer la paix par le dialogue. Évidemment, ces habiletés ne seraient pas développées si l’élève réfléchissait seul à des questions philosophiques. Dans le module 12, on expliquait que la philosophie pour enfant amenait le développement de la citoyenneté de l’élève. En effet, ceux-ci sont amenés à discuter d’enjeux sociaux en utilisant leur jugement. Le fait de faire ces discussions dans une communauté demande à l’élève d’user de raison et d’émotion pour entrer en dialogue avec les autres participants. Finalement, le principe même de la recherche en communauté est une démocratie. Dans la vidéo du module 13, une enseignante affirmait que faire de la philosophie lui permettait de sortir du modèle traditionnel d’enseignant qui enseigne et des élèves qui écoutent. Dans la CRP, l’animateur joue un rôle de soutien, mais ce n’est pas lui qui prend les décisions, qui décide où se dirige la discussion. Dans le module 6, nous avons d’ailleurs vu l’habileté que devait avoir un animateur de ne pas trop parler ; il ne doit jamais empiéter sur les réflexions des élèves. C’est la communauté qui prend ces décisions.

Aussi, le fait de réfléchir en communauté permet de développer l’empathie des élèves. En effet, dans le module 3, on présentait l’habileté « accepter une critique raisonnable », habileté où on demande aux élèves de faire des interventions et des critiques qui sont bienveillantes. Aussi, dans le module 10, on apprenait que le fait de pratiquer le dialogue en communauté pouvait contrer la violence. En effet, dans les CRP, les élèves doivent entrer en dialogue avec respect et écoute de l’autre. Ce sont des habitudes qui peuvent être réinvesties dans un conflit pour éviter la violence.

Bref, l’aspect communauté est central en philosophie pour enfant, tout le principe de cette pédagogie repose sur le partage, l’écoute et le dialogue amené par la communauté.

3. Quelle est votre appréciation du cours

Contenu : Ce cours était fort intérssant. Je l’ai réalisé en même temps que le cours Parole et silence et j’ai trouvé que c’était un excellent complément ! Le fait de participer à des communautés de recherche pour ensuite s’attarder et observer des élèves en CRP était éclairant. Le cours d’observation m’a permis de réellement m’attarder sur les fondements de la philosophie pour enfants, sur les habiletés de la pensée utilisées pour développer le jugement. Cela me donne maintenant envie de retourner de faire de la philosophie en CRP !

Angle et forme : Formule très intéressante qui nous garde actifs et impliqués tout au long de la session. Malgré qu’elles soient un peu vieilles, les vidéos sont parfaites pour nous faire voir tous les aspects importants en philosophie pour enfants.

Julie St-Jean, dans son Document synthèse 2 soumis le 21 Avril 2020 à 19:30, a écrit:

1- Tout le travail effectué par des philosophes afin de rendre la philosophie accessible aux enfants m’a particulièrement marquée. Avant de m’inscrire à ce cours, je n’avais aucune idée de la somme des recherches, du travail effectué afin de rendre accessible la philosophie aux enfants. J’étais plutôt étonnée, et contente, du nombre de livre accessible sur le marché afin de rendre ludique la philosophie avec les enfants. Les enfants, par la profondeur de leurs réflexions, par leur ouverture à pratiquer la philosophie, m’ont fait réaliser, que nous, les adultes, avons grand besoin d’être à leur écoute, car il me semble que pratiquer la philosophie avec eux permet, tout simplement, d’apprendre à mieux les connaître comme êtres humains, et ce dans un rapport d’égal à égal, sans jugement, ni évaluation la part de l’enseignant. Je retiens particulièrement la manière de concevoir l’éducation, c’est-à-dire la création d’une communauté d’apprentissage, apprendre avec les autres, plutôt que d’être passif et de laisser l’enseignant donner son cours magistral. J’apporte une nuance à mon propos, car je suis conscience que parfois, des apprentissages académiques requièrent ce type d’enseignement, alors je ne suis pas totalement contre, mais la communauté d’apprentissage offre une manière de développer des êtres humains, qui seront des citoyens de demain, qui seront apportés à réfléchir sur leur société. Grâce à ce cours, je sais maintenant que la pensée requiert plusieurs habiletés cognitives, et je suis en mesure d’en nommer quelques-unes, et de les reconnaître, autant dans mes propos que dans ceux de mes interlocuteurs. Cela m’a particulièrement marquée, car, je me suis ouvert à un univers que je ne savais pas nommer avant ce cours, mon vocabulaire s’est élargi, et grâce à cela, je m’exprime de manière plus éloquente, en ayant conscience de divers éléments que je peux glisser dans mes discours. D’ailleurs, dans le dernier épisode, les témoignages des participants à cette expérience démontrent à quel point cela a eu un impact dans leur vie personnelle. Cela définit bien ce qu’est une compétence transversale : « des savoir-agir fondés sur la mobilisation et l’utilisation efficaces d’un ensemble de ressources » (Programme de formation de l’école québécoise, 2006). Ma participation à ce cours me fait réfléchir à propos du débat politique du cours éthique et culture religieuse. Bien sûr la laïcisation de l’État, donc de l’institution scolaire, passe par l’abolition de la religion dans celle-ci, alors, comment se fait-il que le ministère de l’école n’ait pas songer à implanter la philosophie, matière laïque, si je ne m’abuse ?!  D’après ce que je viens d’étudier, il y a beaucoup de matières, d’outils, et de possibilité ! De même que L’UNESCO qui soulignait en 1996 que l’éducation doit être avant tout, formation du jugement permettant une véritable compréhension des événements. Propos que le ministère de l’Éducation semble cautionner : « les enfants doivent apprendre à apprendre » (Le renouveau pédagogique du MELS et la pratique de la philosophie), d’ailleurs, n’est-il pas une des missions de l’école que de former le jugement ? (Le renouveau pédagogique du MELS et la pratique de la philosophie). Ayant apprécié mon incursion dans le monde de la pensée, et des habiletés y étant relié, je termine ce cours perplexe sur la place inexistante de la philosophie dans le cursus scolaire primaire-secondaire. D’un point de vue personnel, il me semble, de manière générale, que la philosophie ne soit pas la matière préférée des cégépiens… Alors, je me demande, qu’arriverait-il si le programme de l’école québécoise y incluait la philosophie, si les élèves seraient mieux préparés à s’engager dans leur cours de philosophie au cégep. D’ailleurs, qu’est-il advenu des enfants ayant participé à cette expérience, aiment-ils leur cours de philosophie au cégep ? Bref, je me pose plus de questions qu’avant concernant le programme éducatif maintenant que j’ai complété le cours!

2- Il est préférable d’avoir une tête bien faite plutôt que bien pleine. – Michel de Montaigne

Une tête bien faite est une tête qui a appris comment bien réfléchir. Afin de bien penser, il importe d’appliquer diverses habiletés cognitives dans son discours. Elles sont trop nombreuses pour être tous nommées ici, toutefois, on y retrouve, entre autres, l’acte de définir, nuancer, exemple, rechercher, etc. Connaître celle-ci permet de « produire un jugement nuancé » (Schéma des éléments observables dans les séquences, Module deux), qui résulte d’une pensée critique, celle-ci se forme grâce à l’apprentissage de l’acte de raisonner, qui applique une logique solide à son affirmation. La logique occupe une place centrale dans la pratique de philosophie, car « elle s’intéresse à l’outil des outils » (L’acte de résonner, module sept), qui nous force à examiner « les prémisses de nos résonnements » (Des enfants philosophes, émission sept : l’acte de résonner). Une tête bien faite à la capacité de reconnaître les diverses habiletés cognitives dans le discours d’autrui, et dans le leur, afin de préparer ces contre-arguments, et de mieux construire son discours. D’autant plus, qu’une tête bien faite sait structurer son discours en y appliquant une solide logique, après tout, « le raisonnement, c’est d’abord et avant tout la rencontre de deux éléments par le biais d’une troisième qui leur est commune » (L’acte de résonner, module sept). C’est-à-dire qu’elle sait créer des liens dans son affirmation, avec des raisons vigoureuses, qui valide la prémisse émise. Ce type de structure de pensée offre une cohérence à notre discours (L’acte de résonner, Module sept). Dans l’optique de former une tête bien faite, la capacité d’introspection est importante, puisque c’est en remontant le fil de sa propre pensée qu’une compréhension de celle-ci sera possible en décortiquant les liens de notre raisonnement derrière la prémisse. Cette réflexion nous fera prendre conscience du chemin effectué par notre esprit, étant donné qu’une tête bien faite est en mesure de nommer les raisons de sa déclaration, elle reste ouverte à l’auto-correction, car quelques facteurs n’ont peut-être pas été en considération. Alors, avec l’aide d’autrui, elle peut « revenir sur sa propre pensée et en modifier le cours » (Penser par et pour soi-même et auto-correction, Module trois). En prenant conscience du chemin de notre pensée, il est plus facile de pouvoir revenir sur celle-ci. Une tête bien faite permet de penser par nous-mêmes, car nous émettons des raisons qui sont propres à nous et à nos expériences de vie. Grâce à la formation d’une communauté de recherche, les enfants apprennent à confronter leurs manières de penser à d’autres, et donc, cela force à « examiner les critères qui leur permettent de prétendre que les raisons avancées pour supporter ces opinions sont de bonnes raisons » (L’acte de résonner, module sept). Ce fonctionnement permet de confronter la solidité des liens dans notre discours, et plus les liens sont forts, meilleure est le raisonnement. Une tête bien pleine contient surement plusieurs connaissances à propos de divers sujets, toutefois, afin de mettre à profit ces connaissances, il importe d’utiliser des habiletés de penser, qui permettre de structurer, d’organiser sa pensée logiquement.

J’affirme que l’expression de Michel de Montaigne, il est préférable d’avoir une tête bien faite plutôt que bien pleine, résume le mieux la philosophie pour les enfants, car elle permet de différencier pensée par et pour soi-même (l’enfant qui assimile la culture) et la penser (culture qui assimile l’enfant) (Penser par et pour soi-même et auto-correction, Module trois). Mais l’éducation traditionnelle a-t-elle vraiment appris aux enfants à penser par eux-mêmes ? Selon Ann Margaret Sharp, l’un des problèmes de l’éducation traditionnelle est qu’elle a trop mis d’accent sur les réponses et pas assez sur les questions qui pourraient conduire les enfants vers l’auto-correction (Des enfants philosophes, émission 3 — Penser par et pour soi-même). Effectivement, les élèves ne sont pas formés pour poser des questions, une observation de Pierrette L. Ste-Marie, et ce jusqu’à l’université : « on a des étudiants universitaires qui n’en posent jamais des questions parce qu’ils ne sont pas outillés pour poser des questions » (Émission des enfants philosophes, Les premiers moments : lecture et questionnement). Les cours magistraux, la manière la plus classique d’enseigner, où le professeur donne la matière et les élèves sont passifs et remâche la matière lors d’évaluation, ne permet pas le développement d’une tête bien faite, ici c’est plutôt la culture qui assimile l’enfant, oui, il pense, il essaie de comprendre, mais il n’y a pas de réflexion sur sa propre pensée, ici, il n’y a que de la théorie et peu de mise en pratique, car l’école est encore, quoiqu’en transformation, très axée sur la réponse. Une nuance importante s’inscrit entre une tête bien faite et une tête bien pleine, cette dernière est plutôt axée sur un résultat appris, alors qu’une tête bien faite s’intéresse plutôt au processus qui a mené à la réponse. D’ailleurs, « pour les philosophes influencés par Dewey et le pragmatisme, les conceptions théoriques ne valent rien si elles ne reposent pas sur la pratique » ((2010). Matthew Lipman (1923-2010). Diogène, 232(4), 163-166. doi:10.3917/dio.232.0163). Qui sait, c’est peut-être grâce à ces philosophes que le MELS à reformer son Programme de formation de l’école québécoise en 2006, comme l’affirme le texte Le renouveau pédagogique du MELS et la pratique de la philosophie, une compétence ne saurait être que théorie qui ne s’enracine aucunement dans l’action. La philosophie pour enfant offre un cadre aux élèves qui leur permettent de mettre en œuvre diverses habiletés cognitives, d’apprendre à s’exprimer et à structurer leur discours, et ce, en pratique, avec d’autres élèves qui confrontent leurs points de vue, les questionnent, ajoutent leurs opinions. Dans l’optique de former une tête bien faite, le rôle de l’enseignant est primordial, il « peut favoriser le développement d’une tête bien faite en encourageant la liberté de penser, l’autonomie et la responsabilité qui en découle ». (Émission des enfants philosophes, Les rôles de l’animateur). Pratiquer la philosophie avec les enfants, c’est leur offrir la chance d’apprendre à penser, à cogiter, à se tromper, à écouter les autres, à mieux se connaître, à effectuer une introspection dans leur esprit, c’est apprendre à réfléchir, ensemble. Apprendre à réfléchir, c’est avoir une tête bien faite, qui prend conscience des raisons qui lui poussent à croire et à affirmer quelque chose. C’est une formation aux jugements, qui remet en question, ouvre les esprits des enfants.« La formation du jugement suppose la mise en route et l’orchestration de la pensée critique et créatrice et que ces modes de pensée sont définit par des standards d’excellence qui qualifient les processus en jeu (pensée guidée par des critères, sensible au contexte, auto-correctrice), les compétences utilisées lors de cette activité se développent dans un contexte de rigueur intellectuelle qui, à ma connaissance, n’a pas de précédent dans le monde de l’éducation préscolaire-primaire.» En somme, pratiquer la philosophie avec les enfants, c’est leur offrir la chance de développer une structure, un raisonnement dans leur discours grâce à l’acquisition de diverses habiletés cognitives, ce qui forme des esprits qui appliquent une logique dans leur propos, tout en ayant conscience du chemin qu’a pris la formation de leurs jugements, en le connaissant, il est plus facile de s’auto-corriger. N’est-ce pas le but ultime de la philosophie, apprendre l’art de réfléchir à l’aide de critères rigoureux afin d’avoir une tête bien faite ?

3- J’ai apprécié le contenu du cours, j’ai trouvé l’organisation logique, la matière était structurée de manière à faciliter notre compréhension de la philosophie pour enfant. Le schéma des différentes habiletés est un outil indispensable afin de classer les éléments, mais aussi de mieux les comprendre, grâce à la classification effectuée par grande catégorie. J’ai découvert un autre monde, auquel je me suis beaucoup intéressée, qui m’a offert un angle différent dans ma vision des enfants.

J’ai apprécié l’OVC, à mesure que les semaines avançaient, je me sentais de plus en plus à l’aise. Quoique j’ai plutôt réussi la rédaction de mes justifications, et qu’il y avait des exemples disponibles sur le site de l’OVC, c’est la partie que j’ai trouvé la plus fastidieuse à effectuer pendant le cours. Rédiger un court texte, dans lequel tout s’additionne, fut un exercice mental difficile par moment, j’ai trouvé que peu d’emphase, en termes d’enseignement, de pédagogie, de matière offerte, était dédiée à l’apprentissage de la réaction de ce type de texte.

Sarah-Kim Morin, dans son Document synthèse 2 soumis le 22 Avril 2020 à 10:36, a écrit:

1. Je ne retiens que de bonnes choses de ce cours. Je retiens que la pratique de la philosophie avec les enfants change non seulement la façon de voir les choses de la vie courante chez les élèves, mais également chez l’animateur. Par le fait même, je constate que cette pratique ne s’arrête pas seulement à l’école. Plus précisément, les élèves et l’animateur n’appliquent pas les habiletés philosophiques (communication, recherche, raisonnement et conceptualisation) seulement dans la classe (Module 2, Sasseville, 2004). Au contraire, cette pratique à un impact sur la vie quotidienne des individus. Je retiens également plusieurs choses quant aux rôles de l’animateur. Je garde en tête qu’il est important pour l’animateur de laisser le plus de place possible aux élèves afin que ceux-ci puissent amener leurs propres façons de penser en ce qui a trait aux sujets en question (Module 6, Sasseville, 2004). En effet, cela est très à l’inverse de l’enseignement traditionnel. Généralement, ce sont les enseignants qui parlent le plus et qui expliquent des choses dans la classe. Par contre, dans la communauté de recherche, les enseignants sont plutôt là pour aider les jeunes dans la discussion et gérer à ce que le déroulement se passe bien. Donc, ils ne doivent pas donner leurs opinions par risque de changer l’opinion des élèves. Ils doivent laisser le contrôle de l’orientation de la discussion aux jeunes tout en gardant en tête les règles. Aussi, l’enseignant et les élèves sont perçus au même niveau. De plus, dans la philosophie avec les enfants, on réalise qu’il n’y a pas de vérité absolue. En fait, qu’il n’y a pas qu’une seule et bonne réponse à un problème/thème énoncé. Aussi, je retiens que cette réponse se construit à l’aide des éléments que les élèves mettent de l’avant. Brièvement, elle se construit entre les propos énoncés par les élèves. Parfois, il est même possible d’observer qu’il n’y a pas toujours une réponse à tout. À dire vrai, je constate que si les élèves ne se mettent pas complètement à l’aise et qu’ils ne discutent pas, il n’y aura pas d’échanges et la discussion philosophique ne pourra pas nécessairement progresser. En effet, tout au long des discussions philosophiques, les jeunes sont amenés à utiliser plusieurs éléments afin de faire progresser le sujet traité. En prenant du recul, je réalise que les élèves sont souvent amenés à clarifier leurs propos afin que cela devienne plus significatif pour les autres. Par le fait même, les membres de la communauté tentent d’attribuer du sens à ce qu’ils comprennent de la situation en illustrant, entre autres, des exemples en lien avec le sujet.

Ce qui m’a particulièrement marqué tout au long de cette session, c’est le fait qu’il y a une énorme progression en ce qui concerne l’habileté des élèves à interagir sur des questions philosophiques. En fait, cela me marque principalement puisqu’il est possible de noter une évolution sur les plans social et personnel des jeunes. Par le fait même, il est possible de voir l’évolution des élèves dans le processus de recherche. Plus précisément, il est possible d’observer qu’au début les animateurs tentent de garder la discussion active au sein du groupe. Il est également possible d’observer que les élèves ont parfois de la difficulté à respecter les opinions des autres. Je constate que plus la pratique évolue, plus il est possible d’observer de l’amélioration auprès des élèves. En fait, ceux-ci sont donc davantage capables de nourrir par eux-mêmes la discussion afin d’approfondir le sujet traité sans que l’enseignant intervienne. Les élèves apprennent petit à petit à prendre la place de l’animateur afin d’enrichir la discussion. Enfin, les élèves apprennent les éléments fondamentaux afin de pouvoir vivre en communauté. Donc, ils apprennent à respecter les opinions des autres mêmes si ceux-ci sont différents des leurs.

2. Selon moi, le terme qui résume le mieux la philosophie pour les enfants est le dialogue. En fait, dans le dialogue, il doit forcément y avoir des gens qui prennent la parole et qui discutent. Donc, le dialogue c’est lorsqu’il y a au minimum deux personnes qui discutent ensemble sur un sujet quelconque. Plus précisément, en communauté de recherches avec les enfants, on pourrait dire que le dialogue permet aux élèves de prendre la parole en donnant leurs points de vue et leurs opinions en toute liberté dans l’objectif de faire progresser la discussion (Module 5, Sasseville et Gagnon, 2009). Par le fait même, comme Marcel Conche l’a si bien dit lors du module 6, dialoguer amène les élèves à considérer les autres élèves par le fait qu’ils sont eux aussi capables de dire des vérités (Sasseville et Gagnon, 2009). En effet, le dialogue entraine la formulation d’idées qui se construisent ensemble.

En fait, je considère que le dialogue est fondamental, car sans dialogue quelconque, il ne pourrait pas avoir de la philosophie. Donc, à mon avis, il y a une forte corrélation entre la pratique de la philosophie pour enfants et le dialogue. En effet, cette pratique est une pratique qui est également privilégiée par les philosophes (Émission 5, Sasseville, 2004). Dans la communauté de recherche, les élèves sont amenés à donner leurs opinions, à se questionner, à écouter les autres, à se remettre en question, à accepter les opinions des autres, à réfléchir, etc. En fait, sans tout cela, les élèves ne pourraient sans aucun doute pas évoluer sur l’acte en question qui est de philosopher. L’évolution de l’enfant passe par les dialogues qu’il a avec les autres élèves. L’enfant peut apprendre à voir la perspective en question d’une façon différente à l’aide de la vision des autres (Module 3, Sasseville et Gagnon, 2009). Le dialogue aide grandement les élèves à développer leurs réflexions et à penser par et pour eux-mêmes (Émission 5, Sasseville, 2004). Bref, en observant une communauté de recherche, nous pouvons facilement observer que le dialogue est énormément présent et que plus il y a de dialogues, plus la discussion est enrichissante. Tout au long de cette session, nous avons étudié plusieurs concepts tels que l’hypothèse, l’interprétation, l’écoute, l’acte de définir, la clarification, la recherche, l’auto-correction, l’acte de distinguer, etc. (Sasseville et Gagnon, 2009). En y réfléchissant, je réalise que ces notions s’observent toutes par la pratique du dialogue. C’est, entre autres, pour ces raisons que je considère que le dialogue est crucial en philosophie pour les enfants.

3. J’ai quand même bien apprécié ce cours. Je trouvais que celui-ci avait un contenu différent de ce qu’on a l’habitude de voir dans les autres cours. En effet, ce cours nous permet de laisser place davantage à nos perceptions et à nos interprétations.

Aussi, je trouve que la plateforme du cours est bien complète et elle offre plusieurs options. Toutes les catégories offertes dans cette plateforme nous permettent d’avoir un en enseignement autodidacte. Ce que j’aime le plus, c’est qu’il y a énormément de vidéos qui nous permettent d’associer le concept au concret. Donc, on n’apprend pas de définitions par cœur. Au contraire, on apprend à analyse ce concept dans une situation réelle.

Jean-François Ouellette, dans son Document synthèse 2 soumis le 22 Avril 2020 à 14:55, a écrit:

JE RETIENS DE CE COURS :

Le cours L’observation en philosophie pour les enfants PHI-1064 a pour objectif d’apprendre à observer des communautés d’enfants engager dans la pratique de la philosophie en communauté de recherche (ulaval.ca – description du cours PHI-1064). Dans le cadre de ce cours, nos observations étaient basées sur du matériel audiovisuel et la communauté de recherche était reliée à des classes scolaires divisées selon les trois cycles en place dans le système scolaire québécois. Le but de ce cours est de comprendre et d’expliquer les principales composantes du processus consistant à faire de la philosophie avec les enfants (ulaval.ca – description du cours PHI-1064). Pour comprendre et expliquer les composantes du processus consistant à faire de la philosophie avec les enfants, nous avons intégré à notre apprentissage différents éléments qui se rapprochent des habiletés de pensée. Afin de structurer le résumé de mes apprentissages, je les diviserais en deux catégories. D’une part, les habiletés qui se rapportent aux participants et d’autre part, ceux qui sont reliés à l’animateur.

Il y a différentes façons de pratiquer la philosophie avec les enfants, mais les habiletés à développer sont toujours semblables. Pour y arriver, l’enfant utilise par exemple le doute pour se remettre en question : entrer dans une communauté de recherche, c’est prendre la décision de mettre ses croyances entre parenthèses(Observatoire virtuel collaboratif — section bibliothèque — module 2 — Le doute) ce qui leur permet de prendre du recul par rapport à eux-mêmes et d’analyser ce que les autres disent pour prendre position et donner leur point de vue. L’enfant à ce moment donne des raisons, il nous témoigne du Pourquoi il pense de cette façon. Ainsi : Ils nous indiquent que la personne qui les prononce va au-delà de l’expression d’une opinion en appuyant, supportant cette dernière d’une raison, voire d’une «preuve» de ce qu’elle avance(Observatoire virtuel collaboratif — section bibliothèque — module 2 — Raison.) On pourrait dire que donner des preuves, des raisons constitue une des bases fondamentales de la philosophie.

En communauté de recherche, nous voulons que les enfants pensent par et pour eux-mêmes ce qui signifie que l’enfant veut comprendre pourquoi il pense de cette façon. Pour y arriver ils doivent faire preuve d’auto-correction, c’est-à-dire : être capable de modifier sa pensée tant sous l’angle du résultat obtenu que des procédures prises pour atteindre ce résultat (Observatoire virtuel collaboratif — section bibliothèque — module 3 — Penser par et pour soi-même et auto-correction). Lorsque les enfants expliquent leur pensée, ils seront appelés parfois à reformuler leur propos pour aider la compréhension de leurs camarades, de préciser le sens des mots ou d’une quelconque manière il développera l’habileté de clarifier leur pensée. En communauté de recherche, le but n’est pas que de développer des habiletés chez les enfants de manière automatique tel l’apprentissage des os du corps humain. On veut que l’enfant s’engage dans un processus interactif avec d’autres personnes dans le but de faire évoluer nos idées en acceptant les différences d’opinions, en les analysant et ceci demande des habiletés dont ceux mentionnés plus haut, mais aussi la capacité d’écouter ses pairs par exemple une écoute attentive permet est : plutôt liée à la considération, c’est-à-dire au souci de bien comprendre l’autre et de respecter l’authenticité de ses propos (Observatoire virtuel collaboratif — section observatoire [journal de bord] – module 5 – Écouter). Les participants d’une communauté de recherche utiliseront aussi les éléments : définir, distinguer, nuancer et interpréter. À la manière d’un coffre à outils et de la mécanique, tous ces éléments permettront aux enfants d’utiliser les outils pour le montage de leur idée tels que donner la définition d’un concept, le démontage de leur idée en nuançant ce qu’il affirme en ajoutant des pièces à leur montage en interprétant le concept.

À travers tout ce processus, la communauté composée des participants et animateurs intègre deux éléments très importants. La recherche ou l’élément chercher est indispensable au déroulement de l’ensemble des activités. C’est ce qui nous pousse à interagir, qui donne une vision à trouver l’éternel inconnu en nous : c’est la quête qui est au menu. Car il s’agit d’une recherche philosophique, laquelle nous conduit presque inévitablement vers les mystères qui fondent notre expérience. (Observatoire virtuel collaboratif — section bibliothèque — module 8 — L’acte de rechercher). Puisque que le dialogue est au cœur de la communauté de recherche, toutes personnes prenant part à la CRP doivent faire preuve de pensée critique c’est le cadre de référence propre à chacun que nous nous définissons intérieurement. Ainsi, la pensée critique s’appuie sur des critères pour porter ses jugements. (Observatoire virtuel collaboratif — section observatoire/journal de bord — module 7 — Pensée critique).

De l’autre côté du balancier, il y a toutes les habiletés qui se rapportent à l’animateur, car il fait partie intégrante de la communauté de recherche philosophique. Je retiens de ce cours qu’en tant que futur animateur d’une communauté de recherche en philosophie pour enfants mon rôle consiste à développer de bonnes qualités d’observateur. Tel que stipulent nos notes de lecture : Si l’observation exige que nous soyons objectifs, l’objectivité à son tour ne demande pas que nous n’ayons pas un certain point de vue pour observer. L’objectivité consisterait plutôt à reconnaître la nécessité de multiplier les points de vue et à en permettre l’échange, créant ainsi des conditions qui nous conduisent à voir de mieux en mieux l’entier de ce que nous essayons d’observer (Observatoire virtuel collaboratif — section bibliothèque — module 2 — L’observation d’une communauté de recherche). Par cette citation, je comprends que je dois être neutre lorsque j’anime une communauté de recherche, mais, qu’en contrepartie mes valeurs, mes croyances et ma personnalité teinteront toujours mon agir. Ce qui est important c’est de favoriser le dialogue entre les enfants afin de les faire évoluer dans leurs idéaux, c’est-à-dire qu’ils sont capables de remettre en question ce qu’ils pensent et d’en d’évaluer la valeur. Ainsi, il y a plusieurs qualités qui feront de l’animateur un bon conducteur de CRP. La capacité d’écoute permet d’encourager vers l’évolution de chaque enfant, un accompagnement dans l’enquête que chaque participant mène. Il est là pour neutraliser l’atmosphère et ainsi permettre l’ouverture d’esprit, la considération de plusieurs points de vue.

Finalement, le développement de toutes ces habiletés aura concrètement des répercussions sur le citoyen de demain. Dans l’acte de pensée par et pour soi-même l’enfant définit ses propres limites et permet d’ouvrir l’horizon pour considérer davantage de points de vue. Il analyse, critique, corrige sa pensée et défend son point de vue basé sur des faits qu’il le représente réellement.

Ce qui m’a le plus marqué et pourquoi?

Je peux affirmer que l’ensemble du cours m’a touché puisque j’ai une forte impression d’avoir moi-même changé certains éléments de ma pensée en l’outillant de différentes qualités qui me serviront tous les jours. Alors que j’ai suivi, il y a près de 19 ans, les cours obligatoires de philosophie au Cégep ceux-ci ne m’avaient pas marqué à ce point. Lorsque j’ai suivi à l’UL l’an dernier le cours Philosophie de l’éducation (PHI-1123) j’ai senti le même c’est-à-dire une rétrospection interne me permettant de mieux me définir. Malgré ceci, j’ai choisi deux éléments qui m’ont marqué plus précisément soit l’élément penser pour et par soi-même et l’élément pensé critique.

À maintes reprises, nous entendions penser par et pour soi-même et lorsque j’ai relu l’ensemble de mes journaux de bord j’ai compris ce que cela signifiait. Telle une révélation de l’au-delà, je trouve que cet élément est fondamental puisqu’il permet d’agir en conséquence de notre pensée. Dans « ’par et pour soi-même »’ il y a le par qui fait référence à qui nous sommes, ce qui nous constitue. À l’image de ce que nous avons appris dans les cours du développement de l’enfant, le tempérament c’est la partie innée, issu de notre bagage génétique et le pour c’est notre personnalité, c’est le comment nous l’exprimons en fonction de notre environnement, et ce, au fil du temps, donc qui se rapporte à l’acquis. Au final, le par et pour soi-même m’amène à être capable d’ériger un cadre de critères me permettant de chercher des réponses à mes questionnements et d’ensuite comprendre que MOI je pense de cette façon pour certaines raisons et que d’autres personnes peuvent penser différemment. Parce que j’ai l’impression d’être une meilleure personne lorsque je comprends tous ces éléments, le concept de pensée par et pour soi-même m’a définitivement marqué.

De plus, la pensée critique est aussi un élément que j’aime mettre au premier plan car, je considère que cet élément apporte l’évolution de l’ensemble des sociétés. Dans la relecture de mes propres notes, j’y avais laissé une note personnelle sur l’importance que j’accorde au développement et à l’évolution de chaque personne. C’est un passage au module 6 qui me ramène à considérer la pensée critique de cette façon : l’animateur d’une communauté de recherche est constamment préoccupé par la formation de la pensée des enfants. Voilà une tâche énorme qui dépasse largement celle de favoriser le développement de la mémoire(Observatoire virtuel collaboratif — section bibliothèque — module 6 – Les rôles de l’animateur). Il n’y a pas d’apprentissages par cœur en philosophie avec les enfants. Tout ce qui sort de la bouche de l’animateur ou d’un autre participant doit passer par une clé de critères (chacun à sa propre clé) qui permet de prendre position positivement ou négativement, car la valeur de ce qui est dit est évaluée par ladite clé. Je trouve important cet élément puisque dans l’ère informatique dans laquelle nous vivons, une immense quantité d’information se livre à nous sans scrupule et nous devons utiliser cette clé à bon escient. La pensée critique fera de chaque participant d’une communauté de recherche philosophique, un meilleur citoyen puisqu’il aura l’outil pour juger de la valeur de chaque élément qu’il l’entoure.

Idée qui résume le mieux la philosophie pour les enfants et pourquoi?

D’abord, je crois qu’une des expressions ou idées qui représentent le mieux la philosophie pour les enfants est : penser par et pour soi-même. Mais, j’avais utilisé cette expression comme élément qui m’avait le plus marqué et je ne voulais pas me répéter une seconde fois dans cette question. Je me suis alors questionné s’il y avait une idée qui englobait encore plus les concepts entourant la philosophie pour les enfants. Eurêka ! Après réflexion et relecture de l’ensemble de mes notes, je trouvais que l’idée générale du dialogue formait un concept rassembleur de toutes les généralités de cette discipline. De plus, dans chacun des modules le thème du dialogue revient avec tout autant d’importance ce qui prouve la force de ce mot. Par exemple : la philosophie, du moins celle qui se pratique en communauté de recherche, entretient un rapport intrinsèque avec le dialogue (Observatoire virtuel collaboratif — section bibliothèque — module 1 – La philosophie avec les enfants), puis : Une communauté de recherche est un lieu de partage où les différentes manières de penser se mettent en dialogue (Observatoire virtuel collaboratif — section bibliothèque — module 3 — Penser par et pour soi-même et auto-correction), finalement : Il y a fort à parier que c’est en parlant avec d’autres que nous pouvons le mieux apprendre à penser, tant il semble vrai que penser c’est d’abord et avant tout dialoguer avec soi-même. (Observatoire virtuel collaboratif — section bibliothèque — module 5 — Prendre la parole). Ce ne sont là que 3 exemples de citations prises dans les notes de la bibliothèque, mais chaque module fait intervenir inévitablement le dialogue.

Qu’est-ce que le dialogue

La définition linguistique selon le dictionnaire Antidote propose que le dialogue soit un échange de paroles entre deux personnes. Il devient impératif de définir ce qu’est un échange qui selon le même dictionnaire relate qu’il consiste en une opération qui permet de donner quelque chose dans le but de le remplacer par autre chose. Je crois essentiel de définir le dialogue dans un contexte de communauté de recherche philosophique. Il s’agirait alors d’une conversation basée sur la quête de réponses sur un sujet. Celle-ci se déroule entre deux ou plusieurs personnes dans le but d’exposer ce qu’on pense d’une idée ou du concept. En retour, nous recevons ce que les autres pensent de cette idée ce qui nous permet d’analyser leurs paroles et d’évaluer la valeur de ceux-ci selon nos critères. Ainsi, si nous estimons que la valeur est grande, il est possible que notre point de vue change ou que nos arguments deviennent plus forts.

Pourquoi le dialogue?

Je crois qu’à plusieurs reprises nous avons mentionné pourquoi le dialogue est si important dans la pratique de la philosophie pour les enfants, mais laissez-moi vous le résumé ici. D’abord, le dialogue permet de donner son point de vue certes, mais il permet aussi de se questionner sur soi-même et ainsi faire évoluer nos idées. Je reprends ici une citation de nos notes de lecture du module 5 : Il y a fort à parier que c’est en parlant avec d’autres que nous pouvons le mieux apprendre à penser, tant il semble vrai que penser c’est d’abord et avant tout dialoguer avec soi-même. (Observatoire virtuel collaboratif — section bibliothèque — module 5 — Prendre la parole). Dans cette citation, il faut comprendre que pour émettre nos idées, il faut d’abord se questionner soi-même, donc faire un dialogue intérieur, pour arriver à structurer notre pensée. L’échange verbal avec les autres pourront, ou non, créer un conflit cognitif. C’est ce cercle de pensée qui alterne entre réflexion avec moi-même et discussion avec les autres qui permettra d’évoluer comme personne. Ensuite, le concept du dialogue est un constituant de l’idée de la penser par et pour soi-même : quand on pratique la philosophie avec les enfants, on la reconnaît au fait que la personne pense par et pour elle-même. En d’autres termes, elle tient compte de la personne qu’elle est dans le dialogue qu’elle entretient avec la réalité dont elle fait l’expérience. (Observatoire virtuel collaboratif — section bibliothèque — module 6 — Les rôles de l’animateur). Ici, ce passage vient appuyer le fait qu’une personne qui expérimente le dialogue doit connaître et tenir compte de ses limites autrement dit de la personne qu’elle est. Ainsi, se connaître et se respecter revient à dire que le dialogue amène la penser par et pour soi-même. Finalement, je crois que le dialogue est un terme important de la philosophie pour les enfants, car il donne la chance au plein épanouissement de ceux-ci dans une approche de futur citoyen participant à la démocratie. Le dialogue étant la base de la démocratie, leur pensée peut se développer, évoluer s’épanouir. Ainsi, au module 13 l’importance du dialogue est explicite, car : vivre la création d’une communauté de recherche et d’éprouver ainsi personnellement — et de façon réflexive — le pouvoir du dialogue sur la stimulation de la pensée (Observatoire virtuel collaboratif — section bibliothèque — module 13 — L’enrichissement de l’expérience). Il ne peut être plus clair en soi que le dialogue est un pouvoir d’agir, et que celui-ci fera grandir tout enfant qui s’engage dans une communauté de recherche philosophique.

Mon appréciation du cours 

Le cours L’observation en philosophie pour les enfants est magnifiquement contruit, car il apporte un riche bagage cognitif sur les éléments qui composent la pensée de l’homme. Il donne des outils intéressants pour faire interagir des groupes d’enfants dans le but que leur pensée évolue. Dans l’ère numérique que nous vivons, toutes les habiletés de pensée que couvre ce cours nous permettent de devenir à nous, mais aussi, à ceux que nous enseignerons de devenir de meilleurs citoyens. Le format proposé, c’est-à-dire, un endroit d’échange virtuel collé à la réalité d’un espace physique nous font sentir à l’aise pour échanger avec les tuteurs ou les autres étudiants. J’ai adoré !

