Ce qu’on retient du cours L’observation en philosophie pour les enfants (PHI-1064)

C’est avec un immense plaisir que je dépose ici, sans aucune modification, le contenu du dernier Journal de bord (qui prend la forme d’un Document synthèse) produit par les 105 étudiant-e-s qui, inscrit-e-s au cours L’observation en philosophie pour les enfants (Faculté de philosophie, Université Laval) à la session d’automne 2016, ont accepté qu’il soit partagé sur ce site (105 sur 106 ont accepté que leur Document-synthèse soit partagé).

Il est à noter que ce document était déjà partagé entre eux-elles, puisque tout ce qui est écrit sur le site du cours est accessible à tous et toutes, à tout moment. Dans le dernier module du cours (qui en compte 14), ils et elles étaient invité-e-s à répondre aux deux questions suivantes:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi? (soumise à une évaluation)

2- Quelle est votre appréciation de ce cours (aucune évaluation):

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

– sous l’angle de sa forme (Observatoire Virtuel Collaboratif: la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

Provenant du Québec, de la France, de la Suisse, de la Belgique, du Maroc… je tiens à les remercier chaleureusement pour ces écrits qu’ils-elles ont accepté, avec enthousiasme, de partager!   À l’image des sessions antérieures, et comme vous pourrez le lire dans les pages qui suivent, il n’est pas étonnant que des centaines de personnes s’inscrivent à chaque année à ce cours.  Précédé de ses prix d’excellence, ce cours livre ce qui est attendu et espéré!  Et par-delà le résumé de ce qui est retenu tout au long de la session, vous pourrez aussi y lire une appréciation du cours par les étudiant-e-s. D’une manière ou d’une autre, on voit bien que ce cours donne des outils et l’envie de faire de la philosophie avec les enfants en éliminant à la racine le préjugé selon lequel la philosophie est réservée au monde des adultes. Il montre, 144 videos aidant (faut voir pour le croire, j’imagine), que c’est faisable, pas si simple qu’on ne le croit a priori, que ça ne se réduit pas à une banale conversation et que les enfants aiment beaucoup faire de la philosophie!

Présente dans près de 70 pays, la Philosophie pour enfants induit un profond changement dans le monde de l’éducation, un autre paradigme. D’aucuns y voient même une révolution copernicienne. Cela transpire dans bon nombre de journaux de bord. C’est que la transformation de la classe en communauté de recherche philosophique (CRP) va bien-au-delà de l’acte consistant à faire de la philosophie avec les enfants.  C’est l’ensemble de l’éducation dite traditionnelle qui est remise en question par cette activité.

J’imagine assez bien que vous ne prendrez pas le temps de tout lire (en format Word, le document compte 130 pages!).  Allez-y au hasard d’un coup de pouce ou de souris… Vous serez étonnamment surpris de la richesse que contiennent ces journaux de bord!   Chacun, à sa manière, dit l’essentiel de l’acte consistant à faire de la philosophie avec les enfants en utilisant cette discipline (redessinée dans son enseignement) comme un outil pour apprendre à penser par et pour soi-même, avec les autres, de manière critique, créative et attentive.  Beau programme!

En terminant, je tiens à remercier les tuteurs et tutrices de ce cours, Andrée-Anne, Camille, David-Anthony et Samuel qui n’ont jamais hésité à prendre tout le temps qu’il fallait pour accompagner les étudiant-e-s dans cette extraordinaire aventure consistant à découvrir la Philosophie pour enfants, outil qui aura 50 ans en 2018.

Laurence Picard, dans son Document synthèse 2 soumis le Mercredi 07 Décembre 2016 à 19:25, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Je retiens plusieurs choses de ce cours. D’abord, avant de le suivre, je croyais que la philosophie n’était pas un sujet à travailler avec les enfants. En fait, je pensais qu’il était trop complexe d’enseigner la philosophie aux enfants, telle qu’elle m’a été enseignée. Toutefois, j’ai rapidement réalisé qu’il s’agit simplement de la travailler différemment. En effet, il ne s’agit pas d’enseigner la philosophie aux enfants en passant par les différents philosophes et leurs courants de pensée, mais plutôt de développer avec eux des compétences pour raisonner, pour réfléchir et pour penser, des compétences qui représentent en quelque sorte les fondements de la philosophie. Par le biais de la discussion philosophique, ils peuvent développer ces compétences et enrichir autant leur expérience que celle de l’enseignant.

De plus, un élément important que je retiens de ce cours est la possibilité de discuter de tous les sujets avec les élèves. En effet, il est possible d’aborder beaucoup de sujets parfois délicats avec eux, et ils répondent en réalité très bien à ce genre de questionnement. Les élèves font preuve de beaucoup de maturité et d’honnêteté dans leurs propos. Ils sont généralement assez matures pour discuter de sujets plus sensibles et pour respecter les opinions des autres. Tout dépend toujours de la façon que l’on aborde les différents sujets.

Enfin, je retiens de ce cours tous les grands avantages de pratiquer la discussion philosophique avec les élèves. En effet, ils peuvent non seulement prendre un temps pour s’exprimer librement et donner leur opinion, mais également développer une multitude de compétences et d’habiletés sociales. La discussion de groupe permet aux élèves de s’exprimer et de donner leur opinion dans un environnement respectueux, de travailler leur écoute des autres, d’appuyer leurs propos à l’aide de justifications et d’exemples, de développer leur compréhension en reformulant et en interprétant les propos des autres, etc. Une multitude d’habiletés sociales sont développées par l’entremise de ce type de discussions, et cela est très favorable dans l’objectif de développer l’aspect vivre-ensemble. De plus, ces discussions permettent autant aux élèves qu’à l’enseignant d’enrichir leur expérience et de nourrir leur réflexion, ce qui les rend d’autant plus pertinente.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

J’ai grandement apprécié ce cours car il m’a permis de comprendre de nombreuses notions à travers les discussions philosophiques, les séquences et les lectures. En effet, l’accent du cours était grandement mis sur la pratique, et cela était très enrichissant. Il s’agit de l’un des aspects que j’ai le plus apprécié. De plus, la charge de travail était pertinente et juste, et permettait d’apprendre et de développer nos connaissances sans nous encombrer de lectures interminables. Cela m’a permis de beaucoup plus apprécié les activités, et de me concentrer à les faire de manière sérieuse.

– sous l’angle de sa forme (OVC: la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

Au début, j’ai trouvé que l’utilisation de l’OVC était plutôt complexe. Cependant, après quelques semaines, j’ai rapidement pu comprendre comment la plateforme fonctionnait et j’ai pu apprécier son fonctionnement. J’ai aimé le fait que nous pouvons tout retrouver au même endroit, et qu’il est simple de naviguer sur le site. Lorsque nous cherchons une information, elle n’est jamais très loin. Il est facile de se repérer et de compléter les activités grâce à l’OVC. J’ai donc grandement apprécié sa structure, et j’ai apprécié pouvoir vivre cette expérience dans mon parcours universitaire.

Roxan Racine-Paré, dans son Document synthèse 2 soumis le Mercredi 07 Décembre 2016 à 20:43, a écrit:

1. Je retiens de ce cours qu’il est facile d’amener les élèves à philosopher. Avant le cours, je ne savais pas comment intégrer la pratique de la philosophie et maintenant, lorsque je pense à des élèves en communauté de cherche, j’ai une image bien claire en tête. Je retiens aussi qu’il y a énormément davantage à amener les élèves à penser par et pour soi-même.  Dans une telle pratique, les enfants développer des compétences telle que la collaboration, la prise de décision, l’ouverture d’esprit, l’esprit critique, l’écoute, etc. Dans les communautés de recherche, un thème est présenté aux élèves et ils doivent prendre position sur le sujet. Ils doivent expliquer leur prise de position à l’aide d’argument. Puis, les autres doivent faire part de le point de vue en appuyant, en contredisant ou en nuançant les opinions. Dans ce processus, les enfants font preuve de collaboration, car ils échangent et ils s’aident à bâtir leur opinion. Ils doivent évidemment faire preuve d’ouverture d’esprit afin de prendre en considération les points de vue différents. Ces aspects de la communauté de recherche sont ce que je retiens principalement et c’est selon moi ce qui compte le plus. Le deuxième élément qui selon moi est essentiel à savoir lors d’une tel pratique. Les responsabilités de l’animateur sont primordiales. Ils ont de grandes responsabilités malgré leur présence discrète. Ce ne sont pas eux qui doivent être au premier rang. Les principaux acteurs sont les élèves. L’animateur est seulement présent en tant que guide. Il les guide dans leur dialogue, dans la formulation de leur idée et dans leur raisonnement. L’animateur peut donc, aider à définir et à clarifier les propos en les reformulant et en posant des questions. Bref, l’animateur ne doit pas trop parler.

Alors, les avantages d’une pratique philosophique en communauté de recherche et le rôle de l’animateur sont les deux aspects qui m’ont le plus marqué lors de l’exploration de la philosophie avec les enfants, car ce sont les éléments essentiels à comprendre et à connaître afin de une telle pratique soit bénéfique au maximum.

2. J’aime beaucoup que nous soyons guidés chaque semaine dans l’exploration de la philosophie. Chaque semaine le travail à faire est claire, mais surtout simple à comprendre ce qui m’a permis facilement de voir l’application dans une situation réelle. Je crois donc aussi que faire les liens avec les vidéos ont été bénéfiques et facilitant. Le processus de philosophie avec les enfants peut être complexe, mais l’organisation du site et des informations facilite l’apprentissage.

Bianka Houde, dans son Document synthèse 2 soumis le Mercredi 07 Décembre 2016 à 22:21, a écrit:

1. Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués? Pourquoi?

En fait le cours L’observation en philosophie pour les enfants est pour moi une totale découverte. En effet, je n’avais jamais entendu parler ni observé ce type de pratique dans mes stages ou dans mes classes précédentes. Les nombreux avantages de cette telle pratique me poussent à croire que les enseignants ne sont pas tous conscientisés à ce phénomène. Qui ne voudrait pas intégrer en classe une philosophie qui mène les élèves à apprendre à penser par et pour sois même et ainsi développer leur esprit critique ? N’est-il pas l’objectif ultime de toute personne sur cette planète ? Quand les élèves philosophent, ils essaient de créer du sens à leur expérience dans le monde. Pour ce faire, ils doivent réfléchir et mettre en mot ce qu’ils pensent sur de grandes questions philosophiques. J’ai appris notamment que les élèves adorent penser et qui faut leur permettre. Par contre, en réalisant ce type d’activité, ils doivent accepter leur impuissance de ne pas savoir la vérité absolue (puisqu’il n’y en a pas) et ainsi accepter le doute dans leur esprit. Afin que les élèves s’ouvrent aux autres, l’animateur doit créer un climat de groupe précis (bienveillant, respectueux, sécurisant, ouvert, valorisant) où tous les élèves seront amenés à s’exprimer librement et en confiance. Bref, à mon avis, la pratique de la philosophie devrait être OBLIGATOIRE dans les écoles primaires ET secondaires pour ces nombreux avantages pour les élèves.

2. Quelle est votre appréciation de cours :

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

Le contenu de ce cours est très pertinent tant pour les habiletés à développer des élèves et des enseignants que pour la mise en place d’une communauté de recherche philosophique en classe. Je me questionne par rapport au choix que vous avez fait pour sélectionner les habiletés étudiées en classe.

– sous l’angle de sa forme (OVC : la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

Au départ, en fait durant les deux premières semaines, j’ai eu de la difficulté à m’orienter dans l’OVC. Par la suite, c’est devenu beaucoup plus facile et efficace. En effet, la plateforme est très complète et nous permet notamment de construire nos propres apprentissages. Par exemple, si je ne comprenais pas totalement une habileté, je pouvais fouiller dans la bibliothèque, dans la vidéothèque ou encore aller voir les commentaires d’autrui pour comprendre. Bref, continuer dans cette belle voie !

Sabrina Paquet, dans son Document synthèse 2 soumis le Mercredi 07 Décembre 2016 à 22:30, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Ce cours a été au-dessus de mes attentes. Je ne voyais pas l’importance d’effectuer de la philosophie avec les enfants du primaire. Maintenant, je suis consciente que cette pratique amène plusieurs éléments positifs chez les enfants. Tout d’abord, la philosophie amène les enfants à penser par et pour soi-même. Pour effectuer cela, les enfants sont amenés à communiquer, à raisonner, à rechercher et à conceptualiser.  En effectuant de la philosophie avec des enfants, ils développent une certaine autonomie dans leur pensée, une certaine autonomie d’auto-correction et d’auto-critique. La philosophie peut être exploitée de différentes manières avec les élèves. Elle peut être pratiquée à l’aide de questions philosophiques provenant des enfants, à l’aide de roman ou à l’aide de questionnements provenant de l’enseignante. Dans une communauté de recherche, l’enseignante ou l’animatrice a un rôle particulier. Elle doit être présente pour accompagner les élèves, au besoin, en leur posant des questions par exemple. Par contre, ce n’est pas celle-ci qui doit prendre la place centrale dans une communauté de recherche. Bref, la pratique de la philosophie est très intéressante dans une classe avec les enfants.

2-    Quelle est votre appréciation de ce cours:

Comme mentionné ci-dessus, j’ai été très surprise par le contenu enseigné dans ce cours en ligne. J’ai beaucoup aimé les nombreux vidéos que je pouvais écouter à chacun des cours. Cela me permettait de bien comprendre la matière, car je pouvais l’observer dans un vrai contexte de classe. De plus, j’ai trouvé que la matière enseignée me permettait réellement de comprendre ce qu’est et ce qu’implique une communauté de recherche. J’ai donc bien compris l’importance de la philosophie avec des enfants. J’ai aussi beaucoup apprécié avoir certains commentaires des enfants dans les vidéos.

Par ailleurs, en ce qui concerne OVC, je ne mentirais pas, qu’au début, j’avais quelques craintes en voyant le portail. Par contre, j’ai réalisé rapidement que tout était bien expliqué et bien classé dans chacun des modules. J’ai donc eu beaucoup de facilité à effectuer chacun des modules. De plus, j’ai beaucoup aimé avoir les rétroactions de mon enseignante associée sur mes travaux. Je n’avais jamais vu une telle manière de faire dans mes cours en ligne. Cela a été très apprécié, car j’ai eu l’impression que mes travaux étaient corrigés avec soin et que les enseignants, qui effectuaient ce cours, le prenaient à cœur. Finalement, je recommande ce cours sans aucun doute et j’aimerais beaucoup instaurer la philosophie pour enfant dans ma future classe.

Judy-Ann Patry, dans son Document synthèse 2 soumis le Mercredi 07 Décembre 2016 à 22:33, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Dans le cadre de ce cours, ce que je retiens, c’est que nous pouvons pratiquer la philosophie avec les enfants. Je suis maintenant conscience que cette pratique peut apporter de belles découvertes et c’est surprenant de voir comment les enfants peuvent participer. Plusieurs concepts et plusieurs thèmes peuvent être abordés. Les concepts tels que la définition, l’autocorrection, aider raison, doute, raison, clarifier, aide points de vue, ne pas trop parler, reformuler, chercher, aide dialogue, nuancer, interpréter, etc. J’ai su compléter une définition de ces concepts en les associant à des façons d’agir que nous retrouvons dans les vidéos. De plus, les thèmes tels que la mort, l’amitié, le racisme, l’amour, la violence, la guerre, la paix et le vol sont tous abordés avec des élèves du primaire. Ce sont des thèmes qui les touchent et qui peuvent avoir des répercussions sur leur vie. Donc, c’est important qu’ils en prennent conscience dans une approche philosophie où chacun a le droit de parler en étant respectés de tous. Ce qui m’a le plus ébranlé, c’est la manière dont les enfants agissent dans une communauté de recherche philosophique. Ils sont tous très enthousiasme à l’idée d’y participer et parfois, ils ont des discours qui nous remettent en question à savoir où ils ont pu aller chercher ces informations. Je me suis rendu compte que les enfants sont parfaitement capables de faire de la philosophie et c’est ce qui m’a davantage marqué, car je me demandais avant le cours, comment faire de la philosophie avec les enfants. En bref, je retiens que les enfants peuvent développer leur côté philosophie en étant jeunes, et ceci à des répercussions sur la vie en général ainsi que dans d’autres matières. Je crois que je retiens ceci, car au départ je ne savais pas que nous pourrions exploiter la philosophie avec les enfants dans un tel contexte.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

Je trouve que le contenu est très pertinent dans le cadre de ce cours. Les deux premiers cours nous présentaient la philosophie et les enfants ainsi que la définition d’une communauté de recherche. Donc, ceci nous permettait de nous familiariser avec la philosophie pour les enfants. Ensuite, le thème penser par et pour soi-même nous a été présenté dans le cours. Ceci est très pertinent, car je trouve que c’est une compétence que les enfants doivent développer lorsqu’ils sont en philosophie pour les enfants. C’est, en gros, l’apprentissage qu’ils doivent faire. Après, nous avons vu comment commencer une communauté de recherche, soit par la lecture d’une histoire qui a été créée pour la philosophie pour les enfants. Donc, ce livre nous présente plusieurs éléments qui peuvent être abordés avec les enfants. De plus, le module cinq nous présente comment les enfants doivent prendre la parole, ce qui me parait essentiel lorsque les enfants sont en communauté de recherche, car c’est la base de cette pratique. Aussi, comme future enseignante, le rôle de l’animateur est pour moi primordial, car le module six me montrait comment agir en tant qu’animatrice d’une communauté de recherche. J’ai appris que l’animatrice à un grand rôle à jouer lors des communautés de recherche et elle doit laisser les enfants parler entre eux plus les niveaux scolaires haussent. Entre autres, l’acte de raisonner, l’acte de rechercher et l’acte de définir ont été élaboré dans les modules 7 à 9. Ces modules ont également été essentiels, car ce sont de gros morceaux dans la pratique de la philosophie pour les enfants. Ils doivent nécessairement passer par ces trois concepts afin de faire de la philosophie et ceci devient de plus en plus naturel à la longue. Enfin, les modules 10 à 13 ont présenté les bénéfiques de cette pratique, soit par la prévention de la violence, la recherche éthique, l’éducation du citoyen et l’enrichissement de l’expérience. Ces modules ont capté mon attention, car j’ai pu voir que la philosophie pour les enfants apporte beaucoup à la vie, en général, des élèves. Donc, j’ai bien aimé le contenu du cours. Par contre, je ne me sens pas tout à fait prête à faire de la philosophie pour les enfants présentement. Donc, il est certain qu’un guide incluant tous les éléments importants à introduire selon le niveau serait vraiment un outil utile si nous décidons, un jour, d’instaurer la philosophie pour les enfants dans les écoles où j’enseigne. Par contre, ce cours m’a vraiment donné le goût d’expérimenter la philosophie avec mes futurs élèves.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

J’ai bien aimé former des rapports initiaux et révisés ainsi que des rapports comparatifs initiaux et révisés. Je trouve que c’est très pertinent dans le cadre de ce cours surtout avec un support visuel, c’est génial de voir les enfants en discussion. Donc, j’ai bien aimé explorer les différents thèmes, les différents rapports en ayant accès aux vidéos, aux définitions claires et aux avis de nos collègues. Les journaux de bord sont également très pertinents dans le cours, car nous pouvons, dans la plupart des cas, faire des résumés de nos observations et de nos apprentissages ce qui m’a permis de mieux comprendre. J’ai trouvé que les séries documentaires étaient un peu longues, mais je les trouvais très pertinentes. Enfin, j’ai adoré avoir des rétroactions et des corrections rapides de la part de mon enseignant, car ceci me permettait de me situer et de me corriger au besoin. Bref, je me sentais encadrée dans mes apprentissages malgré le fait que c’était un cours en ligne.

Patricia Bernier, dans son Document synthèse 2 soumis le Jeudi 08 Décembre 2016 à 07:51, a écrit:

1- Le cours de philosophie pour les enfants aura grandement ouvert mon esprit sur une pratique dont j’ignorais l’existence. Le simple fait de reconsidérer la philosophie dans une autre sphère que celle explorée au cégep, aura été d’un bénéfice immense pour moi. En effet, je considérais la philosophie comme l’étude des différents penseurs qui ont façonné le monde. Dans cette perspective, il me fallait beaucoup de connaissances pour arriver à en faire l’étude. Désormais, la philosophie représente bien plus. Elle représente le dialogue et toutes les habiletés cognitives travaillées. Le contenu de ce qui est étudié me semble infini et les habiletés et méthodes sont pour moi des guides. J’ai l’impression d’avoir, dans mon champ de connaissance, une immense quantité de sujets à aborder et une ligne directrice et formatrice pour y arriver (la CRP). Ainsi, j’ai l’impression, qu’après avoir suivi ce cours, je peux faire un peu de philo avec mes élèves.

La conception que j’avais du volet éthique du cours éthique et culture religieuse n’avait jamais été remise en question. Cependant, après avoir découvert la CRP, j’ai royalement remis en question les pratiques du dialogue dans les dilemmes éthiques. Je n’ai plus du tout envie de les aborder de la même manière. La philosophie me semble être et ce, de loin, beaucoup plus révélatrice et utile pour les enfants. Le fait d’amener les discussions sans mettre de l’avant ce qui est gentil ou mauvais est également très enrichissant pour les enfants. Le programme tel qu’il est vécu actuellement ne respecte pas tout à fait cet élément de neutralité si formateur pour nos petits.

Je ne peux passer sous silence tous les étonnements dont j’ai été victime lors du visionnement de la série documentaire. Ce qui me frappe le plus (qui revient à chaque épisode) est définitivement l’intelligence des enfants. Comme si chaque petit être avait ce pouvoir de réflexion à l’intérieur de lui et que ce pouvoir dormait depuis toujours. J’ai repris certaines questions exprimées dans les discussions de la série avec des amis et collègues. Aucun n’a été en mesure de répondre aussi profondément que les enfants de 3e année. Cela est très révélateur.

Aussi, je dois mentionner que les habiletés développées par les enfants sont incroyables. En effet, leur capacité à rester dans le sujet, à respecter ce qui est dit, à contredire un point de vue et non une personne, à structurer leur pensée avant de la communiquer sont des habiletés que la plupart des adultes devraient être capables de maitriser. Cela donne une idée du besoin criant de pratiquer la philosophie chez les enfants. Imaginez ce que serait le monde de demain si tous les enfants devaient avoir cette discipline dans leur cheminement scolaire. La grande majorité des conflits que les adultes vivent au quotidien sont déclenchés par ces fameuses habiletés qui ne font pas partie des gens. En effet, si les gens possédaient ces dites habiletés au dialogue, une grande majorité des conflits ou des problèmes dans nos relations interpersonnelles seraient réglés ou ne dégénèreraient pas.

Pour moi-même en tant que personne et en tant qu’enseignante, ce cours m’aura marqué. Lorsque j’ai rédigé mes justifications, j’ai été appelée à faire preuve d’une multitude d’habiletés que j’avais oubliées ou mises de côté. Les travaux proposés dans le cadre du cours m’ont permis de me remettre en question et de profiter de cette occasion pour améliorer mes réflexions et mes façons d’expliquer. Cette session-ci, j’enseigne à temps plein en même temps de faire ce cours. Je n’ai nul besoin de vous dire que mon attitude en classe a changé. Je suis plus ouverte et moins rigide. Je déstabilise volontairement beaucoup les enfants tout en les accompagnant dans mes questionnements quelques fois dérangeants. Je leur apprends à se faire confiance et cet élément est désormais prioritaire pour moi.

2- sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

En deux mots, je dois dire que le contenu de ce cours est une MAGNIFIQUE DÉCOUVERTE. Je suis heureuse de l’avoir suivi volontairement. Les gens qui me l’ont recommandé avaient bien raison. Ce cours est différent, et tellement essentiel. Je suis heureuse de l’avoir suivi pendant ma pratique et non avant ma pratique. Je crois sincèrement que cela changera bien des choses concrètement. Je peux également expérimenter avec mes élèves au fil des cours. J’essaie de petites questions, de grands dialogues. J’aborde des thématiques proposées par la série documentaire et je fais attention aux pièges que l’on a étudié tout au long de la session.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

J’ai bien aimé le volet cours en ligne. Cependant, j’aurais apprécié que les cours soient débloqués à raison de deux à la fois. De plus, la date du mercredi 17h00 était plus difficile à entrer dans mon horaire étant donné que je travaille à temps plein. J’aurais préféré que le cours soit débloqué le lundi, en début de semaine.

Sinon, l’ensemble de sa formule me convenait parfaitement et m’a permis de faire de multiples apprentissages.

Noémie Goyette, dans son Document synthèse 2 soumis le Jeudi 08 Décembre 2016 à 09:42, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

De manière général, ce cours a été très enrichissant pour moi. Très souvent nous devons accomplir certains cours parce qu’ils font partie de notre parcourt scolaire qu’on aime ou pas la matière, nous devons l’accomplir. En outre, la matière une fois le cours complété reste plus ou moins marqué en nous, surtout lorsque la matière nécessite une grande part d’apprentissage par cœur. Une fois le cours complété la matière est vite oublié. Cela étant dit, lorsque je mentionne que ce cours fut enrichissant pour moi, cela signifie que les apprentissages fait en cours de session m’ont profondément marqués et je sais qu’ils ne seront pas oubliés. Cet apprentissage par observation m’a permis de prendre du recul et de réaliser l’importance de réfléchir, de tout simplement prendre le temps de s’arrêter et de pensée de manière à remettre les croyances profondes que l’on a en question, d’exiger des explications ou des raisons lorsque quelqu’un affirme quelque chose, de ne pas s’arrêter aux préjugés et de faire preuve d’écoute et d’ouverture d’esprit. Ce cours m’a aussi constamment surpris. Alors que je réalise l’importance d’adopter des attitudes philosophique dans notre vie au quotidien, voir des jeunes déjà conscient de cet importance à user de notre pensée et des avantages qu’ils nous apportes, m’a tout simplement ébahie. De module en module, ce que je retiens c’est à quel point les enfants sont surprenants dans leurs habilités à réfléchir. Je crois que trop souvent on tombe dans le piège, parce que nous avons en quelque sorte un rôle d’autorité sur les enfants, de ne pas toujours leur laisser la chance de s’expliquer, d’aller au fond de leur pensée et de remettre en question ce qui les entoures. Il est plus facile dans nos modes de vie de plus en plus chargé de simplement répondre un «parce que» très vague à la fameuse question récurrente chez les tout petits du «pourquoi?» Cependant, les enfants ont le droit et il est essentiel qu’on les laisse et encourage à se questionner, à remettre en question le monde et les pousser à réfléchir et à s’exprimer. En outre, les outils et habiletés de pensée qui nous ont été présentés dans ce cours font aussi partie de la matière que je retiens de ce cours. Certes, ils font référence à des connaissances que nous avons plus ou moins déjà rencontré comme la définition, la reformulation, la clarification, l’écoute, etc. Par contre, avoir à bien distinguer certains éléments qui semble à la base similaires, mais qu’au final comporte des différences marqués m’a fait réaliser l’importance de ne pas prendre pour acquis que deux aptitudes qui semble similaires le sont forcément. Par exemple, l’acte de clarifier et l’acte de nuancer semblais à mes yeux très similaires, mais désormais je peux clairement les différencier et pouvoir les observer soit dans les séquences de la vidéothèque ou dans les situations de la vie quotidienne.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

Personnellement, la philosophie en général m’a particulièrement marqué pendant mon parcours au Cégep. Ce n’est pas forcément la matière à l’étude, soit les courants de pensée ou les écrits des philosophes que je retiens de mon parcours collégial, mais les instruments que nous avons appris à développer lors de nos périodes de réflexion ou prise de position sur divers sujets. En général, je conçois que bien des problèmes dans notre société ou plus particulièrement dans notre vie au quotient pourraient être évités si nous adoption consciemment ou inconsciemment des attitudes philosophiques, soit la pensée critique, l’ouverture de pensée, l’écoute et le doute, etc. Je n’avais pas d’attentes particulières lorsque j’ai entamé ce cours et jusqu’à un certain point je ne savais pas vraiment ce que signifiait entièrement faire de la philo avec des enfants. Aujourd’hui, alors que j’entame mon Baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire, je peux affirmer que ce cours a été un éveil pour moi et changera définitivement la manière que je désire orienter mon enseignement. Peu importe le milieu de travail où j’aurais l’opportunité de travailler, il est évident que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour offrir des ateliers de philo avec mes étudiants, ayant pris maintenant connaissance de toute l’importance et l’influence positive que cela peut avoir autant pour eux que pour moi.

– sous l’angle de sa forme (OVC: la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

La première semaine a été un peu plus corsée, car l’OVC lorsque l’on n’a pas encore travaillé avec ses différentes composantes semble plutôt complexe. Par contre, à force de l’utiliser c’est devenu tout à fait clair et bien structuré. J’ai particulièrement aimé l’approche pédagogique de ce cours. De tous ceux que j’ai eu à l’automne, c’est un des cours auquel j’avais particulièrement hâte de travailler et apprendre de nouveaux concepts. Je crois que de savoir que je serais évalué sur la compréhension et la cohérence de mes justifications, plutôt que faire du par cœur et être évalué sous de multiples niveaux autre que la matière à proprement dit m’a profondément motivée et encouragée à traverser chacun des modules du cours. Aussi, lorsque dans le plan de cours il était indiqué que le travail serait effectué dans un esprit de communauté où nos travaux seraient publics et accessibles à tous, j’avoue avoir été surprise de cette approche très singulière et même un peu sceptique. Cependant, maintenant je comprends bien pourquoi le cours est ainsi fait et à quel point il est agréable de partager nos impressions ou observations des séquences. Parfois, certains éléments sont moins évidents à observer et il était très appréciable de pouvoir valider si nos collègues ont observé sensiblement les mêmes choses que nous. Aussi, le partage de nos impressions dans les journaux de bords était un élément que j’ai bien aimé, car lorsque l’on fait des cours à distance souvent on se sent un peu seul derrière nos ordis et ça m’a donné le sentiment que même si nous étions dans des lieux tous différents, l’OVC était un endroit commun où on pouvait sentir que l’on travaille tous ensemble sur une matière commune. Dans un autre ordre d’idée, les épisodes du documentaire à écouter à chaque module sont selon moi très complets et ils appuient bien la matière du cours.

Larissa Lanthier-Plante, dans son Document synthèse 2 soumis le Jeudi 08 Décembre 2016 à 09:44, a écrit:

1. Le cours L’observation en philosophie pour les enfants m’a d’abord permis de me familiariser avec l’idée de pratiquer la philosophie avec un groupe-classe, et ce, dès le premier cycle du primaire. Ainsi, j’ai appris que l’activité de philosophie comportait de nombreux avantages, à la fois pour l’enseignant et pour les élèves. Entre autres, j’ai pu constater que la philosophie, en amenant les enfants à penser par et pour eux-mêmes, permettait le développement de la pensée critique chez les élèves. Effectivement, ces derniers sont amenés à douter, à utiliser le procédé de la définition, à faire preuve d’autocorrection, à nuancer leurs propos, à formuler des hypothèses, etc. Toutes ces actions entreprises par les élèves dans la communauté de recherche philosophique leur permettent certainement d’évoluer vers un jugement plus juste. Dans le même ordre d’idées, le développement de la pensée critique permet aux enfants d’apprendre à dialoguer et à discuter avec leurs camarades. Cet apprentissage est un élément essentiel à la formation d’un citoyen vivant dans une société démocratique. La philosophie, par les procédés qu’elle permet d’utiliser, amène les enfants à se familiariser avec le concept de délibération et de prise de décisions par le vote comme on peut le voir dans une société démocratique. Dans cette communauté, il est donc essentiel, comme dans une société démocratique, de respecter les opinions des autres, de faire parfois des compromis, de raisonner individuellement, mais aussi avec les autres, d’apprendre à tenter de comprendre l’autre, etc. Bref, c’est dans cette importance que l’on accorde à l’autre, en philosophie pour les enfants, que l’on apprend aussi aux élèves à vivre dans une société non violente. Puisqu’en tant que professeur, on souhaite enseigner aux élèves pratiquants la philosophie à communiquer avec leurs pairs, on leur permet certainement de développer un outil de non-violence : le dialogue. Pour continuer, la pratique de la philosophie amène certainement les enfants à être engagés dans une activité signifiante les plaçant dans une situation où ils sont actifs et investis dans les différents processus de pensée. Les habiletés acquises dans la communauté de recherche quant aux relations sociales ou à l’expression orale, par exemple, peuvent certainement être réinvesties dans différents contextes, autres que ceux offerts par la CRP. J’en conclus donc que la pratique de la philosophie en classe est une activité enrichissante pour les élèves et l’enseignant en de nombreux points. Ainsi, je compte certainement, en tant que future enseignante, réinvestir les apprentissages que j’ai faits dans ce cours afin de laisser une tribune aux élèves de mes classes pour qu’ils apprennent à penser d’eux-mêmes et à écouter les autres comme devront le faire les citoyens de demain.

Références

Sasseville, M. & Gagnon, M. (2012). Penser ensemble à l’école : des outils pour l’observation d’une communauté de recherche philosophique en action. Québec : Les Presses de l’Université Laval.

Sasseville, M., Weissgerber, B. et Alain, P. (2004). Des enfants philosophent. Québec : Université Laval.

2. Le cours L’observation en philosophie pour les enfants m’a grandement impressionné, autant par son contenu que par sa forme. La pratique de la philosophie avec les enfants peut sembler être une activité plutôt abstraite lorsqu’on ne l’a pas étudiée, mais ce cours m’a permis de faire plusieurs apprentissages qui m’ont convaincu de tenter l’expérience. Les éléments mis à l’étude sont pertinents, bien expliqués (vulgarisés) et concrets. Il est donc aisé de faire plusieurs liens entre la théorie enseignée à l’université et la pratique vécue en stage. Je n’hésiterais pas à recommander ce cours à mes collègues en enseignement, car je suis maintenant persuadé de la richesse des apprentissages que les élèves peuvent effectuer au sein d’une communauté de recherche philosophie. La forme du cours, pour sa part, est très bien pensée. Grâce à mon tuteur, je me suis sentie soutenue, tout au long de la session, dans les apprentissages que j’effectuais. Les rétroactions que j’ai reçues ont été très appréciées puisqu’elles m’ont permis de ressentir une évolution concernant ma propre acquisition de connaissances. La forme du site du cours m’a aussi donné l’impression que je faisais moi-même partie d’une communauté de recherche philosophique. Je ne peux que retirer du positif de cette expérience d’apprentissage. Merci beaucoup.

Isabelle Jourdain, dans son Document synthèse 2 soumis le Jeudi 08 Décembre 2016 à 10:44, a écrit:

1- Ce qui m’a le plus marqué est l’importance de l’écoute et de ses particularités ainsi que l’importance de s’expimer de verbaliser nos pensées. Puisque dans notre société actuelle avec la venue de la technologie nous avons tendance à mettre à l’écart les relations humaines. Avec l’OVC les sujets traités sont d’actualités ce qui nous permet d’éclairer de comprendre le sens de notre société. L’importance du rôle de l’animateur est grande puisque autour des discussions celui-ci permet de connaître davantage ses élèves afin d’intervenir de façon plus efficace auprès d’eux.

