Enquête philosophique sur l’avortement (14-16 ans)

Étant donné le récent jugement de la cour suprême des États-Unis, qui pourrait avoir des répercussions à la grandeur de la planète, j’ai pensé que ce chapitre de Êve pourrait devenir, malheureusement, à nouveau utile pour qui veut aborder la question de l’avortement de façon ouverte et sous le mode de la délibération.

Dimanche, 29 mai

Il pleut. J’aime beaucoup les dimanches.

C’est complètement terminé entre Luc et moi! Je souffre encore, mais je commence à l’oublier. Maman dit qu’on ne sait jamais quand une peine d’amour va se terminer. 

Je ne connais pas de façon certaine les raisons de notre rupture. Peut-être est-ce parce que le lendemain de ma visite au local de radio, je lui ai fait une crise. J’en avais assez de voir son ex rôder autour de lui. J’étais vraiment en colère. 

Et, en colère, on dit parfois des choses qui dépassent notre pensée. Je crois même me rappeler lui avoir dit que je ne voulais plus le voir. Comment peut-on dire exactement le contraire de ce qu’on pense et y croire en plus?

Depuis ce temps, plus un mot. C’est le silence… un silence qui en dit long. Je lui ai même écrit, lui demandant de m’expliquer son silence, lui répétant que je l’aime. En guise de réponse: rien!

J’aurais probablement dû me taire, être patiente. Mais je crois que cela n’aurait pas changé grand chose… Ce que je craignais s’est finalement produit: il a repris avec son ex.

Je n’ai pas envie de me battre. Je veux être aimée parce qu’on m’a choisie en toute liberté et non sous la contrainte d’une guerre entre deux filles qui veulent le même garçon. 

Allez hop, je passe à autre chose. Tiens, mon cours de bio et ce qui s’y est produit vendredi dernier.

La chicane a éclaté! Au moment où madame Lee, notre enseignante, a commencé à parler à nouveau de la gestation, des gamètes haploïdes et des zygotes diploïdes, des élèves se sont mis à s’engueuler, à se dire l’un à l’autre qu’ils n’avaient pas raison de penser que l’avortement était ou bien correct, ou bien incorrect. 

On aurait dit que l’affrontement se préparait depuis un bon bout de temps. Le problème, c’est que personne, en fait, n’expliquait le fond de sa pensée. C’était blanc ou noir. Point.

Et l’un parlait toujours plus fort que l’autre. Comme si, dès que nous discutions d’un sujet qui nous touche, il n’y avait pas d’autre façon de le faire qu’en élevant la voix! Serait-ce pour tenter de donner plus de puissance à son opinion, faute de ne pouvoir l’appuyer d’arguments solides? 

Madame Lee frappa à plusieurs reprises sur le tableau avec sa craie. Mais il n’y avait rien à faire. Plus elle frappait et plus les élèves criaient à tue-tête. Un vrai cirque! C’était intolérable. Elle est finalement sortie de la classe en nous menaçant de revenir avec la directrice de l’école. Ce qu’elle fît.

Je n’ai jamais eu affaire à Madame Hamilton, mais elle est une femme réputée pour son calme et sa diplomatie. Quand elle est entrée dans la classe, un malaise silencieux s’est installé et l’on pouvait sentir la tension, bien réelle, entre nous… 

Elle nous a poliment salués, s’est dirigée droit vers le tableau, a effacé tout ce que madame Lee avait dessiné et a écrit ceci: « Il y a une élève de votre école qui est enceinte. Elle m’a demandé de l’aide. Je ne sais pas quoi penser. J’ai besoin de votre aide! »

On est tous restés comme sous le choc. Le silence devint total. Elle demanda alors: – Y a-t-il quelqu’un parmi vous qui peut me donner un coup de main?

Personne n’osait parler. C’était curieux. C’était comme si tout cela n’était pas réel. Finalement, Éric dit: – les problèmes de cette élève ne nous regardent pas. C’est son problème! Qu’elle s’arrange avec ses troubles!