Sophie Riel, dans son Document synthèse 2 soumis le 23 Avril 2020 à 03:58, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Premièrement, je trouve que la philosophie pour enfants est un élément essentiel dans l’apprentissage des enfants. En effet, la philosophie rejoint assez bien l’éthique et culture religieuse par la pratique essentielle du dialogue. Les enfants sont en mesure de se questionner et d’évoquer leurs points de vu sans être jugés. Ils pensent pour et par eux-mêmes. Ils développent ainsi de bonnes valeurs qui sont favorisées par la population et deviennent, par le même fait, de bons citoyens prêts pour la démocratie actuelle.

Deuxièmement, je retiens que les enfants sont capables de donner des réponses assez exceptionnelles face à des questions simples et ils sont capables de réfléchir assez rapidement et de donner des exemples concrets par rapport aux questions que l’animateur pose. De plus, je retiens également que les animateurs doivent poser des questions assez risquées pour que les enfants soient en mesure de donner leurs points de vu et de réfléchir ouvertement pour être en mesure d’utiliser les stratégies nécessaires pour le futur. Ensuite, il est important d’approfondir la pensée des enfants  pour qu’ils soient en mesure d’accepter les opinions des autres et, par le fait même, de modifier leurs opinions eux-mêmes ou en rapport avec celui des autres. De plus, j’ai remarqué que les animateurs sont en mesure d’exploiter les outils et habiletés des enfants de manière très structurée pour que les enfants soient en mesure d’utiliser ces habiletés et outils dans le futur. Je dirais également que tout ce qui englobe le fait de chercher: (Frustration ou sentiment que quelque chose ne va pas, Doute, Formulation du problème, Formulation d’une hypothèse, Vérification de l’hypothèse, Découverte d’autres cas observables qui pourraient remettre en question l’hypothèse et Formulation d’une nouvelle hypothèse qui tient compte du contre-exemple, Application de la nouvelle hypothèse à une situation réelle) m’interpelle beaucoup puisqu’il est facilement observable chez les enfants, tout au long de la série, qu’ils utilisent sans le savoir quelques-uns de ces traits.

Troisièmement, pour avoir regardé la série Des enfants philosophent en entier, même plusieurs fois, je peux dire que ce qui m’a le plus marqué serait le phénomène de l’écoute ainsi que celui du questionnement. Tout au long des épisodes, on peut assister à un mélange de questions et de réponses qui alimentent les discussions dans la communauté de recherche philosophique. Par ailleurs, l’animateur ayant déjà son propre opinion, il doit être en mesure d’être neutre et, de manière socio constructive, d’enrichir la pensée des enfants.

Références :

La pratique de la philosophie en communauté de recherche : entre rupture et continuité / Sasseville, Michel. PUL : 2018

Penser ensemble à l’école / Sasseville, Michel et Gagnon, Mathieu. 2012

PHI-1064, Observatoire virtuel collaboratif / Sasseville, Michel, Mathieu Gagnon. Université de Laval. Hiver 2020..

PHI-1064, Série documentaire Des enfants philosophent / Sasseville, Michel, Mathieu Gagnon. Université de Laval. Hiver 2020.

2- Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents.

La philosophie pour enfants se déroule dans un contexte de respect à l’intérieur d’une communauté de recherche philosophique. Elle favorise le développement humain et le développement des bonnes valeurs.

Personnellement, je crois que l’élément interprétation présente et résume le plus ce qu’est la philosophie pour enfants.

D’un côté, interpréter est de donner une autre signification ou donner du sens à quelque chose (comportement, énoncé.).Il est facile d’observer le phénomène d’interpréter car les membres utilisent des termes tels que : car, parce que, si alors, je pense que. Lorsque l’on s’engage dans une interprétation présente dans une CRP, on crée du sens et on l’utilise pour amener la pensée créatrice. Ceci dit, l’interprétation peut prendre plusieurs formes. En effet, un moyen ou une habileté quelconque utilisé pour fournir une explication est considéré comme une interprétation, par exemple formuler une hypothèse. D’ailleurs, on retrouve une multitude d’interprétations qui sont possibles pour une même chose. Donner à des propos, à un événement, à un acte telle signification, les comprendre en fonction de sa vision personnelle englobent aussi le fait d’interpréter. Il faut aussi mentionner que les comportement pacifistes découlant de la philosophie pour enfants, surtout dans une société considérée démocratique, la formation de citoyens dit critiques et responsables (Module 1, Sasseville)

Il s’agit d’une quête de sens, qui s’avère être primordiale en recherche. En interprétant, il faut utiliser notre pensée créatrice et selon chaque personne, la valeur du sens n’est pas la même. De ce fait, donner un regard critique sur l’ensemble des interprétations. On peut les comparer et les évaluer. La communauté de recherche permet aux enfants de pouvoir émettre leurs points de vu dans un but précis: Discuter et prendre la parole. De ce fait, en fournissant des hypothèses et des opinions quant à une question, les enfants sont amenés à fournir des explications et par le même fait, ils sont dans un processus d’interprétation. Lorsque les enfants utilisent une habileté qui a pour but de fournir une explication, ils entrent dans un processus qui propose des interprétations.

D’un autre côté, lorsque les enfants reformulent dans leurs propres mots ce qu’un autre dit lors d’une question ou d’un opinion, ils font une interprétation de ce qui a été dit (arguments, énoncés, émotions, exemples.) et ils en extrait le sens. De plus, les interprétations varient selon nos croyances, notre vécu, notre culture, de nos traits de caractère ainsi que de nos connaissances. Par le fait même les attributions de certains phénomènes ne sont pas les mêmes pour chaque personne. Il a une variété incalculable d’interprétation et c’est ce qui fait que nos interprétations personnelles sont d’une grande richesse. Leurs têtes se construit tranquillement et ils seront capables d’envisager les points de vu critiques des autres sans toutefois manquer de respect. En pratiquant le dialogue, les enfants demeurent capables d’inférer et de créer du sens envers leurs camarades. En interprétant, les enfants sont capables de faire une auto-critique, qui s’avère être la capacité de revenir sur sa pensée ou son raisonnement, pour formuler leurs points de vu. (Module 3, Sasseville)

Ainsi, dans le module 12, qui englobe l’éducation du citoyen, dans l’émission on peut assister à des exemples donnés par certains enfants pour interpréter un évènement. (Émission 12, Sasseville, 2004). Le le fait de créer du sens autour d’une situation et d’utiliser un moyen ou encore une habileté pour amener une explication qui s’avèrent être des éléments clés de l’élément interpréter. Dans la plupart des modules, il est possible d’observer le phénomène d’interpréter puisque les enfants sont amenés à réfléchir et à donner des explications sur les questions posées par l’animateur. Chaque réponse émise par les enfants fait l’objet d’une interprétation qui leur appartient. En regard des autres, certains enfants s’appuient continuellement sur ce que leurs camarades évoquent pour pouvoir façonner leurs pensées. On peut donc dire qu’inclusivement l’interprétation demeure une clé dans ce qui englobe la philosophie pour enfants.

Enfin, à la lumière des explications ci-dessus, je considère que le thème interpréter serait le plus important terme qui est présent dans la philosophie pour enfants. Il rassemble de grandes lignes quant à la philosophie telles que: l’auto-correction, auto-critique, dialogue, esprit critique, raisonnement ainsi que liberté. La totalité de ces concepts englobent une tête bien construite, l’autonomie ainsi que responsables s’avère être les buts de la société démocratique d’aujourd’hui, pour que les enfants pensent par et pour eux-mêmes.

Références :

La pratique de la philosophie en communauté de recherche : entre rupture et continuité / Sasseville, Michel. PUL : 2018

Penser ensemble à l’école / Sasseville, Michel et Gagnon, Mathieu. 2012

PHI-1064, Observatoire virtuel collaboratif / Sasseville, Michel, Mathieu Gagnon. Université de Laval. Hiver 2020..

PHI-1064, Série documentaire Des enfants philosophent / Sasseville, Michel, Mathieu Gagnon. Université de Laval. Hiver 2020.

3- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

Considérant la variété des éléments présents dans le cours, je dirais qu’il est complet. La richesse des ressources ainsi que celle des notes favorisent un apprentissage et une formation adéquate. Il est possible de bien comprendre les différences entre chaque terme abordé. Il est facile de repérer ce qu’est la philosophie pour enfants.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

J’ai vraiment apprécié la forme de l’OVC puisqu’il m’était facile de m’y repérer ainsi que de savoir où chaque outil se trouvait. J’ai bien aimé également le fait d’être très autonome dans mes travaux. Les notes étaient claires et la forme des travaux aussi. J’ai aimé pouvoir voir les différents points de vue de mes collègues parce que, selon moi, cela rendait les travaux beaucoup plus interactifs et il était facile d’éclaircir nos idées. Chaque élément se présentait sous forme de titre et les sous-éléments ainsi que les consignes s’y retrouvaient. Il s’agit également d’un outil différent mais compétent. Par ailleurs, le contact avec les enseignants/chargé(e)s de cours était plutôt difficile. Ne pas savoir sur quels éléments les corrections étaient faites semble assez difficile. Je comprends que parfois les travaux peuvent manquer de clarté, mais à quel point? Les travaux comme les rapports révisés devraient être corrigés avec des retours plus clairs sur les éléments moins forts et des explications devraient être fournies.

Charles-Albert Raymond, dans son Document synthèse 2 soumis le 23 Avril 2020 à 10:46, a écrit:

1.

Lors de mon parcours dans le cours de la philosophie pour les enfants, il y a beaucoup de choses qui m’ont marqué parmi tous les éléments étudiés ou observé. J’en ai choisi trois qui m’ont marqué. Tout d’abord l’importance du dialogue (dans le module de la prévention de la violence). Ensuite, le rôle bien précis, ainsi que les défis qu’a à faire face un animateur de classe de recherche.

(Ce que je retiens de cours)

La compétence qui me marque le plus de par son importance est celle abordée lors du module 10, il s’agit du dialogue. Un dialogue toutefois qui doit être complet, c’est-à-dire où les divers partis discutent, s’écoutent et tentent de se comprendre. Cette compétence est l’une des plus précieuses que les enfants peuvent faire en pratiquant la philosophie. Elle est bien sûr utilisée pour prévenir la violence, on tente d’apprendre à l’enfant à discuter plutôt que de se battre. Cependant, le dialogue est aussi la porte d’entrée à l’ouverture sur le monde. Le dialogue permet de comprendre et d’accepter le point de vue des gens qui nous entourent. C’est par le dialogue que l’on peut critiquer, mais aussi, c’est par le dialogue que l’on peut apprendre. C’est pour toutes ces raisons (et bien plus) que l’importance du dialogue m’a énormément marqué dans la philosophie pour les enfants. Je crois que de donner une voix aux enfants et une chance de s’exercer au dialogue devrait être impératif avec leurs apprentissages plus traditionnels .

(Ce qui m’a le plus marqué)

Le module m’ayant toutefois le plus touché personnellement est bien sur celui de l’animateur. Pour moi, cet aspect est très intéressant dans la philosophie avec les enfants. Celui-ci est un peu le moteur de la discussion. Cependant, ce qui m’a le plus plu de son rôle c’est qu’il ne doit pas s’interposer dans les idées des enfants, même si leur pensée est erronée. J’ai eu l’impression tout au long de la session que le rôle d’animateur est à la fois simple et compliqué. Celui-ci se doit de poser les bonnes questions, aux bons moments, aux bons élèves. Il doit être alors très difficile de jongler avec tous ces éléments, mais sans toutefois imposer une vision aux élèves. Les élèves et l’animateur n’ont plus la relation d’élève et enseignant. Ils sont deux acteurs importants dans la classe de recherche, mais il est nécessaire qu’ils soient égaux. N’ayant pas cette vision au début de l’hiver, le rôle de l’animateur est des aspects du cours où je crois avoir fait le plus d’apprentissages au courant de la session.

Dans l’ensemble, ce que je me rappellerai du cours d’observation de la philosophie chez les enfants est l’importance qu’a le cours pour les enfants qui l’ont suivi. Ce cours m’a permis d’observer des enfants montrant leur intérêt d’être écouté, montrant de l’intérêt de comprendre le monde qui les entourent. Notre monde étant ce qu’il est, nous voulons former des citoyens capables de critiquer et de pouvoir prendre des décisions éclairer. De pouvoir voir des enfants réfléchir sur des concepts tels que le racisme, le vol ou la différence me pousse à croire que ceux-ci ne se laisseront pas facilement dire comment pensé. Mais en plus, d’être prêt, ils veulent avoir une voix et ne souhaitent plus la perdre. (émission 13, Sasseville, 2004)

2.      

Dialoguer est pour moi le terme qui justifie le mieux la philosophie pour les enfants. Celui-ci englobe beaucoup d’aspects très importants d’une classe de recherche.

On peut définir le dialogue comme étant deux partis qui s’écoutent et se répondent. Si l’on souhaite alors avoir une discussion dans une classe de recherche pour émettre une idée, les enfants doivent dialoguer avec le reste du groupe. Ils se doivent de prendre en compte ce qui a été dit, mais également, ils doivent se faire comprendre et écouter ce que les autres auront à dire sur leurs interventions. On peut alors penser facilement à l’émission 5 du documentaire (Sasseville, 2004). Celui-ci relate de l’importance que l’on accorde au « silence » (l’écoute) et à la parole lorsque l’on fait de la philosophie avec des enfants. L’écoute, qui est souvent délaissée dans le concept du dialogue. On peut penser, à tort, que pour dialoguer nous ne devons que parler. Cependant, lorsque l’on discute, nous nous devons d’écouter, d’être attentifs et éveillés à ce que l’autre a à nous dire. C’est pourquoi on accorde le plus d’importance au dialogue dans le 10e épisode de la série documentaire. (Sasseville, 2004) Dans cette émission, on comprend l’importance qu’a le dialogue dans la prévention de la violence. Il est question de l’importance générale qu’a l’opinion des autres et du respect que nous nous devons d’y avoir même si parfois les avis divergent. Parce que s’il y a de l’écoute il y a nécessairement une certaine forme de respect, et où il y a du respect, il n’y a pas de violence.

D’une certaine manière la philosophie chez les enfants, c’est de leur donner un terrain de jeux et une opportunité de donner leur point de vue. C’est aussi la place pour écouter celui des autres et d’accepter les différences qui pourrait y avoir.

Pour moi, la philosophie chez les enfants c’est bien sûr de la pratiquer et d’amener les enfants à la réflexion. Cependant, il s’agit pour eux d’un endroit où les erreurs sont acceptées. C’est un endroit où ils peuvent se préparer à répondre à des questions, parfois très complexes. Le dialogue est central lors de cette pratique. Il permet à tout l’engrenage de fonctionner. Le dialogue donne de la voix à nos pensées et parfois même des mots aux pensées de nos pairs. (module 4, Sasseville et Gagnon, 2009) Apprendre à échanger est une action qui est au cœur de notre vie en société. Le dialogue se voit donc, encore une fois, comme le moteur de ce véhicule. Nous formons alors, en utilisant le dialogue comme moteur de la pratique de la philosophie, de futurs citoyens plus outillés à répondre à notre vie sociale. (module 12, Sasseville et Gagnon, 2009) Comme le dit M. Sasseville dans l’épisode 12 de la série documentaire : « Le dialogue […] ouvre la voie à une éducation à la citoyenneté ». (Sasseville, 2004)

Bien que l’on exerce la philosophie avec des enfants, nous ne tentons pas de faire d’eux des philosophes. Le but est de développer des compétences, des pistes de solutions ou des méthodes de pensée qui les suivront le plus longtemps possible. Pour moi, le dialogue est la plus importante des compétences que l’on peut développer en pratiquant la philosophie chez l’enfant, celle-ci lui sera utile dans de nombreuses sphères de sa vie d’adolescent et d’adulte.

3.      

Sous l’angle du contenu :  J’ai énormément apprécié le contenu présent dans le cours. Je redoutais au début que mes connaissances en philosophie m’imposent une barrière pour mon apprentissage. Ce ne fut aucunement le cas, tout était bien expliqué et les consignes étaient très claires pour pouvoir bien progresser. Le contenu abordé était très intéressant et il était bien construit du début jusqu’au récapitulatif de la fin.

Sous l’angle de la forme : L’OVC est très difficile d’approche au début. Les premières semaines, où les travaux étaient formatifs, ont été très appréciées. J’ai particulièrement apprécié l’aspect de « groupe » ou l’on devait aller lire la vision qu’avaient nos collègues dans leur rapport pour comprendre ce qu’ils pouvaient avoir vu que nous n’avions pas nécessairement observé.

Linda Le Régent, dans son Document synthèse 2 soumis le 23 Avril 2020 à 19:37, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Le cours « L’observation en philosophie pour les enfants » m’a permis de comprendre en profondeur la signification, l’importance et la portée de la communauté de recherche philosophique (CRP).  Chaque terme dans cette expression est nécessaire pour arriver au but souhaité de la philosophie avec les enfants, soit d’apprendre à penser par et pour soi-même ce qui est étroitement lié au développement du jugement.

Le premier terme « communauté », désigne l’ensemble des élèves  et de l’enseignant ayant le désir commun, l’intérêt commun, d’essayer de comprendre le monde qui les entoure en partageant leurs idées. Ce désir ne pourrait pas se réaliser seul, car notre pensée se construit avec celle des autres. On a besoin d’être en contact avec une multitude de points de vue pour parfaire le sien. Et pour développer la pensée critique, l’élève doit pouvoir confronter sa vision des choses avec celle d’autrui pour évaluer soi-même sa pensée et la corriger au besoin.

Ensuite, le terme « recherche » réfère à ce désir de comprendre le monde. La recherche s’amorce par l’émerveillement, la curiosité et le doute, puis une question se pose. Et la recherche continue avec le dialogue pour arriver à un endroit qui n’est pas toujours prévu. On arrive des fois à une réponse, ou à une meilleure compréhension du problème à tout le moins, à la découverte de la plus grande complexité du problème, ou même à de nouveaux problèmes auxquels on n’avait pas pensé. L’importance est donc dans le processus de la recherche et non dans le fait de trouver une réponse unique, qui en fait n’existe pas.

Le terme « philosophique » signifie que la recherche se fait avec un désir d’appliquer la raison à un sujet (Le Robert). Cette façon rationnelle d’examiner les choses permet de les questionner sous les différents angles de la philosophie pour les connaître plus en profondeur; soit la logique, l’épistémologie, l’esthétique, la métaphysique et l’éthique. Voici donc toutes des façons différentes d’aborder un même problème.

L’importance des relations dans la CRP m’a particulièrement marquée. L’interrelation de ces trois termes vient donner toute la cohérence de cette façon d’aborder la philosophie. La recherche se fait de façon collaborative, elle implique donc le besoin d’une communauté. Ensuite, l’aspect philosophique aborde les choses avec la raison mais ne doit pas occulter la partie émotionnelle et contextuelle de la pensée, qui passe également par la communauté. La recherche vient toucher le désir de comprendre qui unit la communauté et le caractère philosophique de celle-ci vise à connaître en profondeur le monde qui nous entoure.  La communauté de recherche philosophique est donc un tout dont les parties sont toutes nécessaires pour arriver au but de mieux comprendre le monde qui nous entoure avec raison. Et ce faisant, le jugement des enfants se développe.

La relation de l’enseignant avec les élèves est aussi très marquante.  L’enseignant n’a pas le rôle de celui qui détient la vérité, la connaissance, comme historiquement. Il est un co-chercheur avec les élèves. Son rôle de guide est extrêmement  important et délicat. Il ne doit pas inculquer sa façon de penser mais travailler à développer la propre pensée des enfants en respectant leurs intérêts. Ceci se réalise dans un dosage lucide de ses interventions et de son utilisation du guide de l’animateur.

L’autre élément qui m’a marquée est les relations entre les différentes habiletés de pensée et leur importance. Plusieurs vont de paire ou découlent les unes des autres. La pensée ne fait pas un travail en silo mais plutôt transversal à travers les différentes habiletés. Par exemple, quand on distingue, on a d’abord fait une comparaison.  Quand on traduit, on interprète aussi. Pour collaborer, on doit d’abord écouter attentivement, s’entraider, construire sur les idées des autres, accepter une critique raisonnable, etc… C’est donc la pratique concomitante de l’ensemble de ces habiletés qui viendront former notre pensée critique, créative et attentive par l’entremise de la communauté de recherche philosophique.

2- Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents.

La philosophie pour les enfants se résume bien par l’affirmation de  De Montaigne : « Mieux vaut une tête bien faite qu’une tête bien pleine ». Une tête bien faite, est un esprit capable de bien penser, et bien penser c’est avoir une pensée raisonnable et rechercher le bien pour soi et pour autrui. À l’opposé, une tête bien pleine, serait un esprit ayant beaucoup de connaissances, tel un ordinateur, mais qui néglige la relation avec l’autre et l’impact de ses connaissances et de ses actes sur sa personne et les autres.

Examinons l’élément de la pensée raisonnable d’une tête bien faite.  Ann Margareth Sharp décrit une personne raisonnable comme : «  une personne rationnelle qui sait tempérer cette rationalité afin d’accomplir ce qu’elle pense être le plus constructif. » Donc, une personne raisonnable, s’appuie sur des critères, des raisons, mais sait nuancer cette rationalité, en fonction des contextes ou des émotions, dans le but visé de rechercher le bon, être le plus constructif. Nous retrouvons ici plusieurs éléments constituant le jugement. Nous pourrions voir également l’élément d’auto-correction dans cette définition, car pour être constructif, il faut savoir reprendre ses erreurs à la base, se corriger en fonction des nouvelles données qui viennent à nous. Une personne raisonnable serait donc une personne ayant un bon jugement.

L’élément de la recherche du bien, c’est aussi de désirer le bonheur. Michel Sasseville fait le lien entre la philosophie et le bonheur : « La philosophie a beaucoup à faire avec le bonheur des personnes, le bonheur des enfants, un bonheur qui se réalise dans le partage des points de vue, dans l’écoute, dans l’action, dans la réflexion, dans la pratique des outils permettant d’apprendre à penser par et pour soi-même ».  Ainsi, on peut trouver le bonheur à penser par et pour soi-même. Une tête bien faite peut penser par et pour soi-même.  Alexandre Herringer rapporte dans la série documentaire que : « Penser par soi-même, c’est vouloir construire consciencieusement ses raisons, ses raisonnements, ses vérités. » Il explique que cet acte « se fait avec les autres pour parfaire la construction de notre pensée. »  Quand on recherche le bien de tous, la relation avec l’autre est primordiale. Le dialogue est l’élément de base pour une éducation à la paix et citoyenne; une pratique de la paix et de la démocratie qui est directement reliée à notre bonheur.

La philosophie avec les enfants,  tout comme De Montaigne, préconise une tête bien faite.  La philosophie pour les enfants désirer leur apprendre à penser par et pour soi-même, en développant leur jugement, leur pensée critique, créative et attentive. Elle propose une activité expérientielle  pour « muscler la pensée » comme dit Michel Sasseville, en développant les habiletés de la pensée. Dans le module 13 on rapporte que « Dans la mesure où la mission de l’école est la formation du jugement, nous avons là ce qu’il faut pour permettre aux enfants de se former en tant qu’être humain vivant dans une société complexe, démocratique et en constante mutation. » Mattew Lippman nous décrit les prémisses d’une tête bien faite: «  Pour devenir (…) capable de bien fonctionner dans une société démocratique, je pense qu’il est nécessaire de savoir lire, savoir écrire, bien écouter, bien penser. »

Ainsi, la philosophie avec les enfants tend à former des têtes bien faites, en développant une pensée raisonnable, leur bon jugement et aussi en recherchant le bonheur et la paix. Pour atteindre ces buts, la forme pédagogique se base sur la communauté de recherche philosophique.

3- Quelle est votre appréciation de ce cours? (sous l’angle du contenu et de sa forme.)

Mon premier contact avec la philosophie avec les enfants a été un article sur le site philoenfant.org justement par une étudiante à ce cours.  J’ai compris tout de suite l’ampleur de ma découverte. Je venais de découvrir comment je pouvais retrouver l’espoir d’un monde plus pacifique, plus juste, plus responsable. Je découvrais qu’on pouvait développer son jugement critique lorsque l’on était enfant, moi qui croyais que c’était inné le bon jugement! Je trouvais enfin une solution à un problème de conscience, comment continuer à vivre ma vie paisible alors qu’il y a tant de souffrance créée par l’humain, à lui-même et à autrui. Ce cours m’a permis d’approfondir ma compréhension et l’importance des communautés de recherche philosophique, des habiletés de la pensée en jeu et d’envisager toutes les retombées de la philosophie pour enfants dans leur vie future.  Je peux apprendre à enseigner aux enfants à développer leur pensée et leur jugement, et ceci aura un impact sur les futures générations. Mon plus grand rêve est que tous les enfants aient accès au développement de leur pensée critique, créative et attentive.

La formule de ce cours est l’outil idéal pour diffuser la philosophie pour enfants à travers la distance et les frontières. L’accessibilité quasi universelle que permet le cours à distance permet de rejoindre des gens de tout lieu. Le portail de l’OVC, avec ses différents « locaux » (bibliothèque, agora, secrétariat, …) reproduit virtuellement un groupe classe. Toute l’information s’y trouve sous les différents onglets. Il est facile d’y travailler et comme nous avons des commentaires au fur et à mesure de nos rapports on peut facilement corriger le tir et progresser dans notre apprentissage.  Nous avons la chance de visualiser  les commentaires de nos collègues permettant de pratiquer ainsi nous-même l’autocorrection. Nous pouvons construire notre apprentissage avec leur aide tout comme dans une CRP.

François Breton, dans son Document synthèse 2 soumis le 23 Avril 2020 à 23:39, a écrit:

1. Je retiens principalement de ce cours toute la richesse de faire de la philosophie avec des enfants. Effectivement, à travers toutes les petites vidéos, j’ai remarqué à quel point ils ont une capacité de réflexion plus grande que ce que l’on pourrait penser à priori, dès leur plus jeune âge. Il faut seulement leur fournir un environnement favorable à la discussion et les guider dans le processus leur permettant de structurer leurs idées pour découvrir leur potentiel.

Également, je retiens la difficulté d’être un bon animateur dans une communauté de recherche philosophique. En effet, cela demande d’être très attentif à la discussion, mais aussi par rapport à nos comportements, afin de s’assurer de ne pas influencer les jeunes vers une opinion en particulier, de ne trop intervenir, etc. À cet âge, les enfants sont susceptibles d’être fortement influencés par les adultes qu’ils voient comme des modèles, ce qui fait en sorte que l’animateur doit avoir une bonne capacité d’introspection. À première vue, je pensais que ce rôle était assez simple, moi-même ayant eu l’occasion de diriger des discussions à quelques reprises, mais avec des adolescents lors de mes stages (j’étudie en enseignement de l’éthique et de l’histoire au secondaire). Ce cours m’a beaucoup fait réfléchir à ma manière de diriger des discussions et je compte apporter quelques ajustements dans ma façon d’approcher la communauté de recherche, moi qui ne laissais pas assez d’espace aux jeunes.

J’ai aussi été marqué par le degré de participation des élèves. On pourrait penser que faire réfléchir des jeunes sur l’amour, l’amitié ou la tolérance ne soulèverait pas les foules, mais les extraits présentés dans le cours montrent le contraire. J’ai été assez surpris de cela étant donné que, dans mon expérience au secondaire, la majorité des jeunes ne sont pas vraiment intéressés à prendre la parole. Peut-être que les élèves du primaire sont moins « blasés » de l’époque que les plus vieux, qui sait.

2. Après avoir fouillé dans le livre du cours « Penser ensemble à l’école », je crois que le terme parfait pour résumer la philosophie pour enfants est l’acte de raisonner, qui a été l’objet du module 7. Celui-ci pourrait être défini comme « la rencontre de deux éléments par le biais d’un troisième qui leur est commun » (Sasseville et Gagnon, p. 28), le fait d’avancer une raison permettant de lier deux données ensemble. Selon Michel Sasseville et Mathieu Gagnon, le raisonnement « vient structurer la pensée d’une manière qui appelle la cohérence et qui suggère un certain ordre, une organisation lucide ». (Idem.) On peut reconnaître cet acte par le fait que le raisonnement est présent là où on cherche des raisons, des explications, dès qu’on tente de répondre à un pourquoi par le fait de définir, grouper, classifier, distinguer, etc. (Sasseville et Gagnon, p. 28-29)

Ainsi, je crois que cet acte résume le mieux la philosophie pour enfants, car il est l’ingrédient principal de son fonctionnement. En effet, la philosophie suppose le questionnement, la remise en question en partant de cette idée de Socrate : « la seule chose que je sais, c’est que je ne sais rien ». Pour en arriver à connaître quelque chose, pour tendre vers cet objectif, il faut réfléchir, aller au fond des choses, se questionner, retourner la terre de ses propres mains pour y dégager tout ce qui s’y trouve comme le dirait Fredrich Nietzsche. Les philosophes postulent que l’outil qui leur permet d’y arriver est leur raison, la faculté qui permet de raisonner. La philosophie pour enfants poursuit le même objectif, avec la nuance que celle-ci tente de l’adapter pour les plus jeunes, elle qui cherche à « d’écrire et [à] pratiquer la philosophie de telle sorte que les enfants et les adolescents puissent l’apprécier ». (Sasseville et Gagnon, p. 8) Le lien intrinsèque entre le raisonnement et la philosophie pour enfants est donc bien présent. Or, dans le cas de cette philosophie, elle est pratiquée en groupe, en communauté de recherche. Le raisonnement se produit donc à deux niveaux à la fois : individuellement et collectivement.

Les différents modules du cours nous permettent aussi de confirmer la prédominance de l’acte de raisonner dans la philosophie pour enfants. En premier lieu, il est clair et net que le raisonnement permet à l’enfant d’acquérir les outils de pensée nécessaires pour pouvoir penser par et pour lui-même, expression régulièrement utilisée par Michel Sasseville pour résumer la finalité de la philosophie pour enfants. En effet, c’est en raisonnant que l’enfant sera en mesure d’émettre des doutes, de donner des raisons et d’aider les autres dans leur cheminement de pensée. Le raisonnement est aussi fondamental dans la recherche, objet du module 8 et de la question synthèse 1. Effectivement, comme nous l’avons vu, celle-ci exige des outils pour qu’elle puisse se réaliser, plusieurs d’entre autres eux étant fournis par le raisonnement, soit le fait de donner des explications, de distinguer, d’argumenter, de définir (module 9), etc. L’acte de raisonner est la condition même de la recherche et l’acte de définir une de ses manifestations, ce qui fait en sorte que le raisonnement l’englobe.

Au module 10, nous avons vu que la philosophie pour enfants pouvait permettre de prévenir la violence et de promouvoir la paix en offrant le dialogue comme alternative, celui-ci promouvant l’écoute, la compréhension et la maîtrise de ses émotions entre autres. Or, qu’est-ce qui compose ce dialogue, cet échange entre les individus? Ce sont des arguments, des raisons, des perspectives qui sont toutes envisagées dans l’optique du raisonnement, du fait lier des éléments ensemble afin de structurer le tout. L’échange ayant comme issue d’éviter la violence n’est possible que si les deux camps acceptent de jouer sur le même terrain, celui de la raison, sans quoi ils seraient incapables de se comprendre.

Le module 12, qui portait sur l’éducation du citoyen témoigne encore une fois du fait que le raisonnement est l’idée qui résume le mieux la philosophie pour enfants. En effet, par cette dernière, il est souhaité que les enfants deviennent de bons citoyens, réfléchis, capables d’interprétation, donc en mesure de participer à la vie démocratique. En revanche, pour que cela soit possible, il faut leur apprendre à argumenter, à donner des raisons, à structurer leur pensée, à discuter en groupe, chose possible par le développement de leur capacité à raisonner. Sans le raisonnement, l’enfant ne peut évoluer en un citoyen exemplaire. Ce citoyen souhaite favoriser le vivre ensemble, dont les objectifs ne peuvent être définis que par la recherche éthique de groupe, que nous avons exploré dans le module 11. La philosophie pour enfants cherche justement à faire réfléchir les jeunes sur des sujets éthiques, qui ont trait aux comportements à adopter par rapport à autrui. Pour ce faire, c’est le raisonnement qui sous-tend cette réflexion, car l’éthique est un objet qui ne peut être atteint et consenti que par elle, l’éthique n’étant pas un fait scientifique observable et objectif.

En conclusion, je crois pouvoir dire que c’est l’acte de raisonner qui, selon moi, résume le mieux la philosophie pour les enfants, car il constitue le tissu même qui permet à cette philosophie d’exister. En effet, le but de cette philosophie est d’amener les enfants à penser par et pour soi-même en les aidant à développer des habiletés de pensée à l’aide de la discussion de groupe. Or, ces habiletés de pensée se basent sur l’idée qu’il est possible de réfléchir sur un terrain commun, que les arguments doivent être évalués à partir de la raison, par le raisonnement. Les thématiques des différents modules ne font que confirmer la préséance du raisonnement sur la philosophie pour enfants, nécessaire pour éduquer le citoyen, prévenir la violence, permettre la recherche éthique, etc.

Guillaume Cormier, dans son Document synthèse 2 soumis le 24 Avril 2020 à 11:12, a écrit:

1-

Un des éléments dont le cours m’a permis de prendre conscience est qu’il est nécessaire de mettre en place une structure afin qu’il soit possible de faire de la philosophie avec les enfants. Lorsque cette structure est bien installée dans la communauté de recherche, elle permet définitive d’en tirer le meilleur des enfants et de développer des échanges constructifs. J’ai l’impression que ce processus est complexe. Il s’agit à la fois de transmettre des connaissances nécessaires aux discussions philosophiques telles que l’usage des exemples, la définition, un argument et à la fois des compétences et des positions nécessaires à la philosophie telles que le doute et l’écoute.

De plus, il faut mettre en place un milieu propice à l’échange et à la discussion. La construction de cette communauté doit être un milieu respectueux, ou tout le monde à sa place et son espace afin de s’exprimer. Il permet d’éviter la violence dans le groupe. J’ai spécialement aimé voir la diversité des enfants s’exprimer sur des sujets profonds. Ce cours m’a alors permis de constater que lorsqu’on laisse un espace adéquat aux enfants, ceux-ci sont capable de réfléchir de manière impressionnante. Par contre, l’animateur garde un rôle essentiel. Il sert d’une part de garde de fou afin de garder les élèves sur le bon chemin lorsqu’ils échangent et réfléchissent sur une question philosophique. Facilement, à travers des exemples ou certains arguments, les élèves peuvent dévier du sujet et c’est la responsabilité de l’animateur de s’assurer et d’empêcher les élèves de s’égarer. De plus l’animateur permet aussi parfois aux enfants d’avancer dans leurs réflexions et éviter de stagner dans les réflexions qu’ils ont déjà eus. Il s’agit simplement de guider les élèves sur un chemin qu’ils ont eux-mêmes en les questionnant sur un élément nouveau qui a été dit. Il est important pourtant de rappeler que l’animateur n’est pas là pour participer activement à la construction des savoir mais simplement comme un animateur. Il a tout de même un rôle primordial en dehors de la communauté de recherche. Il doit planifier les séances en choisissant les thèmes, les compétences à travailler selon le niveau des élèves.

Lorsque ce travail de structuration de la communauté est bien mis en place, il permet aux enfants de laisser libre cour à leurs pensées et à leurs opinions. Chacun mettra son grain de sable afin de construire leurs savoirs

2-

Selon moi l’idée principale de la philosophie pour enfant est de penser pour et par soi-même. Ce concept n’est pas simple, car même adulte, il n’est pas toujours acquis. Penser pour et par soi-même est la capacité de se former un jugement qui est personnel. Lorsqu’on pense par et pour soi-même, il ne s’agit pas de penser seul et de manière individuelle, mais d’avoir un jugement critique qui assure une certaine validité. Il s’agit davantage de construire son opinion, selon nos propres interprétations qui se forgent dans la dimension sociale d’une communauté de recherche. La communauté de recherche donne l’occasion à l’individu d’être confronté à une diversité d‘opinions. Il ne faut pas automatiquement se les approprier. Ces informations doivent être appréhender avec un certain doute et passer au tamis de la pensée critique. La dimension sociale de penser pour et par-soi même est primordiale, car elle permet à l’individu de tester son opinion, de la confronter avec celle de ses paires et de la polir afin d’avoir le jugement le plus fin possible sans pour autant la considérer comme l’ultime vérité.  Donc il faut comprendre qu’il est nécessaire d’avoir un processus de dialogue, car il vient nous enrichir. Selon Michel Sasseville, penser pour et par soi-même est l’objectif de la philosophie pour enfant ( série documentaire, séance 2).

Alors, penser par et pour soi-même nécessite le développement de capacités. Le cours de philosophie développe, dans un premier temps, la compétence de l’écoute. Autant l’écoute active que l’écoute attentive sont nécessaire, car elle est une source d’enrichissement pour notre jugement autant par le critique que par de la nouvelle information. Elle permet aussi le développement de la communication. Il s’agit d’être capable d’articuler sa pensée, ses arguments, une définition afin qu’elle puisse être compréhensible pour soi et pour les paires. De plus, lorsqu’on veut être indépendant dans son jugement, il devient nécessaire de développer certaines positions et compétences cognitives. Elles sont multiples. Lorsqu’on fait de la philosophie, il faut apprendre à raisonner, à se questionner, à évaluer, à interpréter, à distinguer, à anticiper. Celles-ci ne se développe pas naturellement. Ces trois types de compétences sont comme des muscles, ils ont besoins d’entrainement.