2-Les enfants développent positivement des habiletés à communiquer, à approfondir, à préciser et à clarifier leurs pensées en les verbalisant dans le rspect des échanges entrre eux. De plus, ils comprennent les situations humaines et discuter dans des mots peu inévitablement réduire la violence. Chaque enfant est capable de jugement, de raisonnement et d’opinion propre ce qui permet de se développer en tant qu’individu. On peut dire que les jeunes grandissent et enrichissent leur esprit afin de s’épanouir dans la société. La formation de leur être leur permet  de se développer dans un avenir meilleur en tant que citoyen.

Je trouve que l’OVC est une platteforme qui est facile à naviguer puisqu’il est très bien structuré et très dynamique. Ce qui permet à nous les étudiants de s’intéresser davantage à ce cours et de facilement s’y retrouver. Il ne fait aucun doute que ce cours va m’aider à améliorer mes comptétences à travailler auprès des enfants.

Anne-Marie Allard, dans son Document synthèse 2 soumis le Jeudi 08 Décembre 2016 à 10:47, a écrit:

1 – Ce que je retiens surtout dans ce cours sont les habiletés philosophiques que les élèves acquièrent avec le temps. Je parle ici de l’habileté à communiquer, à raisonner, à rechercher et à définir. Selon moi, ces habiletés seront une grande richesse pour la relève de demain. Effectivement, une CRP permet la construction de citoyens responsables car dans ce contexte les élèves apprennent peu à peu à peaufiner leur jugement critique et à écouter les autres et à les respecter. Faire des exercices pour se délier l’esprit en discutant ensemble est un atout dans le développement de la pensée chez un enfant. Le fait de rencontrer la pensée de l’autre permet à l’enfant de comparer son raisonnement avec un autre et peut-être même de s’autocorriger ce qui apporte une ouverture d’esprit. Le fait aussi de chercher ensemble permet de s’habituer au travail d’équipe, à la promiscuité et au respect de l’autre. L’échange et la collaboration ne sont pas des qualités innées et le fait de participer à une CRP permet à l’enfant de développer son côté altruiste. J’ai aimé aussi le fait que l’on parle du rôle de l’animateur et de l’ouverture qu’il doit avoir avec ses élèves. J’ai apprécié le fait que l’on parle de l’enrichissement pour l’animateur aussi et non seulement pour les enfants car, effectivement, l’animateur apprend tout autant que les élèves durant une CRP.

2 – J’ai apprécié ce cours sous la forme du contenu. Par contre, parfois je trouve que certaines définitions (éléments) sont très semblables les unes aux autres.

Sous la forme, ce cours est idéal! J’ai adoré le site. C’est facile et rien n’a « bugué »!

Un grand merci!

Véronique L’Heureux, dans son Document synthèse 2 soumis le Jeudi 08 Décembre 2016 à 13:00, a écrit:

1- Ce que je retiens de ce cours

Ce que je retiens le plus de ce cours est qu’il n’y a pas d’âge pour philosopher. En effet, les enfants sont autant capables de parler de sujet sérieux comme le racisme ou la violence. Même que parfois, ils pensent à des points de vue qu’un adulte n’aurait pas pensés. Je retiens aussi qu’en CRP, il faut absolument laisser le plus de place aux enfants pour qu’ils s’expriment librement sans avoir peur de se faire juger ou rabaisser. Il faut créer un climat de confiance pour que les enfants soient à l’aise de partager leurs connaissances. L’animateur doit pouvoir aussi questionner les enfants de manières à ne pas influencer les opinions des enfants. Il ne faut pas que les questions soient teintées d’un certain jugement. Il est aussi certain que j’ai appris qu’ils ne faut pas seulement restreindre nos sujets à des sujets pour « enfant » comme l’amitié, mais il faut aussi parler de sujets plus sérieux tels que le racisme, le vol, la violence, la peur, la vengeance, la guerre, etc. Cela m’a beaucoup marqué. De plus, je retiens qu’en CRP, les enfants développent plusieurs habiletés sociales et cognitives. Ils apprennent à devenir de bons citoyens avec de bonnes valeurs. Ils apprennent à bien appuyer leurs opinions avec des bons arguments (exemple, contre-exemple, clarifier, etc.) Les élèves développent plusieurs compétences en faisant de la philosophie telles que raisonner, communiquer et résoudre des problèmes (comme l’incompréhension). En CRP, les enfants apprennent à considérer et à respecter les opinions des autres. Ainsi, ils enrichissent leur pensée. Voilà les aspects du cours qui m’ont marqués et que je retiens pour ma future pratique d’enseignante.

2- Mon appréciation

a) sous l’angle du contenu :

J’ai beaucoup apprécié ce cours et je le recommande à tout le monde. Ce cours a défait mes préjugés et m’a ouvert l’esprit sur la capacité des enfants à philosopher. Les contenus du cours mettent l’accent sur la pratique et moins sur la théorie, ce qui est un point très positif de ce cours, car, selon moi, mettre en pratique nos apprentissages est plus bénéfique pour ma formation que « du bourrage de crâne ». Les vidéos mises à notre disposition sont très intéressantes et touchent des sujets parfois plus difficiles à aborder avec les enfants. Les vidéos m’ont alors aidé à savoir comment bien les aborder. J’apprécie aussi beaucoup le fait que la charge de travail ne soit pas trop grande. Elle respectait bien la pondération du cours. Les cours à distance ont tendance à donner beaucoup de lectures, mais pas celui-ci. De plus, j’ai apprécié que la série documentaire explique bien les éléments écris dans la bibliothèque. J’aime mieux regarder une vidéo que lire, alors pour moi, j’ai trouvé cela très intéressant. Bref, le contenu du cours est très pertinent pour atteindre les objectifs du cours.

b) sous l’angle de sa forme :

Il est vrai qu’à prime abord, l’OVC semble très complexe et difficile d’usage. J’ai commencé à explorer d’autres onglets qui m’ont permis de bien me familiariser avec ce site. Personnellement, la visite guidée m’a grandement aidé à comprendre où se trouve les composantes du site. De plus, les feuilles de route m’ont aussi beaucoup aidé à comprendre les différentes tâches que je devais réaliser au fil des modules. En outre, j’ai aussi apprécié l’onglet « Les 4 rapports en bref », car cela expliquait en détail les éléments qui devaient se retrouver dans mes rapports. Bref, je trouve l’OVC très bien construit et je n’y changerais rien. Pour ce qui est de la pédagogie utilisée dans ce cours, j’ai aimé qu’on puisse discuter et partager nos opinions avec les autres étudiants. Ils m’ont aidé à voir plus claire dans les séquences et ils m’ont aidé à pousser ma réflexion encore plus loin. Cela est un des points forts du cours. De plus, la rubrique « conversation entre les participants » permet de poser des questions et de recevoir des réponses si nous avions une incompréhension. Je pense que le cours met l’accent sur le partage de connaissances tout comme fait les CRP, ce que j’ai fortement aimé.

Jérémy Provencher, dans son Document synthèse 2 soumis le Jeudi 08 Décembre 2016 à 13:39, a écrit:

1- J’ai trouvé ce cours très intéressant. En effet, j’ai eu des cours de philosophie au CÉGEP, mais j’avais de la difficulté à apprécier cette discipline. Après ce cours, je comprend l’importance de la philosophie et je crois que l’intégrer aux jeunes à partir du primaire serait bénéfique pour tous les enfants. Après avoir regarder la série et les séquences de la vidéotèque, je retiens que les enfants apprennent à développer leur façon de penser et à raisonner, beaucoup que dans les classes régulières. De plus, en tant que futur enseignant du primaire, je sais que mon devoir est d’éduqer les enfants à devenir de bon citoyen. Je crois qu’en utilisant une communauté de recherche et qu’avec la philosophie, les enfants réussissent à mieux comprendre le respect d’autrui, l’écoute et le sens d’égalité entre eux.

2- J’ai apprécié ce cours. En effet, du côté du contenu, j’ai pu comprendre qu’on utilise beaucoup de concept dans la vie de tous les jours qui sont en lien avec la philosophie, comme nuancer, faire des hypothèses, comparer, etc. De plus, sous l’angle de la forme, il m’a pris du temps comprendre comment fonctionnait le site, mais par la suite, je trouve que la pédagogie utilisée est excellente, il est facile de faire nos travaux, car nous avons plein d’outils pour nous aider.

1-Accueil du site est toujours une bonne façon de comprendre la tâche de la semaine. Après avoir lis le mot de la semaine, je sais ce qui m’attend.

2-3-4-5: Je n’ai pas utilisé ces ressources, mais j’ai aimé le fait de partager nos justifications, nous pouvions voir les façons de penser de tous les gens.

Marie-Eve Fortier, dans son Document synthèse 2 soumis le Jeudi 08 Décembre 2016 à 14:16, a écrit:

1. Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Si je devais nommer une chose à retenir de ce cours, ce serait le concept de communauté de recherche philosophique. À mon avis, ce dernier regroupe la plupart des éléments essentiels à la pratique de la philosophie avec les enfants. Tout d’abord, il contient l’idée de communauté. Véritable phénomène social, la pratique de la philosophie avec les enfants permet en effet à ces derniers d’apprendre à être avec les autres, de s’ouvrir à la différence par l’entremise du dialogue. Ensuite, on constate qu’au sein de cette communauté est enclenché un processus de recherche. Elle-même collective, la recherche amène les enfants à délibérer sur des sujets qui les touchent en plus de développer différentes habiletés de pensée ainsi que certaines aptitudes sociales comme le respect. Finalement, toute cette entreprise est axée autour de la philosophie, avec ses siècles de culture et ses questionnements irrésolus. Cela permet d’ancrer le processus de recherche dans un domaine riche, qui peut être exploré à l’infini, en plus de fournir certaines réponses aux enfants sur des enjeux universels.

Lorsque je côtoie des enfants qui ont entre 6 et 12 ans, je constate à chaque fois leur profond besoin de s’exprimer, de poser et de répondre à leurs propres questions. Ce qui m’a le plus marqué dans la pratique de la philosophie avec les enfants, c’est le fait qu’elle permette justement de répondre à ce besoin. C’est ce qu’on constate notamment en écoutant les diverses séquences de la vidéothèque. En ce sens, la philo pour enfants s’inscrit bien dans l’optique d’une nouvelle forme d’éducation qui serait centrée sur les besoins de l’enfant. Il y a d’ailleurs tant de parallèles à faire entre cette pratique et l’approche Montessori, que j’étudie actuellement ! En terminant, il est intéressant de voir comment la philo pour enfants, en essayant de répondre à certains besoins des enfants, entraîne en même temps des comportements qui seront aussi positifs dans le cadre d’une société démocratique, que ce soit le développement de la pensée critique ou encore la prévention de la violence.

2. Quelle est votre appréciation de ce cours

Je m’en tiendrai au format du cours, étant donné que mon avis sur le contenu transparaît déjà assez bien selon moi dans le document synthèse.

Le cours était très bien ficelé. On a pu faire un beau tour d’horizon de la théorie tout en asseyant ces concepts dans le concret par l’entremise des séquences explorées. Bien sûr, il reste encore beaucoup à explorer et je suis heureuse de m’être procuré le livre pour pouvoir en apprendre davantage sur les autres habiletés de pensées, etc. Le cours en ligne est stimulant et permet un réel contact entre les étudiants au moyen des évaluations. Cependant, il est difficile de retourner lire les commentaires que nos pairs ont faits sur nos publications, étant donné l’absence d’un moteur de recherche par mots clés dans l’Agora. Pour ce qui est des différentes sources d’information du cours, j’ai particulièrement aimé les petites vidéos d’introduction de Mathieu Gagnon qui permettaient de synthétiser l’ensemble du contenu de chaque module. Finalement, j’ai apprécié le fait que nos tuteurs soient vraiment disponibles lorsqu’on avait des questions et qu’ils prennent le temps de commenter leurs évaluations.

Merci pour ce cours, j’en prendrai certainement d’autres lors de mon parcours scolaire et je souhaiterai certainement faire une place à la philosophie pour enfants dans ma classe lorsque je serai enseignante.

Marianne Croteau, dans son Document synthèse 2 soumis le Jeudi 08 Décembre 2016 à 14:30, a écrit:

1- Je crois que je retiens des éléments de chaque cours, car chacun m’a permis d’apprendre de nouvelles notions qui seront pertinentes pour mon futur emploi d’enseignante au primaire et au préscolaire.

 Dans le premier module, je retiens que la philosophie et les enfants sont des alliés naturels. Les enfants aiment poser des questions sur le sens de la vie, le sens des choses et l’importance des choses qui les entourent. Les adultes qu’ils côtoient n’ont pas toujours le temps pour répondre à leurs questionnements ni les réponses à leurs questions. La pratique de la philosophie permet donc aux enfants d’apprendre à poser les bonnes questions et à trouver des réponses par eux-mêmes à l’aide des autres. Elle permet de développer de nombreuses habiletés telles que réfléchir, clarifier et dialoguer. Ce sont des habiletés utiles dans les diverses sphères de la vie de l’enfant.

Dans le deuxième module, j’ai découvert ce qu’était une communauté de recherche. Je retiens de ce cours que l’observation est la base de la philosophie. Notre compréhension se crée en fonction de ce que l’on voit. Nous ne pouvons pas tout voir, alors, il est important de discuter avec les autres pour connaitre les différents points de vue. J’aime bien la comparaison entre les muscles du corps humain et les muscles de notre pensée. Il faut nous entrainer à rester objectifs et à réfléchir. L’une de ses manières de s’entrainer est de développer certaines habilités telles que raisonner et douter. L’animateur peut être une aide comme en encourageant les élèves à donner des raisons à ce qu’ils affirment.

Par la suite, le module 3 est le module qui m’a le plus marqué. Il m’a fait comprendre que la pratique de la philosophie doit vraiment partir des intérêts des enfants. On ne peut pas imposer une question existentielle à une personne, elle doit vouloir y réfléchir. Cela m’a marqué, car je n’avais pas vu la philosophie de cet angle-là, c’est-à-dire que chacun doit accepter par lui-même d’entrer dans un processus d’examen critique de délibération argumenté. De plus, j’ai compris l’importance d’être dans une communauté de recherche, car comme il a été dit, dans la série documentaire, nous sommes souvent d’accord avec nous-mêmes. Par conséquent, on ne peut pas évoluer dans notre pensée. Les autres sont là pour nous permettre de conforter nos idées. La CRP permet aux enfants d’accepter une critique raisonnable et d’accepter de s’autocorriger.

Ce qui m’a le plus marqué dans le module 4, c’est la manière de construire une communauté de recherche. Je savais qu’il fallait partir des centres d’intérêts des enfants, mais je me demandais de quelles manières je devais m’y prendre. Je retiens de ce module qu’il faut laisser les enfants créer les questions à aborder après leur avoir lu un roman philosophique. Je retiens aussi qu’une question philosophique. C’est une question qui n’a pas de réponses définies.

Dans le module 5, je retiens qu’en philosophie la parole est aussi importante que le silence. Cela m’a marqué dans le sens où les enfants doivent souvent être silencieux dans les classes. Les seuls moments où les élèves peuvent parler en classe sont durant un temps de question ou lors d’une présentation orale. Pourtant, il est important d’enseigner aux enfants la parole, car ils doivent apprendre à se défendre et à donner leur point de vue. Dans ce module, nous avons vu aussi l’importance de distinguer et l’importance d’écouter les autres. Cela permet d’éviter tellement de malentendus. Je crois que c’est une notion très importante à enseigner aux enfants.

Ce que je retiens du module 6 c’est que l’animateur est très précieux dans une communauté de recherche en philosophie (CRP), car c’est lui qui dirige en donnant les directives aux enfants et qui les amène à conforter leur pensée dans le respect. Un bon animateur doit faire attention de ne pas trop parler ni imposer son opinion en reformulant les propos des jeunes ni amener les enfants à négliger les différents points de vue. Un bon animateur vise l’autonomie des jeunes, c’est-à-dire qu’il fait partie de la CRP autant que les enfants. En fait, un animateur qui a réussi, de ce que j’ai compris de ce module, est un animateur qui pourrait laisser les enfants entre eux et que ceux-ci seraient capables d’avoir de bonne aptitude en philosophie, c’est-à-dire qu’ils seraient attentifs, qu’ils reformuleraient leur propos, qu’ils clarifient et, etc. Bref, l’animateur aurait rendu les enfants capables de penser pour et par eux-mêmes.

Je retiens du module 7 que l’acte de raisonner est très important en philosophie. En raisonnant, on avance dans nos idées et dans nos valeurs. Raisonner est un acte que nous faisons naturellement, mais nous pouvons quand même améliorer notre façon de raisonner en ce pratiquant notamment dans le cadre d’une communauté de recherche. Il est important d’enseigner à bien raisonner aux enfants, car cela va leur permettre de se défendre de ceux qui souhaiteraient les manipuler. Dans le but de les empêcher de se faire manipuler, l’animateur doit les amener à développer leur esprit critique et les amener à remettre en question les outils de raisonnement que les autres personnes utilisent. Cela va leur être utile dans la vie de tous les jours.

Ce que je retiens du module 8, c’est que la pratique de la philosophie, dans le cadre d’une communauté de recherche, permet d’amener les enfants dans un processus de recherches. Le processus de recherche est considéré comme un élément central de la pratique de la philosophie avec les enfants, car c’est avec les autres qu’ils construisent leur pensée.

Ce que je retiens du module 9 s’est que définir est un acte fondamental en philosophie. Cet acte permet de développer l’esprit critique des enfants. Certains mots sont indéfinissables comme le bien et le mal donc il est nécessaire que les enfants s’entendent sur une définition avant de s’engager dans un processus de recherche. La définition de ce type de mot part habituellement des convictions personnelles des individus.

Ce que je retiens du cours 10 c’est que la pratique de la philosophie avec les enfants à un lien avec la prévention de la violence, voire l’éducation de la paix. En effet, la communauté de recherche offre un cadre qui pousse les enfants à rendre en dialogue entre eux. Le manque de dialogue est souvent la cause de la violence. Ils doivent aussi se mettre à la place de l’autre et s’écouter mutuellement. Le simple fait de prendre la peine de comprendre l’opinion de l’autre permet de régler bien des conflits. Ce module m’a beaucoup marqué, car il m’a permis de réfléchir à ma manière de réagir à des conflits. Je pense que ce que j’ai appris dans ce module va m’être utile tout au long de ma vie. J’espère pouvoir l’apprendre à mes futurs élèves aussi, car ils pourront ainsi s’éviter bien des problèmes.

Ensuite, je retiens du module 11 que la philosophie est une occasion pour les enfants de développer leur sens éthique dans la perspective où ils apprennent à vivre en harmonie avec les autres. La communauté de recherche en philosophie permet aussi d’offrir aux enfants une formation morale. En effet, c’est un cadre où les enfants peuvent coconstruire des valeurs.

Je retiens du module 12 que la pratique de la philosophie avec les enfants permet la recherche éthique, mais aussi l’éducation du citoyen. En effet, la communauté de recherche en philosophie permet aux enfants de développer des attitudes de personnes raisonnables dans un contexte de délibération, d’échange de point de vue et de respect de l’autre. Une personne raisonnable est une personne rationnelle qui sait quand il faut être rationnel et quand il ne le faut pas dans le but de garder un client d’harmonie, de justice et de liberté. Cette attitude est importante pour devenir un bon citoyen d’un pays démocratique.

Finalement, je retiens du module 13 que la pratique de la philosophie dans le cadre d’une communauté de recherche avec les enfants permet l’enrichissement de toute une vie autant les participants que les animateurs.

Bref, chaque module m’a permis d’apporter des connaissances nouvelles sur la pratique de la philosophie. Il y a des modules qui m’ont plus marqué que d’autres comme le module trois, mais ils m’ont tous permis de voir la philosophie d’une façon différente.

2— J’avais de grandes craintes en ce qui concerne la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne. Le site du cours semblait contenir une multitude d’onglets lorsque tu commences le cours. J’avais pourtant bien écouté les vidéos qui nous guident sur le site, mais je crois que ce ne fut pas suffisant. J’ai découvert le plein potentiel de chacun des onglets vers la mi-session. Je crois qu’au finale mes inquiétudes n’étaient pas fondées. Je suis plutôt satisfaite de la pédagogie du cours. J’aime bien le fait d’observer des vidéos de communautés de recherche en philosophie qui se passent réellement. Le cours m’a d’ailleurs permis d’observer des éléments que je ne tenais pas en compte. Je crois que cela respecte bien ce que le cours souhaite nous enseigner. De plus, le contenu du cours était pertinente. Je m’étais inscrite au cours avec une idée que la pratique de la philosophie pouvait être utile pour le futur des élèves, mais sans plus. Je vois maintenant la pratique de philosophie comme quelques choses de nécessaires pour former de futurs citoyens. Je vois aussi les liens avec le Programme de formation à l’école québécoise. Je crois maintenant que les cours de philosophie pour enfant devraient avoir une plus grande place dans le PFEQ. Elle permet aux enfants de développer des compétences en communication, de développer leur esprit critique et de développer leur compétence d’apprendre à apprendre. Ils apprennent aussi à réfléchir. C’est tellement nécessaire dans les autres matières scolaires. Bref, j’ai beaucoup aimé ce cours.

Roxanne Martel, dans son Document synthèse 2 soumis le Jeudi 08 Décembre 2016 à 15:25, a écrit:

1) Ce que je retiens :

Avant de m’inscrire à ce cours, je ne connaissais pratiquement rien sur la philosophie pour enfants. Des amies qui sont aussi de futures enseignantes m’ont conseillé ce cours et je ne regrette pas du tout d’avoir suivi leurs conseils. Plusieurs éléments du cours m’ont marqué et je compte bien tenter l’expérience d’une communauté de recherche lorsque j’aurai ma propre classe.

Tout d’abord, instaurer une communauté de recherche avec les élèves du primaire est une bonne façon de leur faire apprendre des valeurs importantes qui les suivront toute leur vie. Le respect et la démocratie sont au cœur de la communauté de recherche puisque les enfants doivent écouter les autres, attendre leur tour, être ouverts d’esprit et suivre des règles. Par la philosophie, les élèves apprennent aussi à se forger une opinion en faisant une hypothèse et en la modifiant en cours de route (ou en la maintenant) après avoir écouté les hypothèses des paires. Il y a donc une co-construction de connaissance qui s’installe. Cette façon de faire peut ensuite être transférée dans d’autres matières scolaires enseignées dans la classe.

Les élèves apprennent aussi à raisonner dans une communauté de recherche. Le visionnement de la série documentaire m’a beaucoup marqué puisque je ne m’attendais pas à des raisonnements aussi développés et intéressants. Je savais déjà que les élèves de cet âge sont très intelligents, toutefois, le partage qu’il y a dans une communauté de recherche les amène beaucoup plus loin dans leur pensée critique.

De plus, les différents dialogues en philosophie permettent à certains enfants plus timides de se démarquer et d’être beaucoup moins gênés. C’est un processus graduel, mais assez efficace à mon avis. Par le fait même, en dialoguant, l’ensemble des enfants développe des habiletés comme l’exemple, le contre-exemple, la reformulation, l’interprétation, etc.

La complexité du rôle de l’animateur m’a aussi beaucoup marquée. À première vue, cette tâche peut sembler simple, toutefois, je comprends maintenant que c’est un art. L’animateur doit s’occuper du climat et des règles tout en intervenant de façon réfléchie (sans toutefois prendre trop de place). C’est évident qu’il faut beaucoup de pratique avant d’être un bon animateur pour une communauté de recherche, toutefois, les bienfaits de cette pratique en valent à mon avis la peine.

Également, les nuances qui sont apportées dans une communauté de recherche aux différents préjugés présents dans la société sont très importantes. Elles permettent aux enfants de penser par eux-mêmes et d’être plus critiques à l’avenir.

Finalement, ce qui m’a marqué le plus est l’enrichissement que ce genre de pratique provoque autant pour les enfants que pour l’enseignant qui anime. Il permet à l’adulte de prendre du recul et de réaliser que dans les faits, nous ne prenons pas toujours le temps de réfléchir dans les discussions de tous les jours et que l’ouverture d’esprit n’est pas présente à tout moment.

2) Appréciation du cours :

J’ai trouvé que le contenu est partagé très efficacement. Nous avons plusieurs moyens de bien intégrer chacun des concepts enseignés (série documentaire, séquences, définitions, textes, journaux de bord accessibles, etc.). De plus, il n’y a pas trop d’éléments à connaitre. Nous faisons le tour de l’essentiel afin de nous faire une tête complète sur la philosophie pour enfant.

Le site de cours est plutôt complexe au départ puisqu’il contient plusieurs onglets pour chacun des modules. Toutefois, je maitrisais bien l’ensemble du site dès la deuxième semaine. Les activités proposées dans les différents modules sont aussi très efficaces pour comprendre la matière puisqu’il faut souvent la reformuler dans nos mots. Je trouve aussi cela pertinent qu’il y ait eu plusieurs activités formatives en début de session. De cette façon, nous pouvions nous autocorriger plus facilement par la suite. Finalement, les différentes activités sont directement en lien avec l’examen qui compte pour une grande partie des points accordés à ce cours. Cela fait changement de plusieurs cours que j’ai suivis jusqu’à maintenant à l’université!

Dorothée Gagnon, dans son Document synthèse 2 soumis le Jeudi 08 Décembre 2016 à 15:54, a écrit:

1. D’une part, je retiens de ce cours ce qu’est une communauté de recherche philosophique, ses principes et tout ce qu’elle permet de développer. Plus précisément, je retiens qu’il s’agit d’un groupe engagé dans la recherche autour d’un sujet qui l’intéresse dans le but d’apprendre pour et par soi-même. Je retiens que faire de la philosophie avec les enfants permet de leur faire vivre la démocratie et, par conséquent, de faire une éducation citoyenne. Cette pratique permet en plus de faire une éducation à la paix, une prévention de la violence et de développer un meilleur « vivre ensemble » par le fait qu’il s’agit d’une démarche collective. D’ailleurs, je retiendrai l’aspect collectif d’une communauté de recherche philosophique. Je retiens donc la place importante que doit prendre le dialogue puisqu’il est le fondement de la philosophie avec les enfants, l’outil principal et qu’il permet d’apprendre à penser. Dans un autre ordre d’idées, je retiens aussi que cette pratique permet aux enfants de développer une multitude d’habiletés de pensée, comme l’auto-correction, le jugement raisonnable, la capacité de définir, etc. Finalement, je retiendrai que la pratique de la philosophie avec les enfants peut se transformer en recherche éthique en tentant de répondre à la question « dans quelle sorte de monde voulons- nous vivre ? »

D’autre part, les éléments qui m’ont le plus marquée se retrouvent, entre autres, dans le module 4, Les premiers moments : lecture et questionnement, et le module 6, Les rôles de l’animateur, puisqu’ils donnent des pistes pour entamer la pratique de la philosophie avec un groupe d’enfants. Cet aspect m’intéresse particulièrement étant donné que j’étudie en enseignement primaire et que je souhaite mettre en place une telle pratique dans ma future classe étant donné tous les bienfaits qu’elle peut procurer. Par conséquent, concernant le module 4, je retiens qu’il est possible de commencer cette pratique par la lecture d’une histoire philosophique écrite spécialement pour les enfants. Cette lecture conduira les enfants à se questionner et leurs questions seront le point de départ de l’enquête. En outre, je retiens du module 6 que l’animateur doit laisser la place aux enfants et doit s’efforcer de construire des liens entre leurs propos. Il doit trouver le juste milieu, en se servant du questionnement, pour guider les enfants, les accompagner dans la recherche et favoriser le développement d’habiletés de pensée sans trop prendre de place. Il doit s’en tenir à un rôle d’exemple parmi d’autres et ni d’unique modèle.

2. J’ai bien aimé suivre ce cours. J’ai trouvé les éléments que nous avons étudiés et observés pertinents d’autant plus qu’ils peuvent nous être utiles dans la vie quotidienne. J’ai aussi beaucoup apprécié les modules concernant directement la mise en place et la pratique concrète de la philosophie avec les enfants, comme les modules intitulés Les premiers moments : lecture et questionnement et Les rôles de l’animateur. Toutefois, je m’attendais à ce que le cours soit plus axé sur le rôle d’animateur d’une communauté de recherche avec les enfants pour développer notre habileté en ce sens, mais je n’en suis pas déçue pour autant. J’ai aussi aimé la forme du cours en observatoire virtuel collaboratif. Un des aspects que j’ai le plus apprécié est de regarder des vidéos d’enfants qui font de la philosophie. De cette manière, les éléments théoriques devenaient concrets et nous pouvions sans cesse être étonnés par ce que les enfants sont capables de faire au niveau de la pensée, de la créativité et du raisonnement. De plus, j’ai aimé l’aspect collaboratif puisque nous pouvions en tout temps consulter l’avis des autres, ce qui pouvait grandement éclairé et nous guider dans notre propre réflexion. En outre, j’ai trouvé que les cours étaient très bien structurés et décrits, nous savions ce que nous devions faire et nous savions où trouver l’information.

Genevieve frechette, dans son Document synthèse 2 soumis le Jeudi 08 Décembre 2016 à 15:55, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours?

Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?

Pourquoi?

Le cours d’observation en philosophie pour les enfants est un véritable vent frais et nouveau sur les grandes questions d’éducation qui planent aujourd’hui. Il est extrêmement pertinent de prendre le temps de mettre de l’avant les objectifs visés par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec étant de situer l’école dans une visée de formation de la pensée (MELS, Programme de formation de l’école québécoise, édition 2006, p. 3) en se basant sur la formation de compétences disciplinaires et transversales. Ce tournant dans l’éducation montre d’autant plus l’importance de revoir les moyens utilisés et le lieu dans lequel peut s’inscrire une telle révolution éducative. Les compétences recherchées – si on désire qu’elles portent fruit – ne peuvent prendre forme que l’actualisation de celles-ci. C’est pourquoi la pratique de la philosophie avec les enfants se voit être un support, une base importante pour que la formation du jugement puisse se développer chez l’enfant et trouver son sens dans son utilisation au quotidien.

Il va de soi que tous visent à ce que les enfants développent harmonieusement les compétences dignes de l’être humain: penser, créer, agir, comprendre, s’organiser, communiquer, être présent à soi et à autrui par la conscience et grandir dans un sens éthique et esthétique. Or, la communauté de recherche philosophique permet leur construction, leur raffinement et leur mise en application par divers moyens tels que le raisonnement, les habiletés à la recherche et le jugement.

Assurément, ce qui m’a le plus marqué à travers les semaines, c’est de constater que la pratique de la philosophie avec les enfants devrait être envisagée comme la – ou une – solution dans le but de former les futurs citoyens à vivre harmonieusement en société. Le lieu de délibération harmonieuse qu’est la communauté de recherche philosophique permet aux enfants de développer les habiletés et les attitudes d’une personne raisonnable, qualités indispensables pour tout citoyen vivant dans une démocratie. Chacun de ces éléments (vus en classe) trouve sa place dans la pertinence de la pratique, se voyant tous apporter quelque chose dans l’apprentissage du vivre ensemble.

Au début du cours, on prend connaissance de l’idée générale de la communauté de recherche philosophique, mais plus on avance, plus on se rend compte que chaque objet d’étude est un morceau du casse-tête et que tous sont voués à être rassemblés, sans quoi l’objectif ne serait pas atteint. Autrement dit, il est impératif d’orchestrer correctement le développement des différentes habiletés (écoute, entraide, respect, …) dans un lieu où l’on met en commun des idées et où la différence est mise de l’avant pour permettre aux enfants d’apprendre à vivre dans une démocratie.

J’ai beaucoup appris à travers les exercices où l’on était amené à faire les liens entre la pratique de la philosophie avec les enfants et différents concepts (prévention de la violence, éducation du citoyen, etc). C’est en s’efforçant à soulever les liens qui les unissent qu’on voit les bienfaits indéniables que la philosophie avec les enfants saura procurer aux générations à venir, si celles-ci se voient graciées d’en faire l’expérience.

En somme, je pense que la pratique de la philosophie avec les enfants n’est qu’à son aurore. Il est facile d’imaginer la pratique propager ses effets bénéfiques pour différents groupes; que ce soit des groupes de travail, des groupes de soutien psychologique, des conseils administratifs, etc. Il est évident que l’apport de la pratique de la philosophie pour le bon développement de l’enfant soit prioritaire, mais il n’est pas exclu que tous, comme citoyens responsables, pourraient acquérir des réflexes dont la visée se verrait être coopérative et où l’on préconiserait le jugement critique, la recherche collaborative et la délibération harmonieuse.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

J’ai vraiment apprécié le cours d’observation de philosophie avec les enfants. Il vient notamment ajouter beaucoup de valeur à mon expérience passée dans le cours de Penser par nous-même: parole et silence. Le fait de pouvoir observer l’expérience d’une CRP avec les enfants vient éclairer plusieurs éléments qui pouvaient sembler purement théoriques, voire même abstraits. La philosophie avec les enfants semble être une pratique susceptible de porter énormément de fruit. Elle a le potentiel de combler plusieurs lacunes présentes dans notre société et je pense que la philosophie pour les enfants devraient faire l’objet de cours obligatoires, notamment dans tous les programmes de formation en enseignement primaire, secondaire et collégial.

Bien que la forme du cours soit uniquement électronique, je crois que la matière a très bien été véhiculée. L’OVC n’est pas une plate-forme web très simple, mais elle a la qualité d’être complète. On trouve réponse à nos questions assurément sur le site, mais cela prend quelques semaines avant de bien se familiariser avec les nombreux éléments et sections du site. J’ai énormément apprécié la présence de l’ensemble des verbatim des séquences, la vidéothèque où l’on garde accès à l’ensemble des séquences visionnées et j’ai fort apprécié qu’on puisse suivre aussi le cheminement des autres étudiants, leurs questions, leurs commentaires; c’était une partie très enrichissante qui nous permettait de se sentir moins seuls à suivre le cours, dernière notre ordinateur! L’OVC est pensé de long en large, rien n’est laissé au hasard!

Olivier Dallaire, dans son Document synthèse 2 soumis le Jeudi 08 Décembre 2016 à 16:15, a écrit:

1. Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués? Pourquoi?

Je retiens plusieurs choses de ce cours. Notamment, tout au cours de la session, nous avons eu à observer des situations concrètes de Communauté de Recherche Philosophique. Par ces nombreuses observations de séquences et de vidéos, j’ai pu me familiariser avec le processus, le fonctionnement d’une CRP, mais également avec le rôle que doit jouer un enseignant. J’ai également appris à reconnaître des habiletés qui sont travaillées lors de ces CRP. Je peux penser, entre autres, à interpréter, à aider raison (encourager à donner des raisons), à clarifier, à aider points de vue (encourager la considération de plusieurs points de vue), à reformuler, à chercher, à nuancer.

De plus, j’ai découvert une activité (la philosophie pour les enfants) qui est facilement applicable dans une classe. En tant que futur enseignant, connaissant mieux les bénéfices et le fonctionnement d’une CRP, il est évident que j’ai maintenant le désir de mettre en place une Communauté de Recherche Philosophie dans ma classe future.