–    Oui, d’accord! C’est son problème, dit madame Hamilton, mais c’est aussi un peu le mien maintenant, et je vous demande de m’aider à l’aider. Je la revois dans quelques jours. Qu’est-ce que je pourrais lui dire? Alors, y a-t-il quelqu’un qui veut m’aider?

Devant l’insistance de madame Hamilton, Éric ajouta: dites-lui de se faire avorter. Point final!

–    T’es malade, Francoeur! lança Louise. Comment ça, se faire avorter? Il faut qu’elle garde son bébé!

Éric était sur le point de répondre à Louise (probablement quelque chose du genre « non elle a juste à se faire avorter, point final! »), mais Madame Hamilton ne lui en donna pas la chance, et dit: – Bon, écoutez! Je ne crois pas que cette façon de faire nous fera avancer. Si on ne prend pas le temps d’examiner les raisons pour lesquelles on pense que cette personne devrait ou non garder son bébé, on n’ira nulle part. Alors, y a-t-il quelqu’un ici qui veut m’aider?

–    Mélanie leva la main.  – Je crois, madame Hamilton, que si cette fille ne veut pas avoir d’enfant, elle a le droit de se faire avorter.

–    Mais, c’est un meurtre! objecta Marc. On n’a pas le droit de tuer une personne, même si c’est un fœtus!

–    Laissons-la finir ce qu’elle disait et nous reviendrons à toi tout de suite après, annonça madame Hamilton. En se tournant vers Mélanie, elle lui demanda: – Eh bien, pourquoi penses-tu qu’elle a le droit de se faire avorter?

–    Parce que, répondit Mélanie, son corps lui appartient. Elle en est propriétaire et je pense que ce droit est fondamental. Après tout, un fœtus, c’est comme un autre organe du corps. Et selon ce que j’en sais, on peut faire ce que l’on veut de nos organes. Ils nous appartiennent.

–    Madame Hamilton, demanda Frédéric, sait-elle qui est le père?

–    Oui, elle le sait. Mais pourquoi poses-tu cette question? interrogea madame Hamilton.

–    Parce que ce n’est pas seulement une question qui touche la mère. Si on est propriétaire de ce qu’on a créé, ce que je pense, il faut tout de même ne pas oublier que nous sommes aussi, nous les gars, propriétaires du fœtus.

–    D’après ce que je sais, dit madame Hamilton, je crois que le père se pliera à ce que la mère décidera. Alors, à qui le tour? Elle donna la parole à Érika.

–    Mais, il n’y a pas que le père et la mère qui comptent là-dedans. Il y a aussi le fœtus. Madame Lee nous a montré l’autre jour que le fœtus participe aussi à la formation du placenta. Si ce que dit Frédéric est exact, alors le fœtus est au moins en partie propriétaire du placenta. Normalement, si on est lésé dans nos droits de propriété, on doit avoir une compensation. Mais si on avorte, quel genre de compensation le fœtus pourrait bien avoir?

–    Vous voyez, dit Marc, je vous l’avais dit, ce n’est pas correct l’avortement. Peu importe par quel bout on prenne le problème, ce sera toujours mal de subir un avortement. De toute façon, moi je pense que la vie humaine doit absolument être respectée dès l’instant de la conception. Et puis, on l’a vu hier avec madame Lee, l’identité biologique est toute entière présente dans le zygote. On est donc en présence d’une personne.

–    Es-tu en train de dire, demanda madame Hamilton, que l’individualité biologique et la personne, ce sont une seule et même chose?

–    Oui, exactement, répondit Marc. À condition, bien sûr, que les parents soient eux aussi des êtres humains.

Claire leva la main et Madame Hamilton lui donna la parole.

