Recevoir un Doctorat honoris causa en philosophie pour les enfants: l’histoire d’une collaboration

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České Budějovice, République Tchèque

Recevoir un doctorat honoris causa soulignant le travail accompli en Philosophie pour les enfants, ça change pas le monde, sauf que… le recevoir de l’Université de la Bohème du Sud en République Tchèque, un pays qui a été soumis à un régime totalitaire pendant des décennies, ça nourrit le désir de poursuivre le développement de cette pratique qui donne aux enfants, comme aux adultes, des outils permettant de vivre une démocratie délibérative fondée sur la collaboration et le respect de la dignité humaine.

La philosophie ne saurait se résumer à un discours d’un professeur érudit qui n’aurait qu’un but: préserver la tradition et transmettre sa compréhension. Elle peut aussi être un outil de reconstruction de l’expérience qui allie théorie et pratique. Les deux conceptions de la philosophie ne sont pas incompatibles, mais il serait malheureux, à mes yeux, qu’on oublie une vision au détriment de l’autre,  qu’on prenne, en somme, la partie pour le tout.

Voici le texte du petit discours que j’ai prononcé lors de la remise du doctorat. Par delà les anecdotes racontant une partie d’une histoire qui a débuté en 1990, j’espère qu’il aura su souligner l’importance de la collaboration.

The English version comes after the French one.

L’histoire d’une collaboration!

Distingués invités, chers amis!

C’est vraiment une grande joie, un bonheur d’être ici aujourd’hui afin de recevoir ce Doctorat honoris causa!

Je voudrais, en premier lieu, remercier le recteur de l’université de la Bohème du Sud, professeur Libor Grubhoffer, le doyen de la Faculté de théologie, Tomáš Machula, et tous les membres du comité scientifique pour l’immense honneur qu’ils me font en m’octroyant ce doctorat.

Je souhaite aussi remercier madame Slávka Jindra, qui ne fait pas partie de l’université mais qui a su, j’en suis persuadé, inspirer plusieurs personnes qui travaillent au sein de votre université. Je n’aurais jamais pu imaginer, lorsque j’ai rencontré Slávka en Begique, il y a maintenant 25 ans, que je serais ici aujourd’hui pour recevoir un tel honneur.

En fait, je désire partager cet honneur avec cette grande dame, parce que sans sa foi, son énergie et son dévouement au développement de la philosophie pour les enfants  en République Tchèque, je ne serais pas ici aujourd’hui.  Je l’ai rencontrée pour la première fois en 1990 à un moment où de nombreux changements étaient en train de s’opérer dans votre pays.

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Madame Slávka Jindra

Je pense que, en tant que personne ayant dû s’exiler en raison d’une régime totalitaire, elle était alors profondément convaincue que la pratique de la philosophie avec les enfants est un pas important à franchir si l’on souhaite créer une véritable démocratie reposant sur la collaboration. Elle était aussi convaincue qu’aider les enfants à apprendre à penser par et pour eux-mêmes est tout aussi important que le respect des droits humains. Alors, en fait, au-delà de vouloir partager cet honneur avec elle, j’aimerais l’applaudir et vous inviter à en faire autant!

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Il y a d’autres personnes que j’aimerais aussi remercier.  En tout premier lieu, Pter Bauman, qui, si ma mémoire est bonne, s’est impliqué dans le développement de la philosophie pour les enfants dès l’an 2000.  À l’époque Pter était essentiellement impliqué dans la traduction.  Il est un merveilleux traducteur, le meilleur que je connaisse.  Mais ses compétences vont bien au-delà de la traduction.

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Professeur Pter Bauman

Assez rapidement, tout comme Slávka, Pter eut l’idée d’utiliser le dialogue philosophique afin d’aider les enfants à penser par et pour eux-mêmes. En tant qu’enseignant de l’éducation à la citoyenneté, il a cru qu’en faisant de la philosophie avec les enfants, il était possible de changer le monde car alors on donne aux enfants la possibilité de déveloper leur pensée critique et créative; du coup, on leur donne la possibilité de se défendre contre la manipulation.