Les bénéfices pour les enfants et même l’enseignant sont nombreux. Effectivement, les enfants, dans une CRP, apprennent à réfléchir, à discuter, à formuler des points de vue, à s’exprimer, à réfléchir sur leur pensée (métacognition), à s’ouvrir aux autres et aux idées des autres, à communiquer avec aisance sans peur de jugement, etc. Je pourrais en nommer encore pendant longtemps, mais ce n’est pas le but. Je crois que ce qui est le plus important de ces bénéfices est la croyance réelle que j’ai en cette activité et les bienfaits que celle-ci apporte aux enfants. Ces habiletés et ce qu’elle permet de développer chez les enfants leur seront utiles tout au long de leur vie.

La philosophie pour les enfants forme les citoyens de demain, les adultes de demain, ces adultes qui devront régler des problèmes, qui devront voter, qui prendront des décisions qui influenceront notre société.

Les éléments qui m’ont le plus marqué sont les réflexions des enfants lors des CRP. En effet, j’ai souvent été étonné par rapport aux réflexions avancées des enfants, à l’égard de leur ouverture et de la façon qu’ils discutent. Ces enfants ont été une belle leçon d’humilité, car, trop souvent, je m’aperçois que même des étudiants universitaires ne sont pas capables de discuter avec autant d’ouverture, de revenir sur leurs positions lorsqu’un meilleur point de vue est amené, que nous cherchons à avoir raison à tout prix. Les habiletés cognitives qui sont mobilisées lors des CRP auraient tendance à être travaillées plus souvent à l’école et je trouve qu’elles ne sont pas suffisamment valorisées.

Également, ce qui m’a marqué est l’interdisciplinarité et la transdisciplinarité que permet l’exercice d’une CRP. En effet, l’interdisciplinarité dans le sens qu’il est possible de travailler le domaine du français, plus spécifiquement la compétence « communiquer oralement », mais aussi le domaine de l’univers social et de l’éthique et culture religieuse. La transdisciplinarité dans le sens que cette activité dépasse l’objectif des disciplines à enseigner au primaire et que l’objectif ultime est d’apprendre à penser, à réfléchir, à s’ouvrir aux autres, à dialoguer et à développer des habiletés cognitives avancées telles que la cognition et la métacognition.

Dans ce sens, je crois que cette activité devrait être une discipline inscrite dans le programme au primaire et que chaque enseignant aurait avantage à l’exploiter avec ses élèves.

2. Quelle est votre appréciation de ce cours?

Pour ce qui est de mon appréciation du cours. J’ai trouvé le contenu très intéressant. Les textes utilisés et les vidéos que nous devions regarder expliquaient clairement et précisément les contenus à faire apprendre. Je crois que tout était présent, nous avons découvert le rôle de l’enseignant, le rôle des élèves, les habiletés à travailler, le fonctionnement d’une CRP, la mise en place d’une CRP, les questions pertinentes pour une CRP, les techniques pour amener les discussions plus loin.

En ce qui concerne la plateforme OVC. Il serait peut-être intéressant de la mettre à jour, créer une plateforme plus attrayante. Également, les vidéos, même s’ils sont très pertinents, commencent à se faire désuets. Il serait intéressant d’avoir des extraits et des séquences qui ont été filmées récemment. Pour la pédagogie utilisée, je crois que les points accordés pour chaque module étaient cohérents avec la tâche demandée. Le fonctionnement de ce cours nous permettait de toujours être à jour dans nos modules. De plus, les rapports à remettre nous permettaient d’intégrer la matière, car nous devions définir, mais aussi identifier et justifier les éléments à l’étude. Sommes toute, j’ai apprécié ce cours et son fonctionnement.

Laurent Anne-Sophie, dans son Document synthèse 2 soumis le Jeudi 08 Décembre 2016 à 16:18, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Au terme de ces 14 semaines de travail, je ne peux que me sentir heureuse et satisfaite d’avoir participé à ce cours.

Ayant déjà suivi diverses formations en philosophie avec les enfants j’avais la crainte de ne pas apprendre « assez ». Si je n’ai pas fait énormément de découvertes totalement neuves au cours de ces semaines, j’ai cependant la nette impression que tous les exercices réalisés ont consolidé mes acquis antérieurs ou m’ont permis d’approfondir ce que je connaissais déjà. Je me sens plus compétente en tant qu’animatrice car les nombreux exercices d’observation ont enrichi ma manière d’observer une CRP et influenceront la manière avec laquelle j’animerai des CRP à l’avenir. J’ai affiné ma perception et ma connaissance de certaines habiletés et j’ai tendance à penser que c’est une des qualités dont doit disposer un bon animateur.

De plus, le visionnage de la série documentaire, les lectures dans la bibliothèque ainsi que la rédaction des questions ‘ouvertes » dans le journal de bord m’ont vraiment invitée à me pencher sur la discipline étudiée d’un point de vue plus général et devoir mettre mes idées en mots m’a beaucoup apporté. J’ai le sentiment d’y voir plus clair, d’avoir à l’esprit davantage d’angles d’attaque permettant d’aborder les avantages et les richesses de la philosophie avec les enfants.

J’étais un peu sceptique cet été à l’idée de participer à un cours « en ligne » mais je dois admettre que le cours suivi à l’aide de l’OVC m’a vraiment bluffée. Lorsque les gens auxquels j’en parlais soulignaient « Un cours en ligne ? » je n’ai cessé d’affirmer à quel point c’était « bien fait », « interactif ». Ce cours me donne vraiment un regard neuf sur ce qu’il est possible de faire dans le cadre d’un cours suivi à distance.

Au final, ce cours n’a fait que confirmer mon vif intérêt pour la philosophie avec les enfants. Je souhaite, encore plus qu’avant, me former le plus possible pour pouvoir être une animtrice de qualité. Je souhaite, encore plus qu’avant, faire connaître cet outil formidable au plus grand nombre, profiter de ma profession dans le cadre de laquelle je travaille avec des adolescents et dans le cadre de la quelle je forme des enseignants pour partager mes aptitudes en animation de communauté de recherche.

Merci.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants) : j’ai trouvé le contenu vraiment riche, intéressant et varié. Riche car le cours et la plateforme mettent à notre disposition énormément de matériel (vidéos, fiches, bibliothèque, nombreux liens …), intéressant car on va vraiment en profondeur sans que cela ne devienne rébarbatif. Et enfin varié car les vidéos à observer traitent de thèmes très divers et mettent en évidence des enfants d’âge divers ainsi que plusieurs animateurs.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne) : j’ai trouvé l’OVC au final simple à utiliser, j’ai trouvé cela vraiment bien fait. J’ai apprécié pouvoir consulter les avis d’autres étudiants et être parfois amenée, dans le cadre du journal de bord, à prendre connaissance de propositions émises par d’autres étudiants afin de proposer, par exemple, une réponse à une question. J’ai aimé avoir une tutrice disponible que je pouvais contacter au besoin. J’ai vraiment aimé travailler dans l’OVC. Mon seul petit « point d’interrogation » concerne la forme de l’examen : après le travail mis en place durant 14 semaines je me demande juste pourquoi nous ne pouvons pas faire l’examen avec nos notes. Mais bon, j’imagine qu’il y a des raisons à cela. J’aurais, je pense, aimé qu’on me les explique davantage. Autre petit « hic » également tant qu’à faire : je trouve dommage qu’il ne doit pas possible (enfin, ça l’est peut-être mais je n’ai pas trouvé comment) d’imprimer plus facilement les petites « fiches » liées aux éléments à observer dans les vidéos. J’ai dû passer un temps fou à réaliser des copier-coller dans un document word. Idem pour les journaux de bord : on peut l’avoir dans le secrétariat mais nous n’avons pas les questions de départ auxquelles nous avons répondu, j’ai donc passé du temps à copier-coller les questions et les réponses que j’avais formulées. En gros rien de bien dramatique mais s’il y avait quelque chose à modifier / améliorer, ce serait par exemple cela.

Geneviève Laliberté, dans son Document synthèse 2 soumis le Jeudi 08 Décembre 2016 à 16:51, a écrit:

Ce que je retiens

Je retiens de ce cours que faire la pratique de la philosophie avec les enfants est très enrichissant pour l’enfant et pour l’animateur, même si cette pratique demande plusieurs connaissances. L’enfant développe un meilleur rapport avec l’autre, cherche des réponses, se pose des questions, développe un jugement critique, apprend à discuter, etc. L’animateur, lui, développe aussi une ouverture à l’autre. Il connaît mieux ses élèves. La communauté de recherche philosophique lui permet d’avoir une discussion calme et logique avec ses élèves en comprenant qu’il n’y a pas une seule réponse à la question. L’animateur apprend à plus douter et à mieux définir les concepts pour s’entendre lors des réunions par exemple.

Avant même de vouloir faire la pratique de la philosophie avec les enfants, il faut d’abord qu’il y ait un groupe de personne, dans ce cas-ci des enfants, ainsi qu’un animateur (l’enseignant). C’est la formation de la communauté de recherche. Ensuite, les membres de la communauté devront se baser sur la lecture d’un texte pour pouvoir élaborer une question philosophique. Les membres apprennent comment bien formuler leur question. Celle-ci doit être une question ouverte qui suscite la réflexion, la discussion. Elle doit généraliser le concept et être sur un sujet réaliste. Avant d’élaborer la question philosophique, les membres de la communauté doivent penser à celle-ci. En effet, penser par et pour soi-même est un élément très important dans une communauté de recherche. L’individu doit d’abord se questionner, penser et réfléchir pour ensuite s’auto-corriger et pouvoir entrer en dialogue avec les autres membres de la communauté.

À la suite de la création de la question philosophique et de la pensée que le membre a élaborée, la communauté de recherche philosophique peut entrer en dialogue. Le dialogue oblige un échange d’idées. Il y a un partage des différents points de vue entre les membres de la communauté. La pratique du dialogue permet à l’individu de développer plusieurs habiletés autant des habiletés de penser que des habiletés philosophiques. La pratique du dialogue amène une réflexion critique du membre sur les propos mentionnés. Il apprend à vivre en communauté, à accepter différents points de vue, à écouter les autres, à poser des questions, à enrichir ses réponses, etc. Le membre développement aussi différentes habiletés philosophiques comme l’acte de raisonner, l’acte de rechercher et l’acte de définir. Chacun de ses actes nécessites d’autres concepts tels que le doute, la nuance, la raison, la clarification, la reformulation, etc. En ce sens, pour mieux raisonner, le membre doit être capable de douter de ses propos ainsi que de les nuancer. Pour définir un concept, le membre doit être capable de clarifier ses propos et de les reformuler au besoin.

Dans la communauté de recherche philosophique, ce sont les membres qui ont la plus grande place. Ils ont le plus grand temps de parole. L’animateur est là pour les guider et diriger la discussion. Il n’est pas supposé trop parler. Il peut toutefois reformuler les propos d’un membre pour permettre une meilleure compréhension. Lorsqu’il reformule, il est en aucun cas autorisé à mentionner ce qui semble le plus vrai pour lui. Il doit reformuler les propos en utilisant des mots semblables. Donc, le rôle des membres et le rôle de l’animateur ne sont pas les mêmes. Les membres doivent penser par et pour eux-mêmes afin d’élaborer une justification. Ils devront ensuite la partager aux autres pour que la communauté puisse bâtir une réponse en co-construction. L’animateur, lui, pose des questions, intervient au besoin, favorise les échanges pour créer des liens entre les idées (il favorise le partage des idées), écoute les enfants, etc. Il veut aider les enfants à développer une démarche pour qu’ils puissent penser par et pour eux-mêmes.

La discussion philosophique laisse place à un processus de recherche. La pratique de la philosophie avec les enfants nous permet de comprendre qu’il n’y a pas une seule réponse possible, mais bien un ensemble de réponses à plusieurs questions. La recherche est donc sans fin. Il y a plusieurs étapes importantes dans le processus de recherche. Tout d’abord, la communauté doit entrer en déséquilibre. Les membres vont douter de quelque chose. Puis, ils vont formuler une hypothèse. Ils vont essayer de la tester en nommant des exemples. Lorsque quelqu’un donne un contre-exemple, l’hypothèse doit être réajuster. Il y a donc une nouvelle hypothèse d’énoncée en tenant compte du contre-exemple. Les membres appliquent la nouvelle hypothèse à des exemples et ils essaient de la transposer dans un contexte de vie réelle. Donc, lorsque les membres cherchent une justification et tentent d’élaborer un raisonnement, ils doivent nécessairement utiliser le processus de recherche.

Il y a aussi le concept de recherche éthique qui est présent en communauté de recherche philosophique. La recherche éthique suppose que les membres veulent déterminer dans quel monde ils veulent vivre. Ils apprennent à vivre avec les autres. C’est donc dire que chacun des membres s’engage dans sa formation sociale. De plus, la recherche éthique permet aux membres de former leurs émotions. La communauté de recherche philosophique permet de construire certaines valeurs véhiculées par la recherche éthique telles que l’écoute, l’entraide, le respecte et la justice. Le membre est donc amené à former un jugement raisonnable en essayant de déterminer dans quel monde il veut vivre.

Je retiens aussi que la communauté de recherche philosophique permet de prévenir la violence, car c’est un environnement d’échange qui repose sur la discussion, le dialogue. Les membres vont réfléchir et penser avant d’agir. Ils sont à l’écoute de l’autre et de son point de vue. La communauté de recherche philosophique laisse place à un climat de respect. Elle demande un travail d’équipe et une belle collaboration entre tous. Elle ne veut pas arriver à une réponse ultime en débattant. La communauté de recherche favorise la délibération. Cette méthode engendre le processus de recherche. C’est donc une alternative à la violence. De plus, si la communauté de recherche est bien établie, elle favorise l’ouverture à l’autre et aux différences. Les membres s’arrêtent, ils écoutent l’autre et ils essaient de se mettre dans sa peau. Les membres apprennent ainsi à penser et à vivre la paix.

Finalement, la pratique de la philosophie avec les enfants permet d’éduquer le citoyen de demain. La communauté de recherche philosophique représente une certaine démocratie. L’enfant apprend à développer des habiletés et des attitudes de personnes raisonnables. Les principaux objectifs reliés à la pratique de la philosophie avec les enfants sont d’apprendre la démocratie (objectif de société) et de lire, d’écrire et d’écouter (objectif individuel). En général, la pratique de la philosophie permet d’apprendre le vivre ensemble.

Ce qui m’a le plus marqué

Les éléments qui m’ont le plus marqué sont nombreux. Tout d’abord, j’ai été très surprise du déroulement de la communauté de recherche philosophie. Le respect et le calme établis donnent un environnement propice à l’échange et au partage. Je ne pensais pas que les élèves pouvaient être autant intéressés par le fait de donner son point de vue et d’échanger avec les autres. De plus, j’ai bien aimé le fait que les élèves font un effort pour repérer les habiletés philosophiques utilisés lors de la discussion. Cela leur permet de faire du sens par rapport à ce qui leur ait « enseigné ». J’ai aussi été marqué par le fait qu’il y a des ressemblances, mais également plusieurs différences entre la pratique de la philosophie avec les enfants et la recherche éthique. En essayant de comparer avec le Programme de formation de l’école québécoise, nous trouvons plusieurs différences. Pour finir, j’ai constaté que la pratique de la philosophie avec les enfants est complexe. Il faut se donner des méthodes de travail. Les rôles doivent être établis, la démarche de recherche aussi. De plus, il est essentiel de montrer aux élèves certaines habiletés philosophique et la raison pour laquelle ils font ce genre de discussion.

Mon appréciation du cours

J’ai énormément apprécié le contenu du cours. Il est enrichissant pour notre propre expérience. Il nous donne une méthode de travail et les habiletés à développer si nous voulons nous aussi faire la pratique de la philosophie avec les enfants. Le contenu présenté dans ce cours nous permet de comprendre la dynamique de la communauté de recherche philosophique, ce qu’elle véhicule, son objectif, etc. Nous sommes également amenés à réfléchir sur nos propres actions. J’ai pris conscience que la communauté de recherche philosophique est enrichissante pour la formation du citoyen et pour la prévention de la violence. Le contenu du cours m’a permis de déterminer les aspects techniques de la pratique de la philosophie avec les enfants, mais aussi les avantages qu’elle apporte autant pour l’élève que pour la société.

Pour ce qui est de la forme du cours, je trouve que tout est clair. C’est simple et facile de se retrouver lorsque nous comprenons le fonctionnement de l’OVC. La série documentaire est énormément pertinente. Elle m’a permis autant de découvrir le contenu important pour chaque module que d’analyser des extraits de communauté de recherche. Pour finir, chacun des rapports à produire nous permettait d’évoluer dans nos observations. Tout fait du sens pour moi. Les étapes de chacun des modules sont logiquement constituées. C’est très intéressant de travailler de cette façon, car cela fait changement des autres cours offerts à l’université. Nous pouvons vraiment nous attribuer la matière et approfondir sur le contenu à l’étude comme nous le voulons.

Merci pour ce superbe cours enrichissant !

Benoit Chevrette, dans son Document synthèse 2 soumis le Jeudi 08 Décembre 2016 à 18:35, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours ?

Ce que je retiens le plus de ce cours, c’est l’approche philosophique différente des autres cours que j’ai eus précédemment. Dans ce cours au lieu de parler à leur place, nous les laissons parler et s’exprimer sans contraintes et sans jugement d’aucune sorte. Le fait de les observer en faisant leur propre philosophie nous fait mieux comprendre les interactions, les raisonnements qu’ils effectuent dans leur compréhension de situation, mais aussi le raisonnement quand ils remarquent qu’ils ont peut-être eu tort dans leur façon de penser. Cette méthode n’étant pas utilisée lors de mon propre cheminement scolaire, quand les enseignants parlaient durant toute la journée et que l’on avait que des examens écrits à réponse fermée nous montrent une nouvelle manière d’apprendre dans les deux camps. Soit l’enseignant et les élèves. Cette méthode qui me semble très appropriée dans notre société où l’on doit beaucoup réfléchir. Permettront mieux d’aider les jeunes dans leur développement social et scolaire. L’étude de la philosophie en leur parlant des philosophes et de leurs manières de penser peut-être bien apprit pour certains des élèves dans un but d’avoir une base philosophique et de comprendre ce que l’on veut dire par la philosophie. Sauf que ces méthodes de pensée peuvent être plus dures pour les jeunes qui sont dans un milieu et une société très différente de l’époque. De même que si l’on retourne 60 ans en arrière, la société est aussi très différente d’aujourd’hui. Faire de la recherche philosophique avec les sujets de maintenant, avec des jeunes de maintenant, les aides à mieux comprendre leurs sociétés ainsi que de savoir comment les adultes de demain (les jeunes d’aujourd’hui) pensent. Cette ouverture d’esprit empêchera les personnes de faire des barrières sur les différences et d’avoir moins de discrimination.

Ce que je reteins aussi au niveau des éléments du cours porte surtout sur la compréhension et l’interaction avec les jeunes. Comme quand il faut faire attention a dirigé la discussion pour éviter qu’elle diverge sur d’autres sujets, il faut aussi que l’on fasse attention pour ne pas le faire dire ce que l’animateur pense et ne pas donner aussi sa propre opinion directement pour ne pas influencer les décisions de la communauté de recherche. Pour ce qui est de l’animation, j’ai appris aussi qu’il faut faire en sorte que l’on doit les inciter à développer ce qu’ils disent en cas d’incertitude probable ou de confusion dans la compréhension de la question.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours :

– sous l’angle du contenu ;

La matière du cours a été bien enseignée et bien démontrée. La matière était explicite et dite de manière compréhensible. Il était facile de voir où nous allions et ce que l’on faisait. Chaque cours avait un thème et des exercices en lien avec ce thème qui ont facilité la compréhension et l’application dans la recherche ou dans les vidéos à regarder. De plus, les sujets décrits dans les épisodes avaient beaucoup de contenu et d’exemple pour nous aider à bien assimiler la matière.

– sous l’angle de sa forme ?

J’ai particulièrement bien aimé la forme des cours. La feuille de route était facile à suivre et à comprendre, le fait d’avoir un vidéo nous montrant le sujet du cours, en plus de donner de la bonne matière, nous faisait une excellente introduction pour continuer dans nos lectures et exercices. Ce qui faisait en sorte que la matière était plus facile à suivre, car nous avions une bonne idée de ce que nous allions voir. Le suivi des chargés de cours était rapide et excellent et les questions étaient faciles à comprendre et évitaient toutes ambiguïtés. Les dernières lectures étaient un résumé de ce qui a été vu durant le cours, ce qui nous donnait une confirmation de ce que nous avions appris et nous aidait à nous rediriger si jamais nous avions mal compris une section ou un sujet.

Sophie Charland, dans son Document synthèse 2 soumis le Jeudi 08 Décembre 2016 à 21:21, a écrit:

Durant ce cours de philosophie pour les enfants, j’ai amélioré ma compréhension de chacun des aspects importants qu’on avait à remarquer individuellement. En effet, étant une future enseignante, j’ai constaté que toutes les habiletés que nous avons isolées étaient importantes à n’importe quel moment de la journée dans la classe. Le fait de les observer une par une m’a aidé à les repérer pour ensuite être plus apte à les remarquer dans une discussion générale. J’ai aussi beaucoup aimé la série documentaire que nous avions à regarder. J’ai trouvé que le contenu était très bien expliqué et que les sujets abordés étaient bien vulgarisés. J’espère rapidement pouvoir faire l’expérience d’une communauté de recherche avec des élèves.

J’ai beaucoup apprécié le contenu de ce cours. La façon de diviser les divers sujets est pertinente et nous aide à bien saisir les différences entre les notions à observer. Tous les sujets étaient pertinents. J’aime aussi le site du cours, malgré le fait qu’il soit un peu ardu à apprivoiser.

Jennyfer Boudreault, dans son Document synthèse 2 soumis le Jeudi 08 Décembre 2016 à 21:29, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Dans un premier temps, ce cours m’a permis de comprendre ce qu’étais la philosophie pour enfant dans le cadre de CRP. J’ai appris qu’on pouvait pratiquer cette discipline tant au premier qu’au troisième cycle du primaire, ce sont souvent les sujets ou l’approfondissement de ceux-ci qui diffèrent. Ces discussions visent à amener l’enfant à penser par et pour soi-même en vue de développer un bon jugement critique. Effectivement, nous tentons de former les élèves à la vie démocratique qui les attends plus tard, donc il importe de les former comme de bons citoyens. C’est ce qui m’amène à parler des outils que l’enseignant tente de donner à ses élèves. Effectivement, les élèves travailleront diverses habiletés : formuler des hypothèses, donner son opinions, appuyer par des exemples, douter, s’autocorriger, etc. Ces habiletés serviront à l’élèves pour les CRP, mais aussi dans sa vie quotidenne, raison pour laquelle on dit que nous formons les citoyens de demain. Les élèves apprendront divers concetps liés à la communication, notamment le droit de parole, le droit à l’opinion et au respect de celle-ci, l’introduction au principe de vote et de la majorité. Ces éléments sont des référentiels directes avec la vie démocratique des adultes. Le dialogue est l’élément fondamental des CRP. Personne n’a la réponse infuse, on veut développer la pensée critique grâce au dialogue. C’est avec le dialogue que l’enfant apprend et s’améliora dans ses habiletés sociales. Pour moi, les CRP travaillent en interdisciplinarité, car pour les compétences de l’expression orale, les élèves se pratiquent et en mettent de l’avant. L’enseignant peut travailler du vocabulaire, des syntaxes de phrases dans des contextes hors classe. Finalement, je pense que les élèves deviennent engagés dans une CRP par rapport à des thématiques qui représentent des contextes réels de leur vie. Les élèves peuvent facilement s’y rattacher, s’impliquer, apprendre et réinvestir les apprentissages. Rappelons-nous que nous voulons former les futurs citoyens de demain, alors le réinvestissement des apprentissages est un but que nous recherchons.

Ce qui m’a marqué dans ce cours se sont particulièrement les séquences vidéos, dans la vidéothèque et dans la série documentaire. En effet, voir l’élaboration des points de vue des élèves m’a sidéré. Je ne pensais pas que des élèves, parfois très jeunes, arrivaient à expliquer aisément un point de vue sur la guerre, le vol, la mort. Certains enfants donnent des explications et font des liens causales très poussés et je crois que je sous-estimais la pensée de ces enfants. Maintenant, je crois que chaque enfant est capable de comprendre et expliquer les notions vues dans le cadre de ce cours de manière précise et logique. Il ne faut pas sous-estimer la compréhension et la vision de nos élèves.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

Ce cours m’a beaucoup étonné, car, pour être franche, je n’avais pas beaucoup d’attentes en m’inscrivant. Mon parcours collégial avec les cours de philosophie ne m’avaient pas particulièrement marqués, alors je ne savais pas comment aborder cette thématique avec des élèves au primaire. J’ai été agréablement ravie par ce cours, son contenu qui m’apparait très pertinent pour former les citoyens de demain. Plusieurs éléments m’ont surpris, étonnés et je compte sincèrement mettre en place ce genre de leçons pour mes futurs élèves. La plateforme de l’OVC est très chargée quand on l’ouvre pour une première fois et je ne savais vraiment pas quoi en penser à la première semaine. Par contre, j’ai fait la visite guidée et j’ai pris le temps d’aller voir dans tous les onglets pour comprendre leur utilité et me familiariser avec ceux-ci. J’ai apprécié le fonctionnement de ce cours, l’apprentissage coopératif et les rétroactions de nos tuteurs. Pour moi, ce fut une belle expérience et je la recommanderais à tous !

Gabrielle Fournier, dans son Document synthèse 2 soumis le Jeudi 08 Décembre 2016 à 22:54, a écrit:

1.     Ce que je retiens du cours de philosophie pour enfants

Tout d’abord, ce cours m’a amené à voir la philosophie sous un nouvel angle. En effet, mes expériences plus ou moins positives avec la philosophie dans le passé ont fait en sorte que j’avais une perception erronée de ce qu’est la philosophie. Pour ces raisons, je tenais quand même à suivre le cours afin d’élargir mes horizons et découvrir comment il était exploitable avec des enfants du primaire. Bien que la philosophie ne soit pas considérée comme une matière scolaire obligatoire par le ministère de l’Éducation, j’ai pu faire plusieurs liens avec le domaine de l’éthique et de la culture religieuse tout au long du cours. Comme quoi, la philosophie n’est pas une perte de temps, mais bien interdisciplinaire, puisqu’on peut y pratiquer/évaluer plusieurs matières, comme le français par exemple.

Pendant les modules, j’ai été agréablement surprise de découvrir à quel point les enfants étaient libres dans la communauté de recherche. En effet, la place première au sein de cette dernière revient à l’enfant. Comme enseignant et animateur, l’adulte remplit un rôle de guide, d’accompagnateur, de soutien.

De plus, ce cours a suscité de nombreuses réflexions de mon côté : j’ai réalisé, au courant des modules, que la philosophie était souvent présente dans nos vies, sans qu’on s’en rendre compte. Tous les jours, les petits comme les grands ont a faire des choix, à se questionner, à douter, etc. Ce cours m’a donc accompagné dans mes différentes réflexions, à peser les pour et les contres, à considérer avec respect le point de vue d’autrui. Je pourrais même affirmer que le respect de l’opinion d’autrui et la considération de celui-ci sont deux éléments que j’essaie d’intégrer dans ma vie. Nous sommes tous différents, nos points de vue/nos idées le sont également.

2.     Appréciation du cours

Au début de la session, j’avoue avoir été confuse lors des trois premiers modules quant à l’utilisation de l’OVC. Lors des premiers contacts, il était plus difficile de se retrouver à travers cette plateforme et ainsi comprendre les tâches à effectuer. Cependant, tout est rapidement rentré dans l’ordre et l’utilisation fut beaucoup plus fluide. Je trouve que la charge de travail pour chaque module est parfaite : le temps investi dans ce cours correspond parfaitement à ce qui nous a été communiqué au début de la session. Les sujets traités et la série documentaire étaient tous les deux très intéressants. J’étais craintive de devoir aller en profondeur dans des questionnements philosophiques, en intégrant de grandes théories. Heureusement, j’ai rapidement constaté que ce ne serait pas le cas. En aucun temps, je n’ai senti qu’on voulait me remplir le cerveau d’une foule d’informations superflues. En effet, comme future enseignante, ce cours m’a donné des bases solides pour pratiquer la philosophie dans mes classes du primaire. Dès mes prochains stages, je tenterai l’expérience avec mes élèves.  Enfin, je recommande ce cours à tous les futurs enseignants, spécialement ceux du primaire. La pratique de la philosophie en classe est un excellent moyen pour l’enseignant de traiter des problèmes ou des conflits. À titre d’exemple, un enseignant vivant des cas d’intimidation dans sa classe pourrait certainement décider de traiter le sujet dans la communauté de recherche philosophique. Je ne vois que des avantages à l’intégrer en classe. Parfois, comme enseignant, il faut savoir sortir de sa zone de confort. C’est ce que j’ai fait en suivant ce cours, et je le recommande à tous, que ce soit pour votre carrière d’enseignant ou simplement pour votre développement personnel.

Audrey St-Hilaire Siméon, dans son Document synthèse 2 soumis le Vendredi 09 Décembre 2016 à 04:03, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Tout comme ma collègue Sabrina Paquet, ce cours a été complètement au-dessus de mes attentes. J’ai énormément appris par ce cours et cela va changer grandement ma pratique en tant qu’enseignante, mais aussi ma façon de voir les choses en tant qu’individu. Je retiens qu’il est beaucoup plus facile qu’on peut le croire de faire de la philosophie avec les enfants. On croit à tort que ces êtres ne sont pas capables de philosopher ou d’exprimer leur pensée de cette façon ce qui est tout à fait le contraire. Ces périodes de philosophie sont vraiment des moments où la place est laissée à l’enfant en grande partie, où on lui permet de s’exprimer. Je retiens aussi que la pratique de la philosophie permet aux enfants de se développer sur plusieurs aspects importants. Tout d’abord, cela permet de créer de meilleurs citoyens et de favoriser un vivre-ensemble puisque les communautés de recherches philosophiques présentent des valeurs de démocratie où chacun peut dire son opinion et tous doivent la respecter. Cela permet aux élèves de comprendre qu’il peut y avoir une divergence d’opinions et que ce n’est pas quelque chose de grave. Ensuite, la philosophie donne la chance aux enfants de co-construire des savoirs et d’avoir un esprit critique qui sont des habiletés utiles dans la vie de tous les jours. En somme, je retiens qu’il y a de nombreux avantages à amener les enfants à penser par et pour soi-même et à exercer la philosophie. Ce qui m’a le plus marqué et que j’ai trouvé le plus surprenant est la « facilité » que peuvent avoir les enfants pour répondre aux différentes questions ou différents sujets lors des communautés de recherches philosophiques. Il est vrai que certains peuvent tout de même avoir de la difficulté, mais en général, c’est beau de voir qu’à cet âge, les enfants sont capables de s’exprimer d’une bonne manière et d’avoir des opinions sur divers sujets. Ce qui m’a aussi énormément marqué, c’est à quel point la philosophie peut être enrichissante pour chacun. Tel que mentionné plus haut, les élèves vont avoir de nombreux bénéfices à exercer la philosophie, mais il y en a tout autant pour les enseignants qui guident les discussions et qui écoutent. Les différents propos des élèves permettent aussi aux enseignants de co-construire leurs savoirs, mais cela permet aussi d’avoir une vision différente des choses ou de la pratique de l’enseignement. Par exemple, je suis certaine que plusieurs enseignants qui font désormais de la philosophie avec les enfants enseignent différemment de ceux qui n’en font pas avec leurs élèves. Pour conclure, je tiens encore à dire à quel point ce cours fut une belle découverte pour moi.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

Je suis agréablement surprise de l’appréciation que j’ai du cours et de son contenu. Je dois avouer que j’avais choisi ce cours, car il semblait le moins pire parmi ceux proposé comme cours complémentaires, mais je n’avais entendu que de bons commentaires. Je partais avec un certain préjugé comme quoi faire de la philosophie pour enfants fait peur et que c’est compliqué, surtout lorsqu’on l’entend pour la première fois. Après avoir suivi le cours, je comprends que c’est quelque chose qui peut être très bénéfique autant pour les enfants que pour l’enseignant et que ce n’est pas si complexe à mettre en place. Avec cette agréable découverte de la philosophie pour enfants et comme ce peut être amusant et intéressant d’entendre les différentes opinions des élèves, j’en ressors davantage épanoui et grandi par ce que j’ai pu apprendre pendant le cours.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

Pour ce qui est de la forme du cours, j’ai trouvé que c’était très bien et unique. Il était facile de se retrouver dans le site du cours et tout était indiqué clairement. Malgré la charge que le cours comportait avec les nombreux « travaux » à remettre, ce n’était pas trop complexe et cela se faisait très bien. J’ai aussi grandement apprécié de pouvoir visionner des séquences vidéo et pouvoir voir concrètement les différents éléments que nous apprenions au fil des modules. Ce que j’ai trouvé particulier et que j’ai beaucoup aimé est l’interaction qu’on avait avec les autres étudiants du cours et la possibilité de construire nos savoirs à travers ceux des autres. Je n’avais pas vécu quelque chose de semblable dans les autres cours en ligne que j’ai suivie et j’aurai aimé avoir ce fonctionnement. Je crois que j’ai davantage appris de cette manière que si j’avais travaillé complètement individuellement.

Anne Damy, dans son Document synthèse 2 soumis le Vendredi 09 Décembre 2016 à 09:01, a écrit:

1/Ce qui m’a le plus marqué et ce que je vais retenir de ce cours est le constat encourageant de la pertinence d’un enseignement responsable que je souhaite m’approprier et utiliser maintenant grâce au regard déclenché par ce travail.       Rythmant et nourissant cette période, il m’a permis d’analyser les besoins, les enjeux et l’importance d’une pédagogie attentive, structurée et permettant l’appropriation des savoirs en passant par une éducation et non une instruction. Il me convainc de l’importance d’un ajustement transversal dans mon enseignement qui devient alors possible de manière concrète, en s’inspirant des travaux de Mathew Lipman sur les communautés de recherche en philosophie pour les enfants, et qui nous engagent clairement vers une éducation à la paix, éthique et citoyenne.

Depuis septembre, début des cours en ligne, j’ai la sensation progressive d’immersion totale… Investissement, curiosité, découverte, progression, réajustement, étonnement et émerveillement ont alimenté chaque journée de toutes les semaines, donnant de plus en plus de sens et donc de légitimité à mes recherches et renforçant ainsi mes convictions d’adulte-enseignant-responsable.

Plonger avec les enfants dans chaque séance de communauté de recherche a été pour moi une réalité chronophage et addictive. Chaque semaine, dans l’attente de retrouver les « acteurs  » de ces séquences, j’étais impatiente d’aller à la rencontre d’Olivier, Cédric. Charles-O, Rosalie, Sarah… et de partager leurs cheminements, leurs constructions tranquilles ou passionnées, leurs échanges, leurs contradictions, leurs doutes, leurs questionnements, toujours subjuguée par leur implication et leur pertinence.               Je les reconnaissais. Je les attendais. Souvent une question me venait…Mais que sont-ils devenus?  Je voyais des enfants respectueux, embarquant dans l’étonnement les animateurs…  » Oh là-là!…ça va loin dis moi…ça va être intéressant la semaine prochaine… » Projection sur l’avenir plein de promesse dès l’instant présent… Certitude… Rebondissement…Confiance des animateurs dans la pensée créative des enfants… Pensée créative qui alimente si bien la pensée critique, productive, avide de sens, donnant des exemples, apportant des hypothèses, échangeant des contre-exemples et construisant ensemble, fort d’une pensée attentive tellement efficiente qu’elle nous mène vers une sagesse exemplaire. « Si je le tape, je deviens lui, et lui il devient moi. Alors , je me retiens pour rester moi-même. »!