Ses outils seront pratiques afin de développer ses réflexions autant les questions fondamentales de la vie que les questions de la société et c’est pour cela je crois que Michel Sasseville identifie ce concept comme étant l’objectif de la pratique de la philosophie pour les enfants. Ces derniers seront des futurs adultes, les citoyens de demain. Ceux-ci devront participer à la construction de ce monde et mettre la main à la pâte afin de trouver les solutions à ce monde problématique. Il est autant plus important de réveiller leur jugement critique et leur capacité à se questionner dans cette société ou les individus sont bombarder d’informations. Ce surchargement peut même être à l’occasion une source de découragement et de désintérêt, mais je crois sincèrement que celui qui est capable de penser pour et par soi-même est capable de surmonter ce défi et même de participer à la discussion autant dans sa dimension sociétaire que personnel. Olivier est un bon  exemple lorsqu’il parle de racisme. Son explication m’a littéralement donnée des frissons. Il aborde un sujet épineux et très sérieux, mais il réussit une reflexion qui est à la fois franche et réfléchis. Il n’emprunte pas de racourcis intellectuels. Ce genre de réflexions m’amène à me dire que la cours de philosophie pour enfant peut vraiment combattre l’ignorance et la désinformation en lèguant un bagage riche de mécanismes qui quitteront jamais. Lorsqu’on adopte une position de doute ou de questionnement, ces attitudes nous suivent dans tous les dimensions de notre vie. Et c’est pour cette dernière raison qu’il est important que l’individu pense par et pour soi-même, car il sera un acteur de demain.

Maude Gagné, dans son Document synthèse 2 soumis le 24 Avril 2020 à 13:31, a écrit:

1-  Que retenez-vous de ce cours ? Quels sont les éléments qui vont ont particulièrement marqués ? Pourquoi ?

Je retiens d’abord que la philosophie est beaucoup plus accessible que ce à quoi je m’attendais avec les élèves. Ils possèdent déjà beaucoup d’habiletés et de connaissances qui peuvent les aider dans leur processus philosophique. Ce qui m’a marqué dans ce cours, c’est le fait que j’ai pu observer des vidéos qui démontrent que les enfants sont beaucoup plus à l’aise que nous le pensons de faire des réflexions philosophiques. Les vidéos nous aident à mieux comprendre comment les élèves peuvent développer rapidement leur pensée. Lorsqu’on les laisse s’exprimer, ils peuvent nous surprendre avec de véritables réflexions philosophiques. Il était très intéressant d’avoir la chance d’assister à d’aussi beaux moments.

Un autre élément qui m’a plutôt marqué dans le cours est l’espace que prend l’observation et l’interprétation d’une même séquence vidéo. En effet, puisque nous sommes plusieurs étudiants à visionner une même séquence, nous observons différentes choses. L’observation peut alors mener à une interprétation plutôt différente d’un même élément. On retrouve dans ses observations et interprétations beaucoup de subtilité à analyser les comportements et les discussions entre les membres d’une communauté de recherche. Cela m’a marqué de voir que nous pouvions visionner un même extrait, mais observer différentes choses à la fois.

2-  Quel terme ou expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents.

Le terme qui résume le mieux la philosophie pour les enfants, en mon sens, est la co-construction. Ce terme se définit peut-être défini comme un processus volontaire sur lequel plusieurs individus parviennent à accorder une définition de la réalité ou une façon de faire (solution à un problème). J’ai choisi ce terme, car nous pouvons facilement observer cette pratique dans les communautés de recherche philosophiques que nous avons explorée au fil de la session.

J’ai choisi ce terme, car je considère qu’il résume très bien l’aspect principal d’une communauté de recherche philosophique. En effet, lors de ce processus les élèves sont amenés à construire ensemble une réponse à une question. Ils auront par exemple à définir un terme avant d’y parvenir ou bien encore à s’entendre sur la réponse à cette question. Dans le module 3, un élément important est soulevé, le penser par et pour soi-même. Cet élément vient appuyer le terme choisi. L’interaction est grandissante dans les séquences vidéo que nous pouvons observer. Ainsi, nous pouvons voir à quel point les élèves échangent entre eux. L’élément de pensée par et pour soi-même demande cependant d’être appuyé par le fait d’une intériorisation du dialogue avec les pairs (Sasseville et Gagnon, 2009). Voilà donc un autre aspect de la co-construction dans une communauté de recherche.

Dans le module 6, nous avons pu observer plus attentivement le rôle de l’animateur. Celui réside dans l’exploration des échanges entre les élèves. En effet, c’est l’animateur qui va poser des questions aux élèves et les guider dans leur réflexion afin de pousser les co-constructions plus complètes. C’est aussi lui qui va promouvoir les interactions entre les élèves. Il va proposer de nouvelles questions et interroger les élèves qui auront tendance à moins s’exprimer. C’est en échangeant leurs points de vue que les élèves peuvent construit leur idée. Plus nous avons de points de vue, plus de pouvons prendre plusieurs éléments en compte et créer une idée qui regroupe plusieurs idées et plusieurs points de vue.

Au module 8, nous avons eu la chance d’observer l’acte de recherche. Il est clair que dans cet acte, les élèves doivent co-construire ensemble afin d’arriver à une réponse justifiée. C’est en émettant des hypothèses et en posant des questions qu’ils pourront arriver à ce résultat. Il s’agit donc d’un autre exemple qui requière la co-construction afin d’arriver ensemble à trouver une réponse à une question de recherche commune. Dans le même ordre d’idée, au module 7 nous avons observé l’acte de raisonner. Dans le même principe que l’acte de recherche, « chacun, à sa manière, participe à la construction du raisonnement. » (Sasseville et Gagnon, 2009). Les élèves sont donc amenés à prendre en compte les différents points de vue pour ainsi construire un savoir. Ils doivent être à l’écoute des autres.

À la suite des exemples soulevés plus haut, je pense que le terme co-construction peut très bien résumer la philosophie pour enfants. On peut voir ce terme se développer tout au long des modules dans lesquels nous avons pu observer des séquences vidéo de communauté de recherche philosophique.

3-  Quelle est votre appréciation de ce cours :

a.   Sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants)

b.   Sous l’angle de sa forme (OVC : la pédagogique utilisée dans ce cours en ligne) ?

Tout au long de la session, j’ai bien apprécié la variété de vidéo que nous avons pu observer. Les éléments à l’étude étaient également très différents les uns des autres ce qui permettait souvent de revoir un même vidéo, mais en se concentrant sur différents éléments. Les contenus étaient bien séparés dans la présentation des différentes séquences vidéo.

Du côté de la forme, j’ai beaucoup apprécié le visionnement des séquences vidéo. Cela permet de bien comprendre les éléments à l’étude en les observant de manière très concrète à travers les échanges des élèves. Je considère que la tâche de travail chaque semaine était très juste et ne prenait pas trop de temps à réaliser.

Références :

Sasseville, M. et Gagnon, M. (2009). Recueil de textes accompagnant le cours L’observation en philosophie pour les enfants (PHI-1064). Université Laval.

Gabrielle Lemieux, dans son Document synthèse 2 soumis le 24 Avril 2020 à 14:23, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi? 

Je considère que les éléments que je retiens sont des éléments qui m’ont particulièrement marquée durant la session. Il y a plusieurs aspects importants que je retiens du cours de philosophie pour les enfants. Je retiens que la pratique de la philosophie se fait tout au long de la vie. Ce n’est pas uniquement dans la classe lorsque nous pratiquons la philosophie que les élèves développent des capacités de pensée. J’ai appris que par la philosophie, il est plus facile d’accéder à d’autres matières scolaires et que la philosophie permet aux enfants de pensée par et pour eux-mêmes. Comme nous l’avons vue au module deux, les 4 habiletés fondamentales lorsqu’on fait de la philosophie sont la communication, le raisonnement, la recherche et la conceptualisation. En communauté de recherche, la communication est au centre de la recherche et les élèves doivent être ceux qui orientent la discussion. Ainsi, le rôle de l’animateur est donc de faire des liens entre les points de vue des élèves et pour soulever des questions qui permettent d’enrichir l’argumentation ou de faire réfléchir les élèves. Il n’y a pas qu’une seule réponse possible en philosophe, mais pour trouver une réponse les membres de la communauté de recherche vont argumenter en soutenant leurs idées par des exemples, des contre-exemples, des hypothèses, etc.  Donc, la philosophie permet aux élèves de faire des liens entre leur expérience de vie et des questions plus complexes.

2- Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents. 

Selon moi, le terme qui désigne le mieux la philosophie est «prendre la parole». En effet, comme nous l’avons vue lors du module 5, prendre la parole peut être compliqué, mais il s’agit «d’un instrument de formation de la pensée». Lorsque l’élève prend la parole, il s’expose à la libre critique des autres (Savard, S.D). La prise de parole permet plusieurs apprentissages pour les élèves. En effet, il permet d’abord de développer sa pensée, puisqu’avant de prendre la parole, l’élève doit penser à ce qu’il va dire. Ensuite, il s’agit d’un apprentissage de respect. Afin que tous les participants de la communauté de recherche ne sentent pas qu’ils sont jugés, alors ils seront davantage ouverts à prendre la parole. Donc, l’apprentissage du respect permet à l’ensemble des membres de la communauté de cherche, de prendre la parole et par le fait même de développer leur pensée. Lorsque tu prends la parole devant un groupe tu t’ouvres au groupe en acceptant de montrer ta vulnérabilité et ton imprécision de ta pensée (Savard, S.D). Prendre la parole peut se faire de différentes façons, par exemple par l’autocorrection, la comparaison, donner des contre-exemples, décrire, donner des exemples, émettre des hypothèses, reformuler, etc. Prendre la parole implique aussi l’écoute active. Puisque la communication est au centre du processus de cherche, il est important que les participants soient capables d’écouter. En ayant une écoute active, les participants à la communauté de recherche suivent le cours de la discussion et son en mesure d’enrichir, de contredire, d’argumenter les propos des autres, puisqu’ils sont suivis la discussion (Module 5). Prendre la parole implique aussi l’acte de raisonner. En effet, en communauté de recherche le raisonnement ne se fait pas seul, il se construit par les différentes interventions des membres de la communauté de recherche (Module 7).

3- Quelle est votre appréciation de ce cours:

 sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

J’ai très apprécié ce cours. Nous avons appris beaucoup sur le développement de la pensée et comment permettre aux enfants de développer leur pensée. Je considère que ce cours me permettra d’être une enseignante qui laissera plus de place à la parole des élèves. En effet, ce cours m’a permis de comprendre que la philosophe ne permet pas uniquement de pensée et argumenter à partir de questions philosophiques. La philosophie permet à l’être humain de développer sa pensée, sa réflexion et son raisonnement. Donc, la philosophie à l’école serait souhaitable puisque cette matière aiderait les élèves à s’exprimer à l’oral, donc plus facile par la suite à l’écrit, à justifier ou prendre position par rapport à des arguments. La philosophique touche aussi les mathématiques puisqu’elle permet de développer le raisonnement, donc si les élèves sont amenés à raisonner dans différent concept je crois qu’il sera plus facile pour eux de réaliser des raisonner mathématiques.

 sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

J’ai bien aimé l’utilisation d’OVC. Au départ, il semble très complexe à exploiter, mais au fil des modules, il est très simple d’utilisation. Je trouve aussi que l’utilisation du documentaire permet une meilleure compréhension de la matière que simplement lire des textes. En effet, le documentaire nous montrait comment se déroulent des cours de philosophie pour enfant tout en nous expliquant l’essentiel de la matière. En plus, les textes offerts permettaient de faire un lien avec le documentaire, donc je n’avais pas l’impression de livre des textes inutilement.

Arianne Girard, dans son Document synthèse 2 soumis le 24 Avril 2020 à 15:21, a écrit:

Travail synthèse 2 :

Question 1 :

Ce cours m’a permis de voir l’importance de pratiquer la philosophie auprès des enfants et m’a fait réaliser que pratiquer celle-ci seulement au niveau collégial a un impact non négligeable sur l’individu. Notamment, la pratique de la philosophie avec les enfants au primaire contribue au développement cognitif des élèves, à l’efficacité de l’apprentissage par le dialogue, à l’apport des uns aux autres dans le cadre de la communauté de recherche philosophique (CRP) sans négliger le rôle central de l’animateur dans l’apprentissage des élèves.

En effet, pratiquer la philosophie avec les enfants dès le primaire peut avoir un impact positif sur le développement cognitif, plus précisément, sur les habiletés de communication et de jugement critique. Comme il est mentionné à maintes reprises dans le cours, les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain. Lorsqu’on observe les dialogues entre les enfants dans une CRP, cette idée de former les adultes de demain devient bien intéressante. En effet, enseigner aux enfants la nécessité de faire preuve de jugement critique, de remise en question, de doute, et ce, en plus de bien communiquer sa pensée aux autres, favorise le développement cognitif de ceux-ci, plus précisément, les habiletés de communication et de jugement critique. Que ce soit à la suite de la lecture d’une histoire en CRP ou bien simplement dans une discussion guidée par l’animateur, les enfants doivent appuyer leur pensée et leurs opinions avec des propos à la fois clairs et nuancés. Pour ce faire, l’animateur peut d’ailleurs grandement contribuer à guider l’enfant lors du processus de recherche et dans la formulation de raisons tangibles (Notes de cours, OVC, module 10). Cet élément m’a particulièrement marquée, puisqu’ironiquement, même entre adultes, il n’est pas rare d’assister à une conversation entre des gens fermés d’esprit qui ne considèrent que leurs opinions et croyances personnelles comme étant vraies. Comment se fait-il que l’ouverture d’esprit et la pensée critique ne soient pas enseignées à l’école au même titre que les mathématiques par exemple? Alors qu’au quotidien, selon moi, il est bien plus probable d’engager un dialogue qui impliquera une part de réflexion personnelle plutôt que la possibilité de discuter de calculs différentiels.

Ainsi, posséder de bonnes habiletés de communication et posséder l’habileté de douter et remettre en question l’information que l’on nous donne est nécessaire tout au long de notre vie. À cet effet, l’acte de raisonner peut bien se faire naturellement, mais si on néglige de nous enseigner l’importance de remettre en question ce qui nous est dit, on ne verra pas la nécessité de douter, d’élaborer son jugement ou de le partager. Ce qui me fait prendre conscience que l’habileté de raisonner n’est pas un concept assez enseigné dans les écoles primaires. Bien que l’habileté de raisonner soit innée, la maîtrise de cette habileté ainsi que sa mise en pratique requièrent toutefois un apprentissage particulier (Notes de cours, OVC, module 7). La pratique de la philosophie avec les enfants en CRP illustre bien la nécessité de cet apprentissage dès l’école primaire. En effet, dans les différentes séquences vidéo présentées dans le cours, on voit bien que la capacité de raisonner n’est pas la même chez tous les élèves. Par exemple, certains ne participent que très peu, alors que d’autres participent beaucoup aux discussions, mais ont souvent besoin d’aide de la part de l’animateur pour formuler leur pensée ou bien pour reformuler les propos d’autrui. Bien sûr, je ne prétends pas que les élèves qui ne participent pas soient incapables de raisonner, mais il est pertinent de se questionner sur les motifs de leur faible participation. Ainsi, le raisonnement n’est pas maîtrisé par tous dans la même mesure ce qui influence le déroulement des séances de CRP. Cette simple différence entre les individus au sein de la CRP fait en sorte que ce sont souvent les mêmes qui parlent et sans l’intervention de l’animateur, ces discussions ne permettraient pas aux élèves d’acquérir les habiletés visées par la CRP. Ce qui me fait réaliser la richesse de l’apprentissage par le dialogue.

À cet effet, tous les processus qui sous-tendent le dialogue chez l’enfant sont tout aussi importants que le message lui-même. En communauté de recherche philosophique (CRP), le dialogue est central au déroulement de l’activité. C’est d’ailleurs par la prise de parole d’un enfant qu’on peut observer son engagement et son investissement dans l’activité philosophique (Notes de cours, OVC, module 5). Ainsi, lorsque l’enfant partage son opinion quant à une question formulée, notamment par l’animateur, le contenu de son discours et les démarches qu’il a effectuées pour arriver à ses conclusions sont tout aussi importants. En effet, pour qu’un élève arrive à une conclusion, ce dernier doit nécessairement passer par différentes étapes dans le processus de recherche, soit l’élaboration de sa pensée. Notamment, l’intervention effectuée par l’élève contient des traces de son processus de recherche, par exemple, l’utilisation de mots comme : « parce que » pourrait illustrer sa capacité à raisonner ou à donner des raisons (Notes de cours, OVC, module 2). Alors que l’utilisation de mots comme « je doute que … » ou bien « je me questionne quant à … » illustre la capacité de l’élève à douter (Notes de cours, OVC, module 2). Ces deux exemples illustrent bien que la grammaire joue un rôle important dans la traduction de la pensée de l’enfant. D’où l’importance de pratiquer l’habileté de dialoguer des enfants, puisque le choix même des mots pour la construction de phrase est lui-même porteur de sens. Cet élément du cours m’a particulièrement marquée, puisque bien souvent on s’intéresse à ce qu’un enfant dit, mais pas à comment il le dit. On prend pour acquis que le message seul sera utile à l’interprétation que l’on va faire, mais de ne considérer que le discours, sans prendre en considération l’élaboration de la pensée de l’élève (le processus de recherche) et le choix des mots peut certainement biaiser notre interprétation. Tout comme le fait de ne pas maîtriser ces habiletés de partager son raisonnement et de communiquer clairement notre pensée critique pourraient nuire à l’interprétation que les autres feront de notre intervention.

D’ailleurs, la dimension sociale qu’offre la pratique de la philosophie avec les enfants en CRP est aussi un élément marquant de mes apprentissages. En tant qu’étudiante en psychologie, l’apport de la présence des autres a toujours été un sujet qui m’a intéressé tout au long de mon baccalauréat. Toutefois, dans le cadre de mes autres cours, il s’agissait particulièrement de notions théoriques avec très peu d’exemples et d’illustrations tirés du contexte réel, soit hors laboratoire. Avec ce cours, je constate l’influence positive de chacun des membres sur la CRP, plus précisément, l’impact de la présence des autres sur les raisonnements de chacun. Chaque élève peut amener un autre à aller plus loin dans ses réflexions lorsqu’il se questionne ou se positionne face à son opinion, qu’il s’oppose à la conclusion d’un autre, ou bien lorsqu’il illustre sa conception des choses à l’aide d’exemples personnels. Ils ont tous la capacité d’amener la discussion toujours plus loin sans que l’animateur dise qu’il y a une réponse qui soit meilleure que l’autre (Notes de cours, OVC, module 10 & module 2).

Ce qui m’amène au dernier élément ayant marqué mon intérêt dans ce cours, soit le rôle de l’animateur et les limites de ce dernier. Certes, l’intérêt principal de ce cours est l’enfant dans un contexte de CRP et ses habiletés à pratiquer la philosophie. Néanmoins, le déroulement des séances de CRP ne serait pas le même sans les interventions pertinentes des différents animateurs. Par exemple, lorsque l’animateur fait un lien entre ce qu’un élève dit et un autre, il assure la mise en commun et un déroulement efficace de la séance de CRP en contribuant à l’élaboration du dialogue en plus d’aider les élèves à raisonner (Notes de cours, OVC, module 10). Ce dernier ne doit toutefois pas parler à la place des élèves et prendre leur place. Il doit aussi savoir se montrer neutre et ouvert aux interventions de chacun. D’ailleurs, l’animateur exerce une certaine autorité sur les élèves, d’où l’importance de nuancer ses propos et ne pas donner son opinion, puisque les enfants pourraient facilement interpréter l’opinion de l’animateur comme étant la bonne opinion, sans remettre nécessairement en doute ses affirmations.

Question 2 :

Selon moi, le terme chercher est l’expression qui est la plus adéquate pour résumer ce qu’est la philosophie pour enfant. La communauté de recherche philosophique (CRP) permet aux enfants de s’investir dans l’activité philosophique notamment par le biais de la recherche. En effet, lorsque les enfants participent à une activité de la CRP, il ne s’agit pas simplement de les exposer à des définitions ou à des histoires qu’ils doivent mémoriser ou interpréter chacun de leur côté. Au contraire, chercher en philosophie réfère au processus dans lequel l’enfant s’engage et au cours duquel il tente de répondre à différentes questions qui suscitent un intérêt chez lui et dont il élabore sa réponse en passant par les étapes suivantes : la frustration, le doute, la formulation du problème, la formulation d’une hypothèse, la vérification de celle-ci, la recherche de contre-exemple, la formulation d’une nouvelle hypothèse tenant compte du contre-exemple, ainsi que l’application de la nouvelle hypothèse à une situation réelle. Toutefois, les étapes ci-dessus ne sont pas nécessairement toutes présentes dans chaque processus de recherche ni dans cet ordre non plus (Notes de cours, OVC, module 8). Chercher permet à l’enfant de mettre en pratique divers outils acquis grâce à la CRP comme le questionnement, la formulation d’hypothèse, le jugement critique, le raisonnement ou l’écoute active dans un environnement favorable à l’échange d’idées et à la participation de chacun. Chercher est donc l’activité centrale observée dans la philosophie avec les enfants en raison de toutes les compétences que cela permet de développer.

Ainsi, lorsqu’un enfant cherche dans le cadre de la CRP, il peut faire face à de la frustration ou, autrement dit, il est confronté à un obstacle qui peut créer un inconfort chez lui (Notes de cours, OVC, module 8). Cela pourrait être attribué à une incompréhension, à de l’incohérence ou lorsque des propos vont à l’encontre de sa conception personnelle. C’est lorsque l’élève rencontre cet obstacle qu’il va débuter son processus de recherche. Dans le cadre de la CRP, les élèves sont encouragés à ne pas être passifs devant un tel phénomène, c’est d’ailleurs pourquoi les animateurs les encouragent à prendre la parole et à prendre position (Notes de cours, OVC, module 10). La frustration est donc essentielle à l’instigation de la réflexion de l’élève, celle-ci motive l’enfant à s’engager dans l’activité par les réactions qu’elle suscite chez lui. La frustration est donc en quelque sorte l’élément de départ qui pousse l’enfant à prendre part à la discussion et à s’engager dans un processus réflexif. Cette frustration peut d’ailleurs mener l’enfant à douter des informations qui lui ont été présentées. En effet, le doute est aussi une étape par laquelle l’enfant peut passer en cherchant réponse à une question ou une problématique donnée. Le doute réfère essentiellement à l’état dans lequel on se trouve lorsqu’on est apte à remettre en question une information donnée ou nos croyances personnelles (Notes de cours, OVC, module 2). Pour que le doute puisse être vécu, l’individu doit toutefois avoir une certaine ouverture d’esprit et être à l’aise avec la possibilité que ses opinions ou croyances soient erronées. Cette disposition qu’est l’ouverture d’esprit n’est toutefois pas présente chez tout le monde et il importe de savoir développer cette habileté. Ainsi, lorsque l’enfant se met à chercher, qu’il s’investit dans le déroulement de l’activité, il met en pratique son habileté à douter et à remettre en question ce à quoi il est exposé, que ce soient ses croyances personnelles, ou bien celles d’autrui. C’est d’ailleurs le contexte d’échange encadré par l’animateur lors des séances de CRP qui favorise le développement de telles habiletés chez les enfants.

Également, puisque les interactions de la CRP sont majoritairement effectuées par le dialogue, l’enfant doit se prononcer et formuler la problématique à laquelle il est exposé avant de pouvoir partager son hypothèse. La formulation de la problématique et d’une hypothèse sont des étapes importantes dans la philosophie avec les enfants, puisque celles-ci permettent de traduire leur interprétation et de favoriser le développement de la raison. Lorsque l’enfant doit reformuler dans ses mots une situation présentée, cela lui permet de s’approprier la situation et d’illustrer sa compréhension de celle-ci. Tout comme la compréhension, l’interprétation faite par l’enfant est subjective. Il est d’ailleurs possible que l’interprétation effectuée par l’enfant soit illustrée dans l’hypothèse qu’il formule (Notes de cours, OVC, module 12). À cet effet, il est donc primordial que l’enfant soit en mesure de tester son hypothèse. Puisqu’il pratique ses capacités de remise en question avec la CRP, l’activité philosophique doit aussi permettre à l’enfant de réfuter ses propres hypothèses, ou du moins chercher un contre-exemple. L’enfant vient alors travailler sa capacité à nuancer ses propres propos tout en illustrant la pertinence de ne pas prendre comme vraie même ses propres affirmations (Notes de cours, OVC, module 10). De plus, lorsque l’enfant cherche un contre-exemple à son hypothèse, il peut par la suite utiliser celui-ci pour clarifier propos (Notes de cours, OVC, module 4). La clarification de ses propos peut favoriser une meilleure compréhension de son hypothèse auprès de ceux qui participent aussi à la CRP. Ainsi, une fois le contre-exemple trouvé, l’enfant peut s’en servir pour formuler une nouvelle hypothèse qu’il appliquera alors à une situation réelle (Notes de cours, OVC, module 8).

Lors de son processus de recherche, l’enfant va être appelé à appliquer son hypothèse à une situation réelle. L’application concrète d’hypothèse n’est pas toujours possible dans un dialogue qui s’inscrit à l’extérieur de la CRP. La communauté de recherche philosophique permet de dépasser les limites de ce qui est probable et d’étendre nos interprétations personnelles à des situations concrètes. Notamment, les enfants vont appuyer leurs hypothèses sur des raisons qu’ils chercheront par eux-mêmes et non pas par des exemples fournis par un enseignant. Ils vont par le fait même développer leur habileté à raisonner (Notes de cours, OVC, module 2). En cherchant, l’enfant passe donc par différentes étapes qui lui permettent de mettre en pratique ses habiletés cognitives et sa capacité d’introspection. C’est donc en raison des habiletés que chaque étape de la recherche permet de travailler auprès de l’enfant et par l’investissement et l’engagement que celle-ci nécessite que l’on constate la place centrale qu’a le fait de chercher dans la philosophie pour enfants.

Question 3 :

J’ai beaucoup apprécié le contenu du cours. Les différents concepts qui s’adressent aux participants et aussi au rôle de l’animateur sont bien définis et la plateforme très interactive, ce qui favorise bien l’intégration de la matière. D’ailleurs, les définitions de chaque terme et les exemples détaillés à l’aide de dialogue sont très pertinents et illustrent bien chaque définition. Cela simplifie d’ailleurs l’application de chacune d’entre elles aux différentes vidéos. Les séances sont d’ailleurs bien présentées et bien structurées. Toutefois, bien que l’objectif de la CRP soit de favoriser les dialogues, je crois qu’il serait pertinent aussi de voir l’évolution des enfants au cours de ce programme de philosophie. Par exemple, les questionner individuellement avant le début de l’activité, soit en début d’année scolaire pour voir leur capacité de s’exprimer, de raisonner, de remise en question et l’élaboration de leur pensée. Puis, effectuer des rencontres individuelles à la moitié de l’année scolaire et à la fin de l’année afin de l’évolution et l’impact que la CRP a sur chaque élève. Il pourrait même être intéressant d’effectuer des comparaisons avec un groupe contrôle d’élèves ne suivant pas les CRP, mais qui auraient plutôt des cours magistraux sur la philosophie, adaptés aux enfants bien sûr, et un groupe qui n’a pas du tout de cours ou de rencontres de groupes.

Le cours en ligne sous forme de capsules vidéo et de journal de bord est une formule très intéressante et différente des autres cours en ligne que j’ai eue au cours de mon parcours universitaire. Toutefois, L’OVCest un site bien différent du portail et bien plus complexe à utiliser. Également, j’ai eu quelques difficultés avec ce site, soit pour la connexion, certaines de mes réponses n’ont pas enregistrées, il est impossible d’écrire son commentaire sur une capsule sur Word avant et de faire copier-coller, que ce soit pour vérifier la structure de nos phrases ou pour éviter les fautes. Notamment, lorsqu’on le fait, le texte apparaît avec des « %// » au travers, ce qui rend sa lecture plus difficile. Par ailleurs, mon portail est très facile d’utilisation et il est possible d’avoir des notifications lorsqu’une personne participe aux forums et aux commentaires d’une séquence. Alors qu’avec l’OVC, si on veut répondre au commentaire de quelqu’un on doit chercher dans les commentaires. Je sais bien qu’il est difficile de réformer la plateforme au complet, mais personnellement la moitié de mes cours en psychologie sont effectués en ligne et bien que j’aie de bonnes aptitudes informatiques, je me suis perdue à quelques reprises dans ce cours. Même si j’ai écouté la capsule d’introduction et le guide de l’OVC plus d’une fois, il m’a d’ailleurs fallu quelque temps avant de comprendre où étaient les rétroactions des tuteurs et la série documentaire. Les commentaires des tuteurs étaient toutefois très pertinents pour ma compréhension et m’ont permis d’améliorer mes réponses et mes réflexions.

Hortense Chopart, dans son Document synthèse 2 soumis le 24 Avril 2020 à 18:54, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Je retiens le travail particulièrement important de l’animateur, modèle et jardinier en permaculture (module 6). Il offre, explose, utilise les outils de la pensée pour que les enfants se les approprient et développent leur pensée propre (en créant des liens). Il lui faut être structuré dans ses interventions, lucide et humble, ainsi que bien préparé afin de lâcher la direction à la CRP au groupe (module 13). Il ne dirige pas comme dans un cours normal, où le but est prédéterminé, il participe au même titre que les autres participants.

L’écoute, le questionnement et la traduction sont des outils indispensables de l’animateur pour provoquer l’engagement et prise de parole, exposant ainsi différentes manières de penser (selon les forces de chacun, les points de vue différents, des contextes différents).

Mais comme tout système éducatif, celui-ci n’est pas neutre. Il porte en lui une vision socioconstructiviste (module 13). Dans le contexte d’une CRP, il est nécessaire que ces valeurs soient celles de l’animateur (démocratie, non-violence, respect, collaboration, reconnaissance). Il ne peut pas être modèle de celles-ci sans qu’elles lui appartiennent, comme à tout apprenant de la CRP. C’est par l’intégration et l’acceptation de ces valeurs que la CRP existe. Elle initie à un modèle social (module 12).

Certains éléments m’ont plus marqué :

– le questionnement, outil essentiel de l’animateur, est toujours bienveillant. Il apporte la pensée plus loin dans la recherche et l’affirmation de sa place comme chercheur.

– l’enchevêtrement des habiletés tel que nuancer et distinguer ou poser des hypothèses avec un ensemble d’habiletés (donner des raisons, construire un raisonnement, classifier, catégoriser, interpréter…). Les habiletés ne sont pas exclusives, elles sont encastrées dans un réseau de liens qui forme une partie des apprentissages (par l’utilisation des outils de la pensée).

– la co-construction qui appelle l’engagement de chacun, un effort riche, mais demandant. Il sous-entend de toujours aller plus loin dans sa pensée avec le questionnement, les hypothèses, les critères, la validation et l’auto-correction pour penser ensemble. Il provoque la découverte, la remise en question et l’ouverture à l’altérité.

– la formation du jugement raisonnable dans la pratique de la philosophie avec les enfants par la découverte et l’utilisation de la combinaison de la pensée créatrice (hypothèse), la pensée critique (critère, correction, contexte) et la pensée attentive. Jugement qui n’est pas seulement raisonné, mais aussi tempéré, outil de base de l’être humain et du citoyen.

Je retiens pour moi plusieurs points à travailler par la pratique :

– une meilleure structuration dans mes observations (critère observable en adéquation avec les critères définis).

– un perfectionnement de l’utilisation des outils de la pensée et le questionnement bienveillant.

– le développement du plaisir dans le lâcher-prise afin de prendre part au processus de recherche, découvrir et s’émerveiller comme les autres.

– l’utilisation le plus souvent possible du « pourquoi » sans être intrusive.

Pour être modèle, il faut commencer par soi-même : apprendre, être humble, se connaître perfectible.

Références :

Le petit Robert / Robert, Paul. 2011.

Penser ensemble à l’école / Sasseville, Michel et Gagnon, Mathieu. 2012.

La pratique de la philosophie en communauté de recherche : entre rupture et continuité / Sasseville, Michel. PUL : 2018

PHI-1064, Série documentaire Des enfants philosophent / Sasseville, Michel, Mathieu Gagnon. Université de Laval. Hiver 2020.

PHI-1064, Observatoire virtuel collaboratif / Sasseville, Michel, Mathieu Gagnon. Université de Laval. Hiver 2020.

2- Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents.

Le terme qui représente le mieux pour moi la philosophie pour les enfants est :

Processus d’enrichissement humain

Un processus est l’ensemble des phénomènes conçu comme actif et organisé dans un mouvement de progression vers un résultat. Le processus d’enrichissement humain est la conscience de cette progression vers la formation d’une personne plus consciente et autodéterminée d’elle-même et du monde dans lequel elle vit.

La philosophie pour les enfants est un processus de rencontre avec les étapes qui sont la lecture d’une histoire (élément déclencheur), le questionnement, l’élaboration, éclaircissement et choix d’une question, le dialogue ensemble et la conclusion (module 3 et 4).

Mais c’est aussi un métaprocessus composé de processus secondaires :

– processus social pour vivre pleinement en société. Car les communautés de pratique philosophique sont la création de plus petites sociétés (module 6) régies par des règles et des valeurs humanistes et socioconstructivistes telles que le respect, l’égalité, le partage, la justice, la collaboration, la co-construction de la pensée, la découverte de l’autre, le dialogue et l’expérience des relations sociales (module 2). Ces modèles miniatures  tendent vers leur grande soeur, une société démocratique et respectueuse de chacun (module 12).

– processus éducatif visant à mettre en oeuvre les moyens du développement et de formation de l’être humain par apprentissage. Les enfants s’engagent dans une activité de libre penseur en pratiquant les habiletés à penser, les interactions sociales, le processus de recherche, les concepts et l’épanouissement de soi au travers des modèles donnés lors des échanges (module 10 et 11). Ils intègrent les définitions et les conditions de chaque outil, objets ou moyens par l’expérience.

– processus de pensée pour former des jugements raisonnés par une pensée mieux structurée. Pour cela, les enfants prennent conscience des différentes habiletés de penser, les expérimentent dans différents contextes lors des dialogues philosophiques. Ils sollicitent la pensée des autres, mais affirment leur pensée par la prise de parole lors des échanges (module 5), ce qui apporte du volume à leur pensée. Ils apprennent à construire une pensée cohérente (module 2) en utilisant des critères et à vérifier cette pensée (module 9).

– processus de recherche qui revient à déplier l’objet de pensée par le questionnement, la création d’hypothèse, l’analyse et la mise à l’essai, la vérification, la correction, le résultat, pour mieux définir ou comprendre l’élément rechercher. Découvrir les idées des autres et les siennes et la manière de les penser (module 2) dans le dialogue et la parole.

– processus de liens pour penser les choses, les communiquer. C’est la création de liens aussi bien entre les concepts que les gens : acception de l’autre, interaction, interdépendance, mais aussi de la pensée et de la parole, par la pratique du dire ce que l’on pense (module 5).

– processus sur soi pour se découvrir par la parole au travers de l’expérience du penser ensemble : s’assumer, se respecter, se faire confiance, exister au monde, être acteur, être libre de penser (module 4).

L’ensemble de ses processus forment le métaprocessus qui vise la formation d’un être humain plus équilibré.

Mais le principal dans la philosophie pour les enfants n’est pas ni le résultat du dialogue ni celui du processus, c’est le chemin tracé et découvert (module1, 12). Processus itératif, car il peut et devrait toujours recommencer (module 2).

Références :

PHI-1064, Série documentaire Des enfants philosophent / Sasseville, Michel, Mathieu Gagnon. Université de Laval. Hiver 2020.

PHI-1064, Observatoire virtuel collaboratif / Sasseville, Michel, Mathieu Gagnon. Université de Laval. Hiver 2020.

3- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants) :

Le contenu est une belle définition de la philosophie pour les enfants. Elle met en valeur les différents points d’approche de celle-ci, les agents et les ressortissants de cette pratique. C’est une excellente introduction très structurée.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

Ce cours est un ensemble intéressant de théories et de pratiques d’observation afin d’acquérir une expérience d’habiletés-outils en communauté de recherche et en philosophie. L’utilisation des vidéos d’illustration ou de témoignages et les textes forment un bon équilibre. Le contenu est très adapté, il en faudrait plus et plus longtemps de mon point de vue. Les interactions nécessaires à l’assimilation du contenu sont bien faites et demandent la lecture des interventions des autres participants. Cette stratégie rappelle sous une autre forme les communautés de pratique en y intégrant l’aspect de co-construction. La seule chose que j’ai eu du mal à gérer est les corrections des activités qui arrivaient plusieurs rapprochés et non en continu. Des périodes de remise de correction ou des indications visuelles à l’entrée de la formation lorsqu’une correction est disponible m’auraient aidé à m’organiser. Mais je qualifierais la formation d’une très bonne formation à distance qui, je pense, atteint ses objectifs.

Marie-Jeanne Sylvain, dans son Document synthèse 2 soumis le 25 Avril 2020 à 11:23, a écrit:

1- Un des éléments qui m’a particulièrement marqué est la dimension sociale de la philosophiepour enfants, soit l’esprit de la communauté de recherche. En effet, les visionnements des vidéos ainsi que la lecture des textes m’ont permis de constater que la philosophie pour enfants ne serait pas la même sans cette communauté. J’ai trouvé cela fascinant de voir les enfants échanger et partager avec autant de respect et de bienveillance à l’égard des autres. De plus, j’ai pu rapidement constater que la communauté était importante afin de mener un dialogue critique et argumenté par rapport à une question ou à un sujet choisi. En effet, les commentaires des uns viennent enrichir, remettre en question et compléter ceux des autres. Dans les vidéos, il m’a semblé que les enfants étaient très matures dans leurs façons de s’y prendre et de prendre la parole.