Ses efforts, ainsi que ceux de son équipe supportés par la Faculté de théologie et Slávka Jindra (ne jamais oublier Slávka!!!) ont permis le développement de la philosophie pour les enfants en République Tchèque de manière telle qu’il est possible de dire aujourd’hui qu’il est trop tard pour revenir en arrière.

Avec l’aide de plusieurs personnes, nous avons travaillé ensemble à plusieurs reprises depuis les quinze dernières années, préparant des ateliers pour les étudiants et les enseignants afin qu’ils deviennent des animateurs compétents lorsqu’ils font de la philosophie avec les enfants.  Je souhaite remercier Pter personnellement et tous ceux, incluant les étudiants, qui, par leur énergie et leur effort, ont contribué au développement de la philosophie pour les enfants en République Tchèque. Ces 15 années ont été extrêmement importantes pour notre collaboration.  J’ai de merveilleux souvenirs qui m’ont marqué à jamais.

Je me souviens, à un moment, je crois que nous étions en mai 2005, il y a 10 ans, presque jour pour jour, nous étions en plein milieu d’une session de travail s’échelonnant sur 6 jours.  Nous avons dû arrêter le travail pour quelques heures car il y avait alors (comme ce fut le cas il y a quelques jours) le championnat mondial de hochey et l’équipe de la République Tchèque était en finale pour la médaille d’or contre l’équipe du Canada. Entouré de 35 tchèques, j’étais le seul canadien dans la salle ce soir-là à écouter attentivement la partie de hochey à la télévision. Heureusement, le Canada a perdu la partie!  Pouvez-vous imaginer 35 tchèques chantant en choeur, et en anglais: We are the Champion of the world!  Ce fut vraiment très amusant!

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J’aimerais aussi remercier monsieur Jiří Kašný  pour son support dans le développement de la philosophie pour les enfants en République Tchèque. Lorsque je l’ai rencontré, il venait d’être nommé doyen de la Faculté de théologie.  En un sens, toute la collaboration qui existe entre la faculté de philosophie de l’Université Laval et la faculté de théologie de l’Université du Sud de la Bohème a débuté en raison de Jiří. Mais je dois ajouter que sa participation à cette collaboration est peut-être le fruit d’une omission de mon agent de voyage.

Permettez-moi, ici, de vous raconter une petite histoire. En mars 2002, je devais prononcer une série de conférences dans différentes universités de la République Tchèque, de Prague à Olomost, en terminant par Ceskè Budejovicè. J’ai quitté Québec pour Zurich, endroit où m’attendait un vol de connection vers Prague. Rendu à Zurich, je me suis approché de la porte d’embarquement pour prendre mon avion.  J’ai présenté mon passeport à l’agente.  Elle me demanda alors: Où est votre visa? Je lui ai répondu: Pardon? Elle a répété: Où est votre visa?

En 2002, pour la première fois, et pour des raisons qui seraient trop longues à énumérer ici, les voyageurs canadiens avaient besoin d’un visa pour visiter la République Tchèque, mais mon agent de voyage avait oublié de m’en faire part.  J’étais vraiment secoué.  J’ai tenté d’obtenir ce visa à Zurich.  En vain! À la fin, nous avons décidé d’annuler toutes les activités qui étaient prévues (vous pouvez sans doute imaginer les problèmes que nous avons rencontrés), mais nous avons décidé aussi de reporter toutes les activités en novembre de la même année.

Alors, en novembre 2002, avec mon visa en poche, je suis revenu en République Tchèque et j’ai fait ce qui avait été prévu à l’origine. Entre temps, un nouveau doyen, à la Faculté de théologie de votre université, Jiří Kašný, débutait son mandat.  Il a généreusement accepté de traduire la conférence que j’ai alors prononcée dans votre université.  Après la conférence, il m’a demandé si j’étais d’accord pour le rencontrer le lendemain matin dans son bureau. Évidemment que j’étais d’accord!

