Le développement de cette pratique


Si de plus en plus d’enfants font de la philosophie en ce début de XXIe siècle, c’est que de plus en plus de personnes travaillant auprès des enfants créent des conditions afin que le lieu où ils se trouvent (la classe, la rue, etc.) se transforme en une communauté de recherche philosophique. Attirées parfois par la nouveauté de cette approche, intriguées par le changement qu’elle suggère, doutant des solutions qui prévalent actuellement dans le monde de l’éducation, elles s’engagent finalement dans la pratique de la philosophie avec des enfants en ayant le souhait de pouvoir donner une solution nouvelle, plus cohérente, plus appropriée, à ce problème qui n’a de cesse de se reposer à mesure qu’il avance dans l’histoire: l’éducation du petit de l’être humain.

Même si la pratique de la philosophie avec les enfants en est à ses débuts – à peine quarante ans nous séparent des premières tentatives réalisées par Lipman – elle permet déjà d’entrevoir comment les solutions qu’elle apporte au problème de l’éducation s’enracinent dans ce qui caractérise fondamentalement l’être humain: la capacité de se construire. Entraînant effectivement des changements qui vont dans le sens des buts recherchés, cette activité soulève la curiosité et l’enthousiasme d’un nombre croissant de personnes.

La pratique de la philosophie avec les enfants fait l’objet d’une expérimentation au Canada depuis 1982 et aujourd’hui encore plusieurs commissions scolaires ont accepté d’en débuter, ou d’en continuer l’expérimentation. Une association internationale, l’ICPIC, créée en 1985, réunit la plupart des centres de formation et de recherche dispersés dans près de 70 pays où se pratique maintenant la philosophie avec les enfants. De nombreuses activités – formation, recherche, publication – à caractère international se déploient un peu partout.

Des organismes internationaux préoccupés par les droits des enfants et la démocratisation de l’éducation, tels L’UNESCO et l’UNICEF, reconnaissent dans cette approche un outil de qualité et appuient concrètement son développement. Des projets de recherche universitaire, financés par divers paliers de gouvernement, montrent, année après année, que cette pratique permet de rencontrer les buts qu’elle poursuit.

C’est que, s’inscrivant dans la continuité des conceptions modernes de l’éducation avancées par John Dewey, et de celles, plus anciennes mais toujours actuelles, proposées par des philosophes de l’Antiquité, cette approche vient combler, semble-t-il, une lacune importante dans l’éducation contemporaine. Si cette dernière reconnaît de plus en plus l’importance de stimuler, dès le plus jeune âge, le développement intellectuel et moral, elle n’a pas toujours à sa disposition les moyens qui pourraient combler adéquatement ses attentes. Il n’est donc pas surprenant de constater l’intérêt porté à l’avènement de cette pratique dans le monde de l’éducation.

Les enjeux de cette pratique

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