Que dire de cette posture de l’enseignant qui apparaît là comme une évidence dans la transmission d’une éducation responsable? Une éducation responsable de l’humain, s’adressant à chacun, sans apriori sur les compétences, les capacités innées, mais cherchant toujours à accompagner en s’élevant avec justesse, équilibre, respect de ce que chacun est. Un regard bienveillant qui autorise à Etre, de façon égalitaire, et qui permet à chacun , petits et grands, en se regardant et en dialoguant de se reconnaitre et de continuer à grandir sans fin…

C’est tout cela que je vais retenir…et qui me marque…

Une partition bouleversante.

2/ J’ai trouvé le contenu de ce cours très riche et structuré.  Par ses propositions très animées, vivantes: Grâce aux vidéos des différents groupes d’élèves, mais aussi par la série » Des enfants philosophent » très analytique, documentée, bien rythmèe qui synthètise de façon clair le thème de chaque module et est en partie responsable de la motivation à aller plus loin, à fouiller un peu plus.       Les textes proposés, les références de livres, les documentaires semblent être une source inépuisable de références, et en ce qui me concerne vont être encore de nombreux mois… ou plutôt d’années un véritable soutien pour continuer à rechercher. La répétition des tâches à accomplir sur chaque module est aussi un bon moyen de cerner de plus en plus les enjeux, et à transformer notre regard, plus aiguisé et il faut l’espèrer plus performant parce toujours plus attentif, créatif et critique.

La forme ( OVC) permettant le partage entre tous est impressionnante. Le temps m’a cruellement manqué pour en profiter pleinement et je le regrette. Mais ce que j’ai effleuré me semble incroyable. Chacun derrière nos claviers, comment expliquer ces interactions qui nous entraînent vers une forme de complicité … intellectuelle, sociale ou tout simplement humaine?… A adopter et adapter sans modération dans notre vie quotidienne!

Erika Gilbert, dans son Document synthèse 2 soumis le Vendredi 09 Décembre 2016 à 09:07, a écrit:

1. Tout au long de ce cours, plusieurs éléments m’ont particulièrement marqués. Tout d’abord, j’ai fait de nombreux apprentissages en lien avec l’observation des séquences vidéo. J’ai appris à prendre le temps d’observer attentivement les jeunes de la communauté de recherche philosophique et d’analyser leurs propos. Maintenant, je suis capable de trouver rapidement différentes notions lors des discussions comme nuancer, reformuler, doute, raison etc. Avant de faire ce cours, je ne savais même pas comment différencier les diverses notions.

De plus, je retiens que le rôle de l’animateur de la communauté de recherche philosophique est très important. Comme je l’avais mentionné dans un de mes journaux de bord : « L’animateur donne son opinion tout en écoutant celles des enfants. Il peut jouer le rôle de médiateur au début de la construction de la communauté de recherche, mais peu à peu cette médiation n’est plus nécessaire de ça part. L’animateur met en action les jeunes par ses gestes, ses paroles et ses actes, tout en participant aux nombreuses réflexions. Il est aussi un excellent observateur et permet, par ses questionnements et son écoute, de pousser la communauté de recherche le plus loin possible dans ses réflexions. De plus, il encourage grandement les élèves à réfléchir sur divers thèmes. L’animateur s’exprime sur les différents sujets et questionne les jeunes » (Mon journal de bord, Module 6). Cette partie du cours m’a particulièrement marquée.

Je retiens aussi que l’animateur doit doser sa prise de parole dans le sens qu’il doit s’exprimer et faire progresser les enfants de la communauté de recherche philosophique tout en laissant énormément de place pour que les jeunes prennent la parole. Après tout, ce sont eux qui créer la majeure partie de la communauté de recherche philosophique. Ce qui m’a aussi marqué, c’est que la philosophie peut permettre de faire de la prévention de la violence chez les jeunes. Je n’avais jamais réfléchi à cette façon d’apporter et d’aborder ce sujet en classe.

Pour terminer, j’ai adoré faire l’apprentissage de différentes notions aux fils des modules. Maintenant, dans ma future classe, je voudrais essayer de faire de la philosophie avec les enfants.

2. Dans le cadre de mon Baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire, j’ai eu à faire auparavant quelques cours à distance. Je n’aimais pas les cours en ligne parce que je trouvais que le côté des relations humaines était mis de côté. Par contre, dans le cours de Philosophie pour les enfants, j’ai adoré pouvoir discuter avec mes collègues à chaque semaine. Au fils des modules, j’avais hâte de lire les commentaires et les opinions des autres étudiants. Parfois, leurs propos étaient différents des miens et cela me permettait d’enrichir mes connaissances et ma pensée. J’ai appris à faire preuve d’une plus grande ouverture d’esprit.

De plus, pour ce qui est du contenu, ce que j’ai particulièrement apprécié c’est de pouvoir observer des émissions des extraits vidéo des jeunes en pleine action dans une communauté de recherche philosophique. Comme ma future carrière est en enseignement, j’étais touché de pouvoir observer les enfants agrandir leurs cercles de connaissances progressivement pendant les nombreuses discussions.

Pour ce qui est de la forme, j’ai aimé que la première semaine du cours soit consacrée à l’exploration du portail philosophique. Il est facile à utiliser et de se repérer à l’intérieur. J’ai particulièrement apprécié que les activités soient présentées de semaines en semaines. De plus, les travaux hebdomadaires à remettre me permettait d’être assidue dans mes apprentissages. Les rétroactions de mes correcteurs m’ont permis de m’améliorer à chaque cours.

Muriel Imbach, dans son Document synthèse 2 soumis le Vendredi 09 Décembre 2016 à 09:07, a écrit:

1.

Elevée par un père philosophe, les grandes questions, le doute et la recherche, ont toujours fait partie de mon éducation. Je suis devenue metteure en scène et ai, à ma façon, continuer de réfléchir sur des questions philosophiques, en en faisant des spectacles, des poèmes réflexifs sur des sujets tels que la disparition de la mémoire, la construction de l’identité… Instinctivement, avec mes enfants aussi, j’ai toujours aimé réfléchir, leur répondre par des questions plutôt que par des réponses toutes faites; j’ai  accueilli toutes leurs interrogations sans tabou, il m’a toujours semblé (comme il est dit dans le tout début de ce cours) que philosophie et enfance étaient des alliés naturels.

Il y a trois ans, au détour d’un chemin de vie, j’ai découvert la philosophie avec les enfants. Cette idée m’a complètement enthousiasmée et tombait à point nommé dans mon parcours professionnel. En effet, j’avais décidé de créer mon premier spectacle jeune public et de m’attaquer directement à la thématique: Pourquoi sommes-nous sur Terre? J’ai alors décidé d’essayer de pratiquer, à ma manière, sans formation, des discussions à visée philosophiques dans des classes volontaires. La matière discutée et récoltée lors de ces moments a servi de fondation au spectacle. Ce fût quelque chose de très fort pour moi. J’ai donc réitéré l’expérience deux ans plus tard pour mon spectacle suivant: Bleu pour les oranges, rose pour les éléphants  (sur la thématique du Genre). Ce fût également très riche, très nourrissant, très intéressant! Mais j’ai senti que j’arrivais à une limite personnelle: je manquais d’outils pour mener la discussion plus loin, pour créer un vrai moment de recherche, pour aider les enfants à penser plus loin. C’est alors que je me suis décidée à suivre le cours en ligne de l’Université de Laval.

Ce que je retiens de ce cours, c’est tout d’abord l’importance de l’animateur-trice: que ce soit du point de vue de la modélisation en général, de ses propos, de sa présence, de son humilité, de son ouverture d’esprit et bien sûr de sa façon d’animer une CRP… Avant de commencer ce cours, je ne me rendais pas bien compte de l’importance de connaître les outils et les habiletés de pensée. J’avais le feeling avec les enfants, je savais les écouter et poser des questions… Au fur et à mesure, j’ai compris l’ampleur et la difficulté de cette position. Pour créer une vraie communauté de recherche guidée par un processus d’enquête, il est important de faire en sorte que le dialogue entre les enfants dépasse la simple discussion, le simple échange d’opinions; et pour cela, il faut savoir aider: aider à définir pour comprendre ensemble de quoi on parle, aider à donner des raisons pour dépasser les simples points de vue, aider les enfants à proposer différents points de vue et à les explorer, aider les enfants à se comprendre les uns les autres… Il est également important de connaître les différentes habiletés et de les utiliser, les nommer, afin de permettre aux enfants de se former une pensée critique et autonome et de les aider à avoir une sorte de « cadre » ( je vois les habiletés comme des balises auxquelles se raccrocher parfois ou qui nous permettent de rester dans le chemin…) pour développer et faire grandir cette pensée. Connaître ces outils, ces habiletés, c’est donner une fondation solide à la discussion. C’est savoir comment relancer la discussion quand celle-ci patine, c’est savoir réagir à différentes situations de discussion, c’est savoir comment aider les enfants à pousser leur réflexion. C’est développer un esprit qui a une vision globale des sujets traités et de la façon de les traiter.

Cette présence, cette importance de l’animateur m’a préoccupée durant toute la formation. Au module 2, j’ai répondu à une question d’une camarade qui se demandait s’il fallait donner son opinion en tant qu’animateur-trice: j’y réfléchis encore. Au module 7, j’ai été réellement perturbée par la vidéo autour de l’élément « trop parler ». Je me suis rendue compte qu’il était facile, de par notre position d’adulte, de manipuler ou d’aiguiller la discussion. Cela aussi me fait encore beaucoup réfléchir…

Je crois que, découlant de cette préoccupation autour de l’animateur-trice, je retiens également beaucoup ce qui concerne l’auto-correction (Module 3 notamment). J’aime beaucoup la pensée de A-M Sharp: « L’auto-correction, c’est le signe de notre croissance. Si on ne s’auto-corrige pas, on ne grandit pas vraiment. » (série documentaire, épisode 3). J’aime aussi l’idée avancée par Sasseville, que rien n’est jamais acquis ou fini et qu’il faut continuer de chercher et d’apprendre. Accepter la richesse de sa pensée faillible (Module 3). Je pense – après avoir observé des enfants accepter des critiques raisonnables et s’auto-corriger et permettre ainsi à la recherche communautaire d’avancer – qu’oser remettre en question ses croyances et écouter celles des autres est un acte à la fois courageux et citoyen. Si plus d’adultes, de politiciens, d’hommes et de femmes de pouvoir, d’extrêmistes remettaient leurs affirmations en questions, le monde n’en irait que mieux…Me revient cette phrase lue dans le Recueil de textes:  » L’autre est autant capable de vérité que moi » (M. Conche)

Je retiens également l’importance de la philosophie avec les enfants d’un point de vue plus global. J’ai été passionnée par les justifications de mes camarades et par les différents textes et vidéos qui mettaient en jeu l’importance de cette pratique en dehors des heures de cours: que ce soit du point de vue de la formation éthique, que ca soit comme outil pour la Paix ou comme « simple » enrichissement personnel (Modules 10,11,12 et 13)… En tant qu’artiste, il est fondamental pour moi d’oeuvrer pour un monde meilleur. Me plonger dans la philosophie avec les enfants au travers de ce cours m’a permis d’observer qu’il existait un outil plus que précieux, nous permettant de travailler dans ce sens, à plusieurs et pas à pas. Il serait nécessaire à mon avis que tous les enfants aient la possibilité d’apprendre à se mettre à la place de l’autre, de pratiquer la démocratie concrètement au travers du dialogue, avec respect, d’apprendre à écouter les opinions des autres, d’accepter de remettre en questions ses croyances, les valeurs transmises par ses parents, sa culture, son école, en bref de développer une pensée critique, autonome, créatrice et de se forger ainsi une identité propre consciente de sa place dans le monde et de sa possibilité à agir.

2.

Du point de vue du contenu, j’ai trouvé ce cours très complet. J’ai apprécié la construction pas à pas et la découverte progressive des éléments, mis en relation avec une vision plus globale (et plus quotidienne) de l’importance de la philo avec les enfants. Je trouve très intéressant aussi d’avoir à faire avec plusieurs formats: de la vidéo, des textes écrits plus conséquents, des commentaires courts…

J’ai trouvé passionnant de pouvoir avoir accès aux justifications de mes camarades. Leurs pensées ont très souvent influencé les miennes, ou au contraire, m’ont permis de trouver les raisons pour justifier mes positions.

En ce qui concerne la « forme » du cours, je me permets d’émettre un regret. Je ne trouve  pas facile de retrouver les commentaires de collègues s’adressant à nos propres commentaires. Il m’a été impossible aussi de retrouver du premier coup telle ou telle justification à laquelle je voulais faire référence pour un rapport révisé; il me fallait toujours faire redéfiler toutes les autres justifications. Idem lors de la consultations des vidéos dans la Vidéothèque, je n’ai pas trouvé comment retrouver un commentaire précis, ceux-ci ne sont classés que par dates, et non par sujet. Peut-être qu’un moteur de recherche interne plus précis permettrait de naviguer plus aisément dans ce réseau de pensées écrites? J’aurais en tous cas eu du plaisir à pouvoir remettre la main plus facilement sur certaines justifications ou commentaires, voire parfois de pouvoir consulter la justification de précisément tel ou telle camarade…

Olivier Dussault, dans son Document synthèse 2 soumis le Vendredi 09 Décembre 2016 à 09:12, a écrit:

1. Ce que je retiens du cours.

Ce cours m’a appris énormément de choses et je suis content de l’avoir suivi, car je considère qu’il a amélioré ma pratique enseignante. En effet, je retiens plusieurs éléments essentiels. Premièrement, pour amener les élèves dans un contexte de dialogue efficace, il faut être en mesure de lâcher prise. Il faut laisser plus de place aux points de vue des élèves et les écouter activement afin de les questionner et de les mener vers un processus efficace de réflexion.

Deuxièmement, j’ai réalisé à quel point la pratique du dialogue améliore le jugement des élèves. J’ai découvert que la pratique de la philosophie, même si elle n’est pas directement prescrite dans le programme, est essentielle dans la formation du citoyen qui pense par et pour lui-même. En ce sens, je vais donner une importance réelle à la philosophie dans ma future classe, car je crois qu’elle améliorera les capacités réflexives de mes élèves dans toutes les autres matières.

Troisièmement, j’ai appris qu’il y avait plus de stratégies et d’étapes dans une discussion que je ne le croyais. En effet, je ne m’étais jamais rendu compte qu’il était essentiel de définir les termes au centre de la discussion avant d’en discussion et je n’avais pas réalisé l’existence de toutes les compétences nécessaires pour le dialogue.

En vieillissant, on oublie rapidement quels sont les critères qui font de nous des personnes plus articulées et intéressantes à discuter. Je trouve que ce cours m’a remis les deux pieds sur terre et m’a amené à vivre toutes sortes de remises en question par rapport à mes propres aptitudes. En ce sens, je suis persuadé que j’ai amélioré la qualité de mes interventions en stage, car je suis plus alerte face aux points de vue de mes élèves et je vois plus rapidement les opportunités de discussion avec eux. Je suis très content d’avoir suivi ce cours et j’en ressors grandi.

2. Mon appréciation du cours.

Sous l’angle du contenu, j’ai trouvé que ce cours m’a permis de faire évoluer ma compréhension du dialogue. C’est fou de penser qu’en réalité, cela prend une session pour décortiquer les divers éléments qui forment une discussion de qualité qui prône le respect et la réflexion. En effet, chaque cours m’a amené à découvrir de nouvelles stratégies et je me disais souvent : « Tiens ! Je n’avais pas pensé à cet élément, c’est vrai que c’est important lorsqu’on parle avec quelqu’un ! ». De plus, le cours m’a amené à revoir ma posture d’enseignant. Les notions de ce cours m’ont amené à réaliser que nous devons être dans le groupe, pas devant eux. Nous devons laisser la place qui reviens aux élèves, car il s’agit de leur apprentissage, pas du mien. Ils ont des choses très intéressantes à dire et ils en savent plus que l’on peut croire. De plus, j’ai trouvé que ce cours m’a vraiment amené à développer mes compétences d’observateur. J’ai appris à évaluer un critère d’observation et à me concentrer sur cet élément en regardant des élèves en action. Au fur et à mesure, je trouvais que la qualité et la justesse de mes observations s’amélioraient de manière exponentielle et ce, au-delà du travail que j’avais à faire dans le cadre de ce cours. C’est un très bon cours !

Sous l’angle de la forme, je trouve que l’OVC offre une structure de cours à distance très intéressante. En effet, elle nous fait en quelque sorte vivre ce que les élèves vivent dans une CRP. Pour arriver à des résultats concluants, l’OVC nous permet de prendre en compte le point de vue des autres étudiants. De plus, les journaux de bord nous permettaient de s’intéresser et de répondre à des questions d’autres étudiants, ce qui nous permettait de partager nos connaissances et nos compétences. J’ai adoré cet aspect. Par contre, j’ai un ou deux commentaires constructifs à faire par rapport à la plateforme. En effet, j’ai trouvé dommage qu’il soit difficile de trouver les commentaires des autres élèves sur nos questions. Parfois, j’avais envie de savoir ce que les autres avaient pu dire à propos de mes journaux de bord et je pouvais chercher longtemps. Je crois que ce serait intéressant d’ajouter un système de notifications qui nous permettrait de savoir automatiquement quand un autre élève commente nos contributions. De plus, je trouvais la structure un peu répétitive, mais je comprends tout à fait sa nécessité. Le fait de refaire souvent le même exercice permettait aux enseignants d’offrir de belles rétroactions nous permettant nettement de nous améliorer. Beau travail sur cet aspect, j’ai beaucoup apprécié la qualité des commentaires sur nos travaux.

Katia Boz Balmer, dans son Document synthèse 2 soumis le Vendredi 09 Décembre 2016 à 11:36, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Suite au premier module dispensé en présentiel à Genève au début de l’été, la philosophie avec les enfants m’apparaissait sous l’angle de ses dimensions cognitives et sociales, avec un enjeu essentiel, celui de la formation du citoyen, c’est-à-dire d’une personne raisonnable apte à vivre en communauté avec discernement. Ce que j’ai appris et que je retiens du cours en ligne tient en plusieurs points: il m’a tout d’abord permis d’approfondir ma compréhension de certains outils et habiletés de pensée, du rôle de l’animateur, mais aussi de la praxis qui fonde la CRP, et surtout, de mettre en exergue la diversité de ses enjeux, en tant qu’elle est un instrument d’éducation à la démocratie, à l’éthique et à la paix. Sur ce dernier élément, ce qui m’a le plus marquée, c’est la manière dont l’exercice régulier de chacune des habiletés cognitives et sociales, au travers du dialogue, est intimement lié, in fine, à ces enjeux.

L’exploration méticuleuse à laquelle ce cours soumet les outils et les habiletés de raisonnement a servi à en creuser les différents contours, et à mettre à jour certaines caractéristiques auxquelles je n’avais pas prêté attention auparavant. L’acte de chercher m’est apparu plus clairement, comme processus d’investigation composé de différents moments. La définition de l’élément questionner outils m’a offert la possibilité de mieux cerner la différence entre un « outil » de pensée, en tant qu’instrument, et une « habileté », conçue comme la manière dont cet outil est utilisé dans l’action. Ainsi, plus les enfants sont habilités à en cerner la qualité et le bon usage, plus la recherche aura de chance d’être efficace. Dans ce contexte, je me suis rendue compte que souvent, une même action croise diverses habiletés, ou alors que ces dernières peuvent revêtir des formes diverses: par exemple, définir peut se faire sur le mode de la comparaison, de la distinction, du critère. J’ai découvert par ailleurs que la parole tient une place prépondérante en CRP, mais qu’au sein de la pratique dialogique, l’examen d’un silence, d’une hésitation ou d’une simple attitude, contribue parfois à entrevoir avec plus de finesse ce que le langage verbal veut exprimer. D’autre part, l’écoute de l’autre, essentielle, m’est apparue avec plus d’acuité, dans ses deux dimensions non exclusives, à savoir l’écoute tendue vers la co-construction ou celle plutôt liée à la considération, au respect des propos d’autrui.

Par ailleurs, dans les séquences, l’observation du rôle de l’animateur, au travers de l’expression des diverses sensibilités à l’oeuvre, a mis en relief sa mission première, celle d’encourager, d’aider, de favoriser la construction d’une communauté de recherche, avec les savoirs qui s’y rapportent: savoir, savoir-faire, savoir-être. Dans ce cadre, c’est à la fois sa fonction de « relieur » des pensées à l’oeuvre (aider dialogue, aider points de vue), et les limites de son champ d’intervention qui m’ont marquée. Sur ce dernier point, en effet, les éléments trop parler et reformuler m’ont démontré combien l’intention qui sous-tend la prise de parole de l’animateur est importante. Laisser aux enfants le temps et l’espace de penser et dire, avec bienveillance et humilité. Les séquences m’ont aussi laissé entrevoir que son rôle n’apparaît plus qu’en filigrane, parfois, lorsque la commuauté semble évoluer presque d’elle-même, grâce à l’expérience acquise au fil du temps ou la qualité de la délibération. Cette constatation renvoie à la phrase d’André Gide, citée par Michel Sasseville dans la série documentaire:  » Un bon maître a ce souci constant: apprendre à se passer de lui ».

Ce cours m’a aussi donné l’occasion de comprendre et d’éprouver combien la praxis qui fonde la CRP, permet à ses participants d’acquérir une manière d’être et de penser, qui les transforme en profondeur. Dans ce cadre, les séquences filmées ont renforcé ma conviction qu’il était précieux de pratiquer avec de jeunes enfants. À cet âge, ils ont une capacité d’émerveillement devant le monde que Christian Bobin, dans une dédicace écrite suite à une conférence donnée en Suisse, a joliment définie comme « un doigt de lumière qui vient frapper à la porte du coeur ». C’est à ce moment de l’existence, où la faculté de s’étonner est souvent encore intacte, que la pratique de la CRP me semble ancrer au mieux le processus social et cognitif qu’il induit. La pratique de la philosophie avec les enfants amène ainsi à expérimenter, en actes, la collaboration, l’entraide, la recherche guidée par des outils cognitifs sur des questions liées à l’existence humaine. Dans ce contexte, elle forme une société miniature où se vit et se construit un processus, qui rejoint l’idée de la démocratie « comme manière de vivre » (John Dewey, La Démocratie créatrice). Ceci m’amène à exposer ce qui m’a le plus marquée dans ce cours, à savoir la diversité des enjeux de la pratique de la CRP. Pourquoi? En raison du lien intime unissant chacune des habiletés cognitives et sociales, à l’éducation à la citoyenneté, à un comportement moral et à la paix, que j’ai pu voir se dessiner.

Dans ce contexte, le dialogue délibératif tel que pratiqué occupe une place fondamentale. Il conduit entre autres à la prévention de la violence, par les attitudes d’écoute, de respect, d’entraide et de collaboration qu’il mobilise. L‘écoute attentive, qui implique le souci de bien comprendre autrui ainsi que de respecter l’authenticité de son propos, amène à comprendre et vivre l’égalité avec l’autre, en le considérant comme un interlocuteur de qualité. L’écoute active, portée vers l’action, la co-construction des idées, est le fruit d’une pensée créative et divergente, qui engage à collaborer et s’entraider, en valorisant l’exploration collective plutôt qu’individualiste. Cela m’a donné espoir en l’avenir, de penser que par la pratique de chacune de ces habiletés sociales fondamentales, les enfants éprouvaient, de l’intérieur, ce qui constitue une alternative à la violence. Comme le souligne Michel Sasseville, la CRP est ainsi « un lieu pour apprendre à penser et vivre la paix » (M. Sassevillet et M. Gagnon, Penser ensemble à l’école).

D’autre part, le dialogue en CRP favorise l’émergence des qualités d’une personne douée de raison. Or, l’exercice de la démocratie implique que chaque individu agisse avec discernement. En CRP, l’acte de chercher incite à répondre au questionnement de départ, en s’engageant avec lucidité dans un processus d’investigation minutieuse, composé de différents espaces de recherche. La pensée critique, en outre, va permettre de produire des jugements de plus en plus « raisonnables », en faisant appel à des critères et en tenant compte du contexte, dans une démarche auto-correctrice. Définir un concept, diviser deux êtres ou deux choses par la négation en les distinguant, ou reconnaître une différence fine par la nuance, mais aussi clarifier un élément afin de le rendre plus limpide et se questionner sur le bon usage de ces habiletés, sont autant de moyens qui, utilisés en communauté, vont servir à outiller les enfants pour une meilleure compréhension du monde et par conséquent, contribuer à ce qu’ils puissent évoluer vers une citoyenneté avertie, lucide, nuancée. D’un point de vue social, la démocratie implique également l’idée d’égalité et de développement commun entre les individus. Ainsi, la considération des points de vue d’autrui, de l’interprétation singulière que chacun aura d’une réalité, l‘acceptation d’une critique raisonnable, l’auto-correction ainsi que l’écoute pratiqués en CRP, invitent chaque enfant à prendre en charge la démarche commune, tout en se réappropriant les manières de penser des autres, en les considérant avec respect. Enfin, du point de vue du développement éthique que la pratique dialogique encourage, ce sont la pensée attentive, l’ouverture aux divers points de vue et surtout la mise en évidence des conséquences d’un acte, ou d’une proposition, qui m’ont le plus interpellée, en raison de leur lien étroit avec la dimension morale.

En conclusion, ce cours m’a offert d’approfondir ma compréhension des outils et des habiletés de raisonnement, du rôle de l’animateur, ainsi que de la praxis qui est au coeur de la CRP, mais également de découvrir la diversité des enjeux de la pratique dialogique en communauté. C’est la portée éthique, démocratique et pacifiste de chacune de ces habiletés, pratiquées en CRP, qui m’aura le plus touchée. J’ai trouvé fascinant et porteur d’un véritable espoir en l’avenir que la philosophie pratiquée avec les enfants permette de passer du microcosme de la communauté au macrocosme de ses enjeux. Dans la société miniature formée en communauté, les échanges convoquent des habiletés, qui se traduisent par des phrases, des attitudes ou des silences, eux-mêmes décomposables en mots, en gestes ou en regards signifiants, et chacun de ces éléments mis bout à bout, va contribuer à façonner, élever l’enfant vers des enjeux éducatifs majeurs. Ainsi, chaque graine cognitive et sociale plantée dans l’enfance peut produire de grands effets, durant le processus déjà et également pour le reste de l’existence. Pour toutes ces raisons, ce cours m’a marqué profondément, dans le menu détail de ses composantes, comme dans l’ouverture plus large qu’elle propose sur l’existence humaine. Plus que jamais, la pratique de la philosophie avec les enfants m’apparaît comme fondamentale, car elle les prépare à répondre aux nombreux défis sociaux, environnementaux ou éducatifs, que ne cesse de poser le monde en pérpetuelle évolution.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

J’ai choisi de répondre aux deux questions, sur le contenu et la forme, en même temps, car je trouve que la pédagogie appliquée à ce cours en ligne est au service de son contenu. Son point fort, à mon sens, est qu’il propose un subtil équilibre entre les aspects théoriques et la pratique, dans un ensemble où tout est en relation. En effet, d’un point de vue théorique, les textes inhérents aux définitions des outils et des habiletés décrits, sont consignés dans un espace virtuel qui s’apparente à une bibliothèque. Sur le plan de la pratique, le cours se décline selon plusieurs axes: tout d’abord celui de la pratique des enfants en communauté de recherche, montrée dans les séquences filmées de la vidéothèque virtuelle, mais aussi, de manière implicite, par l’expérience qu’en tant que participants nous sommes amenés à vivre au sein de la communauté virtuelle en ligne. Il nous est ainsi offert d’appréhender la philosophie avec les enfants au travers du visionnement des communautés de recherche de l’école Tourterelle, en lien avec les éléments théoriques, tout en ayant l’opportunité d’éprouver la CRP avec nos collègues du cours en ligne.

Dans ce cadre, le lien constant entre les vidéos et la théorie m’a permis d’approfondir ma compréhension des habiletés de pensée, de manière plus efficace que si elles avaient été lues dans un livre uniquement. Les enfants et les animateurs à l’oeuvre sur l’écran, filmés il y a quelques années, donnent chair à l’apprentissage théorique. En tant qu’observateur, on en vient peu à peu à reconnaître leurs manières singulières de penser, d’être et de s’exprimer au cours des multiples discussions délibératives. Le tandem vidéos-théorie amène en outre un autre avantage, celui de donner l’opportunité de prendre le temps d’observer et de décortiquer les éléments examinés, à son propre rythme, dans un aller-retour entre les définitions et les habiletés incarnées à l’écran. L’arrêt sur image, au propre et au figuré, permet alors de mieux saisir les contours des différents éléments ainsi que d’ancrer l’apprentissage. En CRP la parole fuse, les interactions sont rapides, et j’ai énormément aimé pouvoir m’arrêter sur tel élément ou tel autre à ma guise, en accord avec mes questionnements du moment. Le tandem donne aussi la possibilité de modifier le spectre d’observation, en le focalisant sur le détail d’un mot prononcé dans un extrait, jusqu’à l’élargir à l’échelle de la séquence dans son entier ou encore de sa mise en perspective avec une autre.

Cette dernière considération sur l’échelle de grandeur me conduit à exposer ce qui m’a le plus interpellée dans le contenu du cours, et qui est aussi lié à sa présentation. Les modules sont au nombre de quatorze, qui correspondent aux semaines d’études, avec des travaux à réaliser de manière hebdomadaire. J’ai trouvé qu’au fil du temps, le cours suit une progression sur plusieurs niveaux: la matière présentée va de notions plus simples vers des concepts plus étoffés; la difficulté des rapports à rendre va aussi crescendo, les questions des enjeux de la CRP étant abordés vers la fin; les premiers travaux ne sont pas notés, ce qui est appréciable pour laisser le temps de se familiariser avec le modus operandi. Seul point stable, immuable et fidèle dans ce paysage en constante évolution, ma tutrice, dont les appréciations des travaux rendus et les réponses rapides aux divers problèmes rencontrés ont marqué d’une réconfortante présence l’entier du parcours. Dans ce contexte, cette organisation a fait sens pour moi car elle m’a permis de comprendre progressivement les liens intimes qui se tissent entre le microcosme de la communauté engagée dans le processus d’investigation et le macrocosme de ses divers enjeux, éthiques, démocratiques et d’éducation à la paix. Comme je l’ai souligné dans la rubrique précédente, c’est l’élément qui m’a le plus touchée dans ce cours parce qu’il m’a laissé entrevoir de quelle manière chacune des graines cognitives et sociales plantées dans l’enfance, au moment où l’étonnement devant le monde est souvent encore intact, produit de grands effets, durant le processus déjà mais aussi pour le reste de l’existence.

Il m’apparaît que la compréhension de ce lien a été favorisée par le contenu du cours, bien entendu, mais aussi par sa forme. D’une part grâce aux éléments énoncés précédemment, et d’autre part, en raison de l’expérience qu’il nous est donné de vivre durant ces semaines, en tant que participants d’une communauté virtuelle. Dans mon cas, elle a fait suite à l’expérience en CRP « non virtuelle » vécue durant le premier cours donné à Genève quelques mois auparavant. Je dirais que les deux expériences, bien que légèrement différentes, sont formatrices et complémentaires. Vivre la CRP en temps réel marque de son empreinte: alternance entre les positions d’observateur, de participant ou d’animateur, rapidité et vivacité des échanges, apports théoriques mais surtout mise en pratique au coeur de l’action et d’un maillage serré où les échanges cognitifs et sociaux avec les autres participants sont nourris, intenses. Penser par et pour soi-même avec les autres prend ainsi toute sa dimension dans chacune des recherches, où chaque tête turbine à cent à l’heure, en interaction constante avec celles d’autrui, par une écoute attentive et une contribution cognitive au processus d’investigation.

Dans le cours en ligne, l’expérience se propose d’approcher la CRP en temps réel, mais avec quelques variations, que pour ma part j’ai appréciées car elles correspondaient à mon rythme intérieur. Le lien avec les autres participants se tisse au travers des rapports rendus chaque semaine, auxquels chacun a accès, mais aussi par le biais des commentaires laissés possiblement à propos des travaux d’autrui. Ici, bien que vécue également au sein du cocon rassurant du groupe, la communication n’a pas la simultanéité des interactions réelles, mais elle présente un autre avantage: celui du temps du partage et de l’apprentissage. En effet, sur chaque recherche menée, chacun prend connaissance de la pensée des autres, grâce à la possibilité de lire les tavaux de chacun. La diversité des points de vue est envisagée et favorise alors de penser en lien avec les autres. Les rapports révisés affinent encore cet aspect parce qu’ils invitent à conserver sa position de départ ou alors à la rejeter en la modifiant, mais à la lumière des textes d’autrui. L’apprentissage global s’en trouve renforcé, à mon sens, car il peut s’ancrer sur la durée et être exploité dans ses diverses ramifications, à son rythme. Il faut souligner toutefois que si le besoin irrépressible de dialoguer en temps réel se fait sentir, la page Facebook du groupe, à laquelle il est possible d’adhérer, remplit bien ce rôle afin de discuter, en groupe ou en privé. Je garderai d’ailleurs le souvenir impérissable d’une ébauche de communauté virutelle facebookienne, vécue avec ma chère collègue Marylène, où l’échange galvanisant, en temps réel, nous a permis de démêler les fils d’une question particulièrment coriace!

En conclusion, je dirais que par sa forme autant que par son contenu, ce cours en ligne, le premier dans mon cas, est entré en résonance avec mes aspirations et mon fonctionnement. Ainsi, au temps de l’apprentissage a correspondu celui de la transformation intérieure. Par la progression qu’il offre au fil du temps, sur les plans de la pratique et de la théorie, il a nourri un besoin d’approfondissement des notions et de l’expérience de la CRP. Il m’a offert de voir le monde autrement, d’utiliser de nouvelles lunettes dans mes interactions avec autrui (écouter avec attention, s’auto-corriger, nuancer…).Surtout, il m’a permis de saisir les enjeux fondamentaux visés par la philosophie avec les enfants: éducation à la paix, à l’éthique et la démocratie. Pour toutes ces raisons, dans ma pratique professionnelle, je tenterai tout bientôt de contribuer à faire germer les graines de la CRP au travers d’ateliers de philosophie en lien avec l’art. J’ai hâte!

Joanie Mongeau, dans son Document synthèse 2 soumis le Vendredi 09 Décembre 2016 à 12:31, a écrit:

1. Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués? Pourquoi?