Ainsi, le matin suivant, alors que nous buvions un délicieux café dans son bureau, il me demanda si je voyais un intérêt à mettre en place une série d’ateliers en philosophie pour les enfants dans sa Faculté (et plus tard, la faculté des sciences de l’éducation s’est jointe au projet) et ce pour les 4 années suivantes. En fait, il était déjà en train de penser à la mise en place d‘un programme complet de formation en philosophie pour les enfants, comme celui qui est offert à la Faculté de philosophie de l’université Laval. J’étais plus qu’heureux d’accepter une telle invitation.

Je ne sais pas ce qui ce serait produit si j’étais venu à Budějovice 6 mois plus tôt. Personne ne sait et personne ne le saura jamais. Mais, parfois, je me dis que l’erreur de mon agent de voyage fût une gracieuse erreur, une erreur qui peut changer le monde, comme ce fut le cas au moment où Chistophe Colomb affirma que la terre était ronde…

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Ainsi, en raison de cette erreur de mon agent de voyage, j’ai eu la chance de rencontrer Jiří et, en tant que nouveau doyen, j’ai senti qu’il était plus que prêt à mettre en place de nouveaux projets prometteurs dans sa Faculté.

Je pense, mais nous devrions lui demander directement, que l’une des raisons qui explique pourquoi Jiří était tellement enthousiaste à l’idée d’introduire un programme de formation en philosophie pour les enfants dans sa Faculté est que, durant ma conférence, j’ai longuement insisté sur une valeur fondamentale en philosophie pour les enfants: l’auto-correction.

Ann Margaret Sharp, co-fondatrice avec Matthew Lipman du programme de Philosophie pour les enfants, a dit un jour: «L’auto-correction est probablement l’un des critères les plus importants pour évaluer notre développement. En d’autres termes, si je ne me corrige jamais, si je ne me remets jamais en question, il se pourrait que je ne sois pas en train de grandir.  Et l’un des problèmes de l’éducation traditionelle est qu’elle a mis trop d’attention sur les réponses et pas assez sur les questions conduisant à l’auto-correction. »

Faire de la philosophie avec les enfants ne conduit pas seulement ces derniers à devenir plus critiques et créatifs. Cette activité les aide aussi à devenir plus conscients de l’importance qu’il y a à devenir auto-critique et auto-correctif. Cette valeur est impossible à intérioriser dans un contexte où vous êtes certain de ce que vous pensez. Cela ne veut pas dire que tout devient relatif.  Cela veut seulement dire que votre esprit reste ouvert à de nouvelles perspectives, de nouveaux arguments, nouveaux faits qui pourraient éventuellement vous conduire à changer d’idée si vous avez le désir de suivre les arguments là où ils conduisent.

Mais il y a plus encore lorsqu’il s’agit de faire de la philosophie avec les enfants. En effet, en pratiquant cette activité, vous travailler aussi à prévenir la violence.  Au Québec, nous avons créé un programme entier consacré à la pratique de la philosophie avec les enfants et la prévention de la violence. Petr et son équipe ont pris le temps de traduire tout le matériel de ce programme dans votre langue. Grâce à leurs efforts, vous avez maintenant accès à tout ce matériel et, à ma connaissance, ce programme est de plus en plus implanté dans les écoles primaires de votre pays.

Cela me rend heureux.  Et cela est en lien immédiat avec l’appréciation que L’UNESCO a de la pratique de la philosophie pour les enfants. Selon l’UNESCO, cette pratique aide les enfants à se défendre contre la manipulation qui est une source profonde de violence.

Je ne saurais prédire, de façon certaine, ce qui va se produire dans le futur, mais à la lumière de toutes les activités qui existent dans le monde aujourd’hui entourant la philosophie pour les enfants, je ne serais pas surpris si nous voyons un jour une communauté internationale de recherche philosophique avec les enfants réunissant la plupart des pays de notre planète. C’est, en tous cas, mon souhait, et en recevant cet honneur aujourd’hui, j’espère qu’il s’agit là d’un signe que nous nous dirigeons dans cette direction.

En terminant, je voudrais à nouveau remercier, de façon particulière, Madame Slávka Jindra, et vous remercier tous et toutes pour votre aide dans cette oeuvre que je considère humanitaire.