Un second élément qui m’a marqué, est le rôle important que joue l’animateur. En effet, celui-ci m’a tout particulièrement intéressé, car étant finissante du baccalauréat en enseignement au primaire, je me voyais exercer ce rôle avec mes futurs élèves. Ce rôle, même s’il n’est peut-être pas autant au centre de la recherche que les participants, est néanmoins crucial et important. L’animateur agit en quelque sorte en guise de médiateur. Il aide les élèves à reformuler leurs propos, à les clarifier. Il démontre une grande ouverture face aux propos des élèves et la bienveillance guide son animation. Il peut aussi rediriger la discussion et proposer des pistes de recherche. Bref, les aptitudes que nécessite le rôle de l’animateur sont multiples et celles-ci m’ont particulièrement marqué. Je pense notamment à la séquence visionnée C30 lors de laquelle l’animatrice faisait preuve de trop parler. J’ai trouvé pertinent et constructif de visionner une séquence allant à l’encontre d’une bonne animation.

Enfin, un troisième élément de ce cours qui m’a marqué est les éléments à l’étude concernant les multiples habiletés de la pensée. Je pense notamment à ceux-ci, pour n’en nommer que quelques-uns : aider point de vue, clarifier, questionner outils, définir, chercher, etc. L’étude de ces éléments ainsi que leurs mises en application vues dans les séquences m’ont tout particulièrement intéressé. En effet, auparavant, je n’avais jamais réellement pris conscience ou fait l’effort d’associer un élément de la pensée à mon raisonnement. Ainsi, après avoir tenté d’identifier ces éléments dans les séquences à l’étude, je me suis mise à faire l’exercice avec moi-même. Je trouve cela très intéressant et enrichissant de s’y intéresser et de prendre conscience de la complexité de notre raisonnement.

2- Selon moi, la philosophie pour enfants se résume le mieux en cette idée : le socioconstructivisme. Selon le Ministère de l’Éducation du Québec, le socioconstructivisme est une « approche issue du constructivisme et axée sur la dimension sociale et interactive de l’apprentissage » (Ministère de l’Éducation du Québec, 2004). Deux éléments importants de la définition retiennent mon attention et sont, à mon sens, l’essence même de la philosophie pour enfants : l’aspect de construction et l’aspect de la dimension sociale. En effet, le socioconstructivisme tel que présenté par Vygotsky met l’accent sur les contacts humains et la construction des connaissances. De plus, la confrontation avec les points de vue d’autrui est considérée comme une occasion d’apprendre. Nous nous pencherons donc sur ces deux éléments, la dimension sociale et les constructions des connaissances du socioconstructivisme, afin de voir en quoi ceux-ci résument le mieux ce qu’est la philosophie pour enfants.

Dimension sociale

Tout d’abord, pour bien comprendre ce qu’est la philosophie pour enfants, il faut savoir que les enfants sont naturellement curieux. Ils posent des questions, cherchent à savoir comment fonctionnent les choses, à questionner le monde et les éléments qui les entourent. Les enfants et la philosophie vont donc de paire : les deux se nourrissent de la curiosité et de la recherche. Tel que mentionné dans la lecture du module 1, un enfant qui philosophe se questionnera sur sa façon de penser tout simplement. Cet acte de réflexion ne doit pas se faire seul pour dire qu’il s’agit de la philosophie. En effet, l’esprit de communauté est un des éléments centraux de la pratique. Les enfants apprennent à penser par et pour eux-mêmes dans le cadre d’une communauté de recherche. Tous les membres se trouvent engagés dans un processus de recherche autour d’un sujet ou d’une question qu’ils ont eux-mêmes choisi. Tel que le définit le dictionnaire Larousse, une communauté est un ensemble de personnes unies par des liens d’intérêts. Il va de soi que dans le cadre d’une communauté de recherche philosophique, le lien qui unit ses membres est le désir de dialoguer, de se questionner et de chercher une réponse à une question prédéterminée. Le module 2 du cours concernant l’observation démontre bien cet aspect de communauté. En effet, un individu qui rentrera dans une classe où les élèves font de la philosophie pour enfants verra des enfants, assis en cercle, qui s’écoutent, s’aident, se corrigent, se questionnent, etc. La dimension sociale est très présente. Par exemple, nous pourrions dire que la lecture du texte en amont du dialogue est en fait un premier moment d’échange en groupe, puisque chacun lit le même texte et la lecture s’effectue à tour de rôle (module 4).

Construction des connaissances 

La construction des connaissances, étant un des éléments fondamentaux du socioconstructivisme, en est aussi un bien présent dans la pratique de la philosophie avec les enfants. En effet, dans cette petite communauté, chacun est amené à expliciter sa pensée et ses idées afin de contribuer à la recherche. Le dialogue est donc au centre de l’acte de penser par et pour soi-même (module 3). Tel qu’expliqué dans la lecture du module 7, chacun participe à la construction du raisonnement. Les enfants fournissent, à tour de rôle, des éléments permettant de construire ce raisonnement. Pour y arriver, les enfants mettront en branle une panoplie de stratégies telles que distinguer, classifier, découvrir les ambigüités, etc. Ainsi, ce sont par leurs interactions que les enfants parviendront à se construire une réponse ou une pensée critique relative à un sujet donné. Ils parviendront à s’engager dans un processus de recherche commun lors duquel certains formuleront des hypothèses, d’autres tenteront de les valider, de trouver des exemples, ou de formuler de nouvelles hypothèses (module 8). Enfin, pour que les enfants parviennent à co-construire leur savoir, il faut que chacun ose prendre la parole afin de partager ses idées à la communauté (module 5).

En bref, à la lumière des éléments mentionnés ci-dessous, voilà pourquoi je pense que le socioconstructivisme est un terme qui résume bien deux éléments centraux de la philosophie pour enfants.

Sources :

Larousse. Récupéré de : https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/communaut%C3%A9/17551

Ministère de l’Éducation du Québec. (2004). Fiche terminologique. Récupéré de : http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=8358596

3- J’ai bien apprécié suivre ce cours lors de ma dernière session à l’université. Pour ma part, je trouvais le site de cours un peu compliqué au début puis, la routine est vite embarquée. J’aime le fait qu’il n’y ait pas de bonnes ou de mauvaises réponses : il s’agit ici plutôt de justifier adéquatement ce que l’on pense. Cela enlève de la pression et nous permet davantage de nous concentrer sur le « comment expliquer ce que je pense » et non sur le « est-ce que je vais avoir la bonne réponse ».  Cela fut très formateur. Le contenu est également intéressant compte tenu du fait que celui-ci est appuyé par des nombreuses séquences vidéo permettant de voir en action les élèves faire de la philosophie. Le seul élément de contenu que j’aurais aimé voir et que je n’ai pas vu est le suivant : comment mettre en place la philosophie pour enfant en classe. Concrètement, qu’est-ce qu’il faut faire la première fois que nous faisons de la philosophie avec les élèves? Comment mettre cela en place dans sa classe? Somme toute, j’ai été agréablement surprise par ce cours.

Louise Chetaille, dans son Document synthèse 2 soumis le 25 Avril 2020 à 12:12, a écrit:

1. Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Quand Camil Bouchard se voit poser la question « que devrait savoir un jeune en sortant du secondaire », dans De quoi le Québec a-t-il besoin en éducation?, il répond : « il doit savoir poser des questions, considérer correctement les problèmes et décoder son environnement dans sa complexité; il doit savoir où et comment chercher les explications et les solutions possibles, puis pouvoir modifier son opinion, enrichir ses connaissances, puis déterminer et explorer toutes les possibilités qui s’offrent à lui lorsqu’il ferme les portes du secondaire. » (De quoi le Québec a-t-il besoin en éducation?, p.58-59). Selon moi, la philosophie pour les enfants s’inscrit exactement dans cette perspective-là. Par le développement de leur pensée et de leur jugement, les enfants sont amenés à penser par et pour eux-mêmes de manière autonome. Cette autonomie de pensée leur permet d’être critiques et réflexifs face à toute situation. Commencer dès le plus jeune âge des enfants à développer ces habiletés ne peut être que bénéfique.

Je retiens de ce cours tous les avantages de la pratique de la philosophie pour les enfants, que ce soit pour les enfants ou pour les enseignants. Tout le monde est gagnant. Nous sommes en continuel apprentissage des habiletés de pensée et nous avons toujours place à l’amélioration. De plus, la philosophie pour les enfants s’inscrit très bien dans le cursus scolaire. Cette pratique concorde très bien avec les objectifs d’apprentissage du primaire, tel que nous l’avons vu dans le module 13.

Je retiens aussi que la philosophie pour les enfants permet de préparer les enfants à vivre dans une société démocratique et à ce qu’ils prennent part de manière active au processus. La philosophie leur permet de ne rien prendre pour acquis, mais de toujours poser des questions et remettre en doute. Ils apprennent à déceler la manipulation, l’endoctrinement et les sophismes qui sont utilisés dans leur quotidien, par les personnes en position d’autorité, dans les médias et en politique (Sasseville et Gagnon, Penser ensemble à l’école, 2012, module 7, p.28). La philosophie pour les enfants est donc un investissement à long terme. De plus, les enfants d’aujourd’hui seront les parents de demain. S’ils ont été amenés à faire de la philosophie dès leur jeune âge, ils seront portés à transmettre ces habitudes de questionnement à leurs enfants et ils seront mieux préparés pour leur répondre (série documentaire Des enfants philosophent, émission 8).

Les habiletés philosophiques développées ne se limitent pas à la pratique de la philosophie, mais sont transposables dans diverses situations et facettes de la vie. En effet, à l’école, les enfants peuvent décider de se questionner sur l’aspect éthique des colonisations et des traitements réservés aux autochtones lors de leur cours d’univers social.

La philosophie pour les enfants permet à ces derniers d’avoir un temps de parole qui est parfois oublié dans les classes. En effet, une étude menée par l’UNESCO à la fin du XXe siècle a montré que les enseignants accaparent 80% du temps pour parler (série documentaire Des enfants philosophent, émission 6). Mais comment apprendre à connaître les particularités, les forces et la pensée de chaque enfant s’ils ne parlent pas? De plus, en prenant la parole, les enfants réalisent qu’ils ont un rôle à jouer dans la construction de leur savoir.

Ce qui m’a le plus marqué lors de ce cours est l’importance de savoir bien observer pour un animateur. En effet, nous avons vu que dans une même séquence vidéo, nous pouvions observer de nombreux éléments distincts et que selon l’élément sur lequel nous nous penchions, nous découvrions une nouvelle facette d’une réflexion et nous réalisions une nouvelle manière d’accompagner les enfants. Il est donc très important de savoir poser de bonnes questions aux enfants, de leur rendre explicites les comportements attendus et de savoir observer le non verbal des enfants.

Somme toute, la philosophie ne devrait pas être réservée au collégial, mais devrait être intégrée au parcours primaire et secondaire. En effet, ce sont tous les enfants qui devraient être mis en contact avec la philosophie et être amenés à développer leur autonomie de pensée. Ce ne sont pas tous les enfants qui se rendent au collégial, mais ce sont tous les enfants québécois qui finissent par vivre dans une société démocratique. De là l’importance de leur fournir les bons outils pour y être préparés, actifs et outillés contre l’endoctrinement.

2. Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents. 

Selon moi, le terme qui résume le mieux la philosophie pour les enfants est « dialogue », en raison des apprentissages qui en découlent, de la co-construction des savoirs, de la démocratie et de l’éducation à la paix.

Tout d’abord, le dialogue peut être défini comme une manière de parler, une manière d’entrer en contact avec les autres, un échange de parole, un partage d’idées et un exposé d’arguments. Le dialogue implique l’écoute. En effet, afin d’arriver à un enrichissement pour les différents partis qui prennent part au dialogue, il faut que ces derniers fassent preuve d’écoute active et attentive. Le dialogue permet aussi d’avancer. Ainsi, par le dialogue, il est possible de tendre vers de nouvelles idées, vers de nouvelles conceptions. Le dialogue n’apporte pas nécessairement de réponses, mais est un processus qui permet de placer des bases communes, telles que les définitions et des critères. Il existe une branche du dialogue dit le dialogue philosophique. Le dialogue philosophique surpasse la simple conversation entre amis. Il s’agit d’une « pratique réflexive où les propos avancés sont accompagnés d’un souci de raisonner ensemble, de partager l’information disponible, de définir les termes employés, de dégager les présupposés, de rechercher exemples et contre-exemples, d’entrevoir les conséquences, d’envisager différents points de vue, de peser la valeur des raisons avancées » (série documentaire Des enfants philosophent, émission 2).

Ensuite, de nombreux apprentissages découlent de la pratique du dialogue. Dans la perspective de la philosophie pour les enfants, le dialogue est au cœur de l’entreprise. En effet, en philosophie, tout passe par le dialogue. Il s’agit d’un dialogue avec les autres, mais aussi d’un dialogue avec soi-même, puisque penser, c’est être en dialogue avec soi-même (Sasseville et Gagnon, Penser ensemble à l’école, 2012, module 3). Sasseville et Gagnon écrivent que « c’est en parlant qu’on commence à véritablement réfléchir » (Sasseville et Gagnon, Penser ensemble à l’école, 2012, module 5, p.22). Le dialogue permet d’unir des « personnes engagées autour d’un sujet qui les intéresse » (Sasseville et Gagnon, Penser ensemble à l’école, 2012, module 1, p.10), dans une communauté de recherche. À travers le dialogue engagé dans une communauté de recherche, les enfants apprennent à développer leur pensée, à accepter les différences, à apprendre des autres et à écouter. Ces rencontres avec les autres permettent aux enfants d’apprendre à vivre dans la diversité et à voir les avantages et la richesse du partage des différences (série documentaire Des enfants philosophent,émission 9). Le dialogue pousse les enfants à apprendre à exposer leur point de vue de manière claire et respectueuse. De plus, les enfants, à travers le dialogue, réalisent qu’il n’y a que très rarement qu’une seule bonne réponse, mais qu’il y en a plutôt de nombreuses et de là l’importance de bien justifier son point de vue et de savoir argumenter. Ils apprennent aussi la contradiction. Les enfants apprennent à confronter leur point de vue avec ceux des autres, ce qui leur permet de déceler les contradictions dans leur point de vue et de pouvoir le modifier (série documentaire Des enfants philosophent, émission 3). Le dialogue permet aux enfants de développer les quatre habiletés philosophiques fondamentales dans la philosophie pour les enfants, soit communiquer, raisonner, rechercher et conceptualiser (série documentaire Des enfants philosophent,émission 2). C’est à travers le dialogue que les enfants vont atteindre l’objectif de la philosophie pour les enfants, soit d’apprendre à penser par et pour soi-même.

Le dialogue s’inscrit dans le principe de la co-construction du savoir et d’un monde commun. Ce monde commun devient significatif pour tous ceux qui ont participé à sa construction et cette construction passe par le dialogue (série documentaire Des enfants philosophent, émission 1). De plus, la pensée se construit de manière collective, avec les autres, en coopération. Le dialogue permet d’éviter les pensées individualistes. Pour coconstruire la pensée, les enfants doivent, à travers le dialogue, mettre en commun des points de vue, des opinions et des idées. La philosophie est une quête de sens continuelle, d’où l’importance d’entrer en dialogue avec les autres afin de trouver ce qui est important pour soi et pour le groupe et pour donner une direction aux agirs (série documentaire Des enfants philosophent, émission 1). Ainsi, le dialogue permet la co-construction d’un monde commun et de la pensée.

De plus, la démocratie n’est vraie que si elle passe par le dialogue. Ce qui définit la démocratie est le processus de délibérations et d’échanges. Tel que le mentionne Sasseville et Gagnon au module 12, « apprendre à devenir un démocrate ne se résume pas à l’apprentissage su vote. Le vote n’est que l’aboutissement d’un processus qui compte par-dessus tout. » (Sasseville et Gagnon, Penser ensemble à l’école, 2012, module 12, p.43). Matthew Lipman va dans ce sens en affirmant que « l’objectif social [de la philosophie pour les enfants] est la démocratie. Nous utilisons la philosophie pour aider les élèves à se préparer à devenir membres d’une société démocratique. » (série documentaire Des enfants philosophent,émission 12). C’est donc à travers la philosophie pour les enfants que ces derniers développent leurs habiletés de dialogue afin de se préparer à vivre en démocratie et à exercer leur pouvoir de démocrate.

Finalement, le dialogue est un outil pour l’éducation à la paix. L’utilisation de cet outil pour contrer la violence n’est pas récente. En effet, les Grecs avaient découvert que la parole (le logos) était la seule alternative à la violence (série documentaire Des enfants philosophent, émission 10). À travers la philosophie, les enfants réalisent l’importance des définitions communes, de la délibération respectueuse et bien construite et de l’écoute des autres. Le dialogue est donc un outil de pacification. L’UNESCO, en 1999, fait entrer la philosophie pour les enfants dans ses préoccupations fondamentales. Ils la considèrent comme faisant partie d’un processus de « promotion d’une Culture de la paix » (Sasseville et Gagnon, Penser ensemble à l’école, 2012, module 9, p.35) puisque les enfants développent une autonomie de réflexion et de jugement. Le dialogue étant au centre de la philosophie pour les enfants, les enfants acquièrent cette autonomie de pensée à travers le dialogue. Tel que le mentionne David Kennedy, professeur en éducation à la Montclair State University, dans le documentaire Des enfants philosophent (émission 10), le dialogue est une activité non violente puisqu’elle est non-coercitive. En effet, le dialogue permet de bâtir et modifier les limites partagées entre les personnes qui prennent part au dialogue. Il permet aussi de prendre conscience de ces limites et ainsi de bâtir une paix collective à l’intérieur de ces limites. Ainsi, à travers le dialogue, les enfants découvrent que la violence résulte d’un manque de communication et que le dialogue est une solution (série documentaire Des enfants philosophent, émission 10). Par-là, ils voient que le dialogue ne prend pas fin lorsque la paix est installée. Les enfants réalisent l’importance de continuer le dialogue pour maintenir ce climat de paix (série documentaire Des enfants philosophent, émission 10). Ainsi, le dialogue est un outil qui va dans le sens de l’éducation à la paix, une composante importante de la philosophie pour les enfants.

Somme toute, le dialogue est au cœur de l’entreprise philosophique lorsque celle-ci est pratiquée avec les enfants. Ces derniers apprennent à s’en servir en tant qu’outil démocratique, pour construire leur pensée et comme outil de pacification.

3. Appréciation du cours

J’ai beaucoup apprécié la formule du cours. Bien qu’il soit à distance, la plateforme permet les échanges et le coconstruction des savoirs. Nous sommes amenés à confronter nos idées à celles des autres étudiants. De plus, j’ai beaucoup apprécié la quantité d’observation que nous avions à faire. Je pense que c’est une technique très efficace pour mettre en pratique ce que nous apprenons dans les cours. Je me sens mieux préparée à adosser le rôle d’animatrice dans une communauté de recherche grâce aux outils que j’ai développés à travers le cours. Merci beaucoup!

Gabriel Fournier-Turpin, dans son Document synthèse 2 soumis le 25 Avril 2020 à 13:12, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Je retiens d’abord la structure particulière d’une communauté de recherche par rapport à une classe standard. Le fait que les enfants soient physiquement au même  »niveau » que l’enseignant et non rivés vers lui change profondément la dynamique de ses communautés. C’est d’une certaine manière tous les enfants qui  »créent » le cours ensemble, dirigés bien évidement par leur animateur. On a vu dans la série documentaire que les enfants trouvent d’eux-mêmes les questions qui seront traitées et cherchent ensuite ensemble des réponses et réflexions sur ces questions. La matière plus  »théorique » du cours (les outils de pensé à l’étude, par exemple) qui sont présentés aux élèves par l’animateur le sont d’une manière qui est bien intégrée à la philosophie pratique qui est demandée des élèves : je me souviens que dans les séquences qu’on a vue l’animateur indique aux élèves s’ils ont donné un exemple ou une définition, la théorie n’est donc pas totalement séparée de la pratique ce qui permet une assimilation plus facile de ces concepts par les élèves.

Ce qui m’a le plus marqué est la capacitée d’enfants assez jeunes de porter un jugement critique sur ce que dit l’autre et d’ajuster leur propre jugement selon leur analyse de la pensée de l’autre. Je pense notamment à l’épisode de la série documentaire ou les enfants étaient invités à se positionner physiquement dans la classe selon leur opinion et ou plusieurs élèves changeaient de côté après avoir écouté les arguments d’autres élèves. Cela m’a particulièrement marqué car c’est une capacitée, qui, je crois, manque à un bon nombre d’adultes en société.

2- Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents. (30 points)

L’expression que j’ai trouvée pour définir le plus directement possible ce que les enfants font, c’est une expérience pratique. Pour être plus précis, j’ajouterais expérience pratique de la pensée et de la discussion philosophique, mais je me concentrerais surtout sur cette idée d’expérience pratique dans ma justification étant donné que d’ajouter que cette expérience pratique en est une de philosophie n’ajoute pas beaucoup plus que de préciser que c’est de la philosophie, ce qui est déjà assez clair et même évident dans le cadre de ce cours.

Il me faut d’abord faire une distinction entre ce mot  »expérience » au sens où je l’entends et l’expérience au sens où on l’entend souvent dans le milieux académique et scientifique. Le sens que je donne à ce mot est celui de l’effet, à la première personne, qu’un évènement ou un sujet a sur une personne par exposition, et les connaissances qui découlent ce contact. C’est donc une expérience qui, bien qu’elle soit souvent formative, est plus intérieure à nous qu’extérieure à nous. Elle est à rapprocher autant de la notion d’expérience sensible, comme l’expérience que fait un bébé de l’eau sur son corps ou l’expérience des émotions que procurent un voyage que de la notion d’expérience formative à la première personne, comme l’expérience de travail ou l’expérience académique. Elle est finalement assez peu à rapprocher de l’expérience extérieure à soi qu’est l’expérience scientifique ou l’on observe des phénomènes, provoqués ou non, dans le but d’en tirer un savoir nouveau ou de confirmer une hypothèse. Je tenais à faire cette distinction pour clarifier que ce que je veux dire n’est pas que la philosophie pour les enfants est une forme d’expérience faites sur les enfants pour les observer philosopher et en tirer des conclusions scientifiques sur, par exemple, leur capacité de jugement moraux selon l’âge. Ce que je veux dire c’est que la philosophie pour les enfants est avant tout l’expérience personnelle que chaque enfant fait de c’est quoi faire de la philosophie.

Je veux ensuite développer cette idée que j’ai mentionnée plus tôt que la philosophie pour les enfants est autant l’expérience formative de la philosophie que l’expérience sensible de la philosophie. S’il me semble assez évident que l’expérience de la philosophie est formative en ce sens qu’elle peut offrir aux enfants (par la pratique) de meilleure capacitée à penser par et pour soi-même (formulation reprise de la série documentaire), le deuxième point qui affirme que l’expérience de la philosophie est une chose  »sensible » me semble beaucoup moins évident. Cette deuxième affirmation se base sur une conception quelque peu subjective de ce qu’est la philosophie et je peux imaginer qu’une personne ayant une vision différente de la nature de la philosophie soit en désaccord avec l’idée que sa pratique est nécessairement une expérience sensible. Il est ici utile de définir ce que j’entends par la sensibilité. Notre sensibilité est notre réaction à une stimulation externe ou interne, ce peut donc autant être notre réaction à des stimulation d’ordre physique que notre appréciation d’un élément immatériel, comme une idée ou une discussion.

Étymologiquement, la philosophie se définit comme l’amour du savoir, et je crois que l’on ne peut pas séparer complétement nos conception moderne de ce que ce mot signifie de l’étymologie du mot. Or, l’amour c’est nécessairement quelque chose de sensible, on aime en réaction à quelque chose, à cette chose que l’on aime. La philosophie pour les enfants, c’est donc autant des enfants qui apprennent à  »mieux » penser (expérience formative) que des enfants qui apprennent à  »aimer penser » ou  »aimer savoir » (expérience sensible). On ne peut certainement pas obliger tous les enfants à aimer cela, mais mes observations de communauté de recherche que j’ai effectuée dans ce cours m’ont sembler démontrer que les enfants y prennent, en général, un plaisir certain. En fait, apprendre à aimer penser, réfléchir et savoir, je considère cela comme assez proche finalement de tout simplement apprendre à philosopher.

Enfin, j’ajoute à cette idée d’expérience la notion  »pratique ». Car l’expérience de la philosophie qui est faite en communauté de recherche a quelque chose de très pratique. On a vu à travers les modules que la philosophie avec les enfants est très pratique : ils cherchent d’eux-mêmes des questions philosophiques et entament une discussion à travers laquelle ils exercent des aptitudes philosophiques et apprennent à reconnaitre certains outils de pensée. Les enfants n’étudient pas vraiment des idées ou des courants de pensées philosophiques en tant que théorie qui leur est imposée, mais ils philosophent de manière concrète. Cela distingue d’ailleurs la pratique de la philosophie avec les enfants et la philosophie telle qu’elle est généralement introduite et enseignée aux niveaux postsecondaires. Dans l’enseignement de la philosophie pour les adultes on apprend des éléments essentiels de la philosophie et comment analyser et interpréter des textes complexes, mais on philosophe souvent assez peu de manière pratique. Il est bien sur évident que cette étude théorique de la philosophie est bien adaptée aux études collégiales ou universitaires. Il est aussi différent que la différence entre ces enseignements s’explique beaucoup par la différence de niveau, mais je ne crois pas que cette différence est seulement une question de différence de niveaux. Je peux m’imaginer un format d’étude plus traditionnel de la philosophie qui serait adapté pour les enfants, en leur demandant par exemple de lire (s’ils sont en âge de lecture) individuellement un texte et d’y trouver un certain nombre d’exemple ou de contre exemples ou de définition et en leur demandant de reformuler dans leur mot certains points de vue d’une complexité adaptée(…) Le modèle qui était présenté dans le cadre de ce cour et qui permet aux enfants une véritable pratique de la discussion  philosophique me semble cependant être infiniment plus enrichissant pour des élèves du primaire. La liberté qu’ils ont d’explorer leur propre capacitée de réflexion philosophique me semble être très stimulante pour des enfants de leur âge. C’est pourquoi j’ai trouvé important d’ajouter la notion de pratique à ma réponse puisqu’elle me semble indétournable du modèle de communauté de recherche qui était à l’étude dans ce cours.

Finalement, dans le dernier module nous avons pu voir que la philosophie pour les enfants n’est pas qu’une expérience pratique pour les enfants mais également pour les enseignants qui sont plusieurs à affirmer que la pratique de la philosophie avec les enfants est une expérience qui leur a permis un grand enrichissement professionnel et personnel. Pour toute ces raisons j’affirme que  »une expérience pratique (de la pensée et de la discussion philosophique) » est une expression qui résume bien en quoi consiste la philosophie avec les enfants dans le cadre ou elle est mise en place dans les communautés de recherche qui étaient à l’étude dans ce cours.

3- J’ai vraiment apprécié le contenu du cours, très instructif. C’est intéressant de pouvoir observer des communautés dans recherches dans la série documentaire et les séquences.

Au niveau de la forme, j’ai trouvé difficile l’exigence de brièveté des évaluations hebdomadaires. J’ai mis du temps à trouver un juste milieu et j’ai souvent été trop bref.

Anne Morin, dans son Document synthèse 2 soumis le 25 Avril 2020 à 14:00, a écrit:

Document synthèse 2 

1.      Que retenez-vous de ce cours ? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués ? Pourquoi ?

Il y a plusieurs éléments que je retiens de la philosophie pour enfants.

Tout d’abord, je retiens l’importance d’une communauté de recherche et la charge de travail qu’elle nécessite à son élaboration. Dans un premier temps, elle apprend aux participants la démocratie.

C’est en pratiquant la communication dans cette « mini société » qu’ils apprendront à devenir des citoyens responsables, c’est-à-dire de raisonnablement prendre position et former son jugement en prenant en considération les points de vue des autres personnes. Elle permettra aussi aux participants de s’interroger sur des notions complexes qui demandent plus de réflexion. Par exemple, la vie, la mort, la liberté, etc. En interagissant sur ces questions, ils devront prendre le temps d’écouter les arguments et opinions des autres participants, à questionner, à commenter et à échanger sur les idées apportées. Ils seront invités à donner leur opinion et souvent, passer par un processus de remise en question mais surtout, ils devront anticiper si les solutions qu’ils proposent sont réalistes et permettent d’en exposer les conséquences. C’est en respectant ces critères que la mini-société devient démocratique.
*Par la suite, je retiens la complexité du rôle de l’enseignant/ l’animateur dans la communauté de recherche. Contrairement à la méthode d’enseignement traditionnelle où c’est à l’enseignant de transmettre les connaissances et les stratégies utiles aux enfants pour leur permettre d’assimiler les notions et concepts et d’être la principale source visant les apprentissages, ce sont dorénavant les participants qui ont la parole et qui construisent leur jugement critique durant les séances. En effet, l’apprentissage passe par la pratique de l’enfant à transposer ses idées, ses opinions dans la verbalisation. Néanmoins, l’enseignant doit mettre en place plusieurs éléments afin d’assurer les meilleures conditions d’apprentissage pour les enfants :

L’environnement physique : Il est favorable que la communauté de recherche soit disposée en cercle ou en demi-cercle. Cette disposition favorise les échanges entre les participants grâce au meilleur partage de la voix et la possibilité de se voir tous. Le cercle symbolise l’égalité entre les membres à qui l’écoute, la compréhension et la communication sont demandées.

L’animateur détient un rôle de support et de modèle au sein de la communauté de recherche. Il doit encourager la liberté de penser, l’autonomie et la responsabilité. Ses interventions seront posées pour accompagner l’enfant dans son cheminement et à certaines reprises, leur introduire des notions :

Accompagnement de l’enfant : Il doit encourager les enfants à dialoguer entre eux et à définir les termes qu’ils emploient lorsqu’ils prennent la parole. Il pose des questions visant à faire avancer la discussion. Il encourage à construire des idées à partir de celles des autres. Il reformule certains propos des enfants, etc..

En lien avec sa responsabilité d’accompagner les enfants, il peut par exemple, introduire la lecture d’une histoire philosophique, prendre connaissance des réflexions et des intérêts des enfants et choisir une question à laquelle les les enfants devront tenter de répondre.

Introduire certaines notions : L’enseignant doit expliquer un nouveau mot ou le sens d’un mot en plusieurs contextes, initier les enfants aux outils de la communauté de recherches (nuances, reformulations, etc.)

Néanmoins, l’animateur doit prendre les précautions nécessaires afin de ne pas nuire à l’expérimentation des enfants. Il doit éviter de manipuler la discussion, de moraliser, de donner un biais à la discussion et de trop parler afin que les enfants sentent le pouvoir d’action qu’ils ont dans la discussion.

Pour finir, retenons les bienfaits à long terme de la pratique de la philosophie chez les enfants. En effet, comme il a été mentionné précédemment, les participants d’une communauté de recherche développent des comportements et mettent en pratique des habiletés qui lui apprendront ce qu’est un citoyen responsable et les qualités nécessaires pour le devenir. Néanmoins, il n’en résulte pas uniquement cela. On reconnaît cinq dimensions dans le développement chez l’enfant : la dimension physique et motrice, cognitive, affective, langagière ainsi que la dimension sociale et morale. Lorsque les enfants participent à ces séances :

La dimension cognitive : Ils doivent structurer leurs idées et construirent des arguments, réfléchir à des contre-arguments, trouver des solutions aux problèmes soulevés ;

La dimension affective : Ils prennent la parole et donnent leurs opinions et leurs idées. Ils sont encouragés à partager leur point de vue malgré les risques afin de prendre part aux échanges ;

La dimension langagière : Ils développent leur vocabulaire et l’enrichissent, mais aussi, ils réalisent qu’un mot familier peut avoir plusieurs significations selon les contextes ;

La dimension sociale et morale : Ils travaillent en groupe et partagent leurs idées. Ils doivent respecter les règles de groupes établies en début de rencontre. Ils se pratiquent à communiquer avec les autres et à accueillir le point de vue des autres.

En plus d’avoir des effets sur les dimensions du développement des enfants, la philosophie leur permet de se développer sur le plan personnel. En réfléchissant aux questions posées, les enfants apprennent à se connaître et à s’estimer capable de prendre part aux échanges, ils découvrent leurs traits de personnalité, leurs valeurs, leurs centres d’intérêts et ils apprennent à apprécier leur contribution au sein de la communauté.

Les éléments qui m’ont particulièrement marqué vont probablement s’apparenter à ceux de mes collègues. J’ai tout d’abord été impressionnée par la participation des enfants au sein de la communauté de recherche. Peu importe les groupes d’âge, dans les séquences nous pouvons constater le sérieux qu’ils mettent lors des échanges et les points pertinents qu’ils apportent. À plusieurs reprises j’ai été étonnée de la profondeur de leur raisonnement. De plus, leurs interactions sont dignes d’être soulignés comme des éléments forts. La manière qu’ils interagissent ensemble m’a impressionnée. Ils sont respectueux et généralement clairs dans les propos qu’ils partagent. De plus, ils sont attentifs aux idées que les autres participants proposent car lorsqu’est venu le moment de contre-argumenter, ils sont capables de faire des liens de cause à effet et d’apporter des solutions originales qui tiennent compte des arguments qui ont été énoncés auparavant. Je les considère chanceux d’avoir cette opportunité de pratiquer la philosophie à l’école. J’aurais aimée avoir cette chance là aussi car il s’agit d’une belle opportunité qui leur est offerte de développer leur pensée et d’évoluer dans une atmosphère où liberté de penser et de s’exprimer est mise en valeur.

Sources :

2.      Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents. 

Je crois que l’expression qui résume le mieux la philosophie pour enfants est cette citation-ci :

“Être un homme, c’est sentir, en posant une pierre, que l’on contribue à bâtir le monde.” – Antoine de Saint-Exupéry.

J’associe les enseignants/animateurs comme étant “l’homme”. Pour les enfants nous sommes des modèles. Tout ce que nous allons faire aura un impact sur l’enfant. À cet âge, ils sont des éponges et ils modélisent leurs comportements sur les nôtres. Toutes nos actions et nos paroles qui témoignent de notre personnalité, de nos valeurs, jusqu’à notre mode de vie sont en mesures de les influencer positivement ou négativement. On ne peut présumer de l’influence que nous pouvons avoir sur les enfants à notre charge. Tôt ou tard, ils tireront profit, souhaitons-le, de l’influence que nous aurons auprès d’eux. C’est d’ailleurs pour cette raison que le rôle d’animateur est primordial dans la pratique de la philosophie chez l’enfant.

Néanmoins, lorsque l’enseignant pratique avec ses élèves la philosophie, celui-ci adopte une posture différente. Effectivement lorsqu’il met en place une communauté de recherche au sein de son groupe, à mesure que les séances s’enchaînent, il prendra de moins en moins de place et les interventions qu’il fait normalement s’estomperont pour laisser place à la médiation que la communauté propose. L’utilisation de roman est une méthode grandement utilisée lorsqu’il s’agit de faire de la philosophie avec les enfants. Elle leur permet de se dépasser au niveau cognitif, notamment. De plus, elle facilite les échanges entre les participants : […] les conduire à vivre une première situation d’échange, celle de partager un texte, premier pas dans un processus qui, plus tard, les amènera à échanger et à partager leurs questions, leurs idées, leurs points de vue et leurs sentiments à propos d’une question ou d’un problème que la lecture du texte aura suscité.” (chapitre 4, OVC 2020). En effet, une lecture de groupe permet de recueillir les différents points de vue des enfants et d’en discuter. Lorsqu’il sera le temps de répondre aux questions concernant la lecture, ceux-ci pourront plus facilement se remémorer les passages de l’histoire et chercher en groupe des solutions possibles afin de résoudre le problème. Plus tard, lorsqu’ils seront confrontés à une situation similaire, ils pourront appliquer les apprentissages dans divers contextes. Les enfants apprennent donc à développer leur pensée critique, ce qui constitue une compétence transversale que l’on peut mobiliser dans différentes situations.

Par la suite, j’associe l’expérience de la philosophie comme étant la “pierre” sur laquelle se bâtit notre compréhension du monde. C’est un peu cela que nous dit Saint-Exupéry lorsqu’il évoque l’idée de contribuer à bâtir le monde.

Les animateurs sont les premiers initiateurs. Lorsque nous permettons aux enfants de développer leurs habiletés de communication et de réflexion dans un contexte d’entraide, de collectivité et d’ouverture d’esprit, nous leurs donnons le pouvoir de régler les conflits de manière pacifique, ce qui entraînera une diminution dans l’impulsivité de la réponse. : “la philosophie, du moins celle qui se pratique en communauté de recherche, entretient un rapport intrinsèque avec le dialogue. Or, qui dit dialogue dit instrument de pacification. Ainsi, la pratique de la philosophie avec les enfants peut-être un puissant instrument visant la prévention de la violence. » (chapire 1, OVC 2020).

Néanmoins, lorsque la première pierre est posée, c’est loin d’être terminé. Il faut continuer à entretenir et répéter l’expérience afin qu’ils prennent conscience de leur personne, de leurs valeurs et de leurs capacités à penser.  “Quand on pratique la philosophie de façon régulière avec les enfants, ces derniers deviennent de plus en plus attentifs, non seulement aux objets en dehors de leur pensée, mais aussi à leur propre pensée. Ils deviennent de plus en plus conscients de leur propre pensée, de la façon dont elle procède, des outils qu’elle utilise pour connaître, pour comprendre, pour donner du sens.” (chapitre 3, OVC 2020).