–    Moi, je pense que tout cela n’a aucune importance. Que le fœtus soit propriétaire ou non d’une partie du corps de la mère, qu’il ait ou non une identité biologique ne change rien. Ce qui compte, c’est qu’au moment de la procréation, Dieu a l’intention de faire apparaître un nouvel être humain qui pourra Le connaître, L’honorer et L’aimer.

–    Veux-tu dire, demanda alors madame Hamilton, que parce que nous croyons que nous sommes des fils et des filles de Dieu, personne n’a le droit de mettre fin à la vie d’un fœtus?

–    Oui! c’est cela, répondit simplement Claire.

–    Et si on ne croit pas à Dieu, demandais-je?

–    Ça ne change rien, ajouta Claire. De toute façon, c’est la seule possibilité.

–    Je n’en suis pas si certaine… Mais peu importe! Admettons que nous croyons en Dieu, penses-tu qu’il y a des circonstances qui pourraient permettre l’avortement? ai-je demandé.

–    Peu importe la situation, répondit Jasmin qui était assis en avant de la classe. Moi, je crois que l’avortement sera toujours un meurtre, pour les raisons qu’a exprimées Marc tout à l’heure. Ce n’est pas compliqué. Même s’il s’agissait de sauver la vie de la mère, je pense qu’on n’a pas plus le droit d’avorter. La vie est sacrée.

Sylvie demanda alors à Jasmin. – Mais, est-ce qu’on ne pourrait pas voir cela parfois comme de la légitime défense? Tu sais que dans le cas de la légitime défense, si quelqu’un t’attaque jusqu’à menacer ta vie, tu as le droit de le tuer.

–    Oui, je sais, répondit Jasmin. Mais comment peux-tu voir un fœtus comme étant quelqu’un qui t’attaque? Le fœtus humain est un être innocent. Le voir comme un animal qui t’agresse ou comme quelqu’un qui veut te tuer n’a aucun sens.

–    En vous écoutant, dit Philippe, il m’est venu à l’esprit une histoire que mon père m’a racontée récemment. En fait, c’est une histoire et une question qu’il m’a posées. Voulez-vous que je vous la raconte?

–    Si tu crois que cela peut nous faire avancer, ajouta madame Hamilton, alors vas-y.

–    Je crois que oui, Madame. Bon: imaginez qu’un célèbre biologiste est victime d’une grave maladie des reins ; il vient de tomber dans le coma. Une seule personne a un organisme compatible capable de le sauver. Alors, la communauté scientifique des biologistes décide d’enlever la personne en question et de la brancher directement avec le célèbre biologiste afin qu’il puisse éliminer les déchets des deux personnes. On l’avise que le traitement durera neuf mois et que s’il se débranche, il sera tenu responsable de la mort du célèbre biologiste. Voilà, ça, c’est l’histoire. Maintenant la question: croyez-vous que la personne sera vraiment responsable de la mort du biologiste, si elle décide de se débrancher?

–    Mais, tu as dit qu’il y avait un lien avec l’avortement! Et je n’en vois pas, affirma Jeannette.

–    Moi j’en vois un, affirma Érika. Mais je vais d’abord répondre à la question. Non, je ne crois pas que la personne serait responsable de la mort du biologiste, tout comme une femme enceinte ne serait pas responsable de la mort du fœtus si elle décidait de couper les liens qui l’unissent à lui. 

–    Mais ce n’est pas la même chose, lança Marc. Dans l’histoire de Philippe, la personne est enlevée. Alors que dans le cas qui nous intéresse, l’élève est consentante. N’est-ce pas, madame Hamilton?

–    Tu as raison, répondit-elle. Mais peut-être que l’histoire de Philippe peut nous aider à considérer les cas à la suite d’un viol. À qui la parole maintenant? Elle fit signe à Julie.

–    Merci. Marc a utilisé le mot que je voulais prendre, le mot ‘personne’. Car, voyez-vous, depuis tout à l’heure, je vous écoute parler et il me semble que nous n’avons pas abordé la question correctement. Ce que je veux dire, c’est que je ne pense pas qu’un fœtus soit une personne. Et tant que ce n’est pas une personne, on a le droit de lui enlever la vie.