Michel Sasseville,

České Budějovice, 20 mai, 2015

***

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A story of collaboration!

Distinguished guests, dear friends!

It’s really a great joy, a happiness, to be here today to receive this honorary doctorate!

I would first like to thank the Rector of the University of South Bohemia, prof. Libor Grubhoffer, the Dean of the Faculty of Theology, Tomáš Machula, and all the members of the scientific board for awarding me this great honour.

Secondly, I would like to thank Miss Slávka Jindra, who is not part of the University but who has inspired many minds in it. I would never have imagined, when I met Ms Slávka Jindra in Belgium 25 years ago, that I would be here today for this reward.

Actually, I would like to share this honour with her, because without her faith, her energy and her commitment to the development of Philosophy for Children in the Czech Republic, I would not be here today. I met her in 1990, a time of great changes for your country.

I believe, as a person who had to leave her home for exile because of totalitarian regime, she was very much convinced at the time that to do philosophy with children is a big step forward in order to make a real democracy, based on collaboration. She was also convinced that helping children to learn to think for themselves is as important as respecting the human rights.  More than sharing this honour with Slávka, I would like to applaud her and invite you to do the same.

There are other people that I would also like to thank. First of all, Petr Bauman, who has been involved in this project since, if my memory is correct, the year 2000. Petr has been and is still a wonderful translator the best I have met in all the countries I have been where we needed translation.

Rapidly, like Slávka, Pter took up the idea of using philosophical dialogue to help children think for themselves. As a teacher of civic education he believed that doing philosophy with children can change the world, because you give children the possibility to foster critical and creative thinking and therefore you give them the possibility to defend themselves against indoctrination.

His effort, and that of his great team supported by the Faculty of Theology and… and Slávka Jindra (never forget Slávka!!!), has permitted the development of Philosophy for Children in the Czech Republic in such a way that we can say now that it is too late to go back…

With the help of many people, we have worked together on many occasions during the last 15 years, setting up workshops, preparing students and teachers to become facilitators when we do philosophy with young persons. I want to thank Pter personnaly and all of those, including all the students, that were involved for their energy and effort. This period of time has been extremely important in our cooperation and always reminds me of joyful moments.

I remember, once, I think it was in May 2005, 10 years ago, in the middle of a workshop, we had to stop it for a few hours because it was the Ice-hockey World Championship finals – and the Czech team was competing with the Canadian team for the gold medal. I was the only Canadian in the room that night. Fortunately, Canada lost the game!!!  Can you imagine 35 Check people singing together at the end: We are the champion of the World!!!!?  That was so funny!!!

I would also like to thank Jiří Kašný for his support in the development of Philosophy for Children in the Czech Republic.  When I met him, he was the new Dean of the Faculty of Theology. In a sense, all the collaboration between the Faculty of Philosophy at Laval University and University of South Bohemia made its debut because of Jiří. But I also have to say, that his participation in this collaboration might be the result of an omission on the part of my travel agent.

Well,… let me tell you a story. Back in March 2002, I was supposed to give a series of speeches at several Czech universities, from Prague to Olomost, the last one being in České Budějovice. I left Quebec City for Zurich, where I had a connecting flight. Once there, I went to the gate to board the flight for Prague. I gave my boarding pass to the agent who then asked me “Where is your visa?” I said “What?” and she repeated, “Where is your visa?”

At the time, Canadian travellers needed a visa to visit the Czech Republic but my travel agent had forgotten to tell me about it. I was in a state of shock. I tried in vain to get a visa in Switzerland. In the end, we had to cancel everything (you can imagine the problem in which we were), but we also decided to postpone the speeches and workshops until November of that year.

So, in November 2002, with my visa in my pocket, I came back in the Czech Republic and did what I was supposed to do back in March. Meanwhile, a new Dean at the Faculty of Theology, Jiří Kašný, was beginning his mandate. He generously accepted to translate my speech. After the conference, he asked me if I would agree to meet him at his office the next morning. I accepted with great pleasure.