De plus, la philosophie crée un environnement propice à l’épanouissement de la pensée des enfants : “La philosophie a beaucoup à faire avec le bonheur des enfants, le bonheur des personnes. Ce bonheur, il advient dans le partage, l’écoute, l’action, la réflexion, et la mise en route des outils pour pouvoir de mieux en mieux réaliser tous ces actes.” (chapitre 1, OVC 2020).

Lorsqu’il sera temps, plus tard de prendre des décisions et de “bâtir” son monde, Ils seront en mesure de s’affirmer et de prendre des décisions d’avantage éclairées car ceux-ci auront développé les compétences pour s’engager dans un processus de réflexion où ils auront filtré les éléments des pours et des contres ainsi que les causes et effets d’une décision. Ils pourront prendre l’option qui est la plus avantageuse et en mesure d’exprimer leur point de vue et de le défendre.

Résumons mon propos par cette dernière citation : “Les différentes activités impliquées dans l’acte de philosopher permettent alors aux enfants et aux adultes qui les accompagnent de participer à la création d’un monde commun où chacun aime penser par et pour lui-même.” (Chapitre 1, OVC 2020).

Source :

3.      Quelle est votre appréciation de ce cours :

Sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants)

Le contenu du cours m’a été plus qu’inspirant. J’ai appris beaucoup et ces notions me seront utiles dans le cadre de mon emploi d’éducatrice. Étant donné que ce cours est ma première expérience universitaire, il me faudra m’exercer afin de mettre en pratique les connaissances acquises. Le défi m’emballe! Contrairement aux connaissances qu’on m’a appris au collège qui m’invitait à jouer un rôle de premier plan dans l’animation des activités, je réalise que l’animateur des séances de philosophie pour enfants doit progressivement céder sa place pour permettre le dialogue, la libre pensée et la démocratie. Il devient alors un animateur qui sait se retirer au service du plein pouvoir de la communauté de recherche.

Sous l’angle de sa forme (OVC: la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)

Au tout début, je n’étais pas certaine de bien comprendre le fonctionnement de la plateforme. Les premiers jours ont été très difficiles mais au fil du temp tout est devenu plus explicite. Je n’avais jamais eu de cours à distance auparavant donc lorsque j’ai débuté, je m’attendais au pire. J’ai été étonnement surprise. Nous avons profité d’une salle d’observation à porter de main, d’une série web, d’un journal de bord ainsi que d’une bibliothèque virtuelle qui nous offrait toutes les ressources nécessaires pour bien comprendre les notions que nous avions à maîtriser. Chaque semaine, nous avions des travaux à compléter qui nous permettaient d’avancer à notre propre rythme et d’évaluer notre compréhension des lectures de la semaine. J’ai beaucoup apprécié le fait que l’opinion et les idées des autres collègues était à ma portée. Cela m’a permis d’être plus objective dans ma réflexion et de développer progressivement mes connaissances et compétences dans cette thématique porteuse qu’est la philosophie pour enfant. Dorénavant, je vais chercher les occasions qui s’offrent à moi de l’expérimenter dans mes activités au service de garde. Peut-être seront-elles des occasions d’implanter de nouvelles pratiques dans l’école. Pour ce faire, il serait intéressant de promouvoir les activités du service auprès de la direction de l’école et de l’équipe des enseignants. Qui sait, peut-être serais-je à l’origine du développement de la philosophie pour les enfants dans mon école. J’en fais le pari!

Bibliographie / Source :

Sasseville, M. & Gagnon, M. (2009). Recueil des textes accompagnant le cours L’observation de la philosophie pour les enfants (PHI-1064). Université Laval.

Christine Fernandes Da Silva, dans son Document synthèse 2 soumis le 25 Avril 2020 à 17:03, a écrit:

1)     « Que retenez-vous de ce cours »

Je retiens de nombreux éléments de ce cours. Tout d’abord, la genèse de cette activité  qu’on appelle La philosophie avec les enfants qui pose clairement l’objectif de l’activité : amener des enfants, des individus, à penser par et pour eux-mêmes.

Les enjeux.                                                                                                                                                                                      En participant à une enquête philosophique, les enfants sont amenés à entreprendre un ensemble d’activités mentales. La pratique de la philosophie avec les enfants vise l’aspect générique de la pensée (module 13), par le recours constant aux instruments de la pensée critique et créatrice ; pour cela, elle travaille les habiletés de pensée et les habiletés sociales qui permettent de s’ouvrir à différents contextes. Par le biais d’une pratique régulière de cette activité, les enfants sont amenés à intérioriser l’activité générique de penser et deviennent plus à même de reconnaître les considérations communes qui sous-tendent les différents domaines d’expérience de leur vie.

Une démarche et des outils.                                                                                                                                                                                     

Faire de la philosophie avec les enfants, c’est mettre en place les conditions de la mise en route d’une Communauté de Recherche Philosophique. La démarche est collective, on apprend avec les autres en partageant la même activité. Selon Catherine Champegnois (module 1), l’activité engage chacun à dire ce qu’il ressent, à le dire aux autres (affirmation de soi), à essayer d’éclaircir un mystère, de sonder un problème (recherche). Cela présuppose une communauté basée sur le respect, sur une écoute attentive et bienveillante. Quand on pratique la philosophie avec les enfants, il est nécessaire de construire un cadre propice au travail en équipe où chacun pourra, dans et par son altérité, renforcer la qualité de la recherche collective. (module 10)

Diverses compétences sont en œuvre, certaines, spécifiques, renvoient à l’utilisation d’outils de la pensée, d’autres revêtent un caractère transversal, mais toutes s’articulent sur l’acte fort de dialoguer. En ce qui concerne les habiletés de pensée, il est bon de rappeler que, comme certains linguistes le laissent entendre, la pensée construit la parole en se construisant sur la parole (module5). Ici, l’attention est portée sur la capacité à pouvoir dire avec ses propres mots et faire la preuve qu’on est capable de traduire pour soi les propos d’autrui. La philosophie avec les enfants engage les participants dans un processus, un cheminement réflexif pour lequel le dialogue est un outil extraordinaire si l’on s’engage à faire preuve de rigueur. Ainsi il est important d’identifier et de pratiquer les différentes habiletés de pensée pour s’engager dans un réel échange philosophique qui fera évoluer chacun de la formulation d’un point de vue, d’un avis personnel qui relève du domaine de l’intuition à un jugement éclairé s’appuyant sur une réflexion nourrie par un travail de collaboration entre pairs. Dans ce but, les participants s’engageront notamment dans l’acte de raisonner (module 7) et pour y arriver, mettront en œuvre une panoplie d’activités mentales (clarifier, définir, exemplifier, trouver des raisons et/ou des conséquences, nuancer, douter, etc..) Au travers d’une recherche guidée (utilisation des outils de la pensée), les enfants vont donner du sens à leur expérience du moment mais pourront également par la suite transférer ces habiletés et donc cette capacité de compréhension à d’autres domaines de leur expérience de vie. L’enjeu ici n’est pas de corriger l’autre mais de se corriger soi-même dans la perception que l’on avait d’un sujet avant de vivre la recherche. Ce volet éthique de l’activité participe de la formation du citoyen, considérant que cette formation vise un individu raisonnable, capable de faire preuve d’une rationalité tempérée par le jugement.(module 12)

La philosophie avec les enfants repense, différemment de ce dont nous avons l’habitude, la relation maître/élève. Il ne s’agit pas de transmettre un savoir de type résultat, mais de co-chercher afin de construire ensemble. Tout se joue, se discute et se rediscute à partir de la base : le groupe.

Le rôle de l’enseignant

Ainsi, l’animateur se trouve dans une position de co-chercheur. Mais sa responsabilité dans la mise en place et surtout dans le déroulement de l’activité est déterminante. La qualité de l’activité dépend à mon goût de sa connaissance de la démarche, des outils et des enjeux.

Conclusion

Je retire de ce cours le sentiment qu’il n’est qu’un début, une porte sur un chemin à parcourir. Ce module d’enseignement à distance a renforcé les bases de la mise en place d’une communauté de recherche philosophique en présentant avec rigueur et beaucoup de richesse les éléments caractéristiques essentiels de cette activité. Il me faudra les explorer plus avant dans l’objectif de les maîtriser convenablement, maîtrise qui me permettra de jouer au mieux mon rôle d’animatrice. Cette formation  ne cessera, je pense, de s’enrichir au fil des différentes CRP, de lectures qui me semblent aujourd’hui nécessaires pour combler ma curiosité et mes lacunes, créant ainsi une dynamique rattachée à des expériences de vie, selon un processus itératif qui bien que personnel, s’appuiera sur une communauté de personnes intéressées comme moi (à différents niveaux d’expertise) par cette pratique.
« Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqué.e ? Pourquoi ?»

Certains éléments de ce cours m’ont particulièrement marquée : l’exigence intellectuelle, la rigueur  et la richesse  (au sens d’expérience de vie) de l’activité notamment.

Cette activité repose sur la pensée dialogique où chacun, à l’aide des autres essaie de découvrir la ou les positions les plus soutenables par rapport à un problème ou un sujet précis. Pour cela il lui faut évaluer des raisons, démasquer des ambiguïtés, des présupposés, reconnaître les arguments avancés par autrui, les prendre en compte, clarifier ses propos… tout cela pour enrichir et élargir la recherche, l’ouvrir à une multitude de perspectives. La rigueur nécessaire à une communication efficiente dans la recherche m’a vraiment interpelée. Elle me semble un élément essentiel à la construction d’un individu libre de penser par et pour soi-même, affranchi des  stéréotypes idéologiques, sociaux ou culturels. Chaque enfant devient un membre actif d’un processus de délibération qui le conduit peu à peu à nuancer son jugement.

La richesse de cette activité, outre la diversité des sujets et des mises en situation selon le cycle d’enseignement, s’exprime dans le vécu de chaque séquence. La multitude des possibles relatifs à un sujet permet selon moi de ne pas se sentir contenu dans une voie tracée, mais bien au contraire invité à parcourir les ramifications d’un sentier mille fois parcouru et sans cesse à découvrir.

2       Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents.

Pour moi actuellement, l’expression de « processus de recherche philosophique » résume le mieux l’activité de la philosophie pour les enfants.

Tout d’abord parce que cette expression a le mérite de distinguer la philosophie pour les enfants de l’enseignement traditionnel de la philosophie. Il ne s’agit pas de transmettre des idées ou des pensées de philosophes établis, mais de vivre une activité qui amène chacun à réfléchir de là où il est, en utilisant, de façon collaborative des outils de pensée de la manière la plus rigoureuse possible afin de tendre vers une intersubjectivité.

Processus : ensemble de phénomènes conçu comme actif et organisé dans le temps. Synonyme : évolution.

Cette définition est celle qui me semble le mieux convenir pour envisager « le processus de recherche philosophique ». En effet, si le processus de recherche philosophique s’apparente au processus de recherche scientifique en ce que tous deux cherchent à répondre à un problème, une question, en utilisant une méthodologie rigoureuse, le processus scientifique se traduit par un protocole qui décrit un enchaînement prédéfini d’actions, des étapes ordonnées l’une après l’autre alors qu’en philosophie pour les enfants le processus de recherche ouvre un champ de possibles qui se connectent entre eux au gré du dialogue selon les idées amenées par les participants et qui appellent tel ou tel outil (habileté de pensée) plutôt qu’un autre. Philosopher au sein d’une communauté de recherche, c’est s’engager dans la pratique et l’orchestration d’une multiplicité d’actes de penser qui deviennent de plus en plus nuancés, de plus en plus judicieux, car leur pratique elle-même appelle l’auto-correction. (module 1)

La lecture constitue la première étape de ce processus, elle sert de support pour dégager une question de départ pour le dialogue. Cette question engage les enfants dans une pratique dirigée (au début par l’animateur, puis par le groupe lui-même, soucieux de faire avancer la recherche) visant à identifier le ou les problèmes qu’elle sous-tend. (module 4)

Le processus de recherche philosophique engage une réflexion qui vise à développer chez l’enfant ses dimensions intellectuelles et morales. Les activités mentales mises en œuvre pour cette réflexion constituent des éléments essentiels du  processus de recherche. Leur enchaînement n’est pas prédéfini, ce sont les interrelations entre les différents actes de pensées qui les appellent. « Lorsque nous considérons attentivement un élément, il paraît impossible de le penser sans faire appel à d’autres éléments ». La quête de la communauté de recherche est un « savoir » qui est le résultat d’un processus où chacun contribue, à sa manière, à sa construction, à son organisation. (modules 7, 8 et 9)

Faire de la philosophie avec les enfants c’est les inviter à devenir les auteurs d’un processus de recherche unique puisque lié à un échange particulier où s’exprimera leur pensée créatrice, mais qui suit des règles rigoureuses qui s’appliquent à chaque échange afin de dégager un sens commun et raisonnable.

Dans ce processus de recherche peut alors se construire une pensée guidée par des critères, sensible au contexte et auto-correctrice : la pensée critique. (module 13)

Il s’agit d’une démarche non linéaire (contrairement aux sciences) qui comprend des retours en arrière, des répétitions quant à l’usage des habiletés de pensée et qui s’exprime davantage en terme d’espace (où s’interpellent et se répondent des stratégies de réflexion) qu’en termes d’étapes. Ce caractère itératif du processus de recherche philosophique en fait toute sa richesse.

3- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants)

Ce cours m’a apporté des connaissances importantes pour comprendre et analyser la pratique de la philosophie pour les enfants. Les différents modules permettent d’appréhender les éléments essentiels tout en soulignant la complexité de l’ensemble. Le contenu (texte + vidéos) est dense, je suis loin d’en avoir fait le tour.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

J’ai beaucoup aimé la forme de l’OVC, mais n’ai malheureusement pas eu le temps d’exploiter correctement tous les outils proposés.

Rose Besmargian, dans son Document synthèse 2 soumis le 25 Avril 2020 à 17:06, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi? (14 points)

-Il y a beaucoup d’éléments que je retiens du cours Observation en philosophie pour les enfants. Tous les éléments suivants sont des éléments que j’ai retenus ou qui m’ont marqué. L’idée principale que je retiens est l’importance d’intégrer la philosophie chez les jeunes enfants. En effet, il est important d’intégrer la philosophie chez les enfants, car elle leur permet de développer leurs capacités intellectuelles sur plusieurs points. Les enfants sont amenés à réfléchir, à dialoguer entre eux, à exprimer leur pensée, à émettre des hypothèses, à être plus ouverts aux opinions différentes des leurs, etc. Toutes ces habilités vont leur servir dans leur vie personnelle, même dans le documentaire certains élèves ont mentionné que la philosophie influençait leurs interactions dans leur vie personnelle. Je retiens que la philosophie est basée sur le questionnement et qu’elle permet aux enfants de développer la pensée critique pour qu’il soit en mesure de penser par et pour lui-même. Pour développer la pensée critique, il faut la pratique du dialogue. En effet, la pratique du dialogue permet le partage d’informations disponibles, la pratique réflexive, le raisonnement en groupe, etc. De plus, la communauté de recherche philosophique forge les élèves à devenir des citoyens responsables et raisonnables de demain. La CRP amène les élèves à se questionner sur des questions fondamentales, à répondre à des questions éthiques, à proposer des solutions et à se remettre en question. Dans la CRP, les élèves sont amenés à être plus respectueux et plus ouvert aux différences. En effet, chaque enfant à des expériences différentes, une culture qui leur est propre, etc. Ces éléments fait en sorte que chaque enfant à des idées et des opinions différentes sur le même sujet. Alors, la CRP permet aux élèves d’être en relation avec la diversité et avec le respect. Pour qu’une CRP fonctionne bien les membres doivent s’engager dans un processus de recherche. J’ai été surprise de voir que les élèves faisaient preuve de collaboration et de coopération dans la communauté. Ils sont aussi très sérieux et l’animateur a peu de discipline à faire.  Ce fut une surprise de voir à quel point leurs réflexions sont poussées pour leur âge et qu’ils peuvent s’autoréguler par eux-mêmes. Dès le bas âge, les enfants sont capables de reformuler les propos des autres, de faires des hypothèses très complexe, de remettre en question leur idée, etc. La CRP permet de donner plus d’importance aux raisonnements des jeunes et leur permet d’être plus habiles à discuter en groupe. Effectivement, les élèves sont poussés à répondre à des questions et à échanger entre eux, c’est une manière de permettent aux enfants de socialiser.  J’ai aussi remarqué que les élèves devenaient de plus en plus autonomes dans leur discussion et que les animateurs avaient de moins en moins le besoin d’interagir dans la discussion. Cela est très bénéfique et permet de former des citoyens aptes à bien échanger et communiquer. L’animatrice de la CRP joue un rôle très important, elle amène les élèves à construire leur propre pensée et raisonnement. De plus, elle oriente la discussion. J’ai pu voir l’importance que la philosophie avait et je me rends compte que la philosophie sert même dans les autres matières. Par exemple, être habile à dialoguer va aider les élèves en français. La philosophie est un atout pour les enfants et permet de développer plusieurs habiletés qui leurs seront très utiles dans le futur.

2- Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents. (30 points)

– À mon avis, le terme Dialoguer est ce qui résume le plus à mes yeux la philosophie pour les enfants. Le terme dialoguer se définit par lorsque deux personnes ou plus entretiennent une discussion. Les personnes qui sont en train de communiquer parlent d’un sujet défini et exprime leur opinion, leur idée et leur pensée. La parole est très importante dans le dialogue, car elle est l’outil qui permet aux gens de s’exprimer.

Le dialogue est selon moi, ce qui résume le plus la philosophie chez les enfants, car c’est l’outil principal qu’utilisent les philosophes pour répondre à leur questionnement fondamental. Le dialogue permet de réfléchir aux questionnements que nous avons, d’écouter l’opinion des autres, de respecter les opinions différentes et d’être plus ouvert d’esprit face à la diversité. Dans le module 2, on parle de l’observation d’une communauté de recherche, la première chose que l’on observe dans une CRP c’est les enfants en train de philosopher, de parler, de raconter des histoires, etc. Alors, la première chose que l’on observe, c’est les enfants qui dialoguent entre eux. Tout ce que les enfants vont apprendre dans la communauté de recherche est basé sur le dialogue. Sans la parole ou le dialogue, les enfants ne peuvent penser par soi-même ou même s’autocorriger. Comme le dit le Module 3 « Penser c’est dialoguer » (Module 3 ; Sasseville et Gagnon, 2009). Pour que les enfants philosophent, ils doivent communiquer entre eux, cela leur permet d’entendre les opinions différentes qu’il y a autour d’eux. De plus, chaque enfant cherche à répondre à des questionnements. Pour répondre à ces questions, ils vont faire des hypothèses, poser des questions ou encore faire des reformulations. Ces hypothèses ou ces questions font partie du dialogue de la communauté de recherche. Ce sont les échanges par le biais du dialogue qui permettent aux participants d’une CRP d’apprendre à penser par et pour eux-mêmes. Encore une fois, ces échanges se font lorsque les enfants dialoguent entre eux. Je cherche à vous faire comprendre que le dialogue est au cœur de la philosophie. Dans le cinquième module, la parole est décrite comme étant un instrument de formation de la pensée. L’outil qu’est la parole permet d’entrer en dialogue avec les autres et d’échanger sur différentes questions. C’est en dialoguant avec les autres que nous pouvons apprendre à mieux penser par nous-mêmes (Module 5 ; Sasseville et Gagnon, 2009). Le dialogue permet de développer des habiletés intellectuelles et morales chez les enfants. En effet, le dialogue stimule la réflexion. Plus les enfants communiquent entre eux et plus, ils apprennent des autres ou qu’ils échangent des idées. Les enfants arrivent à dialoguer avec l’aide de l’animateur que nous avons vu au module 6. L’animateur permet aux enfants de se questionner et de réfléchir en orientant la discussion de groupe pour qu’elle tende vers un dialogue. L’animateur peut utiliser plusieurs conduites pour orienter la discussion de groupe, par exemple, aider raison, reformuler, etc. Ces conduites permettent aux enfants de bien communiquer entre eux et d’alimenter la conversation. Dans le module 7, nous avons appris que les enfants doivent développer l’art de savoir raisonner. Les enfants peuvent raisonner pour défendre leur idée et leur opinion, cependant, apprendre à raisonner ne se fait pas seul, mais en groupe. Lorsque, les enfants discutent entre eux, ils arrivent à mieux se positionner sur certaines questions, c’est pourquoi le dialogue permet de mieux raisonner. Dans ce cours, nous avons appris plusieurs éléments qui se retrouvent dans une CRP, tous ces éléments se développent grâce au dialogue. Sans le dialogue, les enfants n’arriveraient pas à faire des hypothèses, à nuance, à faire de, l’autocorrection, etc. C’est grâce au dialogue que les enfants peuvent développer des habiletés qui leur permettent de mieux raisonner, mieux réfléchir et mieux penser. J’ai donc choisi le dialogue, car il est omniprésent dans pratiquement tous les modules et que dialoguer est une base de la philosophie et des éléments vus durant ce cours.

3- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

Le contenu du cours est très diversifié et complet. Les modules sont bien répartis et permettent de bien assimiler la matière. De plus, les vidéos montrant de vraies communautés de recherche permettent d’appliquer les éléments appris à de vraies situations. Après avoir suivi ce cours, je me sens apte à mieux comprendre l’importance de la philosophie. J’ai bien compris les définitions des éléments grâce aux définitions et aux exemples donnés.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

La forme du cours est très pertinente, intégrer des journaux de bord et des rapports à remettre permet de suivre et de bien assimiler le contenu. Le fait de pouvoir voir les autres commentaires des élèves est bénéfique, car cela nous permet d’observer des opinions différentes des nôtres et de mieux comprendre des concepts peut-être mal compris. L’OVC est très pertinente et a pour ma part facilité mon apprentissage. De plus, l’utilisation de documentaire ou de vidéo permettait d’appliquer les notions à du concret avec de vrais élèves.

Marylou Drouin, dans son Document synthèse 2 soumis le 25 Avril 2020 à 17:37, a écrit:

1. Avant d’entamer le cours L’observation en philosophie pour les enfants, la pratique de la philosophie dans une perspective de scolarisation au primaire me semblait superflue. Je ne percevais pas les apports de cet exercice sur le développement de l’enfant. Mon rapport à la philosophie n’était pas très positif, étant donné que j’avais seulement suivi des cours de philosophie au collégial et ce n’avait pas été une bonne expérience. La philosophie me semblait fastidieuse, surchargée d’idéaux et parfois même bornée.

Toutefois, ma relation envers la philosophie a nettement changée. J’ai découvert que la pratique de la philosophie pouvait se réaliser dans le plaisir, d’aller chercher l’intérêt de plusieurs tout en ayant recours à des raisonnements forts intéressants. Avant tout, ce que je retiens de la philosophie c’est qu’elle amène non seulement à développer des habiletés philosophiques, mais elle l’invite aussi à structurer son identité et à forger ses différentes prises de décisions en tant que citoyen actif dans la société. Je considère que la philosophie est une « plus-value » à intégrer à notre enseignement.

De plus, je retiens aussi que la philosophie est une porte d’entrée qui permet à l’enseignante de discuter d’une multitude de sujets, que ce soit en lien avec certaines valeurs, avec différentes cultures, avec les inégalités présentes dans notre société ou encore des dilemmes moraux bougrement captivant ! On ne doit pas sous-estimer les bienfaits de cette pratique au sein d’une communauté philosophique.

Je crois aussi que la philosophie permet aux élèves de développer des compétences d’ordre affectif, social, personnel et cognitif, tout autant (sinon plus), que d’autres domaines que l’on privilégie. Je crois que la mise en place de cette pratique dans ma classe pourrait permettre de renforcir les liens sociaux et entrainer un climat de classe riche et harmonieux.

2. Selon moi, la philosophie est un processus cognitif et social complexe qui se définit par le fait de Penser par et pour soi-même. À la suite de l’interrogation posée par l’animateur de la communauté, l’enfant entame son processus de réflexion. Il réfléchit sur la base de ses connaissances et de ses expériences. Sa prise de position et son opinion se forgent sur son vécu. Toutefois, afin d’infirmer, de confirmer, de réfuter ou encore de consolider son opinion, l’élève bénéficie du point de vue des autres membres de la communauté. Le module 3 exprime clairement cette idée selon laquelle le dialogue, avec soi-même ou avec les autres, représente le cadre cognitif qui est présent dans la pratique de la philosophie avec les enfants (Sasseville & Gagnon, 2009). De cette façon, l’élève est amené à penser par et pour soi-même lors des discussions en collaboration avec les autres membres du groupe.

Au cours de leur réflexion et de leur prise de parole, les élèves doivent tenter d’exemplifier et de définir leurs positions. L’acte de définir, discuté lors du module 9, est un exercice complexe mené par l’élève. Une idée peut sembler parfois si simple, mais la définition de celle-ci peut être perçue sous différents angles, et ce, par plusieurs élèves de la classe. De cette façon, « la complexité de l’acte de définir se voit doublée du fait qu’on n’est pas seul à s’y engager. En même temps que la diversité de points de vue apparait la possibilité d’entrevoir ce que seul, on n’aurait peut-être jamais perçu » (Sasseville & Gagnon, 2009, p.43). Ce point est d’ailleurs tout au plus important, dans la mesure où l’opinion d’autrui complexifie et renchérit mes définitions, mes réflexions, mes prises de position, etc.

De ce fait, il est important d’instaurer un climat de respect et d’ouverture envers l’autre, puisque la pratique de la philosophie ne peut se faire sans la participation active de tout le monde. De plus, comme mentionné plus tôt, le fait de penser par et pour soi-même est un processus réflexif qui forge l’identité de l’apprenant. À travers les discussions, l’élève s’identifie à certaines idées et partage ses émotions et ses convictions au reste de la classe. Les élèves savent qu’ils peuvent s’exposer à travers la communauté de recherche et qu’ils ne seront nullement jugés ou réprimandés. En réalité, l’éducation à la citoyenneté, discutée au cours du module 12, explique que « créer une communauté de recherche, c’est bâtir une société où chacun, peu à peu, fois après fois, sent de plus en plus d’importance de créer un monde commun  où chacun trouve sa place dans le rapport qu’il entretient avec tous les autres » (Sasseville & Gagnon, 2009, p.55). Au cours de leurs raisonnements, les élèves s’apparentent à certaines idées proposées par autrui et en réfutent d’autres et c’est ce qui rend la communauté de recherche d’autant plus enrichissante et dynamique.

Source : Sasseville, M., Gagnon, M. (2009). Recueil de textes accompagnant le cours L’observation en philosophie pour les enfants (PHI-1024). Repéré à : www.ovc.ulaval.ca

3. Sincèrement, je trouve que le contenu abordé dans ce cours est très pertinent et nous aide à mieux comprendre en quoi constitue la pratique de la philosophie avec les enfants du primaire. Les savoirs sont structurés et nous avons assez de documentation à notre disposition afin d’approfondir nos apprentissages.

Le site de l’OVC est adéquat pour la réalisation de ce cours. Les différentes sections nous permettent facilement de saisir l’essence du contenu à apprendre. De plus, la vidéothèque offre des ressources extrêmement pertinentes et captivantes. Personnellement, le travail lié aux contributions, soit le visionnement des discussions philosophiques était pour moi un petit bonbon ! J’ai bien apprécié la construction de ce cours et je le recommanderais à mes collègues qui suivent le baccalauréat en enseignement au primaire. Merci pour d’avoir construit ce programme, il permet de découvrir une tout autre vision de la philosophie.

Anne-Marie Paquet, dans son Document synthèse 2 soumis le 25 Avril 2020 à 20:13, a écrit:

Question 1 : Que retenez-vous de ce cours ? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués ?  Pourquoi ? 

Je repars de ce cours avec un nouveau point de vue sur ce qui peut être fait avec les enfants en communauté de recherche philosophique (CRP). En effet, avant ce cours, je ne croyais pas qu’il était possible d’aller autant en profondeur sur certains sujets avec des enfants d’âge primaire. J’ai toujours trouvé qu’il était difficile de garder un groupe attentif sur une longue période, sans qu’ils parlent ou dérangent les autres. Je croyais donc qu’il était compliqué d’établir un dialogue riche et de construire des solutions en peu de temps. Toutefois, ce que je retiens, c’est qu’avec de la pratique, tout cela est possible et la richesse des découvertes communes est vraiment étonnante ! La clé est vraiment de laisser la parole aux enfants, chose qui semble difficile pour nous les adultes ; plutôt que de parler à la place des enfants et de mettre des mots dans leur bouche qui ne sont pas les leurs, il faut les laisser développer leur pensée afin qu’ils se construisent des points de vue sur différents sujets. Ces enfants sont les citoyens de demain (Série documentaire, éducation du citoyen, module 12) et je trouve important qu’ils apprennent à vivre avec les autres, à échanger et discuter avec les autres, qu’ils fassent preuve de bon jugement, d’exprimer leurs opinions haut et fort. La pratique de ces habiletés est possible grâce à la philosophie.

Parmi les éléments travaillés dans le cours, j’ai remarqué que plusieurs d’entre eux, liés à l’élève, pouvaient aussi s’appliquer aux enseignants en dehors de la CRP. Je pense entre autres aux deux éléments qui m’ont le plus marquée, soit Penser par et pour soi-même et Autocorrection et autocritique (module 3). Pendant ce cours je me suis mise à faire des retours sur mes stages précédents en remarquant toute l’évolution que j’ai parcourue. Alors qu’au début je me concentrais davantage sur la manière dont je me sentais en enseignant, je me suis mise graduellement à penser davantage à la manière dont les élèves se sentaient lorsque j’enseignais (est-ce que mes consignes sont claires, est-ce que j’ai pris en compte les difficultés que pouvaient causer mes activités, etc.). J’ai donc laissé de côté la pensée individualiste et je me suis mise à penser au bien commun (Bibliothèque, Penser par et pour soi-même et autocorrection, Module 3) de la classe. Pour ce qui est de l’autocorrection et de l’autocritique, j’ai pu réaliser avec ce cours que cet élément sera présent tout au long de ma carrière d’enseignante. Je devrai questionner mes pratiques, les modifier et être capable d’accepter mes erreurs puisque je ne sais pas tout.

Un élément lié à l’animateur qui m’a beaucoup marquée est Trop parler, puisque c’est quelque chose que l’on m’a souvent reproché. En effet, dans toutes les sphères de ma vie, je donne souvent mon opinion sans écouter celle des autres ou bien je parle de moi sans poser de questions aux autres. C’est donc quelque chose que j’essaie déjà de travailler. De plus, lorsque j’animerai des CRP, il faudra que je prenne une place limitée pour laisser la parole aux enfants (Bibliothèque, Trop parler, module 6).

Question 2 : Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? 

Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents.

Pour moi, la philosophie pour enfants est une activité permettant ​à ces derniers de pratiquer le raisonnement en groupe. En effet, la pratique de la philosophie donne l’opportunité aux enfants d’apprendre à penser par et pour eux-mêmes en partageant l’activité de la pensée avec d’autres (Bibliothèque, La philosophie et les enfants, module 1). Ce travail, à la fois individuel (penser par soi-même) et commun (partage de la pensée), permet de construire des savoirs aux contours souvent difficiles à définir que les enfants pourront ensuite s’approprier. Cette construction se base en grande partie sur le dialogue, l’échange d’idées, l’acceptation de l’idée de l’autre et la critique de ces idées en groupe. C’est ici que le raisonnement est primordial : chaque enfant doit réfléchir à l’aide de différentes habiletés de pensée (écouter, donner des raisons, questionner, faire des hypothèses, nuancer, définir, établir des critères, etc.) ce qui leur permettra de trouver des solutions ensemble. C’est donc par le dialogue en communauté de recherche philosophique (CRP) que les enfants pourront apprendre à penser seuls de manière critique, puisqu’ils apprendront graduellement à intérioriser le dialogue et les habiletés de pensée.

L’idée qui résume le mieux la philosophie pour enfants, selon moi, est la Pensée critique. Le penseur critique sait créer des relations entre différents éléments du problème afin de produire un jugement. Plus les relations sont basées sur de nombreux critères et tiennent compte du contexte, plus le jugement sera de qualité. Ainsi, le penseur critique accepte le fait qu’il pourra découvrir des faiblesses dans son jugement tout au long de la recherche, puisqu’il se peut que les critères des autres entrent en conflit avec les siens et le pousse à revoir son raisonnement. Le penseur critique sait donc rectifier sa démarche de production de jugement (Bibliothèque, Pensée critique, module 7). L’autocorrection est d’ailleurs une composante essentielle du penseur critique. Celui-ci est conscient qu’il ne sait pas tout et il accepte donc de se corriger en se basant sur les critères et le jugement des autres. Cela lui permet de reconnaître les éléments problématiques dans sa démarche de raisonnement et de production de jugement (Bibliothèque, Autocritique et autocorrection, module 3). En bref, quelqu’un qui fait preuve de pensée critique sait non seulement produire un jugement de qualité, mais aussi identifier les éléments problématiques de sa démarche de raisonnement et les rectifier.

Pourquoi ai-je donc choisi l’élément Pensée critique pour résumer la philosophie pour enfants ? Parce que le penseur critique est quelqu’un qui pense par et pour soi-même (production d’un jugement, établissement des critères) et qui sait également partager sa pensée, questionner et accepter celle des autres pour rectifier sa démarche de production de jugement. Ainsi, on remarque l’aspect individuel et collectif de ma vision de la philosophie pour enfant à travers la pensée critique. De plus, l’aspect autocorrectif de la pensée critique passe entre autres par la pratique de différentes habiletés lors des dialogues. En effet, plus une personne s’habitue à donner des raisons, à questionner, à faire des hypothèses ou d’autres habiletés de pensée en groupe, plus elle les intériorise et est en mesure de les appliquer par elle-même. En bref, l’élément Pensée critique résume bien la philosophie pour enfants comme je la perçois, car elle met de l’avant la pensée individuelle ET la pensée commune, tout en encourageant le dialogue et les différentes habiletés de pensée.

Question 3 : Quelle est votre appréciation du cours? 

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

– sous l’angle de sa forme (OVC: la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

Sous l’angle du contenu, je trouve que la matière est parfaite pour l’initiation à la philosophie pour enfants et nous donne de bonnes bases pour aller plus loin dans ce sujet d’un point de vue théorique. Toutefois, j’aimerais avoir davantage de pistes pour commencer une CRP dans ma classe. Je sais quoi regarder comme comportements, mais je ne sais pas par où commencer pour arriver aux comportements attendus (quels sont les livres philosophiques à choisir, quels sont les sujets à utiliser pour commencer la philosophie en classe, quelles règles faut-il mettre en place, etc.) D’ailleurs, si vous avez des ressources à ce sujet, je serais vraiment prenante!

Sous l’angle de la forme, j’ai un peu plus de critiques.

Tout d’abord, je trouve qu’il y a souvent des charges inégales de travail. En effet, il est injuste que les personnes qui n’ont pas à se justifier lors des rapports révisés (puisqu’ils étaient dans la majorité) aient tous leurs points alors que ceux qui doivent faire des recherches et une justification supplémentaire (comme il m’est arrivé à quelques reprises), travaillent plus fort et obtiennent très rarement (dans mon cas, jamais) tous les points. Je crois qu’il y aurait différentes possibilités. Dans le cas du rapport initial révisé, prenons le module 6 comme exemple. Si quelqu’un avait coché Aider point de vue comme la majorité, il pourrait regarder d’autres commentaires d’étudiants et ajouter un nouvel aspect dans son rapport révisé qu’il n’avait pas pris en compte. S’il n’avait pas coché Reformuler comme la majorité, il pourrait prendre le temps d’aller contredire dans son rapport révisé quelqu’un qui croyait que cet élément était présent (ou changer son point de vue). Ainsi, même si la personne fait partie de la majorité, elle aurait quand même un peu plus de travail que de simplement redéposer son travail initial. Bref, le rapport révisé devrait être fait par tout le monde.

Ensuite, toujours concernant majorité vs la minorité, je crois qu’il y a une autre lacune. Prenons le cas de l’élément aider dialogue dans le module 11. Si une personne avait coché cet élément, il était dans la minorité (comme ce fût mon cas). Comme nous ne pouvons commenter que si nous croyons qu’un élément est présent dans une séquence, nous ne pouvons pas voir ce que pensent ceux qui n’ont rien écrit. Il est donc difficile de changer de point de vue, ce que je trouve qui est une lacune dans le cadre du cours qui prône la variété de points de vue et le dialogue. Aussi, les personnes n’écrivant rien puisqu’ils pensent qu’un élément est absent et qui se retrouvent dans la majorité n’ont pas une charge de travail équivalente à ceux qui écrivent des justifications puisqu’ils pensent qu’un élément est présent (et qui devront refaire un rapport révisé puisqu’ils sont dans la minorité). On pourrait cocher « présent » ou « pas présent » sous l’élément à identifier. Bref, je crois que peu importe l’opinion, il serait vraiment préférable que tous écrivent leur justification dans les rapports initiaux, même s’ils pensent qu’un élément n’est pas présent.

En ce qui concerne les consignes, il serait bien d’avoir en plus un exemple de ce qui est attendu pour chaque type de rapport. Je trouve dommage d’avoir eu un exemple de rapport seulement lorsque j’ai écrit un message à ma tutrice à la fin de la session alors que tous mes rapports étaient écrits. Je crois que des exemples seraient une bonne base pour les rapports et faciliteraient la compréhension des consignes pour les différents types de rapports.