–    Comment sais-tu que ce n’est pas une personne? demandai-je.

–    Pour moi, une personne c’est un être qui est capable de raisonner, de résoudre des problèmes. Un fœtus n’est pas capable de faire cela. Alors, conclut Julie, ce n’est pas une personne.

–    Si tu as raison, demanda alors Alexis, que fait-on des vieux qui sont séniles, ou des personnes qui sont dans le coma? D’après ta définition, ce ne sont plus des personnes. On pourrait alors avoir le droit de les tuer.

–    Oui, tu as raison, Alexis, ajouta Julie. Ma définition de ‘personne’ aurait besoin d’être un peu modifiée.

–    Même si on ajoutait quelque chose à ta définition, cela ne changerait rien. Je pense, ajouta Steve, que dès la conception, on a le pouvoir de raisonner, de résoudre des problèmes. Peut-être que ce pouvoir n’est pas encore en force, mais il est là, comme latent. Et s’il est là, alors on est une personne. Tu pourrais bien définir la personne autrement, mais si tu le fais en termes de pouvoir, tu seras toujours en train de dire qu’un fœtus est une personne.

–    Ça dépend! ajoutai-je. Comment sait-on que le pouvoir est là dès le début? Peut-être que ce pouvoir apparaît seulement en cours de route. Peut-être que ce pouvoir apparaît seulement après la 10 esemaine de grossesse.

–    Oui, et peut-être qu’il apparaît seulement à la 15e semaine de grossesse. Et pourquoi pas à la 20e, à la 30e? demanda Steve. Non, pour moi, le pouvoir est là dès le début, ou il n’est pas là.

–    Comment le sais-tu? demandai-je encore avec insistance.

Madame Hamilton me fit signe de me calmer. Je me sentais calme pourtant. Je ne pouvais tout simplement pas comprendre comment on pouvait être aussi certain d’une chose aussi incertaine. Je n’ajoutai rien et Steve non plus. 

Comme il semblait que plus personne ne voulait intervenir, madame Hamilton en profita pour nous remercier de l’aide que nous lui avions apportée. Elle devait retourner à son bureau et elle a invité madame Lee à venir avec elle pour quelques minutes.

Je n’en revenais pas! Pas un mot concernant notre chicane du début du cours! Seulement des questions! À peine quinze minutes plus tôt, nous étions prêts à nous arracher les cheveux. Et voilà que, maintenant, nous étions en train de discuter comme si nous prenions vraiment au sérieux tout ce que les autres avaient à dire.  Comme si on avait appris à vivre ensemble malgré nos différences!!! 

Je me suis dis que tous les cours devraient se passer comme ça. Mais malheureusement, je ne crois pas que cela soit possible…. Nous avons tellement de choses à apprendre qui ne se discutent pas. 

Je me dis aussi que des personnes qui s’aiment devraient peut-être être comme cela: prêtes à se parler, à s’écouter, à collaborer, à partager. C’est cela qui n’a pas marché entre Luc et moi. Enfin, je pense.Je me demande bien qui est cette fille qui est enceinte. En tous cas, ce n’est pas moi! Ça j’en suis certaine!

***

Y a-t-il de bonnes raisons d’être pour ou contre l’avortement?

La discussion rapportée par Êve dans ce chapitre met en évidence quelques-unes des positions qui sont défendues concernant le droit ou non à l’avortement. Rappelons ici brièvement les différentes positions développées dans ce chapitre : 

•      Mélanie pense que l’avortement est un droit car notre corps nous appartient. 

•      Érika estime que le fœtus est aussi propriétaire du placenta et qu’il devrait avoir une compensation. Mais puisqu’il ne sera plus après l’avortement, cela s’avère impossible. Du coup, elle pense probablement que l’avortement devrait être banni. 