D’abord, je retiens que la philosophie pour enfants a pour but de développer des compétences pour raisonner, pour réfléchir et pour penser. Il s’agit en quelque sorte de compétences qui représentent les aspects fondamentals de la philosophie. Ces dernières peuvent être grandement développées grâce à la discussion philosophique et ainsi ils peuvent enrichir leur expérience tout comme l’animateur ou l’animatrice.

De plus, je retiens que tous les sujets peuvent amener à une discussion avec les élèves, car tous peuvent relever des questionnements de nature philosophique qui amèneront les élèves à discuter et à réfléchir, entre autres. La philosophie permet alors  l’expression libre et d’émettre son opinion, ce qui permet de développer une multitude de compétences et d’habiletés sociales.

En somme, je ne voyais pas, au départ, comment la philosophie pour les enfants pouvait leur être enseignée. J’ai bien vite compris que c’est davantage par le biais de la discussion qu’elle pouvait être pratiquée avec les enfants, car la discussion permet de soulever des questionnements, des réflexions ainsi que sa pensée critique, tous des éléments faisant partie de la philosophie.

2. Quelle est votre appréciation du cours?

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants)

J’ai trouvé le contenu de ce cours pertinent pour les habiletés des élèves et des enseignants ainsi que pour la mise en place d’une communauté de recherche philosophique. J’ai apprécié les vidéos ainsi que les textes mis à notre disposition nous permettant d’enrichir le module. Cela m’a également permis de bien comprendre la matière. J’ai également apprécié d’avoir des rétroactions à chaque semaine selon les différentes choses à réaliser pour ainsi s’ajuster les semaines suivantes.

– sous l’angle de sa forme (OVC: la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)

Au début du cours, j’avais de la difficulté à me repérer dans le site du cours, car on ne nous l’avait pas expliqué, on devait se retrouver par nous-mêmes, mais je me suis rapidement familiarisée. Les différents contenus sont bien classés dans les onglets et les travaux à réaliser à chaque semaine sont également bien classés et bien expliqués, ce qui facilite la tâche. Bref, j’ai beacoup apprécié ce cours.

Alexandra Autin, dans son Document synthèse 2 soumis le Vendredi 09 Décembre 2016 à 14:52, a écrit:

1.

Je remarque à la suite de ce cours la diversité des compétences philosophiques mises en œuvre au sein d’une CRP. Les éléments liés à la conduite des élèves et des animateurs sont très variés ou souvent en relation les uns avec les autres. Il serait intéressant de parvenir à mesurer dans quelle proportion ces attitudes et ces habiletés sont généralisables à la vie de tous les jours, une fois pratiquées et acquises grâce au processus de recherche philosophique en communauté, et ainsi, à quel point l’expérience des membres (enfants et animateurs) s’en retrouvent enrichie.

Je retiens également la grandeur et la valeur des actes mis à profit par la philosophie avec les enfants que sont, entre autres, l’acte de penser, l’acte de raisonner, l’acte de rechercher, l’acte de définir et celui de prendre la parole. Je ne peux passer outre l’importance de la relation entre le développement de ces aptitudes et la prévention de la violence, la formation du citoyen apte à participer à la société démocratique, ou encore, l’élaboration d’une éthique personnelle et collective. À cet égard, les aspects social et politique de la CRP semblent contribuer grandement aux bienfaits personnels et relationnels qu’implique une telle participation.

La noblesse de l’objectif ultime de la pratique de la philosophie avec les enfants qui est d’apprendre à penser par et pour soi-même mérite d’être souligné ici. Grâce au développement de la pensée critique et de la faculté à prononcer des jugements de plus en plus nuancés, les participants ont la chance de devenir des personnes raisonnables, capables de réflexion profonde, de remise en question et de reconnaissance des présupposés qui fondent leurs actions et leurs propos.

Devant la découverte de tous ces avantages, je me réjouis d’avoir eu l’opportunité d’observer ces enfants et ces enseignants prendre part aux premiers balbutiements de la pratique de la philosophie à l’ordre de l’enseignement primaire au Québec. J’ai été charmée et parfois surprise par les propos que plusieurs ont eu l’intelligence et la sensibilité d’exprimer.  C’était l’occasion d’apercevoir la participation de la singularité de chacun à la construction de leurs réalités collectives.

Animé un groupe engagé dans ce processus de recherche m’apparait être une tâche complexe mais stimulante. En tant qu’observatrice lors de l’écoute des séquences audiovisuelles, je reconnais que, quoi qu’il était facile de critiquer les propos tenus et les attitudes exprimées par les animateurs et les animatrices, leur rôle semble exiger beaucoup de présence et d’expérience afin d’être dûment rempli.

J’ai aussi apprécié comprendre le fonctionnement sous-jacent aux périodes de questionnement et de discussion qu’il nous a été donné d’observer. Cela m’a fait remarquer que l’élaboration du déroulement de cette pratique n’est pas laissée au hasard, mais bien réfléchi et créer pour arriver aux fins prétendues. La teneur des livres, la lecture de leurs histoires, le partage des questions associées à celles-ci de même que les discussions qu’elles suscitent créent selon moi une expérience scolaire qui vient combler celle de l’acquisition pure et simple de connaissances et de compétences élémentaires.

2.

Je trouve le contenu de ce cours vaste et enrichissant. Il m’a amené à m’intéresser davantage au sujet de la philosophie avec les enfants alors que je n’avais pratiquement aucune connaissance à propos de cette pratique. Cela m’a permis d’apercevoir à quel point il est faisable mais aussi avantageux de tenir de telles séances à l’âge ou les idées se forment et les personnalités se dessinent. Inclure la participation à une CRP au régime pédagogique devrait être une priorité dans le contexte social et politique actuel.

L’OVC m’a d’abord apparue comme une plate-forme complexe mais il m’a vite été possible d’en repérer l’organisation et la manière d’y parcourir ses différents espaces. J’ai grandement apprécié le soutien personnalisé que m’a offert le tuteur qui m’a été désigné.

J’ai trouvé très enrichissant que la matière soit abordée par le biais du documentaire, des textes, des présentations audiovisuelles de CRP en action, du partage de nos idées et observations entre pairs étudiants et de la réalisation des rapports initial et comparatif. L’apprentissage se trouve d’autant plus stimulée par cette multiplicité d’outils et d’activités pédagogiques disponibles et leur aspect interactif.

Félix Valois, dans son Document synthèse 2 soumis le Vendredi 09 Décembre 2016 à 15:06, a écrit:

1. Ce que je retiens du cours

Le cours L’observation en philosophie pour les enfants est un cours qui comprend en outre les compétence d’identifier plusieurs élément d’une communauté de recherche philosophique (CRP), dont les actes cognitifs et les attitudes qui caractérisent un individu auto-critique, les composantes d’une parole structurée dans un contexte d’apprentissage de la pensée critique, certains rôles de l’enseignant dans une communauté de recherche, les outils de la pensée engagée dans l’acte de raisonner, de rechercher et dans l’acte de définir. Il est important d’être capable d’identifier de tels éléments, puisqu’il s’agit principalement d’un cours d’observation, bien qu’on apprenne également à penser par et pour soi-même et à contribuer à la quête de sens d’une CRP. Or, observer attentivement et activement c’est toujours écouter, de même qu’écouter est toujours nécessaire afin d’avoir un jugement adapté au contexte. Ainsi, observer dans le cadre d’une CRP, qu’elle soit en classe ou virtuelle, est la première étape vers le développement d’un jugement critique nécessaire à la recherche éthique qu’on y mène, jugement développé par l’entremise de l’écoute active et de l’écoute attentive.

Définir la philosophie pour les enfants (P4C), c’est moins la définir par ce qu’elle est que par comment elle se réalise. La P4C se voue effectivement à se manifester comme une pratique pédagogique plutôt qu’à être une théorie philosophique. Elle aspire à opérer un changement dans plusieurs systèmes d’éducation actuels par son apport à la formation critique et éthique des enfants. En fait, une CRP est éminemment une communauté de recherche éthique, puisque la philosophie ne peut passer à côté des enjeux moraux sans les questionner, qui plus est, qui préoccupent particulièrement les enfants puisqu’ils sont dans un univers social dont ils doivent apprendre les règles sans toujours être en mesure de se les expliquer, donc de se les approprier.

Dans le cadre d’une éducation éthique, on ne saurait parler assez en P4C du développement du jugement qu’on souhaite le plus critique possible, notamment grâce à la formation de la pensée critique chez l’enfant. La pensée critique a de cela de particulier qu’elle « est une pensée qui (1) facilite le jugement parce qu’elle (2) est guidée par des critères, (3) est auto-correctrice et (4) tient compte du contexte » (Lipman, Thinking in Education, 2003, p. 116), elle est donc une manifestation à la fois rigoureuse et souple du jugement appliquant des critères crédibles aux particularités des situations ou des enjeux, tout en se montrant capable d’accepter des critiques raisonnables en vue de s’auto-corriger. D’ailleurs, ce critère de la pensée critique qu’est l’auto-correction est si important en P4C que Gagnon et Sasseville (2009) disent dans le recueil de texte que « l’acte de penser par et pour soi-même ne sera jamais complet s’il exclut la possibilité de l’auto-critique », ce qu’appuie Ann Margaret Sharp lorsqu’elle dit dans l’épisode 3 de la série documentaire « en d’autres mots, si je ne corrige jamais, c’est un signe que je ne suis pas en train de grandir. L’un des problèmes de l’éducation traditionnelle est qu’elle a trop mis l’accent sur les réponses et pas assez sur les questions qui pourraient conduire les enfants vers l’autocorrection ». Or, lorsqu’on parle de P4C, certains disent que «de tous les objectifs poursuivis […] l’auto-correction est le plus important », c’est donc dire qu’au moins un des éléments les plus importants en P4C s’oppose à l’éducation telle que conçue traditionnellement.

Une des particularités de la P4C est qu’elle fait du dialogue philosophique le médium par lequel l’enfant apprend à se servir de divers outils cognitifs afin de porter un regard lucide sur le monde qui l’entoure. La P4C se distingue ainsi d’un programme d’éthique et de culture religieuse en ce sens où c’est la rigueur du processus réflexif en lui-même qui est le résultat attendu, non pas l’atteinte d’une position morale préétablie dans les compétences visées. La principale éthique que les enfants doivent endosser est celle du respect dans le dialogue, le souci de faire progresser la communauté et l’éthique de l’écoute de l’autre comme étant un être autant doué de vérité que soi-même.

Cette éthique appliquée de l’écoute active et attentive de l’autre tisse les liens d’une démocratie à la dimension de l’enfant où la parole de chacun de ses membres est entendue et prise en considération. Cette parole du membre de la CRP est d’autant plus considérée solide qu’elle s’articule en utilisant les principaux outils cognitifs de la P4C. C’est là qu’on prend conscience de l’ampleur de l’acte de raisonner, acte qui touche de près ou de loin la plupart des outils cognitifs vus dans le cours. L’acte de raisonner, c’est de fournir des raisons permettant de relier deux éléments qu’on estime vrais entre eux par le biais d’un troisième qui leur est commun (Gagnon et Sasseville, 2009), sans perdre le degré de vérité des deux premiers, permettant ainsi de justifier une position ou un argument qu’on voudrait partager avec la communauté. Raisonner comprendra ainsi la forme d’examiner les rapports tout-partie, d’exemplifier, de classifier, d’employer des critères, de distinguer, etc.

Il va donc de soi que l’acte de raisonner soit un peu préalable à l’acte de rechercher, puisqu’on ne recherche pas sans raisonner. Cet acte est le leitmotiv de la P4C: c’est par cet acte que les enfants co-construisent, en respectant l’éthique de la CRP, jusqu’à reproduire l’ensemble des étapes de la démarche scientifique autour d’une question philosophique: le doute, la formulation d’une problématique, la formulation d’une hypothèse, la vérification de l’hypothèse, la découverte de d’autres cas qui remettent en question l’hypothèse, la formulation d’une nouvelle hypothèse qui tient compte de ces autres cas, l’application de la nouvelle hypothèse. Or, cette recherche est éminemment sociale puisqu’elle se déroule en communauté de recherche où la valeur d’une raison est constamment débattue par l’ensemble de la CRP. La phrase permettant le mieux de résumer cet acte particulier de la recherche philosophique avec les enfants est tirée de Gagnon et Sasseville (2009): « La recherche se fait avec les autres et l’objectivité se présente comme le résultat de l’intersubjectivité ».

On se rendra bien compte en communauté de recherche de l’importance de définir les termes qui font partie du questionnement. Tout comme les actes de raisonner et de rechercher, l’acte de définir comprend cette dimension éminemment sociale de la CRP. De fait, définir les termes qu’on emploi, c’est définir l’enjeu d’une question et au moins un peu contribuer à définir collectivement la direction que prendra la discussion. Définir est un acte fondamental en philosophie et c’est un acte fondamental de la CRP puisqu’il s’agit d’un important outil de communication qu’on ne peut plus négliger dès lors que l’objectif des membre de la communauté de recherche est de rendre disponible et praticable le plus possible d’information pertinente sur la question en cours.

Au vu de cette myriade de concepts visant l’articulation d’une pensée critique autour d’un dialogue où le souci et la compréhension de l’autre fait partie des compétences à développer, il va de soi que la pratique de la P4C favorise la culture de la paix dont fait mention mention l’UNESCO dans le recueil de texte. La formation à la tempérance du jugement permet alors à l’enfant de s’élever au-delà de la rationalité: il devient raisonnable. Or, d’être gouverné par des individus raisonnables, là est l’idéal d’une démocratie digne de ce nom.

Évidemment, on ne saurait insister sur le rôle complexe et complet de l’animateur d’une CRP. C’est en effet grâce au fait qu’il estime qu’il sait ce qu’il fait qu’il fait effectivement ce qu’il croit savoir, c’est-à-dire d’amener les enfants à prendre la parole avec courage et à s’exprimer sur un sujet qu’ils pourraient sinon croire trop «grand» pour eux. Cette prise de parole n’est pas aisée à faire au début, ce que confirme l’enseignante Sara Lefrançois dans le treizième épisode de la série documentaire où elle dit que la philosophie pour les enfants « ça défait aussi des réactions chez les enfants. Comme dans les premières philosophies qu’on faisait, les première communautés de recherche, il y en a beaucoup qui me disait: «Ben là, Sara, c’est quoi la réponse? Parce que là ça fait 1h qu’on en parle puis là je suis tanné, je suis pus capable. Peux-tu la donner la réponse qu’on arrête de tourner en rond?» Puis moi, je leur disais: « Je la connais pas plus que vous la réponse, s’il y en a une ! » Puis au début, il y en a que ça dérangeait, il y en a qui se sentait insécures ». C’est donc dire que le changement de pédagogie doit d’abord être initié chez les enseignants qui se forment à la P4C. Son rôle ne peut être réduit à celui de soutien en intervenant au besoin, il est une autorité aux premières CRP d’une classe et il doit consentir à léguer progressivement son pouvoir au enfants afin qu’ils dialoguent entre eux.  Tout en restant le plus transparent possible, il ne doit pas prendre plus de temps de parole qu’un enfant de sa classe. Par la suite, il devient un soutien en aidant les enfants à clarifier leur pensée, à apprécier d’autres points de vue, à donner des raisons, à définir les termes qu’ils utilisent, et surtout, à dialoguer entre eux. Ce n’est qu’ainsi qu’une CRP gérée par les enfants eux-même se met en place et que la recherche commence véritablement.

Ce qui m’a particulièrement marqué

Les témoignages d’expert sur l’éducation m’ont particulièrement marqué, de même que les réflexions sur la nécessité de cette approche pour peut-être permettre à la démocratie d’accéder à un autre niveau. Ceux qui s’intéresse à la politique d’aujourd’hui et de demain ne peuvent passer à côté de la question des enfants qui hériteront demain de notre progrès ou de notre chaos. Nous avons une énorme responsabilité envers ces enfants-là, dont celle de les sensibiliser du mieux qu’on peut aux enjeux de notre époque qui deviendra rapidement la leur. La philosophie pour les enfants s’attaque précisément à ces enjeux en imposant la question: « Dans quel monde veut-on vivre ? » alors que je suppose que beaucoup d’adultes ne se posent pas cette question. À mon avis, c’est l’ignorance et l’indifférence qui sont les plus gros problèmes de notre époque, et si la philosophie pour les enfants a la prétention d’éduquer la génération de demain afin qu’elle devienne plus sensible aux enjeux sociaux et aux autres, j’ai la prétention de croire en la philosophie pour les enfants.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants):

Je trouve que le contenu a été particulièrement adapté aux apprentissage à faire. Aucune lecture n’était sans démontrer sa pertinence à l’égard des objectif du cours, aucun épisode de la série documentaire ne venait paraître superflu à l’égard des lectures et des objectifs de chaque module, ces épisode les résumait bien et les exemplifiait grâce aux séquences qui y sont intégrés.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

Au départ, les fonctionnalités de l’OVC sont plutôt impressionnantes et cela prend un certain temps d’adaptation. Par la suite, le caractère complet du site fait place à son caractère complet. Seul reproche: les vidéos doivent devenir compatibles avec les tablettes et les téléphones intelligents.

Un plaisir d’avoir suivi ce cours !

Nicolas-Claude Larouche, dans son Document synthèse 2 soumis le Vendredi 09 Décembre 2016 à 15:26, a écrit:

Que retenez-vous de ce cours ? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués? Pourquoi ? 

Je retiens beaucoup de chose de ce cours. Notamment que la pratique philosophique avec les élèves contribuent à faire évoluer leur esprit écritique, leur prise de décision, leur manière de s’exprimer, et ce, à travers plusieurs aspects de leur vie scolaire. Pour tout dire, ce cours m’a permis de connaître quelque chose de nouveau, la pratique philosophique chez les enfants avec la CRP.  Ce cours m’a permis de voir les bénéfices que peut apporter la CRP. Ce cours m’a permis de voir que les élèves appréciaient discuter de plusieurs sujets puisque cela les aidait à penser d’une autre manière lorsqu’il était temps de faire d’autres matières. Les habiletés acquises par les élèves dans les discussions philosophiques comme par exemple les habiletés orales ,relations avec les autres, ne peuvent être que bénéfiques pour leur progression de leurs apprentissages ainsi que pour le réinvestissement de ses aspects dans un contexte scolaire mais également dans la vie de tous les jours.

Je retiens beaucoup les témoignages des élèves qui ont fait ressortir les bénéfices de la CRP.  En tant que futur enseignant, c’est important de savoir ce que plusieurs enseignants qui pratique la philosophie avec les enfants pensent. Par contre, c’est d’autant plus intéressant de connaître les impressions des élèves, des enfants par rapport à la pratique de la philosophie.

De plus, je retiens que la discussion philosophique peut se faire et se fait dans un climat respectueux où les élèves sont amenés à s’exprimer sur divers sujets pour faire évoluer leur discours, pour faire évoluer leur pensée sur divers sujets,etc.

Le  cours L’observation en philosophie chez les enfants m’a permis de comprendre que même si la pensée des élèves n’est pas toujours à point, la CRP a pour but de développer la pensée, l’esprit critique de l’enfant. Pour tout dire, le but de la CRP est de mettre l’enfant, l’élève à l’avant-plan et non l’animateur,l’enseignant.  C’est ce que ce cours m’a appris. Que lors d’une CRP mais également dans le cadre de toute autre activité avec les élèves, il est important de mettre les élèves à l’avant-plan , car nous voulons que ce soit eux qui progressent dans leurs apprentissages,etc.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours ?

J’ai énormément apprécié ce cours. Étant en troisième année en Éducation Préscolaire et en Enseignement Primaire, ce cours a été bénéfique pour le futur enseignant que je suis.  J’ai apprécié comment le cours en ligne était conçu. C’était très clair et en tant qu’étudiant, je pouvais sentir le soutien des enseignants tout au long de ces 15 semaines d’un cours, qui, je le rappelle se déroule en ligne.

Gabrielle Sirois-Paradis, dans son Document synthèse 2 soumis le Vendredi 09 Décembre 2016 à 16:04, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

De façon générale, ce que je retiens de ce cours, c’est que la pratique de la philosophie avec les enfants à sa place à l’école primaire. Avant ce cours, j’ignorais qu’il pouvait être pertinent de travailler la philosophie avec des enfants dès le primaire. Pour ma part, j’ai eu un premier contact officiel avec la philosophie au Cégep, et mes souvenirs ne sont pas très positifs. Un premier aspect que je retiens de ce cours est qu’il est possible d’amener la philosophie dès l’école primaire. D’ailleurs, cette pratique de la philosophie semble être très appréciée des enfants et, aussi, des enseignants  qui animent les communautés de recherche philosophique (CRP).

De plus, je retiens de ce cours que la philosophie à sa place à l’école primaire puisqu’elle permet aux enfants de faire de nombreux apprentissages qui leur seront utiles dans d’autres contextes de leur vie. La philosophie a pour but ultime d’apprendre à l’enfant à penser par et pour soi-même. Par cet apprentissage, j’ai appris que l’enfant en vient à faire plusieurs autres apprentissages notamment développer une attitude de citoyen responsable, capable de délibérer avec les autres sur ce qui est important pour l’ensemble des personnes. De plus, la pratique de la philosophie permet aux enfants de développer le dialogue, puissant instrument qui permet de prévenir la violence. Dans la CRP, les enfants apprennent à dialoguer et à prendre en compte le point de vue des autres ce qui permet de prévenir la violence puisque ce concept est défini comme étant un manque de vocabulaire. Par ailleurs, la pratique de la philosophie permet aux enfants de développer la recherche éthique. En effet, les enfants apprennent des  attitudes éthiques telles que de s’écouter, s’entraider, se respecter, agir en toute justice dans la CRP. De plus, ils apprennent à délibérer sur des questions éthiques, philosophiques qui hantent l’esprit des enfants. Enfin, par la pratique de la philosophie à l’école, les enfants apprennent à développer des comportements et des attitudes. Parmi les nombreux comportements et attitudes, il y a celle d’écouter les autres, d’attendre son tour de parole, d’être ouvert aux autres idées, de respecter les différentes idées, etc. Pour ce qui est des habiletés de pensée, les enfants apprennent à être capables de jugement nuancé, à définir, à interpréter, à être auto-correctif, à clarifier leurs propos, à douter, à écouter, etc. Ce cours m’a donc permis de prendre conscience de  plusieurs effets positifs à la pratique de la philosophie avec les enfants et m’a convaincu qu’il serait pertinent que je l’intègre à ma planification puisqu’elle a des répercussions positives sur plusieurs aspects de leur vie.  (Sasseville & Gagnon, 2012)

Dans un autre ordre d’idée, ce cours m’a permis de prendre conscience que le rôle de l’animateur dans une CRP est très important puisqu’il contribue directement à l’apprentissage des élèves dans la pratique de la philosophie. En effet, l’animateur doit prendre le temps de montrer aux enfants les différentes habiletés de pensée, de mettre les mots sur ces habiletés lorsqu’elles sont utilisées. De plus, l’animateur doit favoriser la discussion dans la communauté afin que les enfants puissent apprendre à penser par et pour soi-même, et ce, en questionnant les enfants, en reformulant leur propos, en aidant au dialogue tout en laissant le principal temps de parole aux enfants, car plus ils pourront s’exprimer, plus ils feront des apprentissages significatifs. J’ai donc appris que mon rôle d’animateur est un rôle complexe et qu’il nécessite de toujours tenir compte que ce sont les enfants qui doivent s’exprimer, car c’est en s’exprimant qu’ils en viendront à apprendre à penser par et pour soi-même. D’ailleurs, j’en retiens de ce cours que l’expérience des enfants est nourrie dans la CRP, mais aussi celle de l’animateur qui peut lui aussi entrer dans le processus de délibération.

Un dernier aspect que je retiens de ce cours est qu’il est possible de discuter d’une variété de sujets avec les enfants et que ces derniers seront toujours impliqués dans le processus de recherche en collaboration avec les autres membres. En effet, à travers les différentes vidéos que j’ai pu visionner, j’ai remarqué que les enfants faisaient beaucoup preuve de maturité et participaient activement et sérieusement à la discussion dans la CRP, et ce, peu importe l’âge des enfants. Il suffit, en tant qu’enseignant, de leur donner la chance de pouvoir pratiquer la philosophie à l’école, de leur apprendre à «apprendre ensemble» à travers la communauté et leur donner la chance de s’exprimer et de développer les différentes habiletés et attitudes favorables à l’apprentissage et à la discussion dans la communauté de recherche philosophique.

2-Quelle est votre appréciation de ce cours:

-Sous l’angle du contenu

Je n’avais aucune attente par rapport à ce cours puisqu’il est optionnel à mon programme d’étude. Par contre, je considère y avoir fait des apprentissages significatifs qui me serviront durant ma carrière d’enseignante. D’ailleurs, la formule de visionnement de vidéo et la lecture de courts textes m’a énormément plu et je crois que la façon dont les notions sont abordées dans ce cours est très pertinente. De plus, les différentes notions me permettaient de réellement comprendre ce qu’est la communauté de recherche et ce qu’elle implique autant du point de vue de l’enseignant que de celui des élèves.

-Sous l’angle de sa forme

Très sincèrement, le contenu du site est très compliqué à comprendre et à s’approprier durant les premières semaines. En effet, malgré le fait que j’ai lu et visionné les différentes sources qui nous permettaient de nous informer davantage du fonctionnement du site, je ne me sentais réellement pas à l’aise avec l’OVC et cela m’a fait «peur». J’avais l’impression de ne pas comprendre le fonctionnement du site et de passer à côté d’éléments importants. Il serait donc pertinent qu’une petite formation soit proposée en début de session afin de rassurer certains étudiants comme moi qui n’étaient réellement pas à l’aise avec cette formule.  Toutefois, au fil des modules, on apprend à comprendre le fonctionnement de l’OVC et les tuteurs nous guident bien dans les différents travaux que nous avons à remettre chaque semaine.

Marie-France Boulay, dans son Document synthèse 2 soumis le Vendredi 09 Décembre 2016 à 17:24, a écrit:

1. Que retenez-vous de ce cours?

Dans un premier temps, je réalise à l’issue de ce cours que, à l’ère de l’information en continue et des médias sociaux, où chacun peut prendre la parole et intervenir sur n’importe quel sujet – qu’il s’y connaisse ou non –, époque où en plus, toutes les opinions semblent s’équivaloir, la philosophie pour enfants devrait faire partie du Programme de formation de l’école québécoise, à moins que les enseignants choisissent tout simplement de l’intégrer par eux-mêmes dans leur classe! En effet, il m’apparait être de notre devoir collectif d’outiller nos enfants à développer leur pensée critique et leur raisonnement afin d’en faire des citoyens engagés et humanistes. Et à mes yeux, la philosophie pour enfant est l’outil idéal pour atteindre cet objectif.

Sur un autre plan, ce cours m’a aussi ouvert les yeux sur l’intérêt que les enfants pouvaient avoir à réagir et à s’entretenir sur des questions philosophiques. J’ai d’ailleurs été fort impressionnée de voir à quel point ils arrivent à faire bon usage des outils de logique par rapport à certains adultes!

Tout au long de la session, je dois également avouer avoir changé ma façon de concevoir le rôle de l’animateur d’une CRP, mais aussi, mon rôle de future enseignante et mon rôle de parent du même coup! En effet, j’aime l’idée de concevoir le rôle de l’animateur comme celui d’un individu qui participe à part entière à une discussion philosophique et surtout, d’avoir à « suivre l’argument là où il nous conduit ». À mes yeux, cette posture de participant nous permet de s’ouvrir davantage aux arguments des autres, à l’écoute, au questionnement, à l’autocorrection, tout cela, dans le but de construire ensemble des savoirs au regard ce qui est juste, au nom du bien commun.

Enfin, je dois avouer être restée profondément marquée par l’idée que la pratique de la philosophie avec les enfants vise à permettre aux élèves d’apprendre à délibérer, donc faire valoir leur point de vue dans l’idée de nourrir la pensée éthique, plutôt qu’à débattre. Cela est extrêmement significatif à me yeux puisqu’on en vient à dès lors exclure tout ce qui entoure l’idée de vouloir gagner, vaincre, sinon d’avoir le dessus sur l’autre – des éléments que l’on retrouve trop souvent lorsque des conflits et des tensions émergent, lorsque la violence éclate.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

Sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants) :

En plus de tout ce que je viens d’écrire… (!), j’ajoute à cela la richesse que ce cours a pu m’apporter au regard de mon propre développement personnel et professionnel. En effet, tant les échanges que j’ai pu observer entre les enfants que les lectures, sinon le visionnement de la série documentaire m’ont amenée à réfléchir à ma pratique, à la manière dont j’interagissais avec autrui, aux valeurs que je prônais, etc. Ce cours fera de moi une meilleure personne, j’en suis déjà convaincue!

Sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

Ce cours fait partie des rares formations que nous pouvons suivre en ligne sans constamment ressentir l’idée qu’il aurait été préférable pour nous tous d’être assis en classe. Au contraire, la formule est souple, bien adaptée, le contenu des modules est clair et les consignes également. Le fait d’exiger que les modules soient faits et complétés à chaque mercredi oblige aussi à travailler de manière plus systématique, ce qui n’est pas anodin quand on sait à quel point il est plus difficile d’être assidu lorsque l’on suit un cours en ligne…

Yoann Folquet, dans son Document synthèse 2 soumis le Vendredi 09 Décembre 2016 à 17:43, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Ce cours m’a permis d’apprendre plusieurs choses, car il y a plusieurs éléments qui sont mis en évidence tout au long des différents modules. D’abord, je ne pensais pas nécessairement que faire de la philosophie avec des jeunes de cet âge serait pertinent. Je me rappelais de mes premiers cours de philosophie au cégep et à quel point j’avais trouvé ces cours abstraits…et je me demandais comment des jeunes d’âge primaire pourraient faire des réflexions philosophiques. Par contre, en observant les différentes séquences et les animations faites par les intervenants, j’ai vu les enfants réfléchir sur plusieurs questions importantes et j’ai réalisé que l’image que j’avais de la philosophie n’était pas nécessairement bonne. Les habilités intellectuelles que les jeunes développent dans ces échanges sont des outils excessivement importants qui vont leur être très utiles pour le reste de leur vie. Donc, une première chose que je retiens est l’importance d’introduire la philosophie dans une démarche pédagogique auprès des enfants.

Un autre aspect important qui m’a marqué dans ce cours, c’est lorsqu’il était indiqué dans l’observatoire virtuel que les jeunes doivent apprendre pour et par eux-mêmes. On a encore trop souvent l’image du jeune qui va à l’école pour apprendre ce que l’enseignant va lui présenter. Comme si les enfants étaient des vases qu’on pouvait remplir sans qu’ils aient leur mot à dire. Par contre, comme nous l’avons vu tous le long de ce cours ce n’est pas le cas. Voilà pourquoi les enseignants ne doivent pas trop donner d’informations dans une animation philosophique afin que les enfants puissent développer leur esprit critique à travers ce genre d’activité.  Cela me marque, parce qu’avant de faire ce cours, en ne voyant que le titre du cours, je ne pensais pas que ce serait de cette manière que les enfants seraient mis en situation d’apprentissage. J’ai donc pu apprendre et observer comment les enseignants n’étaient que là pour soutenir les élèves pour que la conversation soit constante et non pour les orienter et surtout pas les diriger. Les vrais maîtres de la discussion étaient les enfants. J’ai autant plus été impressionné par les réflexions de certains jeunes à leur âge. On pouvait voir que ce ne sont pas tous les enfants qui étaient au même niveau. Cependant, on pouvait observer que tous progressaient d’une manière ou d’une autre et c’est une approche pédagogique que j’ai trouvé très intéressante et qui démontre toute l’importance de laisser apprendre les jeunes par eux-mêmes et pour lui-même.

Enfin, je retiens que les animateurs ont un grand rôle à jouer pour supporter l’apprentissage des enfants dans la philosophie. Je me rappelle entre autres d’une observation où j’avais trouvé que l’animatrice prenait trop de place et ne laissait pas la place nécessaire aux enfants. J’avais par contre réalisé, en regardant quelques fois la séquence, l’ampleur du défi de trouver l’équilibre dans le rôle d’animateur de ces jeunes.

En effet, de guider, sans donner son point de vue sur le sujet, juste pour que l’élève continue à réfléchir plus en profondeur sur le sujet n’est pas toujours évident. Surtout que l’animateur ne peut simplement se retirer de la discussion. Il doit intervenir pour aider sur les points de vue des enfants et  les amener parfois même à les reformuler. C’était impressionnant de voir comment ils ont toujours réussi, lors des séquences vidéo, à ne jamais donner leur opinion sur le sujet que les enfants discutaient. C’est ainsi comme cela que l’on a pu observer les enfants lors de leurs discussions, interpréter, définir, émettre des doutes et en encore plusieurs autres aspects qui leur ont permis de développer leurs habilités philosophiques, des habilités qui leurs seront, je me répète, utiles à toutes les étapes de leur vie.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

J’ai beaucoup apprécié ce cours, car j’en ai appris beaucoup sur la façon dont les jeunes apprennent grâce à la philosophie.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

Cette formule, avec OVC est vraiment bien une fois que nous avons saisi le fonctionnement du site du cours. Au départ, je devais beaucoup chercher et poser des questions à mon auxiliaire, mais finalement, j’ai pu mieux comprendre l’ensemble du site et je trouve qu’il est bien. Surtout avec les séquences vidéo, nous avons des exemples via la vidéothèque et nous apprenons de la sorte.

Mitchell Bennett, dans son Document synthèse 2 soumis le Vendredi 09 Décembre 2016 à 23:55, a écrit:

1 –Le cours L’observation en philosophie pour les enfants m’a permis d’entrevoir un univers nouveau pour moi qu’est celui des enfants. Bien que j’en côtoie plusieurs dans la vie de tous les jours, il est rare que l’on s’arrête un instant afin de s’ouvrir à leur perception du monde ainsi qu’à leur vaste pensée autonome. En ce sens, j’ai été impressionné de voir jusqu’où un enfin pouvait amener son raisonnement et quelles stratégies celui-ci utilisait afin d’arriver à ses fins. Dans ces communautés de recherches auxquelles ils participent, se crée un réseau de connaissances, de présupposés, de jugements, d’hypothèses, de questionnement, qui forment un tout permettant aux participants d’accroître leurs habiletés de penser par et pour eux-mêmes. C’est à ce point qu’il paraît tout simplement naturel d’imposer une telle pratique à toutes sociétés démocratiques souhaitant accompagner leur jeunesse sur la voie de la rationalité et du vivre ensemble. Les outils développés dans un tel programme sont essentiels à un bon développement et à une bonne compréhension de l’univers social ; s’ils ne sont pas développés dans ce contexte, ceux-ci risquent d’émerger beaucoup plus tard, moins efficacement, voire pas du tout. D’un point de vue plus immédiat, la pratique de la philosophie avec les enfants permet de réduire la tension sociale, les risques de conflits et crée des liens plus forts entre les élèves d’une même école ou d’une même communauté. C’est une pratique à laquelle les enfants semblent s’identifier et à laquelle ils sont fiers de participer, s’exprimer n’est malheureusement pas l’activité la plus primée dans les écoles malgré sa grande importance. C’est pourquoi je suis très content d’avoir choisi de participer à ce cours, qui fut une expérience enrichissante et motivante. Je crois que maintenant je serais plus ouvert à cet univers face auquel j’étais aveugle il n’y a de cela que quelques mois.