Un autre élément que j’aurais aimé savoir avant la fin de la session est que l’on peut demander des commentaires plus précis par courriel à notre tuteur. Si j’avais su cela plus tôt, j’aurais vraiment pu m’améliorer davantage dans mes rapports. Il s’agirait simplement d’indiquer à un endroit visible dans l’OVC qu’il est possible de demander plus de précisions sur nos commentaires.

Finalement, je crois que pour l’effort mis dans chaque journal de bord, il serait intéressant d’avoir plus de points pour ceux-ci. Ceux qui travaillent moins considérant que cela ne compte pas n’ont pas une charge de travail comparable à ceux qui décident de faire tous les journaux de bord sérieusement.

Somme toute, je sais que je semble avoir plusieurs critiques, mais je veux aussi vous dire que j’aime beaucoup la formule hebdomadaire et mes moments préférés étaient lorsque je pouvais choisir les séquences que je commentais dans les journaux de bord qui suivaient les rapports révisés. J’ai aimé la variété des tâches (série, rapports, écoute de vidéos, lectures, etc.). Au final, j’ai vraiment appris à me poser davantage de questions au moment d’écrire et de trouver les bons mots pour m’exprimer et je trouve qu’il est bien de mettre des limites de mots, car pour plusieurs il est facile d’écrire plus que ce qui est nécessaire. Cela nous fait revenir à l’essentiel et pratique notre capacité de synthèse.

Marlène Pelchat, dans son Document synthèse 2 soumis le 25 Avril 2020 à 21:19, a écrit:

QUESTION #1

Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués? Pourquoi?

D’abord, comme je suis finissante en enseignement au secondaire, je connais beaucoup moins le monde des écoles primaires. Nous avions brièvement vu la philosophie pour les adolescents dans un cours d’éthique à l’université (je suis dans le programme d’enseignement de l’univers social et développement personnel) et j’avais tenté l’expérience avec un groupe de 1ère secondaire, mais je n’en savais pas vraiment plus. J’étais donc curieuse d’en apprendre plus et de voir comment ça se déroule avec des tout-petits.

J’ai bien apprécié le contenu de ce cours, mais ce que je retiendrai tout particulièrement, c’est la qualité des échanges et la richesse des propos des enfants. J’ai pu constater à quel point la pratique régulière de la philosophie avec les enfants peut améliorer leurs habiletés de pensée et leur permettre de bien garnir leurs coffres à outils intellectuels. En effet, cette pratique favorise l’acquisition d’une plus grande autonomie intellectuelle et affective. Elle leur permet également d’adopter des dispositions essentielles à toute société guidée par des valeurs démocratiques.

J’ai été surprise de voir comment certains enfants sont réfléchis et à quel point les discussions en groupe de recherche philosophique peuvent avoir un impact important sur eux. Je ne m’attendais pas à être aussi surprise par les propos des élèves. Certains d’entre eux font des liens et formulent des hypothèses aussi bien que des adultes pourraient le faire. Je pense à deux élèves en particulier qui, chacun à leur manière, brillaient par leurs réponses aux questions lors des discussions philosophiques. Ce cours m’a, sans conteste, convaincue que la philosophie devrait être présente et vivante dès la petite enfance, mais aussi tout au long du parcours scolaire des jeunes.

QUESTION #2

Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références des modules précédents.

L’expression qui, selon moi, résume le mieux la philosophie pour les enfants est « Penser par et pour soi-même ».

D’abord, un des objectifs principaux du Programme de formation de l’école québécoise est que les élèves construisent leur propre conscience sociale « pour agir en citoyen responsable et éclairé ». En ce sens, les habiletés de pensée et les attitudes représentent la base pédagogique ainsi que le centre d’intérêt du programme. Il importe donc de s’attarder à ces habiletés et à ces attitudes (acte de rechercher, acte de raisonner, acte d’organiser l’information). En effet, le programme privilégie la formation d’un citoyen capable de participation active, réfléchie et autonome au débat social. N’est-ce pas là la base même de la démocratie? La démocratie, ça suppose la présence de personnes raisonnables, pas de personnes rationnelles (Michel Sasseville, Module 12). Ensuite, l’une des finalités avouées de la pratique du dialogue philosophique consiste à développer la pensée critique des élèves, et ce, de telle manière qu’ils deviennent des citoyens autonomes et engagés (Gagnon et Yergeau, 2016).

Heureusement, la pratique du penser par et pour soi-même ne s’arrête pas au moment où la classe de philosophie se termine (Michel Sasseville, Module 13) et c’est justement la beauté de la chose. Les enfants, pour les avoir entendus à plusieurs reprises dans la série documentaire Des enfants qui philosophent, le disent eux-mêmes que, grâce à la communauté de recherche philosophique, ils arrivent à transposer leurs acquis à la maison et dans leur vie de tous les jours. Espérons que ces élèves, une fois rendus au secondaire, conserveront ce désir de chercher, ce refus d’ignorer, cette puissance de connaître et cette habitude de se remettre en doute. Il est permis d’y croire.

QUESTION #3

Quelle est votre appréciation de ce cours:

– Sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

J’ai particulièrement apprécié ce cours de philosophie pour les enfants. Non seulement parce qu’il est pertinent pour ma formation d’enseignante, mais aussi parce que les contenus étaient intéressants et variés. J’ai trouvé que la division en thématiques hebdomadaires était bien pensée et non redondante. J’ai aimé avoir la chance de voir les enfants discuter entre eux et échanger sur différentes questions philosophiques et éthiques. Les séquences vidéo permettent aux étudiants visuels comme moi de profiter de cette différenciation pédagogique. Cependant, je trouve que la série documentaire mériterait assurément d’être modernisée et actualisée. Aussi, il serait intéressant de revoir ces enfants devenus grands et d’apprendre ce que cette communauté de recherche philosophique a changé chez chacun d’eux.

– Sous l’angle de sa forme (OVC : la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

J’ai eu beaucoup de difficulté, au départ, à saisir le fonctionnement du site. Je trouvais qu’il y avait beaucoup d’informations et pas assez d’explications (en plus, je n’arrivais pas à faire fonctionner la vidéo explicative et le son des petites capsules de début de modules n’a jamais fonctionné). J’étais un peu perdue à vrai dire! J’ai dû abuser de la gentillesse de ma tutrice Flavie, par courriel, afin d’éclaircir quelques petites choses. Malgré tout, j’ai réussi à mieux comprendre de semaine en semaine. Je conseillerais à quelqu’un comme moi, qui n’est pas super doué avec ce genre de plateforme, de contacter son tuteur ou sa tutrice sans tarder, dès le début de la session, afin de faire le tour du site avec lui ou elle et de bien saisir le fonctionnement pour la réalisation et le dépôt des travaux. Je réalise aujourd’hui que c’est ce que j’aurais dû faire au départ au lieu de me décourager, de laisser traîner les choses et de prendre du retard.

Julie Lamarre, dans son Document synthèse 2 soumis le 26 Avril 2020 à 10:11, a écrit:

Question 1. 

Un élément central que je retiens de ce cours est la pratique de la philosophie pour enfants dans une perspective de développement globale. En effet, à première vue la philosophie peut nous sembler une activité axée sur le développement cognitif uniquement. Du moins, c’était peut-être un de mes préjugés. Toutefois, j’ai vite compris son impact sur le développement global des jeunes et des moins jeunes. En effet, il m’est possible d’observer plusieurs éléments favorisant les diverses sphères du développement. Premièrement, le développement cognitif est bien entendu au centre de cette activité.  Les enfants construisent des savoirs avec les expériences qu’ils vivent dans ces communautés de recherche. Ils sont amenés à réfléchir, à raisonner, à donner des exemples, des contre-exemples, etc. Lors de l’activité philosophique, les élèves sont amenés à apprendre à penser par eux-mêmes, leur permettant ainsi de développer une certaine autonomie. En ce qui a trait au développement social et affectif, l’enfant se voit développer un sentiment d’appartenance au sein de la CRP. Les échanges lors des discussions favorisent l’acquisition de normes sociales nécessaires tout au long de la vie. L’enfant construit entre autres ses savoirs avec les autres. Par le fait même, le fait d’avoir accès à un éventail de propos lui permet d’entrer en relation avec autrui en échangeant avec les autres enfants de la communauté. Cela va de pair avec le développement du langage de l’enfant qui fait l’acquisition de nouvelles habiletés et de nouvelles connaissances langagières. Cela peut d’ailleurs être perçu lorsque, durant la série documentaire, nous observons les enfants échanger notamment en nommant à haute voix les habiletés exploitées (clarifier, aider raison, nuancer, etc.), ces habiletés qui font maintenant partie de leur vocabulaire.

Un autre élément qui m’a marqué est sans aucun doute la vivacité d’esprit des enfants. En effet, lors de la série documentaire, j’ai pu observer plusieurs jeunes partager des éléments auxquels, moi-même en tant qu’adulte je n’aurais jamais pensé. Plusieurs de leurs réflexions étaient riches et complexes appuyés d’exemples, de contre-exemples, etc. Les échanges étaient souvent soutenus et très enrichissants.

Je retiens l’impact de la participation à une CRP (chez les enfants) dans la vie scolaire, mais aussi à l’extérieur de la classe. Lors de la série documentaire, plusieurs enfants ont mentionné avoir des conversations plus poussées avec leurs parents. Ils ont aussi nommé utiliser les habiletés apprises dans la CPR à la maison. Lorsque j’étais au primaire, mon enseignante de sixième année faisait de la philosophie avec nous. Cela se déroulait sensiblement de la même façon que ce que j’ai pu observer dans la série documentaire. Nous étions assis en rond et discutions d’un sujet, d’une question. Encore aujourd’hui, je reste marqué par cette expérience. Je me rappelle avoir si hâte à ce moment unique dans ma semaine. Pour faire un parallèle avec ce que j’ai pu observer durant ce cours, je remarque que les enfants semblent eux aussi apprécier grandement ces moments. Leur participation active peut d’ailleurs en témoigner.

Question 2. 

Résumer à l’aide d’un seul mot ou de quelques mots la philosophie pour enfants s’avère, pour ma part, une tâche ardue. Toutefois, si j’avais à choisir un terme pour résumer la philosophie pour enfants, je choisirais le terme « dialogue ». En effet, le dialogue est au centre même de l’activité philosophique.

Tout d’abord, il m’apparait important de définir ce terme. À la base, le dialogue peut notamment se définir comme une conversation entre deux personnes ou plus, et ce, sur un sujet défini (dans le cadre de la communauté de recherche philosophie, cela peut être le thème, la question, etc.) (Larousse). D’une manière plus pointue, dialoguer signifie : « s’aider mutuellement à penser de façon plus claire, plus rigoureuse, plus cohérente ; et cela, par une mise à l’épreuve sans cesse renouvelée des présupposés et des implications de chaque affirmation ou de chaque hypothèse. Or cela n’est possible que si tous, par-delà leurs différences et leurs particularités, se rencontrent sur le terrain commun de la raison, et s’engagent à ne se soumettre qu’à l’autorité de celle-ci. » (Richard, G.).

La pratique du dialogue, soit l’action de dialoguer sous-tend la mise en place de certains principes sans quoi le dialogue ne serait pas possible. Ces principes servent, en quelque sorte, de base au dialogue. Un des principes clefs est l’écoute. En effet, pour bien comprendre les propos des autres et pour être en mesure de les commenter et de faire avancer la discussion, il faut les avoir bien écoutés. Les participants d’une communauté de recherche philosophique sont alors amenés à interroger leurs camarades si certains éléments provenant de la parole de l’autre ne sont pas bien compris. Ainsi, ce dernier pourra notamment définir et préciser ce qu’il veut dire. La reformulation des propos d’un autre ou la reprise de certains éléments de la pensée d’autrui peuvent être des indices d’une écoute attentive (Sasseville, M.).

Une phrase marquante dans la série documentaire (module 5), témoigne de l’importance du dialogue dans une CPR : « c’est en parlant avec les autres que nous pouvons le mieux apprendre à penser ». En effet, en échangeant avec les autres, les enfants perçoivent un éventail de façon de penser qui diverge de la leur. Ils sont alors amenés à faire preuve d’ouverture d’esprit et de respect quant aux propos de leurs confrères, tous ces éléments faisant partie des principes à respecter pour favoriser le dialogue. La prise de parole pour dialoguer est, bien entendu, de mise. Toutefois, la prise de parole doit, elle aussi, se faire dans un contexte de respect. Par respect, il faut noter entre autres le respect du tour de parole (qui passe par l’écoute), le respect des opinions des autres et de leurs différences (ouverture à l’autre), etc.

Le dialogue est favorisé par les différentes interactions entre les élèves, entre l’enfant et l’animateur, etc. Ainsi, le dialogue est bonifié par les commentaires des enfants, les exemples qu’ils fournissent, les nuances et les reformulations qu’ils apportent, etc. Le rôle de l’enseignant lors du dialogue n’est pas à négliger. L’enseignant aide les élèves dans la création de liens entre les idées de façon à propulser la discussion vers de plus vastes horizons. Par le fait même, l’animateur est amené à aider les élèves à travailler leur habileté à raisonner, soit leur habileté à créer des liens entre les éléments apportés par les différentes interventions effectuées (module 7). Elle s’assure de laisser de la place aux enfants afin de favoriser la liberté et l’autonomie de pensée des élèves membres de la communauté (module 6). La présence du dialogue modifie considérablement la vision de l’enseignant qui possède toutes les connaissances et qui les transmet à l’élève qui doit les assimiler.  Le simple fait de s’asseoir en cercle pour dialoguer permet entre autres de mettre l’animateur et les enfants au même pied d’égalité (Poulin, J.).

Le dialogue permet de développer un sentiment d’appartenance à un groupe, à une communauté. Nous pouvons ici faire le parallèle entre la communauté de recherche et la vie en société où les différents acteurs doivent échanger et dialoguer afin de faire valoir leurs opinions, de partager leur pensée, etc. « Le dialogue, en fait, ouvre la voie à une éducation à la citoyenneté » (Sasseville, M.) Ainsi, les qualités acquises lors du dialogue permettre à l’enfant, dans une vision à plus ou moins long terme à devenir un citoyen raisonnable (Sasseville, M.) (module 12).

Les relations sociales sont bonifiées par le dialogue. En effet, tel que vu dans le module 10, le dialogue est étroitement lié à la prévention de la violence : « La violence est un manque de vocabulaire » (Vigneault, G.). Le dialogue est, par le fait même, une activité que nous pouvons qualifier de non violente (Sasseville, M.). En tant qu’étudiante au BÉPEP et future enseignante au préscolaire et au primaire, il m’est possible de remarquer que les conflits ont souvent comme point commun un problème de communication. Le fait de pratiquer la philosophie et, par le fait même, le dialogue réduit la violence dans l’optique où l’enfant prend davantage le temps d’écouter le point de vue de l’autre et de se mettre dans sa peau afin de mieux le comprendre.

Question 3.

Le contenu présenté dans le cours était fort intéressant. Les séquences vidéo et la série documentaire sont, sans aucun doute, les éléments qui m’ont le plus permis d’assimiler et de comprendre la matière. J’ai trouvé extrêmement intéressant de voir les enfants en action dans la communauté de recherche philosophique. Je trouve que le cours était présenté de façon logique et que chaque module nous permettait de faire des apprentissages significatifs.

Il serait faux de mentionner qu’au tout début du cours j’avais de la facilité avec la plateforme utilisée. En effet, je trouvais qu’il y avait beaucoup d’éléments et malgré la vidéo explicative, je me sentais un peu bombardée d’informations à retenir. Toutefois, au fur et à mesure que j’utilisais la plateforme, je me suis sentie davantage à l’aise avec celle-ci. J’ai beaucoup aimé les différentes sections qui nous permettaient d’aller plus loin dans nos apprentissages.

Laurianne Drolet, dans son Document synthèse 2 soumis le 26 Avril 2020 à 10:45, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Que retenez-vous de ce cours  :

Je retiens que la pratique de la philosophie avec les enfants est une activité qui permet le développement de plusieurs habiletés cognitives telles que raisonner, chercher, définir, etc. Cette activité permet également aux enfants de se prononcer sur des sujets qu’ils n’abordent pas régulièrement, où ils peuvent donner leur point de vue. C’est l’un des rares moments dans le cadre scolaire où c’est l’apprenant qui exprime sa pensée. Je retiens aussi que l’aspect collectif (module 1) de la philosophie pour enfant est un élément essentiel. C’est le partage de point de vue qui permet aux apprenants de développer leurs savoirs. La pratique du dialogue (module 3) et la confrontation des points de vue permettent un partage enrichissant. Je retiens également que l’animateur à un rôle important (module 6). En effet, il doit être en mesure d’accompagner les enfants dans leur recherche sans toutefois, prendre trop de place. Ce qui pourrait avoir comme effet de brimer le droit de parole des élèves. Il s’agit d’un rôle complexe qui doit être occupé par quelqu’un qui a pour objectif de développer l’autonomie et la liberté des participants. Cette pratique permet d’éduquer le citoyen de demain et ce citoyen sera en mesure de penser par et pour lui-même.

Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqué.e?

Ce qui m’a marqué dans le cadre de ce cours est de constater à quel point la philosophie pour enfant est enrichissante. Dans une communauté de recherche philosophique, je pense que tout individu qui y participe de près ou de loin est amené à étayer son point de vue ou sa pensée. Les participants sont, sans aucun doute, au premier plan du développement des outils de la pensée, mais en tant qu’observateur, je pense que j’ai également développer certaines connaissances sans les avoir appliqués. Je me surprends parfois à fournir une raison ou un exemple lorsque j’explique ma pensée. De plus, je questionne plus régulièrement les personnes de mon entourage sur leur point de vue (ce qui parfois en désespère certain). À mon avis, l’animateur de la CRP est aussi quelqu’un qui profite d’une expérience riche. Puisqu’il accompagne les apprenants tout au long de leur cheminement en les questionnant, en les observant, en reformulant leurs propos, etc. Selon moi, cette pratique permet à l’enfant de comprendre que son point de vue est important même en présence des adultes. J’ai été impressionnée de voir à quel point la pensée des enfants était complexe et de voir l’aisance de certains à exprimer verbalement sa pensée. Je pense que plusieurs personnes sous-estiment la pensée des élèves alors qu’au contraire, nous devrions la valoriser.

2- Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents. 

Selon moi, l’idée qui résume le mieux la philosophie pour les enfants est le socioconstructivisme.

Le socioconstructivisme est un courant de pensée selon lequel l’apprenant « construit des savoirs à partir de ses connaissances et de ses expériences antérieures par l’intermédiaire d’échanges et de partages d’idées avec ses pairs et son enseignant » (Alipour, 2018). Lors de ce partage, les élèves pourraient être en désaccord ou s’opposer à leur comparse. Cet échange mène à un approfondissement des connaissances chez l’élève, en plus, de l’amener à reconsidérer son point de vue. Les échanges, l’argumentation et la communication donnent lieu à la résolution de problème (Alipour, 2018). Selon le socioconstructivisme, la construction de savoirs implique inévitablement une dimension sociale (Alipour, 2018).

Le socioconstructivisme est constitué de deux composantes essentielles, soit la construction de savoirs et la dimension sociale qui sont intimement liées. Ces deux aspects sont également des éléments importants dans la pratique de la philosophie avec les enfants.

En effet, dans la pratique de la philosophie pour enfants, les participants sont amenés à se questionner (module 1) sur divers sujets tels que le sens de la vie et des choses, les actes qu’ils posent au quotidien, etc. (Sasseville & Gagnon, 2009, p.11). Lors de ces questionnements, les enfants tenteront de trouver une réponse (ils n’y arriveront pas toujours). La communauté entre alors dans un processus de recherche (module 8) au cours duquel les participants se questionneront, formuleront des hypothèses et procèderont à la vérification de ces hypothèses (Sasseville & Gagnon, 2009, p.40). Au cours de cette recherche, les élèves devront utiliser divers outils de la pensée et ainsi en approfondir leur connaissance et leur maitrise. Le développement des savoirs en philosophie pour enfant passe inévitablement par la pratique du dialogue (module 3). En effet, les apprenants « deviennent de plus en plus conscients de leur propre pensée, de la façon dont elle procède, des outils qu’elle utilise pour connaître, pour comprendre et pour donner du sens. » (Sasseville & Gagnon, 2009,p.22).  Cette pratique permet à l’apprenant d’être en mesure de faire une introspection et ainsi de faire une auto-critique (module 3). Ces connaissances servent l’objectif selon lequel il faut penser par et pour soi-même (module 1).

En ce qui a trait à la dimension sociale, la pratique de la philosophie pour enfant est une démarche collective (module 1), c’est-à-dire qu’on apprend à développer des connaissances afin d’être en mesure de penser par et pour soi-même, mais on le fait dans un contexte de groupe où nous partageons la même activité (Sasseville & Gagnon, 2009, p.14).  Les savoirs se basent sur l’expérience et les connaissances de tout un chacun, ce qui fait en sortent que personne n’aura exactement le même point de vue sur une question (Sasseville & Gagnon, 2009, p.131). Dans l’optique où un individu se questionne seul, cela a peu d’importance puisqu’il sera régulièrement en accord avec lui-même. Toutefois, dans une activité collective comme la philosophie pour enfant, il est rare, voire impossible, que tout le monde soit parfaitement en accord avec les propos des autres. Les enfants partagent leur point de vue en fournissant, des raisons (module 2), des exemples, des contre-exemples, des nuances, etc. Au cours de cette discussion, plusieurs apprenants remettront leur pensée en question. Dans certains cas, les arguments énumérés feront en sorte que cette pensée sera approfondie et acceptée davantage. Dans d’autres cas, les enfants pratiqueront l’auto-correction (module 3) et modifieront leur point de vue. Dans la vie collective, il y a des règles à respecter pour faire en sorte que les droits collectifs et individuels soient honorés. De la même manière, dans une communauté de recherche philosophique les enfants expérimenteront la démocratie (module 1). Le rôle de l’animateur (module 6) est donc d’accompagner les élèves dans leur recherche ainsi d’ « encourager la liberté de penser, l’autonomie et la responsabilité qui en découle. » (Sasseville & Gagnon, 2009, p.32).

Ainsi, j’estime que le socioconstructivisme est l’idée qui représente le mieux la pratique de la philosophie avec les enfants, car les deux composantes essentielles de ce courant de pensée, soit la construction de savoirs et la dimension sociale, sont également des aspects prédominant dans la philosophie pour enfants. De surcroît, ces deux composantes du socioconstructivisme sont étroitement liées puisque la construction de savoirs se fait dans un contexte social, tout comme en philosophie pour enfant.

Sources:

Alipour, M. (2018) Approche socioconstructiviste pour l’enseignement-apprentissage du lexique spécialisé : apport du corpus dans la conception d’activités lexicales. Université de Montréal. URL : http://olst.ling.umontreal.ca/pdf/Alipour_Marjan_2018_these.pdf

Sasseville,M.et Gagnon, M.  (2009) Recueil de textes accompagnant le cours : Lʼobservation en philosophie pour les enfants (PHI-1064). Université Laval.

3- Quelle est votre appréciation de ce cours:

J’ai beaucoup apprécié ce cours puisque chaque aspect présenter dans le cadre des lectures et des documentaires pouvaient être observés dans une séquence vidéo. Les éléments à observer peuvent parfois être complexes, mais l’explication fournie est suffisamment claire pour que nous puissions en faire une définition. L’activité du journal de bord a été très enrichissante, elle m’a permis de faire le point sur mes apprentissages à plusieurs reprises. En tant que future enseignante, je peux affirmer que ce cours m’a donné envie de mettre en place des communautés de recherche philosophique avec les enfants. De plus, je pense que le visionnement du document m’a permis de voir quelles étapes je dois accomplir afin d’assurer le bon fonctionnement d’une telle pratique.

Certes, j’ai éprouvé quelques difficultés avec la plateforme de l’OVC, au début du cours. Toutefois, après quelques cours, il est facile de s’habituer à la plateforme dans lequel les éléments à exécuter sont clairs et concis.

Cynthia Plante, dans son Document synthèse 2 soumis le 26 Avril 2020 à 11:11, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi? (14 points)

Ce que je retiens de ce cours est qu’une communauté de recherche a plusieurs impacts positifs dans le développement des enfants. Comme expliquer dans la série documentaire dès le module 2 jusqu’au module 10, une communauté de recherche permet de faire comprendre aux observateurs que les enfants font de la philosophie lorsqu’ils donnent des arguments durant un dialogue. Ce qui est bénéfique dans cet aspect, c’est que les enfants apprennent à donner des arguments pour répondre en communauté à une question précise sans toutefois avoir la réponse exacte à cette question. La communauté de recherche est également très bénéfique pour les enfants parce qu’elle le permet de développer des habiletés comme la communication, le raisonnement, la recherche et la conceptualisation, qui elles permettent de développer des attitudes comme le respect, la collaboration et l’écoute parce que dans une communauté de recherche, chaque enfant profite de la présence de l’autre pour l’aider à développer un sens critique. Certains utilisent même les forces et les faiblesses des autres pour les aider à avancer. Ce que j’ai retenu également, c’est que les enfants font une discussion et que l’animateur ne fait qu’aider à rediriger la discussion en posant des questions ouvertes ou en reformulant certains propos. J’ai retenu également que parfois dans la communauté de recherche, le dialogue peut être un peu plus présent, mais celui-ci apporte aux élèves de pratiquer la réflexivité, mais aussi de leur faire constater qu’ils raisonnent ensemble, qu’ils partagent de l’information et qu’ils cherchent des réponses ensemble. J’ai retenu que ce qui crée le dialogue, c’est simplement parce que les enfants sont dans un combat constant entre la pensée critique et la pensée créative. De plus, j’ai retenu que la communauté de recherche permet à l’enfant de développer l’autonomie de leur pensée, c’est-à-dire d’accepter d’entrer dans les discussions et les pensées des autres et de les argumenter. J’ai retenu que chaque élève participe au raisonnement des autres, à l’aide de critères et de définition et tout cela passe par le raisonnement qui est de passer d’une vérité à l’autre en ayant le souci de préserver ce qu’on estime vrai, et pour le préserver, le conserver. J’ai retenu également que la communauté de recherche permet aux enfants de développer un cadre de travail d’équipe et de relation humaine comme un peu comme une équipe sportive et que l’ultime enjeu de la communauté de recherche pour un enfant est l’autocorrection. J’ai également retenu que la communauté de recherche permet à l’enfant d’apprendre à penser par et pour soi-même, de se faire sa propre idée et sa propre pensée à propos d’un sujet qui n’est pas nécessairement facile à donner une définition. Finalement, ce que j’ai retenu comme dernier élément, c’est que dans une communauté de recherche, les enfants apprennent à accepter la culture de l’autre, la présence d’autres personnes raisonnables tempérée par le bon jugement ce qui est en réalité le fondement des rapports humains. Les enfants apprennent également les émotions des autres ainsi que leurs idées et leurs pensées.

Ces éléments m’ont particulièrement marqué parce que je ne pensais pas qu’une communauté de recherche pouvait avoir autant d’impact bénéfique pour les enfants. De plus, je trouve que la communauté de recherche est entrainante pour les enfants. Je trouve sa formule amusante tout en étant réaliste. Par les éléments mentionnés plus haut, je trouve également que la communauté de recherche est une belle façon de leur apprendre à dialoguer ou a discuté de façon respectueuse à propos de questions, si on peut le dire ainsi, exceptionnelles et qui n’ont jamais vraiment eu de réponse adéquate ou à des questions éthiques. Je trouve également que la communauté de recherche permet aux enfants de comprendre comment fonctionne la façon de penser dans notre société et donc qu’ils deviendront de meilleurs citoyens parce qu’ils ont auront les bons outils pour penser.

2- Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents. (30 points)

Je pense que l’élément qui résume le mieux la philosophie pour enfant est le dialogue ou la discussion. Dans le dictionnaire Le Robert, un dialogue est un entretien entre deux ou plusieurs personnes. Cependant, dans une communauté de recherche, le dialogue a quelques aspects différents d’un dialogue normal entre deux personnes. Premièrement, parce que les élèves doivent discuter entre eux pour répondre à des questions qui n’ont pas nécessairement de réponses exactes en apportant des éléments nouveaux pour faire avancer la discussion. Pour que celui-ci soit bénéfique pour les enfants et pour la communauté de recherche, les enfants doivent être capables et apprendre à formuler des propos pas nécessairement juste, mais bien formuler, et ils doivent apprendre à écouter les autres sans porter de jugement, mais en intégrant leur point de vue pour réfléchir à ses propos de manière critique. Dans l’épisode de la série documentaire du module 5, il est mentionné qu’il est difficile pour les enfants de prendre la parole, mais cette prise de parole permet aux élèves d’apprendre à exprimer leur pensée et de l’expliquer. Comme indiqué un peu plus haut dans le paragraphe, dans l’épisode de la série documentaire du module 8, les élèves de la communauté de recherche utilisent le dialogue pour répondre à différentes questions qui peuvent être philosophiques ou même éthiques en utilisant quelques éléments comme l’hypothèse, infirmer ou nuancer certains propos pendant la discussion. Puis, dans l’épisode de la série documentaire est module 9, le dialogue permet également aux enfants de définir un terme. La définition d’un terme est pratiquement l’une des premières étapes avant de commencer à répondre à la question demandée.

Je pense donc que l’élément central et important de la communauté de recherche est le dialogue parce que sans celui-ci, il est très difficile de répondre aux questions et de partager son point de vue lorsque les élèves sont en groupe. De plus, je pense que le dialogue est l’élément le plus important de la communauté de recherche parce que celui-ci permet aux élèves de développer un grand nombre d’habiletés qui les suivront et qui leur sera utile très longtemps dans leur vie. De plus, tous les éléments importants d’une communauté de recherche comme l’écoute, la recherche, la définition, l’interprétation, l’hypothèse que nous avons vus dans les lectures sont tous des éléments importants et qui se retrouvent lorsque les élèves dialoguent entre eux. Il est évident que pour se faire, ils doivent apprendre à prendre la parole, à donner des définitions dans leurs mots, proposer des hypothèses et écouter les points de vue des autres pour créer leur propre pensée critique et créative et pour faire avancer le dialogue qui prendra un sens étonnant.

3- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

Sous l’angle du contenu, j’ai bien apprécié ce cours. Je trouve le cours très complets et très instructifs. J’ai surtout aimé lorsque nous devions analyser des vidéos. J’ai trouvé cela très intéressant de mettre la théorie en pratique d’une certaine manière.

Sous l’angle de l’OVC, au début j’ai trouvé cela très difficile de comprendre comment l’OVC fonctionnait… Lorsque j’ai commencé à comprendre celui-ci et à l’utiliser plus, je l’ai trouvé un peu moins compliqués. Cependant, j’ai trouvé que les explications pour les différents rapports sont difficiles à comprendre. J’ai préféré les explications et j,ai mieux compris avec celles que les tuteurs ont donnés dans les rétroactions de nos rapports.

Laurie-Eve Gagnon, dans son Document synthèse 2 soumis le 26 Avril 2020 à 11:23, a écrit:

1) Que retenez-vous de ce cours ? :

Je retiens l’incroyable pouvoir de transformation qui s’exerce sur les enfants qui évoluent dans une communauté de recherche philosophique. En effet, les impacts d’une telle expérience sont multiples et puissants, et auront, je le crois fortement, des répercussions à long terme sur les enfants. Je suis ébahie de constater que la pensée des enfants se déploie et se complexifie magnifiquement à travers ces séances, leur donnant confiance en eux et en leurs jugements. Ainsi, ils apprennent ensemble à mieux réfléchir, à développer leur langage, leur logique, leur rigueur intellectuelle, à se mettre à la place des autres, à coopérer, à s’auto-corriger, à dialoguer raisonnablement, à douter, à se sentir légitime d’apporter ses idées au groupe et de l’enrichir. Bref, toute une série de bienfaits qui les mènent vers une plus grande liberté de pensées et qui feront d’eux des citoyens réfléchis.

« Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqué.e? 

“Pourquoi?” :

Quelques éléments et idées m’ont particulièrement marquée.

D’abord, cette conception selon laquelle on réfléchit mieux à plusieurs et que les élèves ont besoin les uns des autres pour enrichir et structurer leurs pensées. Cette idée me plaît, car je trouve que trop souvent, on nous apprend que réfléchir est une action solitaire, ou encore, lorsqu’on réfléchit avec les autres, on le fait souvent avec des gens qui pensent comme nous. Je me surprends moi-même parfois à ne pas vouloir discuter avec des gens qui ne sont pas d’accord avec moi, me disant que de toute façon nous ne serons jamais du même avis (ce qui est en fait la meilleure façon de ne pas avancer dans la réflexion). C’est donc extraordinaire que les enfants dans la communauté de recherche apprennent à dialoguer dans la différence, l’ouverture à l’autre, l’écoute, et cela, malgré les désaccords. Ils y développent tout naturellement le sentiment que la construction d’idées devient plus riche dans le partage, ce qui est très beau et créatif. Cela crée aussi un sentiment de solidarité et d’acceptation des autres qui, à mon avis, est une des solutions à toute forme de violence, en plus de faire évoluer les mentalités.

Aussi, je trouve très intéressant que l’enseignant se place au même niveau que les élèves, qu’il ne soit plus la figure de celui qui détient la vérité. Cet élément m’interpelle particulièrement, car j’aurais beaucoup aimé avoir une telle relation avec mes enseignants. En effet, je me souviens de certains moments de mon enfance où je n’osais pas prendre la parole en classe de peur de ne pas avoir la “bonne” réponse et de me sentir jugée par l’enseignant et les élèves. La communauté de recherche apprend tout le contraire à ses participants; ils apprennent qu’ils ont le droit d’essayer, de se tromper, et que les erreurs peuvent même faire évoluer les idées. Cela leur montre aussi qu’il est bon de penser différemment, ce qui renforce leur caractère. L’enseignant est un guide et un allié avec qui les élèves cherchent du sens. C’est une belle manière de montrer aux enfants à prendre leur place, à sentir qu’ils sont importants dans la collectivité et qu’ils ont tous la capacité de trouver des réponses.

Finalement, j’ai été frappée par le fait que les enfants peuvent apprendre à « muscler » leur cerveau très tôt dans leur développement. En effet, on pense souvent à tort qu’il y a des sujets qu’on ne peut pas aborder avec les enfants parce qu’ils ne comprendraient pas. La philosophie avec les enfants nous prouve que c’est faux, les enfants peuvent très bien, en pratiquant régulièrement la réflexion et le dialogue, développer des jugements éclairés. Raisonner, ça s’apprend, même en étant très jeune!

Question 2: Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents. 

Pour moi, l’expression qui résume le mieux la philosophie pour les enfants est « penser par et pour soi-même ».

Pour définir ce qu’est « penser par et pour soi-même », Michel Sasseville suggère entre autres ces explications (tirées de l’épisode 26 du roman Lisa de Matthew Lipman) : penser par et pour soi-même consiste à rassembler ses idées et à en faire quelque chose, à se représenter ce qui découle de nos pensées, à comprendre ses propres raisons de croire (Texte 3-Bibliothèque). Sasseville écrit aussi que « pour que les élèves pensent par et pour eux-mêmes, il importe qu’ils prennent conscience de leur identité, qu’ils la construisent dans un climat de confiance et de respect mutuel. » (Comment encourager les enfants à penser par et pour eux-mêmes, 2019).

De plus, dans l’émission 3 du documentaire, Sasseville souligne l’importance de l’auto-critique, un élément essentiel pour penser par et pour soi-même. On y voit aussi Alexandre Herriger qui définit le sens de cette expression comme « vouloir construire consciencieusement ses raisons, ses raisonnements, ses vérités ». Il ajoute que cette activité doit se faire avec les autres pour « parfaire la construction de notre pensée, de notre raisonnement, de nos arguments ».

Ainsi, en reprenant les éléments de la définition, on peut voir que rassembler ses idées pour en faire quelque chosese représenter ce qui découle de nos pensées et comprendre ses propres raisons de croire sont des actions liées au développement intellectuel de l’enfant, à une meilleure compréhension de ses mécanismes de réflexion et à une rencontre plus intime avec lui-même. En effet, en pratiquant la philosophie dans la communauté de recherche, l’enfant sera plus conscient de sa propre pensée, de la façon dont elle procède, des outils qu’elle utilise pour mieux comprendre le monde et pour lui donner du sens (Sasseville, émission 3).

Cette prise de conscience est, selon moi, un des objectifs primordiaux de la pratique de la philosophie puisque sans elle, le développement des habiletés de raisonnement de l’enfant sera limité. Cette façon d’observer le fonctionnement de sa pensée, de l’analyser et de le comprendre de mieux en mieux permet à l’enfant de tracer son identité, de saisir ce qu’il est dans toutes ses nuances. Prendre ainsi conscience de son identité permet à l’enfant de penser pour son bien-être et de se forger des opinions qui seront réellement siennes. Comme le dit si bien Gabriel dans l’émission en parlant de lui-même : « Toi, qu’est-ce que tu en penses? » Ainsi, tout en se laissant l’ouverture pour être touchés par ce que les autres pensent et d’ainsi pouvoir changer d’avis, il est bon que les enfants apprennent à avoir confiance en leurs jugements et à donner leur point de vue avec assurance.  Matthew Lipman nomme d’ailleurs l’importance que les enfants aient envie de penser par eux-mêmes et non pas de laisser les autres le faire à leur place. Cela contribue à faire d’eux des citoyens plus critiques envers leur société et donc plus libres intellectuellement. (Entrevue-Deux buts de la philosophie pour les enfants).