So the next morning, while drinking a delicious coffee in his office, he asked me if I would be interested in creating a series of workshops in Philosophy for Children, in the course of 4 years, for the students of the Faculty of Theology (and, later, Faculty of Education students and teachers joined as well). Actually, he was already thinking of creating a whole program, like the one we have at Laval University, in Philosophy for Children. I was more than happy to say yes to his request.

I don’t know what would have happened if I had come to Budějovice six months before, whether the cooperation would have started at all. No one knows and no one will ever know. But sometimes, I think that my travel agent’s mistake was a graceful error, you know one of those errors that can change the world. Like the one made by Columbus…

So, because of this error of my travel agent, I had the chance to meet Jiří, and as a new Dean, I felt that he was more than ready to implement new projects in his faculty.

I think, but we should ask him directly, that one of the reasons why Jiří was so enthusiastic to implement this training program in his faculty was because, in my speech, I insisted a lot on a value that is fundamental in philosophy for children: self-correction.

Ann Margaret Sharp, co-founder with Matthew Lipman of Philosophy For Children, once said: “Self-correction is probably one of the most important criterion of our growth. In other words, if I never self-correct, there is a sense in which I am not growing and one of the problems with traditional education is that there is too much focus on answers and not enough focus on questions that would lead the child to self-correct.”

Doing philosophy with children does not only help them to become better critical and creative thinkers; it helps them to become more conscious about the importance of self-correction. This value is quite impossible to internalize in a context where you are sure about what you think. It does not mean that everything is relative. It only means that your mind should stay open to new perspectives, new arguments, new facts that could lead you to change your mind if you have the desire to follow the argument where it leads.

But there is more to doing philosophy with children than fostering self-correction. By doing so, you work also to prevent violence. In Quebec, we have created a whole program called Philosophy for children and Prevention of violence. Petr and his team have taken the time and worked very hard to translate all the material of this program in Czech language. Thanks to their effort, you now have access to this great material and to my knowledge this program is more and more implemented in primary schools of your country.

It makes me happy and it goes with what UNESCO once said about philosophy for children: this is a wonderful program for those interested in helping children fight against manipulation and the absence of dialogue.

I can’t predict, for sure, what will happen in the future, but given all the activities that exist worldwide today, I would not be surprised if we saw, one day, an international community of philosophical inquiry with children that will connect most of the countries of this planet. It is my wish, and by receiving this honour today, I hope that it is a sign that WE are going in that direction.

So, a special thanks to Ms Slávka Jindra and thank you very much, all of you, for your help!

Michel Sasseville,

České Budějovice, May 20th, 2015

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réponses

  1. Bonjour monsieur Sasseville,

    Toutes mes Félicitations! Cette reconnaissance est, comme vous le dites: « encourageante pour notre jeunesse en devenir ». C’est une très bonne nouvelle et surtout, stimulante! Les bonnes nouvelles en matière humanitaire se faisant rares; celle-ci, se prend à pleine dent!

    Encore bravo!

    Au grand plaisir de vous rencontrer.

    Marie-Claire Mailoux
    marie-claire-m@cooptel.qc.ca

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  2. Cher Michel, mon ami, mon chum! Te dire combien, je suis heureux de te connaitre. Que de travail, de réflexions, que de discutions exaltante…et de soirées qui finissent dans l’épuisement emportées par le délire des questions et le plaisir anticipé de recommencer.
    Félicitation pour l’honneur qui t’es faite et surtout pour l’aide apporté à des gens qui le méritent au plus haut point.

    Je lève mon verre à ta générosités et à ton engagement à participer d’un monde meilleur.

    Serge

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  3. Félicitations Michel. C’est une grande joie de partager, à distance et en différé, ce magnifique moment. Bravo pour ton discours et ton engagement dans la diffusion de cette pratique philosophique si essentielle dans l’éducation. Tu me donnes envie de continuer à me battre contre vents et marées pour cela! Et bravo à la République Tchèque d’avoir compris l’enjeu que représente la discussion Philosophique avec les enfants et les adolescents.

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