•      Marc, de son côté, estime que l’avortement devrait être banni puisque la vie humaine doit être respectée dès la conception. En outre, ajoute-t-il, nous sommes en présence d’une personne dès la conception. 

•      Claire affirme que nous sommes des fils et des filles de Dieu, que la vie est sacrée, et qu’en conséquence, personne n’a le droit de mettre fin à la vie d’un fœtus. 

•      Philippe rapporte une histoire racontée par son père montrant peut-être que dans le cas d’un viol, l’avortement serait acceptable. 

•      Enfin, Julie pose la question de savoir si un fœtus est une personne, car pour elle, semble-t-il, si nous ne sommes pas en présence d’une personne, alors l’avortement serait acceptable.

Il pourrait être intéressant d’examiner d’un peu plus près chacune de ces positions. 

Êtes-vous d’accord, pas d’accord, vous ne savez pas, avec les raisonnements suivants?

 D’accordPasd’accord?
1- Luc : La vie est plus grande que nos vies. C’est pourquoi je pense que la vie est sacrée.   
2- Luc : La vie est plus grande que nos vies. C’est pourquoi je pense que la vie ne nous appartient pas.  Et puisqu’elle nous ne appartient pas, l’avortement devrait être interdit.   
3- Marie : La vie nous est donnée lors de la conception. Et on ne peut enlever ce qui nous est donné.  Donc l’avortement devrait être interdit.   
4- Pierre : La vie a un caractère absolu. Par conséquent, on n’a aucun droit d’enlever la vie à quelqu’un.   
5- Ginette : La peine de mort devrait être abolie, car elle enlève la vie à une personne. Or, la vie est quelque chose de sacrée qu’on ne peut enlever à personne.   
6- François : Ce qui compte, ce n’est pas la vie, mais la qualité de la vie. C’est pourquoi je pense qu’on peut enlever la vie à une personne si on juge que la qualité de la vie s’en trouvera meilleure.    
7- Lucie : Notre corps nous appartient. C’est pourquoi nous pouvons faire ce que nous voulons avec celui-ci. Donc, nous devrions avoir le droit d’avorter.   
8- Philippe : Dans le cas d’un viol, l’avortement devrait être permis, car la conception n’est pas consentie par l’un des personnes.   
9- Julie : On n’a pas le droit d’avorter car nous enlevons la vie à une personne. Cela est un crime.   
10- Jules : Un fœtus n’est pas une personne.  C’est pourquoi l’avortement devrait être permis.   


Qu’est-ce qu’une personne?

1-    Est-ce que tous les êtres humains sont des personnes?

2-    Est-ce que seuls les êtres humains sont des personnes?

3-    Est-ce qu’un ordinateur peut être considérée comme une personne?

4-    Est-ce qu’une famille peut être considérée comme une personne?

5-    Est-ce qu’un pays peut être considéré comme une personne?

6-    Est-ce qu’un être humain qui est aveugle, sourd et muet est une personne?

7-    Est-ce qu’un être humain dans le coma est une personne?

8-    Est-ce qu’un être humain peut être une personne et avec le temps ne plus l’être?

9-    Est-ce qu’un être humain peut ne pas être une personne et le devenir avec le temps?

10-  Est-ce que tout être humain, dès sa conception, devrait être considéré comme une personne?

11-  Comment pouvons-nous savoir qu’un fœtus a le pouvoir de penser, de raisonner?

12-  Que faut-il pour être une personne?

Petite histoire: À quoi ressemblerait un monde sans émotion?

libéraux

M’appuyant sur ce que mes ami-e-s Facebook ont répondu à la question: À quoi ressemblerait un monde sans émotion? (et fouillant un peu dans l’histoire de la philosophie), voici une courte histoire, une rencontre entre des enfants du primaire (9 à 12 ans environ) qui raconte ce qu’ils en pensent…  Peut-être que cette petite histoire vous sera utile au moment de pratiquer la philosophie avec les enfants, en la liant à l’exercice qui a été publié récemment.  À vous de jouer!

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