Un autre aspect du « penser par et pour soi-même » est la nécessité de l’auto-critique, qui est, selon Ann Margareth Sharp, un des critères les plus significatifs de notre croissance. Les enfants ne peuvent toutefois développer cette capacité d’auto-critique qu’en dialoguant et en étant confrontés à des idées différentes des leurs, d’où l’importance d’unir les cerveaux et d’apprendre l’écoute, le respect et l’entraide.

Enfin, toutes ses raisons font que pour moi l’expression « penser par et pour soi-même » résume à merveille ce que peut être la philosophie pour les enfants; une recherche de sens où les enfants développent leur pensée critique; une métacognition qui leur permet de mieux se comprendre et de mieux comprendre les autres; un partage d’idées et une ouverture à l’autre qui permettent de coconstruire des jugements et des réflexions sensibles et futés. Vivement la philosophie dans toutes les écoles!

3- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

J’ai beaucoup aimé ce cours. Je suis maintenant certaine que faire de la philosophie avec les enfants est un enrichissement extraordinaire, et nécessaire, pour eux et pour les enseignants. J’ai beaucoup apprécié le documentaire, qui permet de voir tout l’éventail des possibles dans une communauté de recherche, en plus de nous faire vivre une expérience plus réelle et sensible.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

Le site est bien fait, il est facilement utilisable, et les capsules avec les enfants permettent réellement de sentir qu’on est avec eux, ce qui rend l’analyse beaucoup agréable que si on lisait simplement ce qu’ils disent. Le fait de produire des rapports suite à nos observations nous permet de voir plus clair dans nos idées et de faire travailler notre esprit comme les enfants le font; nous tentons de définir, d’envisager des hypothèses, nous doutons, changeons d’avis, bref, nous nous exerçons comme eux à réfléchir en profondeur.

Étienne Routhier, dans son Document synthèse 2 soumis le 26 Avril 2020 à 11:35, a écrit:

1- Que retenez vous de cours? Quels sont les éléments qui vont ont particulièrement marqués? Pourquoi?

De ce cours, je retiens l’apport de la communauté de recherche dans le développement de l’enfant. Tout au long de la session, j’ai pu observer des enfants discuter autour d’enjeux philosophiques dans une atmosphère de respect et de collaboration. Étudiant en enseignement primaire, j’ai trouvé fascinant de voir des jeunes ainsi engagés dans des discussions autour de questions philosophiques. Dans mes expériences en milieu scolaire, je n’avais jamais vu de discussion avec des élèves d’âge primaire où chacun (ou presque) est dévoué à la conversation. En fait, l’une des choses qui m’avait marqué en premier était justement la structure des communautés de recherche. Lors des discussions, les enfants sont amenés à donner les tours de paroles entre eux, mais aussi, ils apprenent à cibler des outils de communication lors des discussions. L’animatrice amène souvent l’enfant à remarquer l’apport d’un autre élève lorsque celui-ci amène un exemple, une comparaison, une nuance, etc. La structure est donc sans doute ce qui m’a le plus marqué. Je pense que cet aspect m’a marqué justement car il me donne des outils afin d’instaurer des méthodes de communication efficaces, plus tard, en classe. En effet, je remarque l’apport de la communauté de recherche dans le développement de l’enfant, d’abord, car elle lui enseigne des méthodes de communication efficaces ainsi que l’adoption de comportements aidant le vivre-ensemble. Bien sûr, ce n’est pas le seul apport de la communauté de recherche pour l’enfant. De plus, je remarque l’importance de développer sa pensée créatrice. Les CRP contribuent au développement de cette pensée à merveille. Elles amènent les enfants à se poser des questions face à des dilemmes sans jamais vraiment trouver de réponse « juste », mais plutôt en explorant continuellement cette question afin de rendre compte de toutes les nuances présentes. Je considère la pensée créatrice comme un outil important à développer comme elle offre une ouverture vers le monde et permet la discussion de sens autout d’une idée favorisant la vie en communauté.

En somme, je retiens de ce cours que la pratique de la philosophie chez les enfants occasionne plusieurs apports au développement de l’enfant. Notamment en ce qui a trait à la communication et au vivre-ensemble, mais aussi au développement d’une pensée critique avancée. Ce sont deux apports que je considère très importants au développement de l’enfant et la communauté de recherche philosophique est une pratique que j’aimerais intégrer à mes pratiques enseignantes dans ma carrière.

2 – Terme représentant le mieux la philosophie pour enfants

Selon moi, l’acte de nuancer résume très bien la philosophie pour enfant.

Nuancer signifie en fait de voir les différentes subtilités qui peuvent se retrouver dans nos propos. En fait, en nuançant, on reconnait que les propos peuvent avoir des définitions ou des interprétations différentes pour d’autres. Lorsqu’on fait l’action de nuancer, on reconnait des distinctions où on croyait d’abord tout identique (Module 10). En nuançant, on ne s’arrête pas à répondre à une question par oui ou par non, noir ou blanc, on va plutôt tenter de saisir toutes les subtilités qui peuvent être attachées à la question.

L’acte de nuancer mène alors à un questionnement continu, qui apporte une recherche de sens constante. Lorsqu’on nuance lors d’une pratique de recherche philosophique, on se permet de toujours se poser de nouvelles questions autour d’une problématique. En effet, en remarquant toutes les subtilités autour d’une question, on peut l’explorer plus en profondeur et ainsi développer sa pensée critique. La pensée critique peut être décrite comme étant « une remise en question constante des certitudes et des normes qui figent l’individu et l’empêchent de produire du nouveau » (Vienneau, 2017). En développant une capacité à nuancer, on peut alors observer des subtilités qui nous amènent à questionner ce que certains pourraient considérer comme des certitudes. On ne laisse pas une réponse qui pourrait sembler « absolue » arrêter notre questionnement. À la place, on continue de discuter autour de la question afin d’explorer toutes ses possibilités.

Comme cela a été exploré dans ce cours, les enfants pratiquent la philosophie avec des pairs, rarement seuls, ainsi, la capacité à nuancer de chacun permet d’observer des subtilités qu’un individu seul n’aurait peut-être pas considérées. Une telle pratique offre l’occasion à l’enfant d’explorer de différents points de vue qui peuvent changer sa façon de voir les choses. Donc, de développer sa pensée critique. Tout cela grâce à la capacité à nuancer.

Sources:

Sasseville. M, Gagnon. M. (2009). Recueil des textes accompagnant le cours: L’observation de la philosophie pour les enfants (PHI-1064). Université Laval.

Vienneau. R. (2017). Apprentissage et enseignement: Théories et pratiques. (3e édition).Montréal. Gaétan Morin éditeur. Chenlière éducation.

3- Appréciation du cours

J’ai beaucoup aimé suivre ce cours lors de la dernière session, d’abord, par son format. J’ai aimé que l’OVC nous offrait un plan de travail structuré qui nous permettait d’organiser notre travail dans le temps. Avec les travaux à réaliser à chaque semaine, on pouvait progresser à un bon rythme pendant la session au lieu de prendre du retard pour son cours à distance comme il peut être le cas dans d’autres cours à distance.

Ensuite, j’ai trouvé le contenu très intéressant. Je n’avais jamais observé de communauté de recherche philosophique chez les enfants et j’ai trouvé cette pratique très intéressante. J’ai eu beaucoup de facilité à reconnaitre les avantages de cette pratique dans le développement de l’enfant et je me vois très bien l’intégrer à ma pratique enseignante dans ma carrière.

En somme, j’ai apprécié le déroulement du cours et je reconnais les apprentissages réalisés dans le cadre de celui-ci que je pourrai certainement réinvestir dans la suite de ma formation.

José Felipe Hernandez Reyes, dans son Document synthèse 2 soumis le 26 Avril 2020 à 12:06, a écrit:

1 Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués? Pourquoi?

Depuis le premier module, un enfant a exprimé qu’il considérait qu’arrêter de penser est comme arrêter de vivre (émission 1, module 1, min 00:03. La philosophie et les enfants). De cela, je comprends qu’il voulait dire qu’une personne est en train de raisonner tout le temps. Parce que le fait d’entrer en relation avec les autres ou avec nous-mêmes c’est faire un acte de la raison. Raisonner c’est une activité que nous le faisons de manière naturelle et cela peut être reflété dans plusieurs actes de la pensée. Comme nous l’indique plus tard Michel Sasseville dans l’émission 7, module 7, min 00:56. « Les activités de la pensée humaine sont riches et variées. Se souvenir, imaginer, faire d’hypothèses, questionner, s’émerveiller… » sont les moments où l’être humain peut faire pressent leur pensée. Dans chaque moment de notre journée, nous sommes en train de réaliser un acte de la pensée. Mais pour penser comme il faut, il est nécessaire que nous soyons accompagnés afin d’apprendre les habilités de la pensée. Penser comme il faut n’est pas une chose évidente, et dans cette cour je compris l’importance d’avoir une communauté de recherche philosophique. Parce que c’est dans une communauté où les enfants vont à apprendre des techniques de la pensée. Mais plus encore, c’est dans une CRP qu’ils vont à apprendre à raisonner et à justifier leur pensée. Lorsqu’ils écoutent, ou lorsqu’ils parlent, tout se passe dans une communauté. « En philosophie pour les enfants, la démarche est collective. On apprend à penser, mais pas seuls. On l’apprend avec les autres en train de faire une même activité » (Michel émission 1, module 1 — la philosophie et les enfants min 04:25).

Un autre point que je trouve intéressant est la place de l’animatrice dans la CRP, parce qu’elle n’est pas celle qui donne la réponse, elle n’a pas une place plus importante dans une recherche. Mais elle prend une place dans la communauté, oui elle est indispensable, parce qu’elle doit orienter aux enfants dans leur manier dont il faut procéder, elle doit les encourager à prendre la parole, les guider à se justifier, les motiver à écouter les autres et à faire de jugement. Mais jamais elle ne va à donner la réponse, c’est la communauté qui doit apprendre à raisonner par et pour elle-même. « La communauté de recherche n’est pas quelque chose que l’on apporte aux enfants. Ce sont les enfants qui la créent grâce à l’aide d’un adulte qui estime savoir ce qu’il fait. Mais que fait-il? Il aide les enfants à construire leur propre regard » (Michel émission 6, module 6 les rôles de l’animateur min 02:00). Pour cela le rôle de l’animatrice est important, parce que grâce à son habilité, la communauté peut avancer dans la recherche. Lorsqu’elle est capable de faire, un lien entre les partages des enfants et les différences qu’ils puissent en sortir la communauté peut découvrir de nouveaux chemins.

En résumé, ce que je retiens de ce cours est que même si nous sommes capables de penser tout le temps, il faut apprendre à bien penser afin de justifier ce que nous allons apporter dans une conversation, dans une investigation, dans la vie quotidienne. Et les éléments qui m’ont plus marqué c’est la capacité de l’animatrice de sortir les bonnes idées, et la capacité des enfants pour y justifier leurs pensées ainsi que la facilité de proposer des hypothèses. Mais tout cela n’est pas possible que dans une communauté de recherche.

2. Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume les mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents.

Le terme qui résume le mieux la philosophie pour les enfants est « prendre la parole »

Définition : prendre la parole c’est un acte qui peut dériver d’un processus de la pensée laquelle nous donne la possibilité d’exprimer un accord ou un désaccord avec une idée. Pour prendre la parole il est nécessaire que la pensée ait une habilité de réfléchir, de justifier et d’accepter les corrections, pour cela il est nécessaire une communauté où la pensée peut être développée. « Prendre la parole n’est pas toujours simple. Mais, la prise de parole peut être un instrument de formation de la pensée qui nous permet notamment de nous défaire de l’emprise de ceux qui voudraient nous manipuler » (Sasseville & Gagnon, 2009, p. 29). Quand on prend la parole, c’est une façon d’apprendre à réfléchir (Émission 5, module 5, min 01:24. Prendre la parole).

Peut-être que nous l’avons tous remarque dans cette cours, mais je l’ai expérimenté personnellement dans plusieurs occasionnes que prendre la parole n’est pas facile parce que de fois l’idée qui tourne dans ma tête je ne peux pas l’atterrir avec de mots pour me faire comprendre. C’est dans ce moment que je trouve la nécessité de la communauté pour m’aider à exprimer ma pensée. Avec l’élément « clarifier » dont l’animateur ou un autre élève puisse exprimer avec leurs propres mots mon propos et lorsqu’il me demande si c’est cela que je voulais dire, je pourrais approuver si c’est ce que je voulais dire ou non. Parfois l’autre peut exprimer plus clairement ma pensée, ou parfois dans l’ensemble quelqu’un arrive à exprimer ce que je voulais dire, et c’est dans ce moment qu’un soulagement devient à ma pensée. « Nous pourrions aussi faire appel à l’aide d’un membre de la communauté (animateur inclus) qui a peut-être mieux saisi que nous-mêmes ce que nous voulions dire » (Sasseville… p. 100). Alors, la communauté peut s’engager en donnant un exemple que peut donner une meilleure clarification, ou avec un contre-exemple qui peut de même aider à clarifier d’une autre manière mon propos. Le contre-exemple peut me porter à réfléchir parce que me donne la possibilité de voir la situation d’un autre angle et c’est à lors je peux donner des raisonnements pour soutenir mon propos ou m’autocorriger et changer d’idée. Selon ce que je compris, une des activités importantes dans la communauté, c’est que je puisse être capable d’analyser la situation, de proposer des exemples, de faire des hypothèses, de faire des reformulations… afin de faire comprendre eux autres ma posture. Par contre, il faut que chaque étudiant qui prend la parole ne soit pas enfermé dans son propos, parce que ce qui va l’aider à grandir c’est l’ouverture d’esprit pour accepter les observations des autres et la capacité d’être capable d’une autocorrection s’il est nécessaire. Cela ne signifie pas que les enfants doivent apprendre à se laisser porter par la pensée des autres, mais ils doivent apprendre à être capable d’analyser la situation, comparer leur pensée avec celles des autres et à la fin arriver à discerner que propos est le meilleur ou simplement conclure avec un troisième propos qui est construit par les deux autres.

En plus, apprendre à « prendre la parole » c’est aussi une façon concrète d’aider à la « lutte contre la violence », parce que les enfants apprennent à entrer en dialogue avec les autres. « Fort heureusement dans une communauté de recherche, l’élément central ou du moins l’un de ces éléments-là c’est le respect. (Module 5, émissions 5, min 03:13. Prendre la parole). “La violence a peur des mots… si la parole est bien menée, eh bien, on peut-être en main un instrument puissant de pacification” (Module 10, émission 5, min 01:20. La prévention de la violence). Alors ce qui donne cette possibilité est l’écoute. Prendre la parole n’est pas seulement parler, justifier, clarifier… mais aussi elle est “écouter l’autre”. Respecter l’autre lorsqu’il a la parole est chercher la paix.

3. Quelle est votre appréciation de ce cours?

Le cours est bien planifié, l’ovc aussi est bien structuré. Par contre, c’est moi qui ai eu beaucoup de difficulté pour comprendre, surtout dans les indications qui avait dans la page d’accueil. Mais je pense qu’à la fin du cours je compris plus, peut-être si je suis un cours semblable cela serait plus facile. Ce que j’ai aimé est la diversité des exemples qu’on y trouve. À chaque révision de rapport m’a laissé l’opportunité de lire ce que mes collègues avaient réfléchi, et cela m’a aidé pour réfléchir sur le sujet et pour chercher des justifications et aussi m’a permis de m’autocorriger. Pour moi la relation avec ma tutrice a été magnifique, elle répondit tout le temps à mes questionnements. Très bon cours, je suis contant de l’avoir suivi.

Alexandre Rouette, dans son Document synthèse 2 soumis le 26 Avril 2020 à 12:08, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours ? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués ?  Pourquoi ?

Plusieurs éléments m’ont marqué, mais je pense que c’est surtout l’intelligence générale du propos des enfants qui m’a bien impressionné. Dans le livre Le monde de Sophie, Jostein Gaarder affirme que les adultes contrairement aux enfants n’ont pas encore perdu leur faculté d’étonnement et de questionnement. Selon Gaarder, les philosophes sont l’autre exception parce qu’ils ont gardé la même faculté d’étonnement que les enfants. Je pense que les séquences sont une preuve suffisante pour défendre l’utilité de la philosophie pour enfant puisque ces enfants font preuve d’une profondeur dont plusieurs adultes semblent parfois incapables, ce qui va dans le sens de ce que Gaarder affirme dans Le monde de Sophie. Je pense que la philosophie pour enfant est positive pour les adultes qui la pratiquent et même pour les spécialistes de la philosophie comme moi parce qu’elle leur rappelle pourquoi nous avons choisi cette discipline. Je suis convaincu que ces enfants auront également un souvenir positif de cette expérience, ce qui les encouragera à poursuivre la réflexion sur des questions parfois extrêmement complexes. Espérons que cette expérience gardera l’étincelle allumée et que leur curiosité naturelle ne sera pas étouffée par le poids de la vie et des normes sociales.

D’un point de vue plus théorique, si je puis dire, je retiens surtout du cours le rôle que les fondateurs de la philosophie pour enfant lui ont donné. La philosophie pour enfants, affirment-ils, a une fonction sociale en cela qu’elle encourage le dialogue. Dans les dernières semaines du cours, l’accent a été mis sur ce rôle social en précisant qu’elle forme les enfants à la vie en société, qu’elle aide au contrôle de la violence en milieu scolaire et en dehors, qu’elle prépare à la vie démocratique. Je suis convaincu que les auteurs ont raison. D’un point de vue plus général, c’est un des objectifs de la philosophie en tant que discipline, et c’est probablement l’objectif principal de la philosophie à l’école (le fait que la philosophie développe les quatre compétences transversales en est une bonne indication), au primaire par les séances de philosophie pour enfant (pourquoi pas rendre cela obligatoire partout ?), au secondaire par le biais des cours d’éthique et culture religieuse (il sera intéressant de voir ce qui remplacera ces cours ; pourquoi de la philosophie pour adolescents ?) et au cégep par le biais des cours de philosophie (qui sont d’une très grande utilité ; je pense que le contexte actuel où la désinformation se propage plus rapidement que le virus le démontre bien).

2- Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents.

Je crois que le mot qui résume le mieux la philosophie pour les enfants (et la philosophie en général d’ailleurs) est le mot recherche. C’est aussi ce qui distingue le plus la philosophie pour enfants des autres disciplines en général.

Dans le dictionnaire au mot recherche, on peut lire que rechercher est l’action de « chercher avec soin pour découvrir, pour connaître ce qui est peu ou mal connu ». Il s’agit d’une bonne définition qui s’applique assez bien à ce en quoi consiste les séances de philosophie pour enfants, mais je crois que ce qu’on peut lire dans les notes de cours, où le processus de recherche philosophique (je pense encore une fois que cela s’applique pour la philosophie en général) est défini en s’appuyant sur les étapes de la méthode scientifique est plus clair. Cette comparaison est très judicieuse, mais elle mérite à mon avis quelques précisions. Cette recherche commence, dit-on par la frustration ou le sentiment que quelque chose ne va pas. Je suis bien d’accord, mais il faut préciser que ce sentiment peut aussi prendre la forme d’un étonnement pur et simple comme lorsqu’on est placé devant une situation ou une question totalement inédite à laquelle nous n’avons aucune réponse immédiate. La méthode scientifique est également beaucoup moins fondée sur l’idée de recherche communautaire (quoiqu’il y ait bien une communauté scientifique), alors que la recherche philosophie est nettement plus riche si elle faite en communauté. Une autre différence avec la méthode scientifique est le fait que les preuves ne sont pas nécessairement empiriques. Elles peuvent très bien être strictement personnelles, hypothétiques, voire métaphysiques, ce qui n’invalide aucunement leur pertinence (ce qui est le cas en science, en principe).

Maintenant, pourquoi est-ce que j’ai choisi le mot recherche comme étant le mot qui résume le mieux ce qu’est la philosophie pour enfant ? Comme je l’ai affirmé plus haut, je pense que la philosophie est une des disciplines scolaires qui met le mieux en pratique cette idée de recherche. On a observé tout au long de la session des enfants qui se posent des questions, qui doute, qui avancent des hypothèses et les défendent, qui réfutent les hypothèses des autres, qui défendent des idées controversées. Bref, nous avons vu des groupes d’enfants chercher des réponses à des questions très complexes. Cette recherche en communauté permet à tous ceux qui y participent d’entreprendre une quête. Mais la recherche continue en dehors des salles de classe parce que la philosophie n’apporte aucune réponse définitive, pas plus qu’elle ne fournit des réponses universelles. Chacun doit construire sa propre réponse et cela se fait grâce à la recherche et pas autrement. Autrement dit, la philosophie est non seulement une quête, elle est également une quête perpétuellepuisque de nouveaux éléments peuvent toujours venir affiner voire changer une définition ou une réponse.

La recherche perpétuelle et l’absence de réponse définitive sont aussi ce qui distingue la philosophie des autres disciplines où les réponses sont déjà connues. Dans la série documentaire, un des enseignants souligne cette différence en affirmant que contrairement aux mathématiques, par exemple, où il n’y a qu’une seule bonne réponse (parce que 2 + 2 = 4 est toujours vrai), la philosophie ne peut pas fournir de réponse aussi catégorique. Le professeur poursuit en faisant remarquer que dans un cours de philosophie les adultes perdent leur statut de « celui qui connaît les réponses » (sans perdre son statut de gestionnaire de classe) et devient un chercheur au même titre que les enfants.

Pour toutes ces raisons, je pense que c’est bel et bien le mot recherche qui décrit le mieux la philosophie pour enfants. On pourra remarquer en terminant que le mot philosophie lui-même se définit comme l’amour de la sagesse plutôt que comme la possession de cette même sagesse, ce qui marque déjà l’idée de quête, de recherche.

3- Quelle est votre appréciation de ce cours :

D’un point de vue théorique et pédagogique, je suis bien heureux d’avoir d’abord choisi ce cours d’observation. Il permet de bien mettre en lumière l’utilité de ce programme et les objectifs généraux de la philosophie pour enfant. Il s’agit d’une très bonne introduction à ce qu’est la philosophie pour enfants exactement.

L’observatoire virtuel collaboratif est un outil très bien conçu. Je pense que n’importe quel outil pédagogique virtuel exige un peu de temps pour s’habituer à son fonctionnement. À cet égard, je dois dire que l’OVC s’efface rapidement au profit du contenu et des discussions.

Anne Bédard-Pépin, dans son Document synthèse 2 soumis le 26 Avril 2020 à 12:27, a écrit:

1- Tout d’abord, plusieurs éléments m’ont marqué. En effet, l’aspect m’ayant le plus marqué est le rôle de l’enseignante au sein d’une communauté de recherche. Terminant mon baccalauréat en enseignement primaire et éducation préscolaire, ma vision de pédagogue était donc portée davantage sur les actions et les interventions faites par l’enseignante. Ce qui m’a donc le plus marqué était l’organisation et la gestion de classe quasi impeccable qu’on pouvait observer chez les élèves. Ce qui m’impressionne c’est aussi que lorsque des élèves sont aussi calmes et actifs dans une activité, cela veut dire qu’ils ont un réel intérêt pour la philosophie, ce qui à première vue, me semblait impossible. C’est-à-dire que je ne croyais pas qu’il était possible d’intéresser autant d’enfants à la philosophie.

Un deuxième élément que je retiens de ce cours, est que les élèves sont réellement investis dans leur démarche de recherche et cela permet d’avoir des discussions intéressantes menant à des pistes de solutions. Par exemple, ça m’a marqué de remarquer qu’on peut régler plusieurs problèmes concernant le vivre ensemble, qui peut être difficile avec certains groupes et ce à l’aide de discussions philosophiques.

Finalement, je retiens de ce cours qu’il est possible et très intéressant de faire de la philosophie avec les enfants du primaire, et ce de tout âge. Je retiens qu’il est possible de prendre part à des discussions sur des sujets très variés et de trouver des pistes de solutions intéressantes. Ce qui est intéressant, c’est qu’on peut réinvestir toutes les discussions dans d’autres contextes de classe.

2- Selon moi, le terme qui résume le mieux la philosophie pour enfants est la recherche. Tout d’abord, en référence au module 9, le processus de recherche en philosophie se caractérise par une série d’étapes qui mène le participant à formuler une hypothèse répondant à un problème.  En effet, l’acte de rechercher est observé en premier lieu lorsqu’un participant vit une frustration ou un sentiment que quelque chose ne va pas. C’est à cette étape que la recherche débute parce qu’on se rend compte que quelque chose nous empêche d’avancer. Par la suite, le participant doutera de ses propres idées et tentera de formuler le problème qui l’amène à douter. Par la suite, le participant tentera de formuler une nouvelle hypothèse répondant au problème de départ. À cette étape, on tente donc de mettre en route une théorie qui expliquera ce qui ne va pas. Finalement, on vérifie si la nouvelle hypothèse tient la route  et on explore d’autres cas observables qui pourraient demander à ce qu’on modifie à nouveau l’hypothèse. Il est à prendre note que ce ne sont pas nécessairement toutes les étapes de la recherche qu’on pourra observer dans un contexte de recherche et elles ne sont pas nécessairement vécues dans l’ordre que je vienne de l’expliquer.

Ce terme est pour moi, celui qui définit la philosophie pour enfants, car il présente plusieurs étapes essentielles à une discussion philosophique. En effet, si au départ les élèves n’étaient pas mis en contact ou en confrontation avec un problème, ils n’auraient pas à se poser des questions et à tenter de trouver une solution possible à tous les contextes. Ce qui m’amène à penser que la recherche est le pilier même de l’acte de philosopher, car sans problème et sans hypothèse erronée il n’y a pas de questionnement possible et de remise en question de nos pensées et de nos idées.

3- J’ai apprécié le contenu du cours, car il permet de bien comprendre ce qu’est la philosophie pour enfant et comment cela se met en place dans une classe du primaire. Toutefois, j’ai trouvé qu’il était difficile de se retrouver sur la plateforme OVC, car celle-ci était complètement nouvelle pour moi.

Valérie Trottier, dans son Document synthèse 2 soumis le 26 Avril 2020 à 12:43, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi? 

Essentiellement, se que je retiens à travers les 13 modules abordés dans ce cours, c’est la capacité surprenante qu’ont les enfants à philosopher lorsque leur donnent l’opportunité de s’exprimer. Ils regardent et analysent le monde qui les entours avec tant de pureté et de naiveté, tout en étant très réaliste. Ils apprennent à s’exprimer et à respecter l’opinion des autres membres de la communauté. Ce respect et cette liberté d’opinion qu’ils auront appris en CRP, les accompagneront tout au long de leur vie.

À travers ce cours, l’un des élèments qui m’a le plus marqué est tout se qui entoure la démarche de recherche de la part des enfants. Lorsque les enfants accomplissent l’acte de rechercher, ils cherchent à se construire une opinion en se posant des questions, comprendre les problèmes qui en découlent, cherchent à formuler des hypothèses, et à comprendrent les nuances. Graduellement, ils apprennent à voir au delà de se qui peut être observé, en surface, pour rechercher et en comprendre le sens réel. Dans ce désir de trouver un sens à leur réalité, les enfants seront en mesure d’effectuer une recherche éthique, sur les normes et les valeurs qui les entourent (module 11). En effet, ils chercheront à comprendre la société dans laquelle ils habitent. En se questionnant davantage sur leurs réflexions, ils pourront ensuite agir autrement.

2- Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour enfants ?

Définir seulement une idéé ou une expression à partir de ce cours est une tâche très ardue, car son contenu est très riche en information. Suite à mes réflexions, je constate que l’apprentissage de l’acte de penser en communauté résume le mieux la philosophie avec les enfants. En effet, en se référant à la définition de philosopher, nous sommes en mesure de comprendre que la philosophie trouve tout son sens dans la pensée, sans elle, elle ne pourrait pas exister. Comme il nous est mentionné :« (…) philosopher suppose de s’engager dans la pratique et l’orchestration d’une multiplicité d’actes de pensée qui deviennent de plus en plus nuancés et de plus en plus judicieux, car leur pratique même appelle l’auto-correction» (Sasseville & Gagnon, mai 2009, p.12). Tel des gymnas qui exécute de nombreuses figures avec leur corps, la pensée se renforcit à mesure qu’elle est solicitée. Suite à leur pensée individuelle, les enfants sont en mesure de dialoguer en communauté. Par conséquent, ils en viennent à se poser des questions, faire de la recherche, poser des hypothèses et des contres-hypothèses, donner des exemples et faire des comparaison. Ainsi, ils seront en mesure d’enrichir ou de corriger leur perception de départ(module 3).

De plus, lorsque je mentionne l’acte de penser en communauté, je fais référence aux enfants, mais il ne faut pas négliger le fait que l’enseignant aussi fait partie de cette communauté. N’ayant pas le rôle formel de capitaine de la pensée des enfants, il se doit seulement de les guider, de les aider à s’exprimer et d’enrichir leur réflexions. De là toute l’importance d’esprit de communauté. Comme mentionné dans notre cours :«(…) l’acte de philosopher permettent alors aux enfants et aux adultes qui les accompagnent de participer à la création d’un monde commun ou chacun aime à penser par et pour lui-même» (Sasseville & Gagnon, mai 2009, p.12). Dans cette mini-société, les pensées de tous et de chacun enrichissent le groupe. Ils apprennent à collaborer et à coopérer avec toute la communauté.

La pratique de la philosophie chez les enfants les amènent à réfléchir sur eux-même, sur la valeur réelle de la porté de leurs réflexions sur leur entourage. En étant plus à même de comprendre leur propre pensée, ils seront plus à l’affut de tout se qui se passe dans leur environnement, autant au niveau familial, scolaire que dans leur société.

3- Mon appréciation de ce cours

Sous l’angle du contenu

Le contenu de ce cours est riche en information et très diversifié. Par les séries documentaires que nous devions observées à chaque semaine, elles me permettaient de mieux comprendre la CRP, en me proposant un contexte réel. Elles démontraient différents point de vue, par les interventions de divers spécialistes et des enfants. Par la remise de tous mes rapports, cela me permettait de bien consolider mes apprentissages. Le fait que ces rapports sont publiques m’a aussi aidé, car ils m’ont fait prendre conscience des réflexions de mes collègues, pour m’amener plus facilement à m’auto-corriger.

Sous l’angle de sa forme

Tout au long de la session, j’ai bien apprécié travailler avec l’OVC. Malgré le fait que cela m’a pris quelques heures avant de tout comprendre sur son fonctionnement, j’ai trouvé ce site très enrichissant. Les feuilles de route proposées à chaque semaine, ont facilité mon apprentissage.

Références

Sasseville, M. et Gagnon, M. Mai 2009, Receuil de textes accompagnant le cours L’Observation en philosophie pour les enfants (PHI-1064, Université Laval.

Jean-Simon Desgagnés, dans son Document synthèse 2 soumis le 26 Avril 2020 à 13:00, a écrit:

1-      Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi? (14 points)

Ce cours est une approche très pratique et dynamique de la pratique de la philosophie. En effet, ce que j’en retiens, c’est le caractère d’inclusion, de réflexion et de co-construction que ce cours propose tant à nous qu’aux enfants membres de la communauté de recherche. J’utilise ces 3 termes puisque, selon moi, ils résument bien le modèle que la philosophie pour enfant tente de transmettre. D’abord, l’inclusion par l’ouverture aux autres ainsi qu’aux propos différents des siens. Ensuite, la réflexion pour l’utilisation d’arguments sensés et réfléchis (une tête bien FAITE et non bien pleine (Penser ensemble à l’école, p.24)). Puis, la co-construction puisqu’elle est la somme d’une discussion riche basée sur les deux termes qui la précèdent (inclusion et réflexion) -voir question 2 pour plus de détail-.

Enfin, outre ces caractéristiques axées sur le cours en tant que tel, c’est surtout un apprentissage totalement transférable à mon quotidien et à ma future profession que j’en retire. Tant sur le plan humain, en ce qui concerne le respect d’autrui et de ses propos, que les aspects plus méthodiques et structurels du dialogue (différents outils présentés dans le cours), je me sens désormais mieux armé face aux discussions, analyses ou argumentaires qui se glisseront dans mon parcours.

Mis à part ces considérations plus génériques que je retiens du cours, certains éléments plus concrets quant à son contenu et à sa forme m’ont particulièrement marqué. Effectivement, la collaboration de la classe malgré la distance est assez remarquable. Nous nous sentons définitivement au centre d’un processus de création de la pensée tant avec les enfants des communautés de recherches qu’avec les autres étudiants universitaires. Bien des cours en présentiels (et physiquement proche) ne m’ont pas fait sentir autant dans l’établissement d’un réel groupe d’étudiants travaillant de paire pour s’instruire. Nous avons l’impression d’être auprès des enfants lors de leur discussion et reconnaissons facilement une petite partie de l’enfant que nous étions jadis. Ainsi, cette forme d’enseignement, ponctuée bien sûr de capsules plus théoriques et méthodiques, est assurément un élément marquant du cours.

Au même titre, l’élaboration de différentes réponses et idées par les jeunes est un élément qui m’a particulièrement enchanté. Nombre d’interventions étaient si riches de sens et impliquaient, parfois si simplement, de grands courants de pensée philosophique des derniers siècles. Par exemple, lorsqu’un enfant compare la Guerre à l’homme ou qu’un autre fait une définition assez exacte du racisme (en établissant 2 erreurs propres à ce comportement), les jeunes soulignent la pureté de la réflexion et la beauté de la pensée humaine. Conséquemment, bien que relatés par des jeunes de moins de 12 ans, les propos philosophiques des capsules vidéo ont une richesse profonde qui force l’observateur à se questionner à son tour.

Bref, la forme rapprochée et connectée vis-à-vis le sujet d’étude ainsi que la fertilité de pensée que le contenu du cours renferme sont des éléments particulièrement marquants de l’observation en philosophie pour les enfants.

Source :

Sasseville, M. (2004). Séquence vidéo du cours Observation en philosophie pour les enfants. [Vidéo en ligne] Repéré à https://www.ovc.ulaval.ca/philo/

Sasseville, M. (2004). Série documentaire Des enfants philosophent. [Vidéo en ligne] Repéré à https://www.ovc.ulaval.ca/philo/

2-      Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents. (30 points)

À mes yeux, le terme qui résume le mieux la philosophie pour enfant est la construction commune ou la co-construction. Cela dit, cette expression fait référence à la fois à l’aspect de communauté et de collectivité (« co ») puis au sens de conception et d’élaboration d’une structure de la pensée (« construction ») qui est au centre de la philosophie pour enfant.  Par définition, la construction est « l’action de composer, d’élaborer (une chose abstraite) en lui donnant une structure (Le Petit Robert, 2011) ». De ce fait, la philosophie pour enfant est un processus qui illustre la création de la pensée en lui fournissant non seulement une structure, mais également des outils solides pour élaborer cette dernière. Il s’agit, en fait, plus que de simplement accumuler des étages de matériel (ou de connaissance en référence au savoir), mais bien d’offrir une interdépendance, une sorte d’harmonie qui unie ces objets. Ce faisant, leur association et interrelation deviennent supérieures à la somme de leur partie : c’est un effet synergique que cette construction amène. Effet synergique qui ne propose pas une approche linéaire, mais plutôt une « vision itérative des processus de recherche, [c’est-à-dire] une démarche non-linéaire qui comprend de nombreux sauts, des retours en arrière et qui s’explique davantage en termes d’espaces (définition du problème, stratégie, retour réflexif…) qu’en termes d’étapes. (Penser ensemble à l’école, p.232) ». Et ce, non pas pour bâtir le monument le plus haut (la tête bien PLEINE), mais afin de dresser un jugement fort, solide, vrai et autocorrectif (la tête bien FAITE).

Cependant, cet enchaînement de réflexion, dans le cadre de la communauté de recherche, est effectué au sein et avec l’aide d’un groupe, qui, par les liens qu’ils tissent, en viennent réellement à ériger un savoir et un apprentissage commun. D’où l’utilisation judicieuse du préfixe « co », présent dans tous les termes « commun », « collectivité » et « communauté » mentionnés ci-dessus.  « Co » fait référence « à l’association, la participation et la simultanéité. (Larousse en ligne) » De ce fait, c’est en bâtissant des réponses, des valeurs, des arguments, des idéologies, et ce, non pas seul, mais en utilisant la puissance synergique de l’association et de la discussion que l’on peut pratiquer de la philosophie pour enfant à bon escient : « la recherche se fait avec les autres et l’objectivité se présente comme le résultat d’une co-construction (Penser ensemble à l’école, p.32) ».

Il n’en reste pas moins que, plusieurs références aux modules précédents mettent en lumière la pertinence du terme co-construction. En ce sens, l’omniprésence d’une vision de production et de création de la pensée se fait remarquer tout au long des modules.

Par exemple, dans la série documentaire, Des enfants philosophent, M. Sasseville évoque l’idée d’une vision ascendante qui témoigne de cette volonté d’ériger, voire de viser une pensée qui croît constamment à travers la discussion et la réflexion.    « En philosophie pour les enfants, rien n’est donné d’avance dans une sorte de vision descendante selon laquelle il y aurait une réponse déterminée d’en haut à laquelle nous devrions arriver. […] Il s’agit plutôt d’une vision ascendante selon laquelle au contraire tout se joue, se discute et se rediscute entre nous. (Série documentaire, Des enfants philosophent) ».  Tout est donc sujet à la réévaluation afin d’assurer l’ascension la plus solide.