2-

A- Le contenu de ce cours est tout à fait adapté à sa durée et à son format. Le contenu hebdomadaire permet de visiter à un rythme convenable l’ensemble des facettes entourant la pratique de la philosophie chez les enfants. La série documentaire permet de faire une synthèse des informations plus théoriques et favorise un meilleur apprentissage par l’ajoute d’exemples concrets. En ce qui a trait aux séquences audiovisuelles, celles-ci sont très nombreuses et diversifiées ; en une session complète, il m’a été impossible de toutes les voir et c’est en quelque sorte ce qui rend le cours intéressant.

B- La forme du cours L’observation en philosophie pour les enfants est originale et dynamique. L’apprentissage est favorisé par la coopération des étudiants et les activités hebdomadaires. Tout comme les communautés de recherche que nous observons, nous sommes dans un processus d’échange et d’expression, qui fait appel aux mêmes outils sujets de notre étude. C’est une forme qui est assez rare au niveau universitaire, mais qui n’en ait pas moins profitable. Au contraire, je crois que ce cours permet de développer des habiletés nécessaires à une bonne formation universitaire et qu’il est essentiel à tout étudiant ayant un intérêt petit ou grand pour la philosophie.

Etienne Audet-Rochon, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 02:27, a écrit:

1. Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Il y en a beaucoup à retenir du cours l’observation en philosophie chez les enfants. En tant que futur enseignant au primaire et au préscolaire, certains éléments m’ont plus marqué que d’autres. Parmi ceux-ci, il y en a qui sont liées directement aux concepts vus tout au long des modules. D’autres sont liés à certaines observations et comparaisons que j’ai pu faire entre ce qui est proposé et démontré dans le cours et ce que j’ai pu vivre en classe de stage et dans mes autres cours à l’université.

Premièrement, parmi les concepts vus au travers des modules, un élément qui m’a marqué beaucoup est l’importance de la communauté. Surtout comment celle-ci est primordiale pour retirer le plus des discussions philosophiques. Cela peut être comparé au sentiment d’appartenance d’un élève à sa classe et à son bienêtre à l’école. Si les élèves ne se sentent pas inclus voir importants dans la classe ou dans la communauté philosophie, ils ne seront pas à l’aise d’expliquer leur point de vue, de reformuler, de clarifier, d’aider à développer le point de vue des autres, de justifier, de contredire, bref de remplir les critères d’une discussion philosophies complète ou d’un fonctionnement de classe favorisant les apprentissages significatifs.

Un autre élément qui m’a beaucoup marqué est la pensée critique. Le développement de cette notion m’est non seulement plus clair maintenant, mais elle a pris une valeur important à mes yeux. L’informatisation et la mondialisation donnent accès à de l’information plus, plus souvent, plus rapidement et de différents endroits. La pensée critique vient filtrer ce que l’élève entend, lis, vois… En plus de faire un tri de ce qui est valable et de ce qu’il ne l’est pas, celle-ci vient donner à l’élève la capacité de construire son propre point de vue. Au lieu de simplement, dire que quelque chose est faux, il pourra maintenant se faire une idée de ce qui est vrai dans l’information et se faire sa propre idée du sujet.

Deuxièmement, j’ai fait quelques observations qui n’étaient pas en lien directement avec les notions proposées. D’une part, la multitude de sujets que touche la philosophie m’impressionne. Cela me donne l’impression qu’il n’y a pas de sujet que la philosophie ne peut pas aborder. Bien sûr certains sujets restent inappropriés pour des élèves de douze ans et moins. Par contre, pour ce qui est du domaine de l’approprié, vraiment tous les sujets sont abordables. Que ce soit le vol, la violence, les rêves, les amis, la bagarre, n’importe quel sujet est bon lorsqu’il est bien apporté. De plus, il n’y a pas que la multitude. Il y a aussi la variété. Un sujet même peut être apporté complètement différemment d’une discussion à l’autre. Même d’un domaine de formation à l’autre. Par exemple, il se peut qu’une journée, les élèves travaillent en science et technologie sur les différents types de moteurs et leur carburant. Une autre journée, en philosophie, les élèves pourraient être mis en situation où ils doivent débattre si nous devrions continuer à exploiter les carburants s’ils polluent. Voici cette diversité. La philosophie amène une façon de voir les choses différemment en plus de développer l’enfant à devenir un citoyen fonctionnel dans la société future.

D’autre part, j’ai aussi observé dans mon parcours universitaire que la philosophie est malheureusement laissée de côté. Je ne me souviens pas avoir parlé de philosophie tout au long de ma formation. J’en suis quand même à ma troisième année. Pourtant, maintenant, je suis capable de voir qu’à nombreux moments nous aurions pu bénéficier de ce genre de formation. Je suis déçu de cela, parce que j’ai appris à voir la philosophie pour les enfants comme étant un outil efficace pour faire développer des habiletés importantes d’une différente façon et efficacement. En effet, sans nommer de cours, car cela ne serait pas correct, des cours nous offrent des ateliers sur les différentes pédagogies : par projet, de coopération, par ateliers… Un atelier sur la philosophie au primaire aurait été pertinent lors de ce cours. Aussi, un cours portant sur la littérature n’a pas fait allusion à la littérature philosophique. Bref, ce ne sont que des exemples qui viennent valider mes observations.

2.1 Le contenu du cours est fort intéressant et très formateur.

2.2 La forme est vraiement appréciable (petites tâches à chaques semaine). Par contre, les vidéos et la conception du site de cours commence à être vieux.

Catherine Bargone, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 11:12, a écrit:

1.

Je retiens de ce cours notamment les bienfaits de la pratique de la philosophie pour les enfants. Ils apprennent la pratique du dialogue, en respectant les idées et opinions des autres. Ils aprennent à prendre en considération des opinions différentes des leurs et à mettre en doute leur position. Ils apprennent la pensée critique, à ne pas toujours prendre ce qui leur est dit comme étant la vérité absolue, à questionner et à critiquer les idées reçues. Ils développent de nombreuses habiletés de pensée, notamment d’appuyer leurs opinions sur des raisons, de définir et de clarifier leur idées, etc.

Je retiens aussi des comportements qu’un bon animateur doit adopter pour s’assurer du bon déroulement d’une communauté de recherche philosophique. Au départ, l’animateur peut avoir tendance à occuper une bonne partie du temps de parole, cela lui vient de l’organisation de la classe habituelle, où l’enseignant parle et les enfants écoutent. L’animateur doit par contre apprendre à se retirer, à laisser la majorité du temps de parole aux enfants. Il doit apprendre à intervenir, notamment par le questionnement ou en aidant les élèves à définir, à donner leur point de vue, à donner des raisons. L’enseignant doit donc laisser la majorité du temps aux enfants, ses interventions doivent être pensées et viser un but précis, soit amener l’enfant à aller plus loins dans le dialogue philosophique. Je retiens particulièrement ces comportements que l’animateur doit adopter, puisque c’est ce qui assure le bon déroulement de la communauté. Si on associe ces comportements avec une bonne connaissance des éléments à faire développer chez les enfants, on est sur la bonne voie pour mettre en oeuvre une communauté de recherche efficace qui amène les enfants à apprendre et à échanger.

2.

Le contenu du cours était très pertinent. Les thèmes étaient tous très intéressants et les différents éléments qui étaient ajoutés à chaque semaine ajoutaient chaque fois à notre compréhension de ce que développe la communauté de recherche chez les enfants. La série documentaire était aussi très intéressante, même si, parfois, certaines parties du contenu se répétaient.

J’ai bien aimé la forme du cours, autant la plateforme que comment il était organisé dans le temps. Le site du cours est très bien organisé, il est très facile d’avoir accès à toutes les informations dont nous avons besoin. Il y a beaucoup de vidéos à notre disposition pour nous pratiquer à observer différentes habiltés chez les enfants. Ces vidéos sont bien classés, il est très facile de s’y retrouver, autant par cycle, par sujet ou par les habiletés qui s’y retrouvent. Il était bien aussi qu’il y ai des activités à chaque semaine avec une date limite, puisque cela nous empêchait de prendre du retard et assurait un apprentissage chaque semaine. Ces activités étaient aussi très pertinentes. Ce n’était pas des activités détachées de la réalité, mais bien presque une mise en situation, quelque chose que nous pourrions vivre si nous animions une communauté de recherche. En effet, l’observation d’une communauté avec des éléments à observer chez les enfants nous amenait à nous mettre dans la peau d’un animateur, qui doit noter ces éléments quand ils surviennent.

Allison Fortier, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 11:16, a écrit:

Le cours Observation en philosophie pour les enfants m’a permis de constater que les enfants sont en mesure de développer des opinions sur de grandes questions éthiques quand on leur en donne l’occasion. À chaque épisode de la série documentaire, j’étais toujours surprise de voir à quel point les enfants traitaient avec sérieux, dans leurs mots, des sujets qui leur étaient proposés. C’est sans aucun doute ce qui m’a le plus marqué. Étant éducatrice en garderie, j’ai adoré voir à quel point les enfants étaient en mesure de traiter de sujets divers avec des propos très intelligents. De plus, j’ai retenu qu’avec ce genre de formation proposé aux enfants, on forme des adultes responsables, bons et ayant du jugement. Je crois que c’est important pour les adultes qu’ils vont devenir mais également pour les enfants qu’ils sont. Ils sont plus conscients du monde qui les entoure et sont plus sensibles aux autres. On peut facilement imaginer que la philosophie avec les enfants réduit l’incidence de l’intimidation dans l’école. Finalement, j’ai retenu les impacts que la pratique de la philosophie a non seulement sur les enfants, mais également sur les enseignants. Il est beau de voir à quel point l’opinion d’un enfant ou l’attitude de celui-ci peut nous  amener à réfléchir à propos de notre propre attitude. Dans mon travail, il m’arrive souvent de me remettre en question suite à l’intervention d’un enfant ou à l’observation que je fais de leurs interactions. Je pense que c’est d’autant plus déstabilisant lorsqu’il s’agit de sujets philosophiques. Une chose est sûre c’est que j’essaierai de faire entrer les notions de philosophie avec mon groupe d’enfants de 2 ans. Bien sûr, ce ne sera pas sous forme de communauté structurée comme on l’a vu dans le cours. Mais je vais tenter de faire soulever les différents sujets abordés à travers leur jeu. Après tout, il n’est jamais trop tôt pour commencer la sensibilisation.

J’ai plutôt bien apprécié le contenu du cours. J’ai trouvé que la philosophie avec les enfants est très intéressante et j’ai beaucoup aimer les divers aspects traités dans le cours. Par contre, j’ai trouvé que la matière était assez redondante et j’avais l’impression de souvent répéter les mêmes informations. J’aurais aimer plus de théories en ce qui concerne les modalités, les attitudes à adopter etc. Je suis consciente qu’il s’agissait d’un cours d’observation mais j’aurais préféré un cours pour apprendre à faire de la philosophie avec les enfants.

Pour ce qui est de l’OCV, je trouve que c’est une plate-forme assez compliquée. Il m’a fallu beaucoup de temps pour m’y habituer. Finalement, on y circule bien en général mais je pense que les diverses sections pourraient être bien mieux synthétisées. Je trouve qu’il faut régulièrement revenir sur nos pas lorsqu’il nous manque une information.

Maylis Zanotti, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 12:38, a écrit:

1. Ce que je retiens de ce cours et ce qui  m’a marqué peut se résumer en différents points :

– J’ai tout d’abord remarquer la différence d’enseignement universitaire québécois avec l’enseignement universitaire français. C’est vraiment quelque chose que je vais retenir, car le fait de devoir rendre quelque chose toutes les semaines, de devoir travailler régulièrement, mais avec un résultat, mais aussi avoir des remarques de ma tutrice toutes les semaines, m’a vraiment plu ! J’ai trouvé cette manière d’enseigner très personnel et cela m’a beaucoup plu.

– Ce que je retiens également sera ce format un peu particulier du journal de bord que j’ai aussi beaucoup apprécié pour tout le côté personnel. Il m’a aussi plu de lire de temps en temps les journaux de bord des autres participants, j’ai vraiment senti « l’esprit » de la communauté.

– Je retiens les visionnages des extraits de vidéo de communauté de recherche. Cela m’a permis d’avoir différentes prises de conscience sur ma propre pratique. En effet, j’ai du mal à voir comment se passe la communauté de recherche que j’anime puisque je suis en plein dedans, et parfois j’ai pu avoir l’impression « d’échouer ». Ce cours m’a fait prendre conscience de l’importance de l’observation, et cela a changé ma manière d’animer. Je me laisse le droit de demander à un autre animateur d’animer à ma place de temps en temps pour que je puisse observer les enfants et constater l’évolution de chacun et du groupe en entier.

– Je retiens aussi la multiplicité des habiletés de pensée et comment les repérer. Cela rejoint un peu mon point au dessus, car je suis plus attentive quand un enfant dit quelque chose, à quelle habileté peut jouer dans sa parole. Je me trouve plus concentrée.

– Je retiens aussi les habiletés de pensée qui m’ont aidé à me construire une réflexion philosophique plus précise et plus clair qu’avant. Cela m’a vraiment marqué que cette manière de faire de la philosophie me semble plus juste car plus évidente plus simple.

– Ce qui m’a marqué c’est que j’ai l’impression d’être capable de mieux lire des ouvrages de philosophie à présent, grâce à l’OVC. (Après 5 ans de philo, je redécouvre Platon avec un oeil nouveau… et ça fait du bien !)

– Et enfin je finirais par un point plus particulier : ce qui m’a marqué fut le cours (série documentaire surtout) sur la prévention de la violence. Je n’avais jamais fait le lien (bien que maintenant il me semble évident) de moi même. Je suis heureuse d’avoir compris l’importance de la philosophie pour enfants et l’utilité de la CRP comme prévention de la violence, et cela va me rester.

2.

– Le contenu était très plaisant, très intéressant. J’ai particulièrement apprécié les séries documentaires.

– J’ai bien aimé la forme participative de l’OVC. En revanche je ne sais pas si c’est sur mon ordinateur particulièrement (mais je ne pense pas j’ai utilisé différents ordinateurs pour me connecter sur l’OVC…) mais c’est écrit très petit. Pas facile de se concentrer sur des minuscules caractères après une journée de travail et avec des yeux fatigués ! Certes, c’est un détail, mais parfois cela me décourageait un peu.

J’ai beaucoup aimé lire les remarques de ma tutrice chaque semaine, j’avais l’impression d’être bien suivi, j’ai apprécié cette pédagogie.

Merci pour ce cours, et tout cet enrichissement !

Jennifer Wuelfrath-Roy, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 12:39, a écrit:

1- Tout d’abord, je retiens de ce cours qu’une communauté de recherche philosophique est une forme d’éducation au citoyen pour les enfants. En effet, une CRP permet faire réfléchir les enfants sur différents concepts qui sont aborder au cours de la discussion. Elle permet aussi de forger la pensée critique et le développement de l’éthique. Les enfants peuvent penser pour eux-mêmes et par eux-mêmes, ils doivent écouter et respecter ce que les autres ont à dire afin de se bâtir une opinion sur chaque concepts discuter. De plus, j’ai appris que l’animatrice d’une CRP joue un rôle important mais secondaire. Elle dirige légèrement la discussion, mais elle ne doit pas donner son opinion personnelle ou encore juger les opinions des enfants. Je retiens aussi qu’il est possible de parler de pratiquement tout les sujets avec les enfants et je trouve que ceci est très intéressant. Parfois, les sujets délicats sont abordés et les enfants répondent avec des justifications qui sont réelles et bien formulées.

Enfin, ce qui m’a marquer dans le cours de la philosophie pour les enfants est le fait que les élèves sont en mesure de bien comprendre les concepts abordés en donnant plusieurs exemples de leur quotidiens. Ils sont capable d’échanger sur les éléments à l’étude en les associant à des faits de leur vies et c’est ainsi qu’il est possible de vérifier leur compréhension. Au courant du cours, tout cela m’a bien impressionné et m’a fait découvrir la philosophie pour les enfants, car je ne savais pas ce que c’était une communauté de recherche philosophique au départ. Puis, je trouve que toutes les habiletés scolaires qui sont développées au cours d’une CRP sont très pratiques pour les enfants qui y participent. Bref, tout ces éléments sont ce que je retiens le plus du cours et c’est ce que j’ai apprécié lors de mon apprentissage.

2- J’ai apprécié ce cours par rapport au contenu, car j’ai trouvé le tout très intéressant. Je suis d’avis que les enfants sont des sujets qui sont impressionnant et le développement de leur pensée critique est étonnante. J’ai beaucoup appris au courant du cours et cela m’a permis de regarder la philosophie sur un autre angle.

Puis, pour ce qui est de l’OVC, c’était nouveau pour moi et j’ai apprécié cette plateforme. Il m’a fallu un certain temps d’adaptation, mais par après j’ai compris adéquatement comment m’en servir et ceci a facilité mon apprentissage lors de la session.

Emmanuelle Plante, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 13:10, a écrit:

1- De ce cours, je retiens la manière de formuler une question philosophique accessible aux enfants d’âge primaire, de nombreux éléments faisant partie d’une démarche de recherche philosophique qui peuvent être enseignés explicitement aux enfants et différentes interventions que je peux faire en animant ce type d’activité. En tant que future enseignante, j’ai pu constater des liens entre ce qui se faisait dans les vidéos que nous écoutions et le programme d’éthique et culture religieuse. Je retiens également une grande variété de thèmes qui peuvent être traités dans le cadre d’une communauté de recherche. J’ai été agréablement surprise de voir qu’énormément de place était laissée aux enfants et que l’animatrice (même si son rôle n’est pas négligeable) avait surtout un rôle de facilitatrice. La conversation ne tournait pas qu’autour d’elle. Je me sens un peu mieux outillée pour faire de la philosophie avec un groupe d’enfants qu’avant de participer à ce cours.

2- Je suis heureuse d’avoir fait ce choix de cours. La philosophie avec les enfants est un sujet qui me tient à coeur et j’ai trouvé les séquences très enrichissantes. Les travaux étaient pertinents et d’une difficulté appropriée. Il n’y a que le site en tant que tel que je trouve très inadapté. J’en ai déjà parlé dans ma première appréciation du cours et donc, je ne me répeterai pas ici mais n’hésitez pas à me contacter si vous voulez d’autres détails. Bref, contenu très intéressant sur un site ordinaire. Merci d’offrir ce cours, je crois qu’il manquait vraiment à ma formation.

Gabrielle Dessureault, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 13:30, a écrit:

1- Je retiens que la philosophie peut apporter moult bénéfices à l’enfant. En effet, cela lui permet notamment de développer sa pensée, de le motiver à apprendre et de cultiver sa curiosité. Grâce au dialogue avec les autres et à la construction de la pensée qui en résulte, l’enfant peut améliorer son habileté à penser, à raisonner, à argumenter et à construire son jugement grâce aux autres. En effet, ceux-ci peuvent venir enrichir les pensées des autres en apportant des éléments de réponse à une question, en apportant, par exemple, un point auquel un autre n’aurait pas pensé ou en apportant un argument avec lequel les autres peuvent ne pas être d’accord. Par conséquent, c’est le dialogue avec les autres qui permet une construction de la pensée et de l’utilisation des outils de la pensée. En effet, si on pensait seul, personne ne nous permettrait de nous questionner ou de nous remettre en question et notre pensée ne pourrait pas évoluer. Par conséquent, cet élément est pertinent pour affiner les opinions. De plus, les critères sur lesquels il est possible d’appuyer les jugements sont mieux choisis. Cela permet à l’enfant de développer sa pensée critique, de faire des meilleurs choix et d’avoir des opinions qui sont posées, il pourra donc plus facilement se faire une tête sur un sujet et cela lui évitera de se faire manipuler ou de se faire berner par un sophisme. L’amélioration du jugement a aussi une incidence sur les comportements violents de l’enfant, car il est en mesure d’évaluer les conséquences de ses choix et de mieux gérer ses émotions, son regard sur la situation est plus posé et réfléchi. D’ailleurs, je retiens que l’enfant doit être l’élément centrale dans une communauté de recherche philosophique (CRP). Il ne fait pas que recevoir les connaissances et les compétences, comme je l’ai dit précédemment, il les construit. Cela correspond avec la vision socioconstructiviste de l’enseignement de Vygotski. En effet, dans une telle pédagogie, l’enfant ne se fait pas imposer le savoir, il le construit avec les autres. D’ailleurs, de nombreuses études prouvent l’efficacité d’un enseignement centré sur l’enfant, car cela est plus motivant pour l’élève et cela lui permet d’apprendre davantage, car la construction lui permet de faire des liens avec ce qu’il connait déjà. En plus d’être efficace, cette approche va de pair avec ma vision de l’éducation, c’est-à-dire une éducation plutôt rousseauiste dans laquelle l’enfant est au centre de l’apprentissage, ainsi, apprendre n’est pas une corvée, mais plutôt un plaisir. La CRP encourage les questions de l’enfant, ainsi on ne tue pas la curiosité, on la cultive en lui permettant de poser ses questions. Ainsi, il expérimente le plaisir d’apprendre, un plaisir qui pourra lui être utile tout au long de sa vie.

Je retiens ces bénéfices, car j’ai réalisé toute la pertinence que peut avoir l’enseignement de la philosophie pour le développement des enfants et grâce à ces informations, je serai portée à créer une communauté de recherche dans ma classe.

2- J’ai beaucoup aimé le contenu du cours, car cette approche encourage l’enfant à s’exprimer. Dans les écoles, on demande trop souvent aux enfants de se taire pour que nous, les adultes, puissions parler. Une telle approche est coercitive, elle soumet l’enfant et ne lui enseigne pas à développer son point de vue, son jugement critique et on lui impose une façon de pensé, comme s’il n’y en avait qu’une qui était valable!  La communauté de recherche quant à elle, encourage tout ce qui est mentionné précédemment, et ces habiletés encourageront les enfants à devenir de futurs citoyens responsables et éclairés.

La forme du cours est intéressante. Le fait qu’il soit en ligne nous  permet d’apprendre à notre rythme et le contenu diversifié de l’OVC permet de rechercher des compléments d’information si on veut pousser plus loin certains apprentissages.

Emilie Therrien, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 13:33, a écrit:

Je retiens de ce cours l’impact que peut avoir la pratique de la philosophie avec les enfants sur leur développement, et ce, autant au niveau des compétences transversales que des domaines disciplinaires. Le développement de la pensée passe par le dialogue. Cette prise de parole est en effet très importante dans l’apprentissage (Sasseville et Gagnon, 2009, p.29). La parole permet à l’élève d’apprendre à réfléchir, à parler, à être précis et à construire sa pensée. Penser c’est avant tout dialoguer avec soi-même. Pour amener sa pensée plus loin, l’être humain a besoin de dialoguer (Sasseville et Gagnon, 2009, p.29). C’est donc avec les autres qu’il peut construire sa pensée. La pensée construit la parole en se construisant par la parole. Ainsi, penser par et pour soi-même ne veut pas dire penser individuellement (Sasseville et Gagnon, 2009, p.21). Les autres sont importants pour parfaire les réflexions, pour amener le doute, le questionnement. Je retiens donc l’importance des dimensions sociales sur lesquelles repose une communauté de recherche. Les élèves sont amenés à réfléchir ensemble et à coconstruire leurs habiletés. À l’école, alors que c’est l’enseignante qui a la majorité du temps le droit de parole, les élèves sont souvent peu amenés à formuler leurs idées. Toutefois, cette formation de la pensée est essentielle et primordiale dans une société démocratique. La mission de l’école québécoise vise entre autres la formation de l’esprit de chaque élève, le développement d’un sentiment d’appartenance en vue de l’apprentissage du vivre ensemble et l’intégration sociale de tous les élèves (ministère de l’Éducation, 2006, p.3). Pour ce faire, l’élève doit apprendre à devenir un démocrate. Pour cela, l’apprenant doit développer des habiletés et des attitudes d’une personne raisonnable, il doit apprendre à vivre avec les autres dans le respect des opinions et des raisons avancées par tous (Sasseville et Gagnon, 2009, p.55). À l’école, la leçon de groupe ou les ateliers ne permettent pas réellement cette rencontre entre les différents points de vue. La philosophie avec les enfants permet de vivre des expériences de groupes auxquelles l’apprenant est invité à apprendre à vivre ensemble (Sasseville et Gagnon, 2009, p.17). C’est un moment unique où l’enfant est amené à partager son opinion, à affirmer sa personnalité et à développer sa pensée critique.  C’est réellement au cœur d’une communauté de recherche (CRP) que l’apprenant peut s’engager dans une recherche de sens ou l’enfant est invité à penser par et pour soi-même.

L’acte de rechercher met en jeu le questionnement, la formulation d’hypothèse, la vérification d’hypothèse, etc. (Sasseville et Gagnon, 2009, p.40). Pour que l’élève soit engagé dans une recherche, il doit pratiquer un ensemble d’outils dont leur pensée se sert pour connaître et donner du sens à leur expérience. Ces outils doivent être développés et c’est en les utilisant fréquemment que les élèves pourront y avoir recours dans leurs expériences personnelles de la vie. Pour exercer un jugement critique (compétence transversale d’ordre intellectuel), il doit avant tout développer sa pensée critique pour éventuellement être capable de modifier sa pensée. L’élève doit faire preuve d’autocorrection et pour cela il doit être autocritique et accepter les critiques raisonnables en étant conscient qu’il existe différents points de vue (Sasseville et Gagnon, 2009, p.70 et 85). En somme, je retiens que tous les éléments travaillés dans le cadre de ce cours sont reliés et permettent tous à l’élève de s’engager dans un processus de recherche afin de résoudre des problèmes.

Pour permettre à l’élève de développer sa pensée, ses habiletés et ses outils, je retiens que dans une CRP, le temps de parole doit appartenir aux enfants (Sasseville et Gagnon, 2009, p. 240). Cet élément m’a particulièrement marquée, car il touche le rôle de l’enseignant qui se distingue de celui « traditionnel ». Dans une communauté de recherche,  l’enseignant doit encourager la liberté de penser, l’autonomie et la responsabilité et accompagner les enfants dans leur enquête tout en favorisant la rencontre entre de la diversité et de l’originalité (Sasseville et Gagnon, 2009, p. 32). Les éléments reliés au rôle de l’enseignant m’ont marquée, car pour que je puisse installer une CRP dans mes futures classes, je devrai avoir une nouvelle approche qui favorisera la formation de la pensée. À prime à bord, l’animateur a un rôle très important dans la CRP, sans quoi elle ne pourrait probablement pas fonctionner avec succès. Les éléments reliés aux rôles de l’animateur, notamment celui de trop parler et celui de reformuler les propos ont retenu mon attention, car selon moi, ce sont deux éléments qui doivent être connus par l’animateur et auxquels ce dernier doit porter une attention particulière, étant donné qu’il est « habitué » d’avoir le monopole du temps de parole et qu’il doit habituellement guider les élèves vers la bonne réponse lorsqu’il enseigne les disciplines scolaires.

Finalement, je retiens que la littérature peut être un excellent moyen pour suggérer des questions, pour partager et échanger sur leurs lectures (Sasseville et Gagnon, 2009, p.24). Ainsi, les questions de recherches peuvent être facilement reliées à un domaine disciplinaire. On pourrait notamment se questionner sur nos origines ou encore sur une théorie scientifique. La dimension éthique est également fréquemment touchée au centre des CRP. Les cours d’éthique et culture religieuse peuvent donc se réaliser au centre d’une CRP. Ainsi, plusieurs périodes peuvent être propices à la philosophie avec les enfants qui devrait être pratiquée dans toutes les classes du primaire en raison de son importance dans la formation de la pensée grâce aux nombreuses habiletés qu’elle développe chez les élèves et de son impact positif  sur le développement social et langagier des enfants.

Références :

Ministère de l’Éducation. (2006). Programme de formation de l’école québécoise. Québec, Canada

Sasseville, M. et Gagnon, M. (2009). Recueil de textes accompagnant le cours L’observation en philosophie pour les enfants. Québec, Canada. Récupéré de http://www.ovc.ulaval.ca/ms/documents/recueil_de_textes.pdf.

Je suis satisfaite de ce cours, et ce tant sous l’angle du contenu que de sa forme. J’ai trouvé les thèmes des modules très intéressants et pertinents. Les modules se suivaient bien et traitaient tous d’un sujet important et concret. Dans l’ensemble, j’ai réellement l’impression que ce contenu m’a outillé pour réaliser moi-même une communauté de recherche avec mes futurs élèves. Pour que j’apprécie un cours, je dois être capable de faire des liens réels avec mes stages et mes expériences de vie. Il doit me donner le goût de transposer mes apprentissages dans ma pratique. Ce cours a réellement répondu à ces critères. La philosophie pour les enfants fut bien définie à l’aide d’exemples concrets et le but de celle-ci fut aussi très bien explicité. De module en module, j’ai pu tisser tous les liens entre cette pratique, le rôle de l’animateur et l’apport développemental pour les enfants. Au départ, j’ai eu un peu de difficulté à me familiariser avec les fonctions de l’OVC. Toutefois, une fois toutes les options acquises, je trouve qu’une telle pédagogie m’a permis de partager mes observations avec mes collègues, qui ont aussi une influence sur ma propre pensée. De plus, cette forme de cours m’a permis d’avoir accès à des textes et à des vidéos ce qui a rendu mon apprentissage plus concret. Ce cours est bien construit et permet réellement l’atteinte des objectifs de la formation.

Sabrina Guimont, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 13:58, a écrit:

1-     Pour moi, ce cours a été une découverte. Je ne pensais pas qu’il était possible de faire de la philosophie pour enfants au primaire et qu’en plus, il existe du matériel pour le faire. Je trouve ça génial ! D’abord, faire de la philosophie pour enfants permet aux élèves d’apprendre à vivre en groupe, à respecter les autres, à attendre leur tout avant de parler, à écouter les autres, etc. Ils apprennent donc à vivre en société et aussi à vivre la démocratie. De plus, au cours de ces périodes, ils apprennent à utiliser plusieurs habiletés qui leur seront utiles tout au long de leur vie. Par exemple, ils apprennent à donner des exemples pour approfondir leur réflexion et appuyer ce qu’ils disent. En ayant développé toutes ses habiletés, les élèves sont donc plus aptes à utiliser leurs paroles à la place de la violence. En ayant appris à discuter, ils auront donc plus tendance à utiliser leur parole pour exprimer quelque chose qu’ils ne leur plaisent pas. De plus, je retiens que faire de la philosophie avec les enfants leur permettent de comprendre qu’ils ont eux aussi le droit de s’exprimer et de donner leurs opinions. La parole joue donc un rôle important dans ces cours. Elle leur permet d’exposer leur réflexion, ce qui est important selon moi à tous les âges. Je retiens aussi que faire de la philosophie avec les enfants leur permettent de développer leur raisonnement, une habileté qui est naturelle chez l’humain. En le développant, ils seront capables de créer des liens entre des arguments, à mettre une raison sur un propos, etc. Bref, faire de la philosophie pour enfant est utile pour plusieurs raisons et répond surtout au but premier qui est d’apprendre à penser par et pour soi-même.

L’élément qui m’a le plus marqué dans ce cours est que les élèves ont la place dont ils ont besoin pour parler. En étant un membre de la CRP, l’enseignant encourage les élèves à s’exprimer et à parler aux autres. L’enseignant n’est donc plus le centre d’attention. Un autre élément qui m’a surpris est l’aisance et la maturité des élèves concernant les thèmes abordés. Je trouve surprenant que les élèves soient capables d’aborder et d’argumenter sur des sujets qui parfois dans l’actualité choqueraient les gens. Voici donc la preuve que faire de la philosophie permet de former les citoyens de demain. Un autre élément qui m’a marqué est celui de la lecture du roman. Je trouve que c’est une belle preuve qui montre que chaque élève fait partie intégrante de la CRP, car chacun lit un extrait et pose une question à la fin de la lecture. Finalement, j’ai été marqué par le fait que la philosophie ait des répercussions sur la vie des élèves, sur le climat de la classe et sur l’apprentissage des élèves. En effet, les élèves peuvent se servir de leurs apprentissages faits en philosophie pour régler un conflit ou lancer une discussion avec leurs amis.

2 –J’ai adoré faire ce cours, car chaque module présentait toujours du contenu intéressant et qui m’aidait à visualiser la philosophie pour enfants au primaire. Je trouve que le cours complet résume bien ce que l’on peut voir dans une CRP. Il permet, selon moi, de donner une bonne introduction à un enseignant qui aimerait en faire dans sa classe. De plus, je trouvais intéressant que les modules abordent autant les habiletés des élèves que celles des enseignants. Ce que j’ai le plus aimé dans ce cours est les vidéos qui selon moi montraient vraiment ce qui se passait dans une CRP.

Pour ce qui est de l’OVC, je dois avouer qu’au début de la session, j’avais de la difficulté à m’y retrouver. Cependant, en lisant le plan de cours, j’ai été capable de comprendre comment la plateforme fonctionnait. Je trouve que l’OVC est complet et qu’il est bien organisé. Il comprend tout ce dont les étudiants ont besoin et est simple à utiliser malgré l’effet de difficulté qu’il reflète. De plus, j’ai aimé que l’on puisse commenter les séquences et voir ce que les autres pensaient. Cela m’aidait beaucoup dans la rédaction de rapports ou de commentaires.

Fanny D’Anjou-Botelho, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 14:07, a écrit:

1. Que retenez-vous de ce cours ? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués ? Pourquoi ?

Ce qui m’a le plus marqué de ce cours ce sont les enfants ayant participé aux communautés de recherche. Effectivement, je suis restée surprise de voir qu’ils pouvaient avoir des raisonnements très élaborés. Je me rappelle d’Oliver le garçon du troisième cycle qui partageait ses points de vue et ses raisonnements qui étaient recherchés. De plus, je retiens qu’il est important de laisser la place aux enfants dans la communauté de rechercher. Ainsi, l’animateur doit rester davantage à l’écart et ne pas imposer ses points de vue. Il est là uniquement pour guider les élèves à discuter et à partager leurs opinions.

2. Quelle est votre appréciation de ce cours :

– sous l’angle du contenu: Le contenu du cours est très intéressant. J’ai appris énormément lors de ce cours sur la mise en place d’une communauté de recherche de philosophie. Cela m’a donné envie de tenter cette pratique en classe.

– sous l’angle de la forme: au départ, j’avais un peu de difficulté à comprendre le fonctionnement du site, mais avec la pratique cela est devenu plus facile.

Jean-Mathieu Mercier, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 14:07, a écrit:

1. Par rapport à mes connaissances avant le début du cours, je remarque que la philosophie pour enfants est un sujet vaste avec de larges répercussions concrètes. Je pense que le fait que les enfants, lorsqu’ils ont les bons outils (c-à-d en communauté de recherche ici), sont capables de penser de façon aussi critique est tout à fait remarquable. Je remarque qu’ils ont des idées, des conceptions et des réflexions qui valent la peine d’être approfondies et que la société moderne ne laisse pas assez souvent la parole aux enfants, particulièrement dans le modèle scolaire. Au fil des séquences, j’ai remarqué quelles questions et quelles interventions étaient les plus efficaces et tenterai de m’en inspirer dans le futur (par exemple de laisser les enfants penser de leur propre fil avec un rôle d’intervention au strict minimum). Je crois qu’il est aussi remarquable de voir, lorsque l’on demande autre chose que des exemples pour démontrer un point, comment les enfants ont une imagination débordante pour virer le problème à l’envers afin de trouver des solutions. Les enfants ne font pas que penser pour et par eux-mêmes : ils participent à un exercice démocratique et respectueux qui formera les citoyens de demain et la philosophie les rapproche de cette réalité.

