La façon de procéder

La méthodologie préconisée par cette approche se découpe généralement en trois moments. Les enfants sont d’abord invités à se familiariser avec les histoires. Puis, ils identifient les thèmes et questions qu’ils estiment importants pour eux. Enfin, ils s’engagent dans l’examen de l’un ou l’autre des problèmes que ces éléments soulèvent.

Jeunes philosophes

Ainsi, premièrement, les enfants lisent à haute voix chacun à leur tour des passages désignés de l’une ou l’autre des histoires (cela peut varier selon l’âge des enfants et les capacités de lecture qui sont ou non développées). En plus de s’assurer que chacun a l’opportunité de prendre connaissance du texte, cette lecture en commun est un premier pas dans le développement du sentiment d’appartenance au groupe : déjà on partage une lecture d’une histoire, comme plus tard on sera appelé à partager des idées et des points de vue.

Puis, on demande aux enfants de relever les idées et les questions qui les ont marqués lors de la lecture. Cette période vise essentiellement à mettre en évidence les idées retenues par les enfants en raison de leur importance ou de leur caractère particulier ou surprenant. Il ne s’agit pas d’une course à la meilleure idée philosophique mais bien d’une occasion permettant à chacun de souligner une ou plusieurs idées jugées valables pour soi.

Les idées et questions sont donc retenues en raison de leur importance significative pour les enfants. Somme toute, la cueillette d’idée — la mise sur pied de l’ordre du jour — est une œuvre collective appelant chaque participant à exposer aux autres soit l’idée, le thème, le passage ou la question qui présente un intérêt à ses yeux. Chacun de ces éléments formera un pont entre les intérêts des enfants et les différentes pistes de recherche que proposeront les plans de discussion au moment où ils seront introduits dans la troisième partie du processus : la discussion en communauté de recherche.

Enfin, les enfants s’engagent dans la discussion de l’un, de plusieurs ou de l’ensemble des thèmes, questions ou problèmes qu’ils ont choisis d’investiguer. La pratique de la philosophie avec les enfants permet de développer les habiletés de pensée de ces derniers. Elle leur offre la possibilité de réfléchir philosophiquement à des idées qui les intéressent dans le cadre d’une recherche commune fondée sur la coopération et le dialogue.

Mais ce processus ne se résume pas uniquement à l’exercice des habiletés intellectuelles. En effet, le dialogue suscite une dynamique permettant la création d’une communauté de recherche, laquelle favorise un accroissement de la sensibilité aux relations interpersonnelles et l’acquisition d’un juste sens des proportions conduisant à faire la part des choses entre ses propres besoins et aspirations et ceux des autres. La discussion est donc le lieu où s’intègrent des apprentissages qui sont de l’ordre du savoir (le sujet de discussion) du savoir-faire (les habiletés de pensée) et du savoir-être (les attitudes permettant l’émergence de l’impartialité, de l’objectivité, de l’écoute attentive…).

Et l’enseignant dans tout ça?

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