Au même titre, la communauté de recherche n’est pas bâtie de l’extérieure. Elle s’érige par les acteurs mêmes qui en prennent part : « ce sont les enfants qui la créent (p.25). Ce sont les enfants eux-mêmes qui construisent leurs valeurs, qui déterminent ce qui leur semble bon ou non, qui pensent à la portée de leurs actions et qui posent les critères de fond de leur éthique, de leur morale. (Penser ensemble à l’école, p.41) » De cette façon, rien ne leur est imposé; les enfants sont les maçons et les constructeurs de leurs pensées. Encore une fois, ce concept de vision ascendante est central dans cette pratique philosophique.

Tout compte fait, ce processus de conception mentale est également autosuffisant : il s’autoentretient. En ce sens, chaque lien qui unit l’élaboration de cette structure de pensée est interdépendant avec tous les autres. Ce n’est pas un empilement de connaissance (« d’étage de savoir »), mais plutôt un processus harmonieux permettant la symbiose de tout ce réseau d’organisation. Ainsi, « [la fonction essentielle de ce processus de pensée est de contribuer au développement efficace de la recherche de telle sorte que s’enclenchent des processus viables de construction de connaissances (Penser ensemble à l’école, p.239) ». Cela dit, l’aspect viable de ce procédé confirme comment chaque réflexion prend assise sur la précédente et vice-versa afin de faire grandir l’esprit de tous. Bref, comme le mentionne l’ouvrage Penser ensemble à l’école, « c’est en construisant des jugements qu’[ils] se [construisent] par eux! (p.158) ».

D’un autre côté, plusieurs outils utilisés par les membres de la communauté de recherche transmettent l’idée d’un cheminement itératif, non-linéaire laissant place à plusieurs « sauts », « retours » plutôt qu’à une ligne droite continue. En effet, les éléments doute (p.117), auto-correction (p.70), chercher (p.78), accepter une critique raisonnable (p.57), hypothèse (p.140) et nuancer (p.154) sont toutes des composantes qui stipulent une réévaluation, une considération des opinions de l’autre et une richesse dans la différence (Penser ensemble à l’école). L’utilisation de ces constituants assure une construction solide de la pensée critique puis garantit la finesse par toutes ces considérations qui réévaluent constamment « l’édifice idéologique » afin qu’il soit vrai, authentique et raisonné : « le terme de la recherche [philosophique] n’est pas de convaincre, mais de comprendre.  (Penser ensemble à l’école, p.118) »

En réalité, cette compréhension est certes utile à l’individu, mais elle ne pourrait croître autant sans l’aide des camarades, d’où l’importance de la collectivité en philosophie pour enfant.  « Dès lors, on apprend à penser par soi-même, mais avec les autres, évitant du même coup une pensée trop individualiste qui […] oublie la présence du bien des autres […] : le bien commun. […] La reconnaissance de ces différences vient asseoir la possibilité de la tolérance, qui n’est possible que si l’on voit dans les différences une source d’enrichissement. (Penser ensemble à l’école, p.15) » Conséquemment, la communauté de recherche philosophique est un acte collectif de création qui utilise les différences comme une force et, par le fait même, bénéficie de l’effet synergique que la communauté dégage.

Cet atout que le groupe fournit est la conséquence de s’associer ou de se mettre en commun : « [il] favorise la rencontre de la diversité et de l’originalité de manière que chaque différence fasse une différence. (Penser ensemble à l’école, p.25) ». La philosophie pour enfant est intrinsèquement collective et ne peut outre passer sa « dimension sociale. On cherche avec les autres, on entre en relation avec autrui dans un souci de collaboration et de coopération. (Penser ensemble à l’école, p.32) » À travers le dialogue (outil phare de la communauté de recherche), le partage de la pensée, et surtout de la pensée différente, est mis de l’avant. Une sorte de discussion entre les esprits s’enclenche, autant contraires que ressemblances s’associent, se butent l’un à l’autre, se réorganisent et, enfin, le fruit d’une pensée filtrée, réfléchie et porteuse de sens en jailli.

Ainsi, cette co-construction est empreinte dans ce parcours itératif de la philosophie pour enfant. Elle est, à mes yeux, ce qui résume le mieux cette pratique. En similitude avec un chef-d’œuvre architectural, l’harmonie de ses composantes en fait sa solidité et entretient la splendeur qu’il dégage.

Sources :

Larousse, É. Définitions : co- – Dictionnaire de français Larousse. Consulté 25 avril 2020, à l’adresse https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/co-/16723

Robert, P. (2011). Le Petit Robert (2011e éd.). Millésime 2011.

Sasseville, M. (2004). Séquence vidéo du cours Observation en philosophie pour les enfants. [Vidéo en ligne] Repéré à https://www.ovc.ulaval.ca/philo/

Sasseville, M. (2004). Série documentaire Des enfants philosophent. [Vidéo en ligne] Repéré à https://www.ovc.ulaval.ca/philo/

Sasseville, M., & Gagnon, M. (2015). Penser ensemble à l’école (2e éd.). Presse de l’Université Laval.

3- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

J’ai bien apprécié le contenu du cours. Comme mentionné dans les deux premières questions, l’approche pratique et concrète de cette pratique philosophique est, selon moi, très bénéfique pour n’importe quelle formation universitaire. Plusieurs outils présentés se transportent très bien dans un quotidien qui n’a pas nécessairement à interagir avec des enfants (comme c’est mon cas).   Bref, les acquis faits lors de cette formation teinteront assurément mes discussions et réflexions futures qui seront certes plus raisonnées, mais surtout nuancées, respectueuses et ouvertes à tous propos ou critiques. En effet, bien que ce cours portait sur la philosophie pour enfant et m’en a grandement appris sur le fonctionnement de cette merveilleuse pratique; c’est également une formation de la pensée tant sur le plan personnel qu’interactif que je retiens de ce parcours.

Également, j’ai adoré la façon dont les textes ou la série documentaire étaient ponctués d’avis d’experts (Lipman, Ann Margaret Sharp, etc.) ou de référence aux grands penseurs du passé (Montaigne). Je pense cependant que le contenu gagnerait à être bonifié de plus d’interventions de la sorte qui illustrent la portée et l’ampleur de la philosophie pour enfant.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

La forme présentée dans ce cours est unique et se base sur l’interaction constante entre tous les membres. Je trouvais extrêmement intéressant de pouvoir consulter les rapports de mes collègues afin de, comme le veut la philosophie pour enfant, pouvoir construire ma pensée avec la leur. Bien que distants physiquement nous nous sentions réellement au sein d’une communauté. Les ressources étaient plus que suffisantes et, après quelques semaines de pratique, bien faciles à trouver. Certains critères de correction semblaient parfois flous, mais les travaux formatifs de début de session répondaient souvent bien à ces interrogations (sauf peut-être pour le document synthèse pour qui l’évaluation formative n’était pas prévue).

Enfin, afin de couronner ou plutôt bonifier ce beau parcours philosophique, il aurait été intéressant de pouvoir discuter à la manière d’une communauté de recherche philosophique afin de réellement expérimenter la force de cette pratique.

En somme, ce fut un cours formidable que je recommanderai à plusieurs. Merci beaucoup pour cette session, ces apprentissages nous suivront tous encore bien longtemps.

Audrey Parisien-Riopel, dans son Document synthèse 2 soumis le 26 Avril 2020 à 13:25, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours ? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués ? Pourquoi ?

Wow, je retiens tellement de choses de ce cours qu’il m’est difficile de trouver lesquels sont principaux. En fait, la philosophie pour les enfants était un concept complètement abstrait pour moi et même la pratique de la philosophie de façon générale. C’est pourquoi, dès les premières notions abordées, j’ai tout de suite absorbé toutes les informations qui m’étaient inconnues et qui m’ont particulièrement captivé. Je pense d’abord simplement au concept de CRP. Je me trouve d’ailleurs particulièrement savante depuis que je connais cet acronyme et que je l’utilise en parlant de mon récent engouement pour les communautés de recherche philosophique (CRP). Je retiens donc ce concept et tout ce qu’il implique. Premièrement, la communauté qui représente un groupe d’individus participant à la pratique de la philosophie, ici les enfants, unis par leur manière de penser et à l’intérieur de laquelle règne un climat d’ouverture, de respect, d’écoute, de partage et de bienveillance. Deuxièmement, la recherche qui regarde la question qui est posée et discutée et par rapport à laquelle les participants tentent de résoudre des problèmes et de trouver des réponses. Troisièmement, l’aspect philosophique qui témoigne de la capacité à penser par et pour soi-même en développant et en utilisant des habiletés de la pensée.
Ensuite, étant enseignante en éducation physique, je retiens particulièrement l’analogie entre le corps et la pensée en lien avec le développement des habiletés par la pratique. En effet, la pratique de la philosophie avec les enfants permet de muscler la pensée de ces derniers afin de les amener à penser par et pour eux-mêmes.
Enfin, je retiens de ce cours l’importance des mots, de la prise de parole et des justifications. Parfois, il n’y a pas de réponse et une co-construction basée sur le dialogue et l’utilisation d’outils de la pensée permettant de justifier nos opinions permet d’y arriver. Dans ce cours, je me suis surprise à être comme les élèves en voulant connaître « LA » bonne réponse à la suite de la réalisation d’un rapport. Toutefois, comme il a été dit au module 13, il faut accepter qu’il n’y ait pas toujours des réponses établies et qu’il faut parfois les construire tous ensemble.

Les éléments qui m’ont particulièrement marqué sont en lien avec toutes les retombées positives que présente la pratique de la philosophie chez les enfants. En effet, je comprenais bien l’effet sur le développement cognitif des enfants ainsi que le développement de leurs habiletés de communication et de l’exercice de leur jugement. Par contre, je ne me serais pas imaginé toutes les répercussions possibles à l’extérieur des CRP, et ce, à long terme. Je pense entre autres à la prévention de la violence : comment l’utilisation de la parole et le développement des attitudes d’empathie peuvent mener à la réduction de la violence. À plus grande échelle, cette pratique permet aussi de former le citoyen de demain grâce au développement d’habiletés et d’attitudes de personnes raisonnables.

En somme, je retiens de ce cours que la pratique de la philosophie en communauté de recherche est une démarche pédagogique en soi, et ce, considérant tous les éléments tout juste nommés.

2- Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents. 

Le terme qui résume le mieux selon moi la philosophie pour les enfants est celui de « continuation ». La continuation désigne l’action de continuer une action, de poursuivre ce que l’on fait. Cela correspond au fait de se continuer et de se prolonger dans le temps. La continuation réfère aussi au résultat de cette action de suite et de prolongement. Ainsi, ce terme signifie de ne pas cesser une activité; c’est le fait d’être continué. D’ailleurs, la continuation d’une activité permet souvent d’évoluer dans celle-ci. (Larousse; Internaute; Google)

Je trouve que ce terme résume donc très bien la philosophie pour les enfants. En effet, pour reprendre les mots d’Olivier, qu’on peut voir au tout début de la première émission de la série documentaire Des enfants philosophent (module 1), « Si tu penses pas c’est comme si tu vibrais pas parce qu’un cerveau ça te fait penser tout le temps, pis sans cerveau tu peux pas penser, pis sans penser, moi je dis que tu peux pas vivre. » Ainsi, on peut en retenir que la pensée est une action continue qui se poursuit sans cesse. Grâce à cette pensée, les enfants parviennent à prendre la parole dans les communautés de recherche philosophique (CRP) et à exprimer leur point de vue au regard d’un sujet qui est discuté. D’ailleurs, pour reformuler l’idée d’une élève : parler, c’est comme pensée, mais à voix haute (série documentaire – module 5). La recherche en communauté philosophique amène les enfants à construire leurs propres réponses tous ensemble en partageant chacun leurs opinions; ils y arrivent en utilisant des habiletés de la pensée (module 8). Cette recherche peut se continuer et se prolonger aussi longtemps que les participants ont des éléments de réponses et des raisonnements à proposer à la communauté. Cela est vrai puisqu’il n’y a pas une réponse à une question, mais un ensemble de réponses à un ensemble de questions (module 1). À cet effet, la capacité de penser par et pour soi-même se forme tout au long d’une vie et plus tôt elle sera mise en pratique, plus vite elle pourra évoluer. La philosophie avec les enfants entraîne aussi plusieurs résultats qui se prolongeront dans le temps. On peut penser ici à la capacité d’utiliser les mots plutôt que les poings lors d’une divergence d’opinion, ce qui a un effet direct sur la prévention de la violence (module 10). Il s’agit aussi de toutes les habiletés et les attitudes qui se développent en cours de pratique de la philosophie et qui amèneront les enfants à être des personnes raisonnables, capables d’exercer leur bon jugement et ainsi de devenir des citoyens responsables (module 12). Cela est donc un processus à long terme dont le développement se poursuit tout au long de la pratique et permet d’enrichir l’expérience de chacun (enfant comme adulte) prenant part à une telle activité philosophique.

3- Quelle est votre appréciation de ce cours :

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants) ?

J’ai énormément apprécié le cours de l’observation en philosophie pour les enfants, particulièrement pour son contenu. Les notions abordées par module permettent de faire des apprentissages soutenus au regard d’un aspect à la fois et nous amènent à faire un tour d’horizon très exhaustif de la philosophie avec les enfants. J’ai adoré tout de ce que j’ai pu découvrir à ce sujet.

– sous l’angle de sa forme (OVC : la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne) ?

Comme mentionné, la forme du cours avec les apprentissages réalisés par module est très bien faite. J’ai bien apprécié la formule qui demande de réaliser un rapport et un journal de bord par semaine, ce qui nous permet d’apprendre et de réfléchir en étant en action. Cela permet aussi d’apprendre un bon nombres d’habiletés de la pensée de façon très concrète en pouvant, d’une part, observer les enfants en action et, de l’autre, partager nos points de vue avec la communauté d’étudiants. Toutefois, la plate-forme, même si on finit par s’y habituer, est plus ou moins agréable à utiliser avec l’information un peu dispersée, ou plutôt, qui se retrouve à trop de places différentes que ça en vient mélangeant (particulièrement pour les consignes des rapports). J’ai aimé la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne qui nous amène à voir les opinions des autres pour faire progresser les nôtres (telle est l’idée d’une CRP). J’aurais tout de même aussi aimé avoir davantage de commentaires positifs autant que constructifs de ma tutrice. Merci à l’équipe !

David Métivier, dans son Document synthèse 2 soumis le 26 Avril 2020 à 13:26, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Au départ, j’avais de grands doutes sur la faisabilité de la démarche avec des jeunes du primaire. Cependant, le visionnement de séance et l’évolution de l’apprentissage de cette méthode à travers les différents modules m’ont permis de m’apercevoir que cette façon de faire est réalisable avec les jeunes, mais également très bénéfiques. Deux aspects de cette démarche m’ont particulièrement marqué par leur importance.

En lien avec le rôle de l’animateur, je retiens qu’il est très complexe de mener une séance de philosophie pour les enfants puisque l’animateur a un rôle essentiel pour le bon déroulement de la séance. Il doit intervenir afin de mener la discussion en étant neutre. Il ne doit pas non plus être le centre de la discussion, il doit offrir la possibilité aux jeunes de s’exprimer librement. L’animateur doit aussi bien suivre la discussion puisque ses interventions (affirmation ou questionnement) doivent être pertinentes afin d’alimenter la réflexion et la discussion. Le rôle de l’enseignant est finalement un rôle de soutien et un rôle d’encadrement afin de laisser toute la place aux enfants.

Un autre apprentissage m’ayant marqué est le processus de la pensée auquel les jeunes doivent passer lors d’une séance de la philosophie pour enfant. En tant qu’enseignant, cette démarche est assez naturelle pour nous, mais ce processus complexe n’est pas une simple tâche pour les jeunes. Des habiletés intellectuelles telles que conceptualiser, décrire, définir, interpréter, etc. que nous avons pu explorer autant dans différents modules que dans la vidéothèque sont primordiales pour développer une réflexion plus avancer et contribuer à un dialogue pertinent.

2- Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents.

Je crois que l’expression qui décrit le mieux tout ce qui englobe la philosophie pour les enfants est favoriser la réflexion par le dialogue. J’ai longuement hésité entre la réflexion et la pratique du dialogue dans le choix du terme qui représentent le mieux ce qu’est la philosophie pour les enfants. Ce moment d’hésitation m’a permis de créer une expression qui résume le mieux pour moi la philosophie pour les enfants. Dans ma réponse, je vais diviser mon analyse pour les deux aspects inclus dans mon expression.

Premièrement, le processus de réflexion comme mentionné dans la réponse précédente est une démarche très complexe qui comporte plusieurs aspects. Plusieurs modules du cours font référence à cette démarche de réflexion tels que l’acte de raisonner et celle de communiquer. Pour le jeune, la réflexion est continue dans la communauté de recherche et elle s’effectue parfois individuellement et dans le silence. Lors d’une séance de philosophie pour les enfants, les enfants sont constamment dans ce processus interne.

Deuxièmement, la pratique du dialogue occupe une place centrale dans la philosophie pour les enfants. Dans le module 2, on peut voir que le dialogue permet l’apprentissage des trois habiletés essentielles à la philosophie pour les enfants, l’acte de raisonner, l’acte de rechercher et de communiquer. C’est trois habiletés dont un module leur est dédiées sont des incontournables dans le processus de réflexion.

Pour finir, le lien entre le dialogue et la réflexion est essentiel dans la philosophie pour enfants puisque le partage créer par le dialogue favorise le raisonnement chez l’élève. Le dialogue en lien avec la réflexion est quelque chose d’assez naturel pour l’être humain. Comme Sasseville et Gagnon le mentionnent dans le module 3, « Penser c’est dialoguer ». C’est-à-dire que la réflexion et la remise en question sont des instruments qui favorisent le dialogue interne dans notre tête. De plus, le contraire est aussi vrai, les élèves doivent dialoguer entre eux afin de remettre en question leur propre connaissance, leur propre hypothèse, etc. Également, comme nous l’avons vu dans le module 7, c’est par l’acte de raisonner que s’émette des doutes et crée un sentiment d’inconfort chez le jeune. Le doute et ce sentiment apportent chez l’élève une remise en question qui permet la réflexion personnelle et individuelle. Le lien important à faire est qu’un élève silencieux n’est pas un élève déconnecter de la pratique de la philosophie pour les enfants. Je crois que cet aspect de remise en question individuelle permettant la réflexion explique parfaitement l’importance du dialogue dans la réflexion philosophique.

3.      Quelle est votre appréciation de ce cours :

Je dois dire que dans les premières semaines de la session, j’ai eu énormément de difficulté avec la compréhension du site de l’observatoire virtuel collaboratif. Cependant, une fois que je me suis ajusté, j’ai adoré le fonctionnement du cours ainsi que la façon de faire en lien les évaluations. J’ai aussi trouvé, en temps qu’enseignant de l’éthique et de la culture religieuse au secondaire, que ce cours a été très utile pour ma pratique future avec des élèves plus vieux. Je comprends mieux les aspects qui favorisent la réflexion et le dialogue ainsi que la « job » d’un enseignant dans cette pratique.

Christine Le Bidois, dans son Document synthèse 2 soumis le 26 Avril 2020 à 13:28, a écrit:

Document synthèse #2

1) Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

À travers les différents modules, j’ai eu le sentiment d’être une scientifique qui examine au microscope et décortique différents aspects et éléments de la philosophie pour enfant pour mieux les comprendre, les identifier, en saisir la richesse et la complexité.

Je retiens de ce cours, que l’observation d’une communauté de recherche philosophique est une activité essentielle pour être capable d’identifier les éléments qui sont en jeu dans un dialogue philosophique, mais aussi pour prendre conscience des liens entre ces éléments et de l’importance égale de la dimension sociale et cognitive dans la construction de la pensée.

L’observation d’une communauté de recherche philosophique peut se faire sous différents angles : animateur/ participant, sous le prisme d’un ou plusieurs éléments en jeu (par ex : définir, clarifier, aider…) (rapport initial) ou en comparant la présence d’un même élément dans deux dialogues différents (rapport  comparéé), permettant ainsi d’analyser encore plus en profondeur l’élément en jeu.

Je retiens qu’une connaissance rigoureuse des définitions de  ces éléments à observer, est nécessaire mais pas suffisante. En effet, le plus difficile est d’être capable de les identifier en observant leur concrétisation dans un dialogue. Je comprends que c’est à travers une pratique rigoureuse et régulière de l’observation que l’on assimilera les définitions de ces éléments et qu’on pourra les identifier plus facilement en se basant sur des critères précis.

Les 2 éléments qui m’ont le plus marquée sont :

1.     La rédaction du rapport révisé lorsqu’on est minoritaire. C’était finalement l’exercice qui nous mettait le plus dans la peau d’un participant d’une communauté de recherche philosophique. En effet, nous devions considérer les idées et arguments des autres pour nous auto-corriger et construire de nouveaux arguments soit pour maintenir notre position soit pour appuyer une nouvelle position. Cela a nécessité de revoir les extraits vidéo sous un angle différent et de rester ouvert à la possibilité de changer d’avis ou bien de trouver de nouveaux arguments à la lumière de ceux des autres.  Cela permet de se mettre à la place de l’enfant qui vit un dialogue dans une CRP et de saisir que ce n’est pas toujours facile d’accepter que notre pensée est minoritaire, que pour défendre une idée même minoritaire il faut avancer des raisons solides et que les raisons des autres peuvent nous faire changer d’avis.

2.    Les bienfaits de la Philosophie pour enfants pour la société. Les 2 modules sur le rôle de la philosophie pour enfants dans la formation du citoyen et dans la prévention de la violence m’ont convaincue que cette discipline devrait être obligatoirement enseignée à l’école par des animateurs formés. Les habiletés qui y sont développée sont transversales à tous les domaines et permettraient de transformer le rapport  de l’élève à l’apprentissage en l’encourageant à se positionner en tant que chercheur, collaborateur, penseur critique et créatif et non comme un élève qui veut avoir des bonnes notes et qui se limite à faire ce qui est demandé par le professeur. La pratique  régulière, à l’école, de la philosophie pour enfants, contribuerait ainsi à former de futurs citoyens et adultes capables de réfléchir par eux-mêmes, pour eux-mêmes et avec les autres, dans le respect des différences. Une telle pratique contribuerait à créer une société plus harmonieuse et avec moins de violence puisque les citoyens possèderaient des outils pour dialoguer et construire leur pensée et leur vision du monde ensemble plutôt que de l’imposer par la violence.

 2) Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents. (30 points)

L’idée qui, à mon avis, résume le mieux la philosophie pour enfants, c’est « l’art de penser par et pour soi-même(…) mais avec les autres ».

La formulation de cette idée est notamment inspirée de l’intitulé d’un document qui met en exergue la dimension multidimensionnelle de la pratique de la philosophie pour enfants à travers différents schémas. (Schémas d’une conférence prononcée par Michel Sasseville à l’Université de Neuchâtel en juin 2005 et intitulée: La pratique de la philosophie avec les enfants – L’art de penser par et pour soi-même, référencé dans la bibliothèque, 3e module) et d’un extrait du premier paragraphe du texte Penser par et pour soi-même et auto-correction, toujours dans le module 3 de l’OVC : « En philosophie pour les enfants, le but visé, en même temps que l’activité qu’elle suppose, est d’apprendre à penser par et pour soi-même. Cet apprentissage s’inscrit dans le cadre social d’une communauté de recherche. Dès lors, on apprend à penser par soi-même, mais avec les autres (…) ».

Cette idée comporte 3 éléments qui sont significatifs dans la philosophie pour enfants et qui renvoient justement à son aspect multidimensionnel: l’art de penser, penser par et pour soi-même, penser avec les autres.

L’acte de penser est central dans cette idée. En quoi consiste cet acte de penser en philosophie pour enfants?

Il s’agit d’un processus complexe qui fait appel à « une multiplicité d’actes » et qui implique l’apprentissage et la mise en œuvre de différentes habiletés et outils.

L’acte de penser est d’abord composé d’actes cognitifs qui permettent d’organiser et de structurer la pensée, notamment à travers le raisonnement.

M. Sasseville et M. Gagnon dans OVC, Bibilothèque, Module 7.  « La pratique du raisonnement en philosophie est un atout important pour la formation de la pensée des enfants. Elle vient structurer la pensée d’une manière qui appelle la cohérence, qui suggère un certain ordre, une organisation lucide qui pourrait exister aussi en dehors de la pensée. En outre, pratiqué dans le cadre social d’une communauté de recherche, le raisonnement se marie aux exigences du dialogue philosophique, lequel est particulièrement approprié pour le développement du raisonnement car il appelle une multiplicité d’actes qui lui sont reliés. ».

Par ailleurs, l’acte de penser nécessite une position de départ : le désir chez l’enfant de chercher, l’envie de comprendre.  Pour pouvoir poursuivre sa recherche, l’enfant sera amené à mettre en œuvre plusieurs habiletés cognitives telles que : formuler des questions, douter, donner une raison, définir, s’auto-corriger, évaluer les raisons, donner un contre-exemple etc…

Comme mentionné dans le passage cité ci-dessus, cette recherche devra être pratiquée dans « un cadre social » et collectif. Cette dimension est tout aussi importante et elle est une condition nécessaire pour pouvoir mettre en œuvre les actes cognitifs permettant de penser. Ce cadre social implique donc la création d’une  communauté de recherche dans lesquelles les enfants développeront des habiletés sociales telles que : s’écouter les uns les autres, attentivement et avec respect, avoir l’esprit ouvert et considérer les différents points de vue,  s’entraider, collaborer, prendre la parole pour faire avancer la recherche du groupe, pratiquer la bienveillance et l’empathie. C’est à travers le dialogue avec les autres, que l’enfant peut construire sa pensée. On peut parler ici de « pensée attentive ».

Pourquoi « l’art de penser »?

Le mot art fait, selon moi, référence à  2 autres dimensions de l’acte de penser. L’une d’elles est la dimension créative de la pensée. Quand on pense dans une communauté de recherche, on imagine, on invente, on fait des hypothèses afin de trouver des éléments de réponses à nos questionnements, notre recherche, pour mieux comprendre la réalité, le monde qui nous entoure.  Il s’agit ici de la « pensée créative ».

L’art de penser fait par ailleurs référence à l’idée de « bien penser ». En effet, la philosophie pour enfants n’apprend pas seulement à raisonner de façon rationnelle mais aussi à penser avec un bon jugement, un sens critique et en s’appuyant sur des raisons solides.  La philosophie pour enfants contribue à former des futurs citoyens qui seront capables de distinguer le vrai du faux et de ne pas se laisser manipuler.  Ici on parle du développement de la « pensée critique ».

« Penser par et pour soi-même… ».

Non seulement la philosophie pour enfants développe la connaissance, l’identification et la mise en œuvre progressive d’habiletés et actes pour « bien penser » mais de surcroit, elle offre à l’enfant la possibilité de prendre sa place en tant que penseur autonome qui peut construire sa pensée à travers le dialogue. Un penseur qui a le droit de prendre la parole dans un cadre bienveillant où il est écouté.  Penser par et pour soi-même c’est donc pouvoir exister au monde dans le respect de sa propre individualité et de celle des autres sans devoir penser comme les autres ou se laisser manipuler. C’est donc penser de façon éclairée et libre. C’est un des objectifs de la philosophie pour enfants.

« …mais avec les autres ».

L’art de penser ne se conçoit pas sans les autres. La dimension collective, le passage d’une pensée subjective à une pensée objective nécessite la confrontation de ses idées avec celles des autres, à travers un dialogue constructif, qui implique à la fois la prise de parole et l’écoute des autres, la considération des idées des autres. Mathieu de l’école Tourterelle l’a très bien compris (Module 8) : « Moi je dis que c’est mieux de chercher avec d’autres, parce que si les autres ont des idées, et que moi j’ai une idée pour l’autre, ça peut nous aider tous les deux. » Mathieu, 2e cycle du primaire.

Ainsi, il est important que la philosophie pour enfants soit pratiquée dans un cadre collectif (la communauté de recherche) qui soit propice au développement de la confiance en soi et qui favorise le dialogue grâce à une disposition physique adaptée (en cercle par exemple).

L’importance de cette dimension collective et sociale de la pensée est d’ailleurs très clairement nommée par Emmanuel Kant : « Mais penserions-nous beaucoup, et penserions-nous bien, si nous ne pensions pas pour ainsi dire en commun avec d’autres, qui nous font part de leur pensées et auxquels nous communiquons les nôtres? »  Qu’est-ce que s’orienter dans la pensée? (1786), cité dans La pratique de la philosophie avec les enfants, 3e édition, PUF 2009, Sous la direction de Michel Sasseville.

J’aimerais conclure par l’analogie de Michelle Sasseville qui compare la pratique de la philosophie pour enfants à un orchestre qui joue. Je trouve que c’est une image qui fait écho à « l’art » de penser et qui illustre clairement le caractère collectif, multidimensionnel, complexe et dynamique de la philosophie pour enfants mais aussi la nécessité de toujours et toujours pratiquer pour penser de mieux en mieux et continuer de développer la pensée créative, attentive et critique afin de cultiver l’harmonie entre les gens comme en musique.

Andrée-Anne Desmeules, dans son Document synthèse 2 soumis le 26 Avril 2020 à 13:29, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Ce que je retiens surtout de ce cours est que la communauté de recherche philosophique est un excellent moyen de prévenir la violence. Le développement de la pensée, la capacité d’écoute et le dialogue sont pour moi de précieux alliés de la non-violence. Des enfants le disent d’ailleurs par eux-mêmes en CRP : c’est entre autres le cas du jeune Charles-Olivier qui affirme ne pas avoir frappé son frère, car il exerce maintenant son jugement critique avant de poser une action (Des enfants philosophent, 2004, épisode 13,19:29). Je suis désormais convaincue que la pratique de la philosophie pour enfants permet d’acquérir des habiletés qui mènent à la pacification. Je pense notamment à l’acte de définir. Souvent, quand nous discutons, nous tenons pour acquis que le sens qu’a un mot pour nous est le même pour notre interlocuteur. Or, des définitions différentes peuvent mener à des malentendus et des conflits. Il importe donc de clarifier dès le départ ce que veulent dire pour nous les termes qui sont au cœur de nos discussions. C’est un élément que je retiens plus particulièrement puisque je l’ai moi-même adopté en regardant les enfants échanger pendant la session. J’ai intégré cet élément et je questionne davantage les gens sur leurs définitions. De plus, en CRP, les enfants apprennent à respecter les autres et leurs opinions, ils découvrent qu’ils n’ont pas toujours raison et qu’ils peuvent changer d’idée. La recherche est un travail d’équipe, non un concours, et différentes idées peuvent cohabiter. Ce sont là d’autres éléments qui permettent de pacification. Bref, la prévention de la violence est ce que je retiens le plus du cours.

Quant à ce qui m’a marquée, il y a d’abord la grande capacité des enfants à réfléchir, surtout parce que comme adultes, on pourrait avoir tendance à les sous-estimer. Or, à de nombreuses reprises, les enfants dans les extraits proposaient des réponses auxquelles je n’aurais moi-même jamais pensé! Cela m’a marquée puisque c’est loin de la perception qu’a habituellement l’école. Généralement, l’enseignement est basé sur une culture de la transmission où un maitre possédant le savoir le transmet à des élèves qui écoutent. Le cours donne plutôt la preuve que les enfants peuvent prendre part à la discussion, à la construction de leur pensée. Il importe de leur laisser le temps et l’espace nécessaire pour qu’ils apprennent à penser par eux-mêmes. Je crois que nous négligeons cet aspect de leur développement. Il faut faire confiance aux enfants : ils sont capables de discuter et d’émettre des opinions appuyées par des raisons.

Le second élément à m’avoir marquée est l’esprit d’équipe qui règne dans la communauté de recherche philosophique. En effet, les enfants travaillaient ensemble pour trouver des réponses à leurs questions. Personne n’essayait de prouver à tout prix qu’il a raison. Au contraire, les élèves nuançaient souvent leurs propos après avoir entendu ceux des autres. Certains allaient même complètement changer leur fusil d’épaule. Cela m’a marquée puisque je connais de nombreux adultes qui sont complètement fermés, qui restent bien campés sur leur position et qui ne sont pas du tout ouverts à être transformés par les autres. Les enfants observés au cours de la session devraient être une inspiration pour plusieurs d’entre nous. Ils ne communiquent pas dans un esprit de compétition, mais bien avec l’objectif de trouver une réponse la plus complète possible en tenant compte de tous les aspects d’une question. On sentait bien que le respect régnait dans les échanges. J’ai d’ailleurs souvent été touchée de voir les jeunes être aussi attentifs et bienveillants à l’égard des autres membres de la communauté.

2- Quel terme ou quelle expression ou quelle idée résume le mieux, à vos yeux, la philosophie pour les enfants ? Justifier pourquoi en prenant soin de définir ce terme, cette expression, cette idée, et en appuyant votre réflexion par des références aux modules précédents.

Le terme qui résume le mieux ce qu’est la philosophie pour enfants à mes yeux est celui de co-construction. Voyons d’abord une définition plus formelle avant de la présenter dans mes propres mots. « La co-construction est un processus reposant sur une mise en forme d’interactions entre des acteurs afin que ceux-ci élaborent au fil de leurs interactions des accords visant à rendre compatibles des définitions relatives à un changement, à un projet […]. » (Froudriat, 2014) Pour moi, c’est le fait de travailler ensemble vers un but commun, celui de mener une recherche en profondeur sur un sujet qui nous préoccupe afin de trouver une réponse qui soit la plus complète possible. Les acteurs impliqués dans le cas qui nous intéresse sont les enfants et l’animateur, membre à part entière de la communauté. Ces acteurs ont des points de vue qui diffèrent, mais ils choisissent tout de même de mettre leurs efforts en commun. La co-construction implique d’être ouvert et de se montrer prêt à être transformé par les idées des autres. En effet, on ne peut pas arriver avec une idée déjà toute faite en CRP. Le participant n’est pas là pour imposer son opinion, mais bien pour la construire avec l’aide des autres membres.

En ce sens, la référence faite à une équipe sportive au premier module colle bien avec le mot que j’ai choisi. En équipe, il importe de collaborer. Si un joueur réussit à marquer un but, c’est que d’autres ont bloqué des adversaires ou lui ont fait une bonne passe. On n’arrive pas seul à gagner un match tout comme on n’arrive pas seul à trouver la réponse à des questions complexes. La dimension sociale m’apparait très importante en philosophie pour enfants. C’est pour cela que j’ai choisi co-construction, et non seulement construction. L’apport des autres est capital pour le développement de notre pensée. Il a également été question de l’importance du doute et de l’auto-correction au module 3. Si nous n’entendons pas de points de vue différents des nôtres, comment pouvons-nous douter de nos idées? Les échanges nous forcent à nommer les raisons sur lesquelles s’appuient nos opinions et font émerger nos contradictions. C’est donc au contact d’autres opinions que la nôtre peut se préciser, se nuancer, et que nous en venons à nous auto-corriger. On disait d’ailleurs au module 5 que « [l]a pensée construit la parole en se construisant par la parole. » C’est que le dialogue contribue grandement au développement de la pensée. Et sans les autres, pas de dialogue. Autrement dit, il est pour moi question, en philosophie pour enfants, de co-construction de la pensée grâce aux échanges réalisés. Certes, au fil du temps, l’enfant devient de plus en plus autonome dans l’utilisation des habiletés de pensée jusqu’à parvenir à penser par et pour lui-même. Il n’en demeure pas moins que la discussion avec d’autres personnes permettra toujours de le faire évoluer. Dans ce même ordre d’idées, à l’épisode 8 de la série Des enfants philosophent, on mentionne que l’objectivité est le résultat de l’intersubjectivité. C’est donc l’addition du travail réflexif de chacun qui mène à la construction commune d’une réponse. En effet, personne n’a tort ou raison au moment de commencer la recherche. C’est ensemble que le groupe tentera de déterminer ce qui lui semble le plus juste. De toute façon, des réponses sont rarement trouvées pour de bon. Le sens que nous donnons à un concept peut évoluer à travers le temps en fonction de l’expérience qu’on en fait (Des enfants philosophent, 2004, épisode 9). Ainsi, il faudra toujours poursuivre la discussion avec les autres membres de notre communauté, ou de notre société, pour s’ajuster.

De plus, comme la philosophie pour enfants est un instrument de pacification, elle permet des constructions. À mon sens, la violence fait plutôt dans la destruction. Elle brise la confiance, des liens, des corps et du matériel. C’est l’inversion avec la discussion. Le dialogue fait plutôt dans la construction de liens, de confiance, d’amitié et de communauté. C’est en se parlant qu’on se comprend, pas en usant de la violence. À nouveau, le terme « co-construction » m’apparait donc être tout désigné pour représenter la philosophie pour enfants. Elle permet de vivre en harmonie avec les autres (et avec soi-même aussi!). Une CRP est un lieu où on apprend vivre ensemble, à créer un monde commun, à déterminer dans quel monde on veut vivre (module 11). On peut donc dire que les jeunes y sont en co-construction de leur citoyenneté puisqu’une place importante est accordée au développement du jugement. En démocratie, il est justement important d’être en mesure d’échanger entre nous (module 12). Voilà les raisons qui me portent à croire que « co-construction » est un terme qui reflète bien ce qu’est la philosophie pour enfants.

Source

Foudriat, M. (2014). La co-construction: Une option managériale pour les chefs de service. Dans : éd., Le management des chefs de service dans le secteur social et médico-social (pp. 229-250). Paris: Dunod. doi:10.3917/dunod.delal.2014.01.0229.

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