2. Au niveau du contenu, j’ai trouvé le cours très pertinent, tout me semblait approprié. Au niveau de la forme, par contre, je doute que l’OVC soit la plateforme idéale, surtout lorsque l’on remarque que les étudiants mettent du temps à s’habituer au portail des cours, il s’agit d’une étape supplémentaire qui pourrait être améliorée puisque la plateforme de ce cours est trop vaste pour le peu d’éléments qui sont requis. La nomenclature des onglets (observatoire, secrétariat, etc.) augment d’autant cette confusion qui n’est pas nécessaire. Le cours est néanmoins excellent et il vaut la peine de se familiariser avec son milieu pour sa richesse.

Emilie Girard, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 15:17, a écrit:

1— Ce que je retiens dans ce cours est d’abord l’importance de questionner les enfants. En effet, cela peut leur permettre de définir davantage une idée ou d’expliquer leur idée.  De plus, il ne fait pas s’attendre à des réponses précises venant des enfants étant donné qu’il n’y a pas de bonne réponse en philosophie pour les enfants. Même si l’important dans une communauté de recherche est surtout l’enfant, le rôle de l’animateur l’est aussi. À mon avis et d’après les vidéos que l’on a pu observer pendant la session, l’animateur sert un peu de guide aux enfants, que ce soit pour les aider à formuler un jugement ou encore pour l’aider à expliquer ce jugement. Bien sûr, c’est lui qui pose les questions qui lance les dialogues, mais il fait plus que cela. D’ailleurs, un des éléments les plus importants dans une communauté de recherche est le dialogue. Sans cela, il n’y a pas de communauté de recherche. Les enfants développent les pensées critiques avec l’aide du dialogue. Je retiens aussi que le but de la philosophie pour enfant est d’être capable de faire preuve d’autocorrection, c’est-à-dire la possibilité de se corriger, parce que cela va nous permettre d’être plus authentiques dans nos relations avec les autres.

Les réponses des enfants sont probablement ce qui m’a le plus marqué. C’est toujours surprenant ce que les enfants peuvent dire et surtout de savoir comment ils pensent. Comme on leur impose beaucoup à l’école avec les cours que l’on doit donner, c’est intéressant d’entendre leur point de vue. C’est aussi très intéressant de voir qu’ils n’ont pas tous la même opinion.

2— J’ai beaucoup aimé ce cours. Au départ, je n’étais pas certaine que je l’aimerais, car je ne savais pas à quoi m’attendre et la philosophie n’était pas mon fort au cégep. J’ai trouvé qu’il était très intéressant. Cela a donc été une belle surprise pour moi de découvrir ce que c’était et de voir des enfants tentés de répondre à des questions. Le fonctionnement en ligne était aussi très correct. Il m’obligeait à être assidue dans tous les cours, ce qui est bien. De plus, j’ai aimé qu’on ait des rétroactions sur ce que l’on disait, cela m’a permis d’ajuster mes réponses en fonction de ses rétroactions et par le fait même, de mieux comprendre ce que je lisais.

Véronique Ricard, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 15:22, a écrit:

1. Tout d’abord, ce cours m’a fait prendre conscience de l’importance que peut avoir la discussion en groupe pour le développement de la pensée des jeunes. En effet, les textes et les séquences vidéos m’ont permis de comprendre à quel point la discussion est nécessaire pour le développement des capacités et des compétences chez les enfants. Le développement de la pensée passe par la prise de parole qui est essentielle à l’apprentissage (Sasseville et Gagnon). Ainsi, c’est la discussion et donc la prise de parole en groupe qui amène l’enfant à développer son esprit critique. La discussion en communauté de recherche permet aux enfants de réfléchir, d’analyser, de critiquer et de prendre position. Les idées des autres les amènent à réfléchir et à poser encore plus loin leur propre pensée. Cela leur permet aussi de se questionner et parfois de se remettre en question. Finalement, la prise de parole devant les autres leur permet d’être fiers d’eux, ce qui leur donne confiance en eux et augmente leur estime de soi.

Aussi, j’ai pris conscience que l’enfant est véritablement l’élément central de la communauté de recherche. Ainsi, l’animateur a un rôle important, mais secondaire. C’est-à-dire, qu’il doit guider et diriger la discussion, mais il ne doit pas prendre trop de place. Il doit parfois orienter la discussion et aider les enfants à developper leurs propos, par exemple en posant une question, mais il ne doit pas trop parler, car sinon les enfants ne peuvent pas avoir le temps de bien formuler leurs idées. J’ai aussi été surprise de constater qu’il est très important que l’animateur ne donne pas ses idées personnelles, ses points de vue, afin de ne pas influencer la réflexion des enfants. En effet, je crois qu’il est très important pour l’animateur de rester objectif quant aux propos tenus, car il est un modèle pour plusieurs et les enfants ne doivent pas être influencer par ses idées personnelles. Il doit diriger la discussion, mais en laissant toute la place aux jeunes.

Finalement, je crois que la communauté de recherche est un véritable exercice démocratique pour les jeunes. La discussion en groupe leur permet de mettre en pratique l’écoute, le respect et à accepter les idées des autres. Cela leur permet d’apprendre le vivre-ensemble. De plus, les jeunes qui prennent la parole, critique, écoute et analyse les propos des autres font un véritable exercice démocratique. La discussion en communauté leur permet de développer le respect de la différence, leur tolérance, leur ouverture d’esprit. Bref, cela les amène à devenir des futurs citoyens responsables qui n’auront pas peur de questionner et de critiquer.

2. Au sujet du contenu du cours, je dois dire que j’ai beaucoup apprécié les textes et les séquences vidéos. Je les trouve très pertinents par rapport aux apprentissages visés par ce cours. Les séquences vidéos ne sont pas trop longues et sont très intéressantes. J’ai beaucoup aimé les éléments traités dans le cours, qui sont, à mon avis, très importants pour comprente toute l’importance de la communauté de recherche et du rôle de l’animateur.

Pour ce qui est de la forme, je dois dire, que malgré une petite période d’adaptation, j’ai compris le fonctionnement du site et je l’ai beaucoup apprécié. Une fois que l’on a compris son fonctionnement, on comprend aussi son efficacité. Le site est efficace, rapide et bien organisé.  J’ai aussi beaucoup aimé le partage des idées et des observations entre les étudiants, ce qui a une forme semblace aux communautés de recherche que nous avons observées.

Stéphanie Boilard, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 15:24, a écrit:

1-

Suivre ce cours m’a appris beaucoup de choses par rapport à la philosophie pour enfants. Tout d’abord, je dois dire que l’observation de nombre de séquences m’a fait réaliser que la pratique de la philosophie est quelque chose de naturel pour les enfants. À prime à bord, je croyais que certains enfants n’allaient pas être intéressés à faire de la philosophie. Cependant, j’ai compris que les enfants se posent tous des questions et qu’ils cherchent tous à répondre à des questions existentielles. À plusieurs reprises, j’ai trouvé que les enfants étaient sérieux dans les réponses qu’ils donnaient. Bref, j’ai été surprise de voir leur implication dans les discussions philosophiques et aussi d’entendre leurs réflexions parfois surprenantes.

De plus, je retiens de ce cours que l’animateur ou l’animatrice a beaucoup de rôles dans une communauté de recherche. Au départ, j’avais l’impression que l’animateur n’avait qu’à poser les questions et guider la discussion de manière générale. Cependant, la personne qui anime une CRP a beaucoup de responsabilités : aider le dialogue, aider à définir, reformuler, ne pas trop parler, aider les points de vue et aider à donner des raisons. Bref, ses rôles sont nombreux et elle doit être soucieuse de bien les accomplir pour permettre aux enfants de penser par et pour eux-mêmes.

Avant de suivre le cours, je ne m’attendais pas à ce que la philosophie pour enfants soit bénéfique à ce point pour eux et pour les animateurs. Dans la série documentaire, les intervenants disent à quel point la pratique de la philosophie pour enfants les avait changés en tant qu’enseignants. En effet, ceux-ci se disent plus ouverts et plus enclins à la discussion dans d’autres disciplines enseignées. Nous croyons souvent que ce sont les enfants qui apprennent à l’école grâce à leurs enseignants. Avec la pratique de la philosophie, plusieurs apprennent à voir le groupe comme étant le capitaine du bateau, ce qui est en accord avec mes propres croyances pédagogiques.

2-

Bref, je suis heureuse d’avoir suivi ce cours à distance. Il m’avait été conseillé par des étudiantes qui l’avait fait et qui m’avaient dit à quel point il avait été enrichissant pour elles. Je peux affirmer que je le conseillerai à d’autres étudiants, car j’ai l’impression d’avoir pu mettre en application la théorie vue dans le cours par les séquences que nous devions observer. L’observation de séquences m’a permis de faire des apprentissages beaucoup plus significatifs que si j’avais eu à faire des lectures seulement.

J’ai aimé à la fois la flexibilité et le cadre prescrit par le cours, car les petits travaux à faire chaque semaine nous proposaient un encadrement sécurisant. L’OVC peut être très déstabilisant au début de la session. Cependant, il est assez simple d’utilisation et nous permet d’explorer sans cesse.

Cédric Augé, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 15:43, a écrit:

1- Ce que je retiens de ce cours c’est la cohérence avec laquelle il a été pensé, si bien que je n’ai pas un élément en particulier qui m’a marqué mais l’ensemble du cours, car en plus d’être bien conçu ce microprogramme est bienveillant, dans le sens où il cherche à tout mettre en œuvre pour rendre accessible la pratique de la philosophie avec les enfants mais surtout pour permettre à l’étudiant de réussir dans cette tâche. J’ajouterai pour qu’il réussisse le mieux possible en prenant du plaisir à apprendre. Certes, c’est le rôle de n’importe quelle structure formatrice de souhaiter cela toutefois, on peut vouloir une telle chose sans mettre en place les dispositifs permettant à ses étudiants d’y arriver. Un de ces dispositif dans ce cours est par exemple, la clarté avec laquelle les informations sont transmises dans les modules et la répétition des consignes de travail, cela facilite grandement la bonne marche à suivre pour la réalisation des travaux de l’étudiant. Un autre dispositif est l’absence de notes jusqu’au module 5 dans la rédaction des rapports ! Cela est fort appréciable car il permet de se familiariser avec les différents types de rapports (initial, comparatif, comparatif révisé…). Par ailleurs, c’est très judicieux autant qu’agréable et instructif, d’avoir un retour écrit de la part des tuteurs qui jugent malgré tout ce travail non noté avec le plus grand sérieux. Un bien bel exemple de bienveillance et surtout une délicate approche pour encourager et rassurer les étudiants de ce microprogramme, en tout cas c’est ainsi que je l’ai ressenti. En effet, cette manière de procéder permet de rentrer en douceur dans les apprentissages, tout en introduisant l’idée d’erreurs sans que celles-ci soient vues comme négatives, puisqu’elles n’influencent en rien la note du rapport. Le choix d’un système d’évaluation est délicat puisqu’il nous en dit long sur la considération que l’on apporte à l’acquisition des connaissances. On peut parler d’une certaine façon d’une philosophie de l’enseignement : celle de l’évaluation d’un travail sur les fautes commises ou celle de l’évaluation des réussites accomplies. De manière un peu schématique, cela revient à dire que dans le cas de l’évaluation par la faute, l’erreur est sanctionnée (barrée en rouge par le correcteur) et donc elle est négative. C’est une stratégie d’enseignement qui proscrit à tout prix l’échec et d’une certaine façon sous-entend un encouragement par le dénigrement. Un coach de basket de mon fils aîné pratiquait ce genre de méthode, « ce que tu fais c’est de la merde » pensant qu’en mettant en avant les échecs de mon garçon cela le stimulerait pour qu’il réussisse. Bien évidemment c’est tout le contraire qui s’est produit et mon fils en pleurs était à deux doigts d’arrêter le basket – alors qu’il était à l’époque et l’est encore aujourd’hui un joueur de l’élite Suisse ! En ce qui concerne l’évaluation par la réussite, c’est tout le contraire de la stratégie précédente, l’erreur est entourée en vert afin qu’elle serve de rampe de lancement pour construire les savoirs non acquis (elle est donc bonne), et seules les réussites sont totalisées pour établir la note finale, ce qui revient à dire « voilà tout ce que tu as fait de bien ». Par conséquent, l’absence de notes dans les cinq premiers modules de ce microprogramme, montre donc clairement le parti pris de ce cours qui est celui de la réussite. Il y a là une démarche de bienveillance qui est engagée dans ce cursus et l’envie de permettre aux étudiants de mieux réussir leurs apprentissages est manifeste, d’ailleurs un autre exemple qui l’atteste bel et bien est l’évaluation des journaux de bord dans ces cinq mêmes modules. Le choix d’évaluer en premier lieu un savoir être avant un savoir faire est stratégique autant qu’intelligent. Après tout, cela est plutôt rassurant car cela montre une vraie cohérence avec la pratique de la philosophie avec les enfants où la capacité à se remettre en question en essentielle pour se construire, or pour rentrer dans une telle démarche il faut bien commencer à accepter l’idée qu’il n’y a pas de mal à faire des erreurs, et donc considérer que c’est finalement grâce à elles que l’on se construit. La notion de plaisir prend alors tout son sens puisque les réussites sont mises en avant (et qu’il est toujours agréable de s’en rendre compte) tout comme la mise en évidence des échecs permet d’évaluer ce qu’il reste encore à apprendre.

2- J’ai déjà eu l’occasion de signaler mon appréciation de ce cours dans le journal de bord du module 1 et 4. Son contenu est tellement vaste dans les connaissances à acquérir, et la pratique de la philosophie avec les enfants semble tellement complexe à maîtriser, que je me demande souvent si j’arriverai un jour à être à la hauteur de toutes ces exigences !

En ce qui concerne l’OVC, c’est un vrai plaisir d’étudier via ce portail virtuel collaboratif. Il y a un bon équilibre entre les textes à lire et les vidéos à regarder. Chaque semaine, c’est avec énormément d’excitation et beaucoup de plaisir que je me rends sur l’OVC, et que je retrouve la vidéo introductive de Matthieu Gagnon qui personnalise vraiment ce cours. C’est drôle, je ne sais rien du tout de cette personne au visage sympathique, mais j’ai le sentiment au fil des modules de le connaître peu à peu. Curieux sentiment. En tout cas, avoir un interlocuteur qui s’adresse directement à nous « humanise » ce cours à distance. D’ailleurs, j’ai trouvé que son absence dans ce module 14 rendait le traitement des informations moins conviviales que les précédents. A moins que ce ne soit l’effet du caractère formel des informations en lien avec l’examen final et le stress que cela me procure, qui me fasse avoir ce regard !

Mathieu Duchesne, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 15:46, a écrit:

1-Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Pour ma part, ce fut une première expérience de communauté de recherche. N’étant pas nécessairement un amateur de la philosophie à la base, j’appréhendais le cours de façon négative. À ma grande surprise, j’ai été agréablement surpris car c’était beaucoup plus tangible et concret que je l’aurais imaginé.

Les enfants m’ont toujours fasciné dû entre autre à leur imagination débordante, mais aussi à leur innocence qui démontre à la fois une certaine sagesse des choses. J’ai aimé pouvoir observé les séquences proposées où les animateurs(trices) ont posé des questions simples, mais remplis de sens pour les enfants. Les réponses étaient tout simplement savoureuses et spontanées. Le travail des intervenants étaient aussi remarquable, car ils permettaient aux enfants de réfléchir à leur réponse et de reformuler leur pensée pour exprimer de façon claire et plus défini leurs réponses. On a pu observé également certain enfants qui répondait plus souvent dans leur groupe d’âge respectif. J’ai cru comprendre que certains étaient plus timides, mais j’ai été surpris de voir des élèves répondre plus souvent et avec une aisance incroyable et une amour pour la philo. Les témoignages du dernier épisode au module 14 où plusieurs enfants témoigne de leur amour pour la philo m’a marqué. J’ai appris dans la majorité des thèmes, surtout des thèmes comme aider à définir, aider au dialogue, aider au point de vue car ça nous montre des façons d’interagir avec les enfants peu importe notre métier futur.

Dans l’ensemble je dois affirmer que l’expérience a été grandement enrichissante.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

Sous l’angle du contenu, je crois sincérement que le cours en soi à été utile dans ma vie personnel et le contenu est très enrichissant.

Sou l’angle de sa forme par contre, je dois avoué que pour un cours à distance en 2016, la façon de travailler et l’espace de travaille étaient beaucoup trop compliqué. Il ya des façons bien plus simple je crois de nous faire vivre une expérience meilleure avec un cours à distance comme celui-ci en 2016. L’interface du site étant le plus gros problème. Il faudrait renouveler la façon de faire et essayer de moins étaler les activités et les informations sur trop d’onglets. C’est trop facile se perdre.

Rosalie Labrecque, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 15:59, a écrit:

Ce cours m’a permis d’appréhender une nouvelle approche à avoir avec les élèves. La philosophie avec les enfants est une très bonne façon d’apprendre le respect, l’écoute, le droit de parole et les différences aux élèves. C’est une période où tous les élèves sont actifs dans la discussion. Le rôle de l’enseignant dans les discussions m’a marqué. L’enseignant est seulement là pour soutenir la discussion. Il doit laisser les élèves penser par et pour eux-mêmes. J’ai appris que l’écoute est quelque chose de très importante. Finalement, les enseignants doivent savoir écouter leurs élèves, ils ne doivent pas les influencer dans leur discours, ils doivent soutenir leur discours et les apporter à penser plus loin, à raisonner davantage.

J’ai apprécié le contenu du cours. Selon moi, tous les éléments vus sont très pertinents à la pratique de la philosophie avec les jeunes. Le contenu nous apprend tous les aspects importants du rôle de l’animateur. Aussi, il est pertinent de comprendre ce qui se passe dans la pratique de la philosophie.

La pédagogie utilisée dans ce cours est pertinente. Il est intéressant d’obtenir des retours à chacun de nos rapports. Il est aussi intéressant de pouvoir se comparer aux autres étudiants du cours. Ceci nous permet de comprendre différentes visions d’un sujet.

Thomas Lavoie-Beaumont, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 17:02, a écrit:

1- Ce qui m’a le plus marqué dans ce cours est la capacité des enfants à philosopher. Je ne m’attendais à pas grand chose de la part des enfants en commençant ce cours mais ça m’a vraiment surpris. Les enfants sont capables de philospher sur des sujets intéressants et de réfléchir à ces sujets intelligemment. De plus, nous voyons plusieurs groupes d’enfants qui philosphent ce n’est donc pas seulement quelques enfants qui sont capables de philosopher, ils sont tous capables de philosopher. Nous pouvons observer des enfants du premier au troisième cycle et, même si il y a certaines différences, ils sont tous très doués pour la philosophie. Je trouve que les enfants ont moins de gêne et de censure que les adultes. Ils disent vraiment ce qu’ils pensent et je trouve que c’est ce qui rend leurs CRP si intéressantes. Voir des adultes philosopher peut aussi être intéressant mais les arguments et points de vue sont souvent prévisibles. Les enfants apportent une sorte de fraicheur, de nouvelles idées auxquelles nous n’aurions pas pensées mais qui ne sont pas bêtes pour autant. En fait, ce qui m’a le plus surpris et marqués ce sont les enfants. J’ai découvert une toute nouvelle facette de ces petits être qui les rend encore plus géniaux. Ce que je retiens de ce cours c’est qu’il est bénéfique, et ce pour bien des raisons, d’initier les enfants à la philosophie, et ce peu importe leur âge. La philosphie aura assurément une place dans ma classe et elle devrait en avoir une dans chaque classe.

2.-Le contenu est très intéressant. Ils est pertinent qu’à mesure de l’écoute de la série documentaire nous découvrions de nouveaux éléments de la philosophie et que nous ayons à analyser ces éléments dans de réelles situations. Le fait d’avoir à analyser ces éléments dans de réelles situation permettent de mieux les comprendre et de pouvoir les remarquer même en dehors de ce cours. Cette méthode d’apprentissage est plus efficace que celle de plusieurs cours qui consiste en une série de lecture à faire et l’écoute d’exposés magistraux ennuyants. Je crois que la philosophie pour les enfants est une pratique encore méconnue et ce cours sert assurément à la propager ou du moins à la faire connaitre. Je trouve que cette raison est suffisante pour que le cours ait une raison d’être et pour dire qu’il est un  »bon cours ».

Au début, j’ai trouvé que l’OVC était un site internet plutôt mélangeant, mais après avoir fait la visite guidée, il est possible de naviguer assez facilement sur le site. Il est bien que tous les éléments nécessaire à la réussite du cours se trouvent au même endroit et que nous n’ayons pas à aller faire des lectures sur trois sites différents en écoutant des vidéos sur youtube. Le site est assez simple d’utilisation et est pratique. Un autre élément intéressant est le fait que nous puissions lire les justifications de nos partenaires. Parfois, ils nous poussent a réfléchir plus loin ou nous permettent de remarquer des choses que nous n’avions pas remarquées Le seul hic que je trouve au site est qu’il est impossible de publier un travail après la date limite. Bien sûr le principe d’une échéance est de ne pas la dépasser, mais un oubli peut arriver et nous nous voyons obligés d’accepter une note de zéro ou de prendre un autre arrangement avec notre tuteur si ça nous arrive dans ce cours.

Julie Beaupré-Morrissette, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 17:15, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués? Pourquoi?

Le cours L’observation en philosophie pour les enfants m’a permis de réaliser qu’il est beaucoup moins complexe que je pensais de pratiquer la philosophique avec les enfants. En effet, la seule philosophie que j’ai connue est celle enseignée au Cégep. De ce fait, je me demandais de quelle manière, il était possible de travailler la philosophie avec des élèves du primaire. Maintenant, je réalise qu’il n’y a pas d’âge pour philosopher. Effectivement, il s’agit seulement de trouver la bonne manière d’aborder le sujet. Un sujet qui permettra aux enfants de discuter, de dialoguer, mais surtout de développer leur pensée critique dans le but de rendre meilleur le monde dans lequel ils grandissent, mais surtout de le comprendre. Il va sans dire que ce cours permet le développement des habiletés qui mènent l’enfant à se familiariser avec le « vivre-ensemble ». La philosophie permet aux élèves de communiquer avec leurs pairs et donc de développer un outil de pacifisme, le dialogue. Cet outil plus qu’important dans un environnement où le « vivre-ensemble » domine. La pratique de la philosophie permet aux élèves de développer des habiletés qui l’aideront tout au long de sa vie à penser par et pour soi-même. Ces habiletés permettent aussi aux élèves d’être engagés dans une activité qui a un sens pour eux. Je retiens aussi que l’animateur joue un rôle important dans cette pratique. En effet, il est présent pour guider les élèves dans leur dialogue, dans la formulation de leurs idées et dans leur raisonnement. En posant des questions, mais pas trop, il aide les participants à clarifier leurs dires. Bref, je tenterais certainement de pratiquer la philosophie avec mes futurs élèves, car je trouve que cette pratique permet le développement de plusieurs valeurs promues par l’école québécoise.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

Je trouve ce cours fort intéressant. Il est bien construit et permet une belle progression au niveau des apprentissages. Il n’est pas trop chargé ce qui nous permet de se concentrer sur les éléments importants. Les modules sont bien structurés. De plus, le visionnement de séquences portant sur des communautés de recherche permet de mettre en contexte les éléments vus au cours des semaines.

Ève-Audrey Lévesque, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 18:01, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours?

Je retiens, globalement, que la philosophie pour les enfants à des effets bénéfiques quant à la formation du futur citoyen ainsi qu’à leur permettre d’apprendre à penser par et pour eux-mêmes (but de la CRP). Plus particulièrement, la philosophie pour les enfants n’est pas nécessairement facile à pratiquer avec les enfants, puisqu’elle suggère et nécessite d’avoir et de développer certaines habiletés fondamentales ; autant pour l’animateur que pour les enfants. Cela permet un certain travail sur soi-même. La communauté de recherche philosophique c’est une expérience incroyable pour les participants, puisqu’elle permet aux enfants de s’exprimer librement sur des sujets qui les intéressent et d’être l’acteur principal de cette dernière. En d’autres mots, cela laisse les enfants prendre la parole (chose qui n’est pas nécessairement présente dans nos sociétés à mon humble avis) et cela a des répercussions positives sur leur développement personnel. En effet, leurs réflexions ainsi que raisonnements sont très intéressants et valent la peine d’être pris en considération.

Par ailleurs, je retiens qu’il est important de laisser les enfants réfléchir et ne pas leur imposer une réponse, nous en tant qu’animateur/animatrice. Le rôle principal de l’animateur est de guider les enfants dans cette expérience et de leur permettre d’approfondir leurs réflexions les uns avec les autres. C’est l’autonomie du participant à travers la CRP qui rend son expérience enrichissante.

Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Ce qui m’a le plus particulièrement marquée c’est de constater à quel point la participation des enfants au travers de la CRP était très présente. J’ai trouvé beau de voir comment plusieurs des séquences présentaient de beaux échanges entre les participants. Il était divertissant, à plusieurs reprises même, d’écouter certains raisonnements d’enfants qui m’ont bien fait rire ou m’ont réfléchir à mon tour. Parfois, j’étais surprise de voir comment les raisonnements des enfants étaient poussés/élaborés, j’en suis même venue à me questionner, si j’arrivais, moi aussi, à faire de tels raisonnements à cet âge-là! Les enfants sont capables de beaucoup plus que l’on ne le pense.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

J’ai trouvé que le contenu du cours était approprié et très intéressant. Il permet bien la découverte des habiletés nécessaire à développer autant chez l’enfant que chez l’animateur. Le visionnement des vidéos permet de bien intégrer la matière ; les habiletés à l’étude.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

J’ai éprouvé quelques difficultés à bien saisir le fonctionnement du site au départ ; après avoir exploré tous les onglets possibles, j’ai fini par être capable de m’y retrouver un peu. Par contre, je trouve que la plateforme est un peu complexe à s’orienter ainsi qu’à saisir son fonctionnement lorsqu’on ne l’a jamais utilisée.

Justine Duquet, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 18:04, a écrit:

1- J’ai trouvé ce cours riche en contenu. En effet, dans le cadre de ma formation d’enseignante au primaire, je trouve très pertinent d’avoir appris non seulement ce que la philosophie en classe est, comment elle se vit, mais également pourquoi il est important de la pratiquer avec ses élèves. Les habiletés philosophiques que nous devons amener les élèves à développer, telles que la définition et l’exemple, sont cruciales non seulement lorsque l’on conduit une CRP avec ses élèves, mais aussi dans le quotidien des élèves. En apprenant à défendre leur point de vue, à exprimer leur opinion, à écouter celle des autres et à nuancer leur jugement, les élèves apprennent à réfléchir sur leur réalité et à exprimer clairement leur pensée. De plus, en apprenant comment enseigner aux élèves les éléments précédemment nommés, j’ai appris comment paufiner ma propre pensée. En effet, en découvrant les subtilités d’un discours bien tenu et d’une CRP efficace, j’ai appris comment utiliser ces nouvelles connaissances dans mon propre quotidien. Ainsi, je suis plus apte à analyser les propos d’autrui, comment formuler mes opinions et comment nuancer celles-ci. Finalement, j’ai appris comment repérer les diverses habiletés philosophiques dans une CRP à travers les analyses de séquences vidéos que nous avons eu à faire au fil des semaines. Je crois qu’en parvenant à repérer les différents éléments, je serai plus apte à les intégrer dans les CRP que je piloterai.

2-J’ai beaucoup aimé ce cours parce qu’il a été extrêmement formateur pour moi. En effet, je considère que ce que j’ai appris me servira toute ma vie, non seulement en tant qu’enseignante, mais également en tant que personne. De plus, ce cours offrait diverses opportunités d’apprentissage et d’évaluation, ce qui évitait qu’une redondance s’installe au fil de semaines. Finalement, je considère que même si ce cours était en ligne, j’ai très bien compris le contenu des cours, que les divers éléments étaient facilement accessibles et qu’il était facile de se retrouver sur le site.

Ann-Sarah Lacroix, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 18:07, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Ce cours m’a premièrement fait réaliser qu’il est possible de faire de la philosophie avec les enfants, chose que je ne croyais pas. De plus, ce cours m’a fait réaliser les nombreux avantages tant chez les élèves que chez les enseignants que la pratique de la philosophie peut apporter. En effet, elle permet aux élèves de développer différentes attitudes de pensée et chez l’enseignant, permet d’avoir un autre regard sur ses élèves. Dans la série documentaire, j’ai pu remarquer une participation vraiment significative de la part des élèves. Je n’aurais jamais cru que les échanges entre les élèves pouvaient être si riches. Les enfants sont capables d’utiliser leur pensée beaucoup plus que l’on pense. C’est un aspect du cours qui m’a le plus étonnée. Tout au long de la série documentaire, on peut remarquer qu’ils ont développé des habiletés. Parmi ces habiletés, ils ont pu structurer leur pensée, apprendre à prendre la parole, apprendre à écouter, etc.  Ensuite, dans une CRP, les enfants apprennent à développer le respect en considérant les opinions des autres. Le simple fait d’écouter le point de vue de l’autre démontre du respect en philosophie. Ainsi, je considère que la pratique de la philosophie avec les enfants les prépare à devenir des adultes responsables, c’est-à-dire des citoyens réfléchis. Finalement, le dernier aspect qui m’a le plus marqué est que les enfants peuvent débattre sur des sujets très importants comme la violence et le racisme. J’ai été étonnée encore une fois par leur pensée critique au niveau de ces sujets importants. Bref, je retiens qu’il ne faut surtout pas sous-estimer les enfants lorsqu’il est question de pratiquer la philosophie.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

Au niveau du contenu de ce cours, j’ai trouvé que c’était très complet. Les modules que nous avions chaque semaine nous permettaient de structurer nos apprentissages et c’est un aspect que j’ai apprécié. De plus, le contenu me permet d’être beaucoup plus à l’aise à l’idée d’instaurer une communauté de recherche en classe puisque j’ai pu en apprendre tant au niveau du rôle de l’enseignant qu’au niveau du rôle des élèves. Aussi, la série documentaire m’a permis d’avoir un regard sur la matière en vrai contexte de classe.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

Au départ, je dois avouer que la forme du cours ne me rendait pas vraiment à l’aise puisque je ne comprenais pas vraiment comment la plateforme fonctionnait et je la trouvais complexe. Par chance, il y avait des guides pour nous familiariser dès le premier module. Ces vidéos m’ont grandement aidé à comprendre l’essentiel de la plateforme. Ainsi, je dois dire qu’avec le temps et l’habitude, il était beaucoup plus facile pour moi de pouvoir naviguer sur la plateforme. Une chose que j’ai trouvée très intéressante de cette plateforme, c’est qu’on a accès à tout au même endroit.

Allyson Lagueux-Genois, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 18:07, a écrit:

1- Je retiens beaucoup de ce cours et j’ai beaucoup appris sur ce qu’est une communauté de recherche en philosophie. Tout d’abord, je suis fascinée de voir jusqu’où les enfants participent lors d’une communauté de recherche. Ils apprennent beaucoup sur eux-mêmes, mais ils apprennent aussi beaucoup de leurs collègues de classe. Les enfants sont en apprentissage constant et j’ai remarqué qu’ils font beaucoup d’apprentissage significatif qu’ils leur serviront dans la vie de tous les jours en communauté. Ils apprennent à réfléchir, à accepter le point de vue des autres, à accepter les différences d’opinions, à argumenter de façon adquate, à communiquer leur pensée de façon claire et à être à l’écoute des autres. Ce sont tous des éléments qui leur serviront dans la vie puisque nous avons des discussions à tous les jours et qu’il est important de savoir communiquer avec les autres.

De plus, comme future enseignante, j’ai beaucoup appris sur comment pratiquer la philosophie avec les élèves. Je sais maintenant quel est le rôle de l’enseignant dans une communauté de recherche philosophique et à quel point son rôle en tant qu’animateur est important lorsqu’il est pratiqué de la bonne manière. Les interventions à faire par l’animateur sont très importantes. Il ne doit pas donner son opinion ou encore pousser les élèves vers une réponse désirée. Il doit les aider à reformuler au besoin, à guider la discussion, sans apporter son point de vue, poser les bonnes questions pour enrichir les conversations sans trop parler et observer les élèves et le fil de la discussion. L’animateur au travers d’une communauté de recherche doit apprendre à l’élève à penser par et pour soi-même, à s’auto-corriger, à se questionner, à prendre la parole, à clarifier sa pensée et se qu’il dit, à raisonner, à rechercher, à définir des concepts, à nuancer son point de vue, à pensée de façon éthique, à être éduquer comme un citoyen, à interpréter et à enrichir son expérience.

Finalement, ce qui m’a le plus marqué est comment tout le monde ressort enrichit d’une communauté de recherche. Tout ce qu’on y voit nous reservira un jour ou l’autre et sera bénéfique pour être un meilleur citoyen. Nous vivons toujours en communauté et il est important de savoir vivre dans cette communauté. Seulement lorsque nous pensons à l’école, les élèves sont toujours en communauté, entourés de plein de gens qui diffèrent d’eux. C’est pourquoi il est très important pour eux de savoir non seulement vivre entourés de personnes mais aussi de savoir vivre avec la différence.

2- En général, j’ai bien apprécié le cours puisqu’il m’a beaucoup appris sur comment bien pratiquer la philosophie avec des élèves. La philosophie n’était pas vraiment un domaine qui m’attirait particulièrement, mais après avoir appris ce qu’était une communauté de recherche, je me sentirais bien plus à l’aise de faire vivre l’expérience à mes élèves.

Annie-Pier Touchette, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 18:20, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Tout d’abord, la philosophie pour les enfants était une agréable découverte pour moi. Je me suis rendue compte que la philosophie pouvait apporter beaucoup autant à l’enseignant (animatrice de la communauté de recherche) qu’aux élèves. Ce qui m’a marqué le plus, c’est la capacité des enfants à écouter les autres et à respecter les autres. Ils sont fascinants à entendre parler et c’est surprenant de voir à quel point ils sont réfléchis par rapport au sujet discuté. Ils sont capables d’échanger, de communiquer et de raisonner dans le respect. Je retiens aussi que le rôle de l’animatrice est primordial puisqu’elle doit s’occuper de poser les bonnes questions aux bons moments afin d’enrichir les conversations au sein de la communauté de recherche en philosophie. En tant qu’enseignant, nous avons aussi un rôle d’observateur à réaliser, mais il faut comprendre que ce rôle va au-delà de l’observation en elle-même. Il faut être en mesure d’observer le fond de la pensée des enfants.

Ensuite, je retiens aussi qu’en philosophie, on doit penser pour et par soi-même, mais avec l’aide des autres. Faire de la philosophie avec les enfants, c’est les inviter à s’engager dans la création d’un processus d’enquête, de recherche où tous les ingrédients de l’enquête scientifique sont en jeu nous dit Michel Sasseville et Mthieu Gagnon (Gagnon et Sasseville, 2012). Ces ingrédients dont on nous parle sont le questionnement, la formulationd’hypothèse, la vérification des hypothèses, etc. Il s’agit plutôt d’une démarche collective qui demande aux enfants le partage d’idées, la mise en commun de point de vue ainsi que le partage de différentes raisons. Ainsi, il inclut tous les membres de la communauté de recherche. Ce que je retiens également, c’est que lors de ces communautés de recherche, il est possible de discuter de plusieurs sujets avec les élèves. D’ailleurs, je crois que cette ouverture peut permettre de traiter de questions plus éthiques et aider à faire des enfants de bons citoyens.

En bref, la philosophie pour les enfants leur permet de pouvoir s’exprimer librement et de donner leur opinion sur divers sujets et ce, dans un environnement ou prône le respect. Ces discussions permettent un enrichissement autant pour l’élève que pour l’enseignant.

Références

Sasseville, M. & Gagnon, M. (2012). Penser ensemble à l’école : des outils pour l’observation d’une communauté de recherche philosophique en action. Québec : Les Presses de l’Université Laval.

 2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

2.1 Sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants)

Le contenu présent dans l’OVC était très riche et varié. On pouvait y trouver des lectures sur les éléments à l’étude, mais également des vidéos nous permettant de bien comprendre ces éléments. Les textes étaient riches et intéressants et les vidéos étaient nombreuses dans la vidéothèque ce qui permettaient une belle diversité. Aussi, pour ce qui est des petits travaux à faire à chaque semaine, j’ai trouvé qu’ils étaient représentatifs et me permettaient de bien réinvestir ce que j’avais appris. De plus, je trouvais que les activités à réaliser étaient bien pondérées.  La charge de travail était juste et pertinente. En bref, j’ai été agréablement surprise et impressionnée autant du contenu que de la forme du cours et ça m’a convaincu d’explorer la philosophie pour enfant. Je tenterai certainement l’expérience.

2.2 Sous l’angle de sa forme (OVC : la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)

Lors du début de ce cours, j’étais complètement perdu et j’avais énormément de difficulté à saisir le fonctionnement de l’OVC. Je trouvais cela difficile de m’y retrouver. Toutefois, après les premiers modules, j’ai pu comprendre comment fonctionnait la plateforme et ainsi, mieux apprécier le cours. Lorsque j’ai compris le principe de l’OVC, je me suis rendue compte que c’était très simple d’utilisation et qu’il était facile de trouver ce que l’on cherche. C’est agréable de tout trouver au même endroit y compris les lectures. Aussi, ce que j’ai aimé de ce cours, c’est qu’il est très structuré ce qui nous oblige aussi à l’être. Le travail à faire à chaque semaine est clair et simple à comprendre.  Finalement, la forme de l’OVC permettait des échanges avec nos collègues et nous faisait sentir davantage dans un cours en classe que dans un cours en ligne. Pour ma part, c’est la première fois que j’apprécie un cours en ligne comme c’est le cas pour celui-ci.

Catherine Dubé, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 18:24, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Avant de réaliser ce cours, je n’étais pas consciente de l’importance de pratiquer la philosophie avec les enfants. Après avoir réalisé tous les modules de ce cours, je suis surprise de tous les biens faits de cette pratique sur le développement des enfants. La pratique de la philosophie à l’école primaire permet aux enfants de se familiariser avec les outils de raisonnement et d’acquérir différentes habiletés sociales ainsi que des compétences sur le plan du vivre-ensemble et de l’apprendre-ensemble. Lors des discussions de la communauté de recherche, les élèves coconstruisent leurs savoirs afin de développer une pensée critique qui leur permettra de penser par eux-mêmes et pour eux-mêmes. Le partage de valeurs, de connaissances et d’expériences amènent les élèves à s’ouvrir sur le monde et à développer une ouverture d’esprit. Ils apprennent à respecter les autres, leurs différences et leurs points de vue. Finalement, la communauté de recherche en philosophie initie les enfants à la démocratie et elle permet de former peu à peu des êtres raisonnables. De plus, je retiens que la pratique de la philosophie avec les enfants enrichit aussi l’expérience de l’enseignante. En effet, les discussions philosophiques lui permettent d’en apprendre davantage sur ses élèves, sur leurs compétences et leurs habiletés. Par la suite, la pratique de la philosophie lui permet aussi d’apprendre de ses élèves. En somme, je retiens que les enfants aiment philosopher puisqu’ils peuvent partager leurs idées sans se faire juger puisqu’il n’y a pas nécessairement de bonnes ou de mauvaises réponses en philosophie. En somme, en suivant ce cours, j’ai appris que travailler la philosophie avec les enfants, ce n’est pas si difficile. Je crois alors que ce cours m’a permis de faire une belle découverte qui me servira dans la poursuite de ma formation.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

Ce cours est très intéressant et pertinent. Il nous permet de bien comprendre l’importance et les biens faits de pratiquer la philosophie avec les enfants. Je trouve que les activités réalisées dans les différents modules permettent de bien mettre en œuvre ce que nous apprenons. Les textes et les vidéos permettent de bien comprendre les nouvelles notions.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

Bien que le site semble complexe au départ, les différents onglets permettent de naviguer facilement sur l’OVC et les évaluations formatives des premiers cours permettent de saisir le fonctionnement et les activités. De plus, la rétroaction constante des tuteurs enrichit notre expérience. Finalement, l’OVC est une plate-forme complète qui favorise les échanges entre les pairs, ce que j’ai bien aimé.

Patricia Jean, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 18:45, a écrit:

1. Dans le cours de philosophie, j’ai appris que les élèves et l’animateur devaient utiliser des éléments afin d’avoir une discussion riche en échange. Les élèves doivent utiliser des stratégies afin de bien se faire comprendre et l’animateur doit aussi utiliser des stratégies pour amener les élèves à aller plus loin dans leur réflexion. Tout au long de la session, j’ai pu apprendre les éléments en plus de pouvoir les analyser dans des séquences. Je retiens que la communauté de recherche est basée sur le respect et que la philosophie permet de créer les futurs citoyens. En effet, la philosophie amène plusieurs éléments positifs à l’école et ceci va l’aider à vivre en société. J’ai appris que la communauté de recherche se basait beaucoup sur l’écoute et l’entraide. Donc, les élèves développent plusieurs habiletés. La série documentaire m’a vraiment permis de faire des apprentissages sur ce que la philosophie pouvait apporter chez l’élève. Entre autres que l’animateur doit amener l’élève à penser par lui-même et l’amener aussi à avoir une pensée critique. De plus, j’ai maintenant conscience qu’il faut partir des intérêts des élèves pour lancer une discussion afin que celle-ci soit plus significative pour eux. Je retiens beaucoup d’éléments de ce cours et je compte les réinvestir dans mes stages en enseignement.

Les éléments qui m’ont marqué pendant le cours sont entre autres qu’il y a plusieurs possibilités de stratégies à utiliser lors d’une discussion philosophique. Les élèves peuvent les utiliser et je trouve intéressant que les autres camarades puissent identifier lorsque l’élève en utilise une. Ils sont donc conscients que la discussion philosophique leur permet d’utiliser des habiletés philosophiques. De plus, j’ai été surprise de voir à quel point les élèves pouvaient aller loin dans leur réflexion sans l’aide de l’enseignant. Il faut leur laisser de la place et ne pas les brimer dans leurs idées. Les élèves ont beaucoup de choses à dire et parfois il suffit de poser une question pour les amener à échanger sur le sujet.

2. J’ai apprécié découvrir les habiletés philosophiques à l’aide de séquence vidéo. Il m’arrivait d’avoir de la difficulté à comprendre un élément et ensuite, lorsque je visionnais la séquence, je comprenais beaucoup mieux. J’ai aussi aimé découvrir ce que la philosophie apportait aux élèves à l’aide des séries documentaires. J’ai fait plusieurs apprentissages et même que j’ai davantage le goût de faire une communauté de recherche dans ma future classe comme il y a plusieurs avantages à en faire une. J’ai aimé qu’il s’agisse d’un cours en ligne, mais au départ, j’avais de la difficulté à m’organiser dans le site du cours. Par contre, je me suis vite habituée. Il y avait plusieurs variétés par rapport aux activités et je trouvais cela intéressant que la formule changeait d’une semaine à l’autre.

Valérie Gamache, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 19:04, a écrit:

Le cours L’observation en philosophie pour les enfants m’a appris plusieurs choses sur le développement de la pensée des enfants, sur les objectifs et bienfaits de la communauté de recherche en philosophie et sur la posture que doivent adopter les enseignants dans ce processus.

Tout d’abord, l’un des principaux objectifs en communauté de recherche en philosophie est d’amener les enfants à penser par et pour soi-même. Pour y arriver, l’observateur a un rôle à jouer afin d’amener l’enfant à structurer sa pensée, à écouter les autres, à partager son opinion, à avoir une ouverture d’esprit, à poser des questions, etc. Bref, l’enfant a de nombreux apprentissages à faire pour arriver à penser par et pour soi-même. Plusieurs habiletés en philosophie permettent à l’enfant d’arriver à cet objectif. Par exemple, l’enfant doit douter de ses propos avant de les affirmer, il doit appuyer ses points de vue par des raisons qui vont au-delà de la simple opinion, il doit accepter une critique raisonnable, il doit clarifier ses propos afin d’assurer la compréhension des autres participants, il doit écouter afin de mieux intervenir et afin de cheminer dans sa pensée, il doit distinguer certains concepts afin d’en faire certaines nuances, etc. Pour arriver à acquérir ces nombreuses habiletés qui permettent de forger un citoyen avec une opinion fondée et une pensée critique, l’enfant doit s’exercer et c’est à travers les discussions de la communauté de recherche qu’il sera en mesure d’y arriver.

En ce qui concerne l’observateur, il a un très grand rôle à jouer dans le développement de la pensée de l’enfant. Tout d’abord, il est considéré comme un participant et non comme un animateur puisque son but principal est d’écouter les différents propos et d’aller chercher les bons éléments pour amener les élèves plus loin dans leur pensée. Il a une attitude d’enquêteur et de co-chercheur puisqu’il modélise les différentes habiletés afin de les enseigner aux enfants. Par exemple, l’observateur va reformuler pour favoriser la compréhension et pour montrer aux enfants qu’il est important de reformuler leurs propos, il va aider à définir en cernant les mots qui peuvent causer problème aux élèves, il va aider le dialogue en mettant en relation les idées des jeunes pour les inciter à interagir entre eux, etc. Cependant, l’animateur doit faire attention de ne pas trop parler, car ce sont les enfants qui doivent majoritairement parler dans la communauté de recherche. En parlant trop, il nuit à la réflexion des élèves.

Finalement, ces différentes habiletés apprises au travers la participation à une communauté de recherche en philosophie amènent les enfants à avoir du jugement et à savoir se défendre si quelqu’un tente de les manipuler par exemple. Aussi, il s’agit en quelque sorte d’une prévention contre la violence puisqu’on amène les élèves à réfléchir à leurs actions et aux différentes situations de la vie courante. Puisqu’ils ont appris les différents outils pour penser d’une manière critique, ils sont davantage capables d’avoir du jugement et d’évaluer si ce qu’ils vont faire est bien ou mal. Bref, j’ai écrit ci-haut toute les informations qui m’ont particulièrement marquée puisque je découvre la puissance et l’utilité de bien penser et de savoir penser.

Appréciation contenu :

J’ai adoré les différents modules du cours puisqu’ils m’ont permis de bien comprendre en quoi consistait une communauté de recherche, ce qu’on y faisait, comment agir en tant qu’enseignant, que permet d’apprendre cette communauté et comment cela se passe. Bref, tous les éléments étaient présents pour que j’aille envie d’instaurer ce genre de processus dans ma future classe au primaire.

Appréciation OVC:

Au départ, cela peut sembler lourd la manière dont est construite la plate-forme, mais après avoir écouté le tutoriel je m’y suis bien retrouvée. La feuille de route est merveilleuse pour se retrouver.

Marilene Rabasse, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 19:19, a écrit:

1/

Dans la multiplication de mes expériences , l’expérience de l’observation en philosophie pour les enfants m’a apportée une retenue, un tout que je porte en haut de mon opération de vie.

Cette retenue est en amont , elle précède toutes les autres . A 53 ans, je comprends enfin que le cadre de mon puzzle mental me manquait et que ce cadre permet de maintenir toutes les parties du développement de la pensée. Alors, je suis troublée, je dois remettre en morceaux mon puzzle pour poser ce cadre et ré-emboîter toutes les parties qui me composent. J’étais en recherche, j’avais balbutié un penser par moi-même et me voilà rendu à la définition par l’observation, par le faire ensemble en pensant par soi-même et pour soi-même. Aujourd’hui je doute, je possède vingt et une habiletés, les enfants me les ont offertes. Je dois penser  encore mieux penser toujours. j’ai envie et soif de poursuivre.Nous avions abordé, à Genève le principe de la logique dés le chapitre un d’Harry, ce fut notre première expérience,. Maintenant, j’en devine le rôle, j’ai hâte d’entamer cette prochaine session, je suis en appétit et passion par ce que je suis entrain d’apprendre un nouveau langage, je suis en route, je change. Mon rapport aux autres en est boulversé, ma manière d’aborder le partage, l’échange a changé, je parle une autre langue, celle de la paix. Je fuis les débats, suis en quête de délibération et maintenant j’interroge sans crainte, je demande à définir ce dont nous parlons ou ce que les autres nous offrent en partage.

Cette nouvelle démarche m’entraîne dans l’acte de rechercher d’autant plus que j’anime pour la première fois des ateliers avec des enfants, et les invite à aller voir plus loin que le bout de leur propre nez mais aussi de celui de leur voisin. Le module 7 a été un module révélateur . A cette étape, je passe d’une majorité rassurante à une minorité dé-stabilisante dans le groupe que nous formons. Mais les vidéos m’accompagnent. Tous les enfants m’aident : doit-on toujours prendre des risques? peut-on vivre sans imagination? différence entre curiosité et espionner? … tout foisonne, tout transpire, tout bouge . Je doute . Alors je me rapporte aux justifications et surtout suis les commentaires d’Andrée-Anne, ma tutrice. En vous lisant, tous, je consolide ma pensée, je m’auto-corrige c’est à dire que je ne change pas d’avis mais je clarifie ma pensée, je nuance oui , je découvre la nuance, sa finesse, sa subtilité. Je n’ai plus peur d’avancer seule parce que je vous sais là, réfléchissant( mettre en lumière) différemment ce qui m’enrichit, je suis riche de vous.

C’est une prise de conscience bouleversante j’aurais besoin de votre aide présentement car je ne peux traduire plus.

Je nous ai senti archéologue, explorant aux pinceaux, dans une délicate opération de fouille. Dans cet espace de la CRP, j’ai le droit de penser différemment, je peux prendre la parole pour le dire mais surtout je suis écoutée. J’ai un espace où le temps prend le temps de réfléchir, de s’entendre, d’échanger .On revient en arrière, on corrige, on dissèque. On produit des rapports révisés. On peut, on doit réviser, s’auto-corriger et j’apprécie de plus en plus de faire cette auto-correction. On va plus loin, plus profond.  Je n’ai plus peur d’être différente, mieux j’ai le droit de l’être et on m’invite à l’être. Etre semble si individualiste que j’aimerais inventer un nouveau mot « l’aitre » comme naitre sans le N de haine ou de la négation. C’est énorme! maintenant je peux avec vous améliorer mon raisonnement. Prendre le temps de la recherche.dans ce monde où tout doit aller vite et être rapidement conforme. Je prends le temps qui m’est nécessaire et je définis, nous définissons. Les enfants me définissent en les observant. J’apprends de l’enfant, des enfants que j’observe. Olivier, Charles-o, Julia, Roxanne, Guillaume… Tous, remerciez les. ainsi que leurs animateurs, parents enseignants qui ont témoigné.

cet habileté de définir m’a marqué, par sa logique, son évidence et sa pertinence. l’acte le plus simple définir est donc la base de tout. Alors au quotidien je définis tout et j’apprends , je continue à réfléchir. Bien évidemment, mes tensions sont apaisées. Je fais la paix avec moi même.

L’autre jour, en CRP, une enfant qui est suivi par un psychologue nous a livré cela :

Lana«  j’aime bien « philo-théraper », on fait ça entre nous et on apprend bien mieux ».  Un nouveau mot inventé.

puis un autre jour, Antoine a dit «  j’étais en colère en arrivant et puis après une heure de philo, j’ai chassé ma colère ça me rend heureux de faire de la philo ».

Puis Fadi en conflit avec Antoine est revenu vers moi fièrement après la récréation «  Marylène on a parlé, on s’est écouté, on a résolu tout seul la dispute pis maintenant on est même devenus amis »…

Nous sommes des gouttes d’eau mais ensemble nous formons les océans des possibles. Alors je me sens enfin toute petite, une enfant. C’est un long chemin que de redevenir cet enfant qui questionne le tout et le rien, pour un rien et pour tout. c’est émerveillant.

il faut dire que se mettre à mieux penser amène aussi d’autres habiletés que celle d’appliquer la philosophie au cadre de la parole. Pour moi ce cadre de vie, cet art, ce langage s’exprime dans d’autres possibles. Ce que nous avalons et comment nous bougeons. la prise de conscience de notre corps. Il ne suffit pas d’un esprit sain il faut lui correspondre un corps sain.Mieux manger,mieux bouger. Et tout cela ouvre à une infinité de questionnement qui s’inscrit dans une démarche collaborative et participative sans fin mais à grande faim .

Et avec le paradoxe et l’humour, je découvre que plus je mange de la philosophie plus j’ai faim et plus j’ai l’impression de m’affiner, de mincir mais d’épaissir et de prendre de la densité. De « m’engrammer » dans la réalité .

2/

il s’agit dans votre demande de mettre en pratique ce que nous avons appris par l’exercice de notre pensée critique.

Aboutir à un jugement raisonnable sur le contenu et la forme de ce module de la philo pour les  enfants.

Pour cela, étant rendu samedi soir en France, je me suis plongée dans les justifications  de mes camarades de CR.

Ma première réaction sur le contenu est comparable à celle où vous attendez, chaque mercredi soir , l’épisode de votre série hebdomadaire. On y apprend des choses nouvelles à doses homéopathiques pour nous tenir en haleine jusqu’à l’épisode suivant. Prendre le temps de la découverte. D’intégrer tous les paramètres. Chaque épisode se vivant indépendamment les uns des autres mais permettant une construction global avec toutes les parties du puzzle.

Sa structure répétitive permet d’ancrer les acquis et de les consolider, on s’y attend et pourtant on se laisse surprendre encore et toujours, je dirai même échouer, pour se re-lever plus fort ensemble. Alors parfois on a besoin de revenir à un épisode précédent, un détail non compris, non vu. Bizarrement, en revoyant les épisodes anciens de notre série on comprend encore mieux ce qui amène l’épisode suivant jusqu’à la fin.

Sauf que là, le Hic c’est qu’il n’y a pas de fin il y a un champs infinis de possibles qui s’ouvrent.

Mais chanceux que nous sommes, nous sommes les acteurs de cette série philosophique alors si nous acceptons de collaborer, de construire la prochaine saison, rendez-vous est pris le 9 janvier principes de logique.

Pour ma part à la vue de toutes vos justifications je dirais que dans la forme, il serait juste et raisonnable de pouvoir maintenant communiquer entre nous. Mettre sous forme virtuelle une CRP sur chaque module.

interagir ensemble et de manière transversale, sans retenue, sans crainte, sans peur de l’évaluation . Le café de l’OVC demande une fenêtre supplémentaire pas forcément ouverte à tous.

A/ L’esthétique, est un élément que j’emploierai pour justifier le besoin réel d’un nouveau graphisme. pourquoi ? une raison serait de donner encore plus de valeur à ce qui se suffit déjà intrinsèquement dans son contenu. Par exemple un foie gras sera meilleur dans une belle assiette, sur une belle table, en bonne compagnie avec un bon vin que dans une assiette en carton. Venant du monde de la communication je ne peux m’empêcher d’imaginer un mieux, plus moderne, plus dynamique, plus vivant, plus coloré, plus facile d’accès, plus logique. Toutes les personnes ont signifié leur appréhension de début, la complexité de départ et la réticence. Visuellement il me semble important de modifier l’OVC. Graphiquement le rendre encore plus simple, moins universitaire, je veux dire scolaire, plus accessible, plus démocratique. Plus vendeur?

Pouvoir imprimer, enregistrer, tout ce qui est fiche des définitions, enregistrer les vidéos… je dirai que parfois les lieux ou sont mentionnés les éléments ne sont pas bons, voir inexistants ou en cours de création. Il faut aller vers là ou on peut encore et toujours chercher plus loin. créer une sorte de toile d’araignée ou de tapisserie ou de canevas. Tricoter le chemin en terme visuel et logique.

B/ il serait aussi bon de pouvoir élargir ce programme  fortement ancré dans la culture Québécoise tant dans la langue utilisée que dans les vidéos. Proposer à d’autres cultures mais aussi pourquoi pas d’autres méthodes d’enrichir l’OVC?

j’ai observé à l’UNESCO ( journée mondiale de la philo avec les enfants) d’autres méthodes d’animation, j’ai encore mieux compris la valeur de la métodhe Lipman que vous nous proposez. il serait bon d’ouvrir notre méthode pour lui permettre d’être valorisée. Prendre la parole ouvertement sur le net?

dans le contenu, je m’interroge maintenant 

je me demande si nous pourrions garder cette session PHI 1064 l’observation en philo active? autant de temps que nous le souhaitons? ou si cette session va s’arrêter dés le module 14 achevé?

Cette session est riche, nous n’avons pas pu tout explorer, ce serait une frustration de ne pouvoir y retourner en 2017 et après pour s’auto-corriger.

Dans la forme  je m’interroge maintenant

la lisibilité multiple et croisée est d’une richesse inexploitée dans sa totalité.

Comment poursuivre ce parcours que l’on vient juste d’emprunter? comment le rendre gratuit? accessible à tous ? comment faire de cette forme, une forme universelle de recherche philosophique ? pour démocratiser ne faut-il pas descendre dans la rue, avec le peuple et ses citoyens et former des CRP internet ouverte, accessible et disponible pour tous en libre accès? le retour nous enrichira tous bien plus que l’argent que l’on en attend pour se nourrir.

je me demande comment vous dire merci autrement qu’en mots?

Peut-être en vous offrant mes services pour travailler sur l’image de l’OVC et vous soumettre des graphistes susceptibles de travailler à cette refonte formelle . c’est mon métier.

Kim Fortin, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 19:29, a écrit:

Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Ce cours m’a appris plusieurs choses sur la philosophie avec les enfants. En effet, la seule chose que je connaissais avant ce cours était les cours de philosophie que j’ai fait au cégep. Pour moi, la philosophie était très abstraite et complexe avec tous les philosophes et leurs théories. Je ne m’étais pas imaginé qu’il était aussi enrichissant de faire de la philosophie avec les enfants. J’ai appris que la philosophie était beaucoup plus que de la théorie. Elle permet de développer beaucoup de compétences chez les enfants. Ils apprennent à bien s’exprimer, à ordonner leurs idées, à être ouvert aux suggestions des autres. Les enfants apprennent aussi à penser par et pour eux-mêmes. La communauté permet aux enfants de se développer et d’enrichir leur expérience et celle de l’enseignant simultanément.

Je retiens aussi qu’il est possible de parler de tous les sujets avec les enfants. Tout est dans la façon de l’aborder. Les enfants sont capables d’être très matures et ils ont des idées sur tous les sujets. Ils sont prêts à nous étonner si nous leur en laissons la chance. Il est important de leurs permettent de se poser des questions et d’émettre des hypothèses tous ensemble dans un but commun.

Finalement, je retiens que l’animateur est là pour soutenir les enfants et amener leurs raisonnements plus loin. Les enfants ont toute la place qu’ils veulent. Cela leur permet de s’exprimer et de dire ce qu’ils pensent vraiment sur différents sujets. Le fait de le faire en communauté développe aussi des habilitées sociales qui leurs serviront toute leur vie. Cela leur permet aussi d’acquérir des aptitudes et un regard critique pour être de meilleurs citoyens et adultes responsables.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

J’ai beaucoup aimé le cours, car je l’ai trouvé très interactif et concret. En effet, il y avait quelques lectures à faire, mais le gros de la théorie est présenté sous forme de vidéos. J’ai trouvé que la matière était bien expliquée et arrivait à un bon rythme. La charge de travail à toutes les semaines était aussi très bien dosée. J’aime le fait que les exercices à faire étaient de l’observation dans une vraie séquence de philosophie avec les enfants. Cela m’a beaucoup aidé à comprendre et à me plonger dans le contenu.

– sous l’angle de sa forme (OVC: la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

La première fois que je suis allée sur le site j’ai fait une petite crise d’angoisse, car je trouvais qu’il était surchargé et complexe dans son fonctionnement. Avec le temps, je me suis tranquillement habituée au site et aux fonctionnalités. Je dois avouer que je connais bien les fonctions que je dois utiliser, mais je ne me suis pas aventurée plus loin sur le site. Plusieurs choses ne m’ont pas servis. Par contre, j’ai aimé que ce cours se donne à distance et que je puisse le faire quand bon me semblais.

Cécile Michaud, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 19:56, a écrit:

1-      Que retenez-vous de ce cours ? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués ?  Pourquoi ?

Je retiens de ce cours que tous les humains, même très jeunes peuvent pratiquer la philosophie s’ils sont mis dans un contexte propice. Ce contexte propice a été survolé dans le module 4 : on a pu y lire les premières étapes d’une communauté de recherche. Par ailleurs, dans certaines séquences (non au programme de ce cours), nous pouvions observer ces premières étapes. Bien que les conduites de l’animateur soient importantes, j’ai été marquée par le processus, soit toute la planification qui s’y rattache, tout le travail fait en amont afin de préparer les séances de philosophie (romans, manuels, cahiers de l’animateur …). J’ai été marquée par ce processus, car je suis novice en philosophie et que je découvre l’importance de la recherche pour développer ce matériel. J’y vois une dimension très moderne de la philosophie.

Je retiens aussi que la pratique de la philosophie permet d’exercer des actes de la pensée qui, comme les muscles, se développent, se raffinent et se perfectionnent afin d’apprendre à penser par et pour soi-même. J’ai été marquée par le nombre important de ces actes de la pensée et par la réflexion qui doit être faite pour les catégoriser, les relier entre eux et les rendre explicites. J’ai été marquée par ces actes de la pensée et leurs liens parce que je n’avais pas bénéficié antérieurement de cours de philosophie qui auraient pu me familiariser avec ceux-ci. Tout comme les animatrices et les enfants, j’ai pu observer mes propres actes de pensée (douter, donner des raisons, définir, distinguer, etc.) en action et les voir se raffiner avec comme résultats un jugement plus nuancé et mieux argumenté. Or, c’est justement la raison pour laquelle je m’intéresse à la philosophie : pour mieux penser par et pour moi-même.

Finalement, je retiens les conduites de certaines personnes de la CRP. D’abord, l’animatrice Sara Lefrançois est, pour moi, un modèle de rôle. J’ai été marquée par son écoute, son intérêt et son respect pour les propos des enfants. Et aussi son humour. J’ai été FASCINÉE par sa capacité d’être attentive à tout ce qui se passait autour d’elle. J’ai été marquée parce que je pense qu’elle était « contagieuse », en ce sens que, comme il est dit dans le module 6, l’animatrice un exemple qui « endossent certains comportements propres à la recherche ». Comme madame Lefrançois en témoigne dans l’émission 13 de la série documentaire, l’approche reflète aussi sa philosophie de l’éducation. Et ça se voit. La seule réflexion que je ferais concerne le fait qu’elle semble donner plus souvent la parole aux garçons, notamment les 2 Olivier et Charles-O. (mais, peut-être, est-ce le choix des séquences?). D’autres personnes dans la CRP m’ont marquée. Il y a d’abord Clara, l’élève qui s’est située, physiquement et moralement, sur un plan différent des autres élèves concernant la méchanceté. Bien qu’encore très jeune (groupe A), elle était capable d’argumenter et de se démarquer des autres élèves. J’ai été marquée, car je l’ai trouvée très courageuse : je me demandais si j’étais capable d’un tel courage. Trois autres élèves m’ont marquée. Olivier1 prend le temps de réfléchir: il s’exprime lentement et témoigne avoir appris à exprimer oralement son opinion (il insistait sur l’oralement). Olivier2, pour sa part, s’exprime toujours clairement, souvent avec une pensée divergente, mais, malheureusement, parfois sur un ton qui pourrait disqualifier l’autre. Il y a aussi Florence qui, toujours avec le sourire, commence ses interventions en s’adressant directement à un autre élève : « Moi, je veux réagir à ce que X vient de dire… » ou « Moi, je veux dire que je ne suis pas d’accord avec Y… ». Après madame Lefrançois et Clara, ces trois élèves m’ont donné de grandes leçons qui devraient m’aider, en collectivité, à améliorer ma façon de penser par et pour moi-même.

2-  Quelle est votre appréciation de ce cours :

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

Le but de ce cours est « d’apprendre à observer un matériel audiovisuel montrant trois communautés d’enfants – premier, deuxième et troisième cycle du primaire – engagés dans la pratique de la philosophie en communauté de recherche ». Pour y arriver, nous avons pu identifier et observer, dans une communauté de recherche philosophique réunissant des enfants du même niveau scolaire, des actes de pensée dont les principaux sont de raisonner, rechercher et définir (organiser l’information). Nous avons aussi pu identifier et observer des comportements d’animateurs qui favorisent ou nuisent à la pratique de ces actes de pensée. Finalement, nous avons pu réfléchir aux conséquences de ces actes de pensée dans l’éducation des enfants pour des thèmes généraux (ex. paix, démocratie), mais aussi dans le contexte du programme de formation actuel.

Étant novice en philosophie, il s’agissait pour moi d’une initiation aux actes de la pensée et j’ai pu réaliser toute mon ignorance. Je pense que les résumés dans le livre étaient trop succincts pour mon niveau : ils présumaient de connaissances que je ne détenais pas. Par conséquent, bien que le but du cours ait été atteint, mes apprentissages me semblent partiels. Par exemple, je reste encore confuse si l’un des actes principaux de pensée est « organiser l’information » ou « définir ». Comment repérer définir par rapport à interpréter? Distinguer par rapport à nuancer?

Concernant la forme, j’ai trouvé difficile de gérer mes études dans l’OVC et je ne crois pas l’avoir bien exploité. J’ai acheté le livre et réalisé tard dans la session que la bibliothèque contenait des références supplémentaires que je pouvais consulter. Or, quand j’ai pu les consulter, certains hyperliens ne fonctionnaient pas et la qualité du son dans certaines entrevues en vidéo ne me permettait pas de saisir ce qui était dit. Par ailleurs, j’aurais aimé pouvoir télécharger certains contenus vidéos afin de pouvoir les regarder alors que je ne suis pas en ligne. L’apprentissage collaboratif est aussi une bonne idée que le site ne facilite pas avec son processus linéaire. Finalement, j’aurais aimé pouvoir retracer facilement mes commentaires pour réviser mes observations : or, s’il existe un moyen de le faire, je ne l’ai pas trouvé. J’ai donc pris autant de temps à les retracer qu’à les réviser.

Je suggérerais qu’il y ait plus de temps entre la dernière session du cours et l’examen. La révision est exigeante pour le temps dont on dispose.

En somme, il s’agit d’un cours que je recommanderais à des personnes plus outillées que moi sur les actes de pensée et plus patiente que moi pour l’utilisation de l’OVC. Un cours très intéressant.

Camille Maynard, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 20:59, a écrit:

Cher dernier journal,

En observant les enfants, semaine après semaine, j’ai pu remarquer que bien que nous ayons tous des différences individuelles rendant hommage à notre unicité, nous avons également cette chose que nous possédons tous et qui se manifeste dès lors que nous avons la parole, qui est peut-être potentiellement là dès notre naissance. Ce raisonnement, notre système intrinsèque de questions-réponses est un outil précieux pour se mettre en contact avec l’autre, comme une grammaire innée qu’il suffit ensuite de développer pour franchir la distance éprouvée entre soi et l’autre, mais aussi de soi à soi. Penser par et pour soi-même; c’est véritablement comprendre comment ce système fonctionne pour nous et être à l’aise de l’exposer à l’environnement, puis à la fin, saisir qu’il s’agit là, de la meilleure façon d’être au monde. J’ai compris que cette pensée se développait en prenant appui sur plusieurs aspects. Naturellement, ces critères se forment par la pratique et non tant, par l’enseignement magistral ou la théorie. Que ce soit le doute, la recherche, la capacité à distinguer, etc., les enfants (et nous-mêmes) avons tout en nous pour être libres de voyager dans nos pensées. Et par le fait que tous les hommes ont ces capacités, cela nous permet véritablement de rencontrer l’autre lors de l’expédition.

Bon, mon cher journal, ce cours me donne envie de creuser davantage les liens entre le développement de ce tissage au sein de la pensée et puis, la réalité psychologique individuelle que cela peut engendrer. Au niveau social, je ne peux m’imaginer quelle autre façon pourrait construire des liens plus forts que ce travail de mise en commun de la réalité intérieure. Or, il s’agit là de merveilleux outils de prévention de la violence, d’armes contre le dogmatisme, mais aussi, de simples moyens qui permettent de vivre jour après jour en pleine considération d’autrui. En ce sens, tout un pan du travail psychologique peut être couvert par le développement de cette pratique parce que les difficultés personnelles sont toujours en lien direct ou indirect avec le tissu social. Enfin, j’ai découvert cette méthode fabuleuse qui rend justice à l’éducation, qui, entraîne une vie individuelle bonifiée, puis pour dire bref et en puissance: un monde certainement meilleur!

2-

Le contenu du cours est là; les éléments importants sont présents, la série documentaire est réellement un petit bonbon pour l’âme! Cependant, pour dire vraiment mon avis (teinté de mes appréhensions et intérêts), il m’aurait été plus captivant de voir comment chacun des éléments se déploient, se dynamisent, se construisent de façon à toucher précisément le développement de citoyens raisonnables, la démocratie ou la prévention de la violence par exemple (et non seulement permettant de créer la communauté de recherche). Plus précisément, comment le déploiement de la pensée logique influence la vie de l’enfant, favorise l’épanouissement de la société. Pour donner un aperçu de ce que je conçois : le doute, être capable de l’éprouver en conservant sa paix d’esprit- je crois- peut avoir de nombreux impacts individuels et sociaux. Explorer précisément ces impacts avec la classe aurait été fabuleux.

En fait, le déroulement du cours (ou d’un autre cours sur la philosophie pour enfants, d’introduction par exemple) pourrait se faire de la façon dont on cherche : 1- Frustration (des problèmes sociaux contemporains, de la démocratie non-actualisée, la violence, les droits, etc.) 2- Doute (Quelque chose peut peut-être être changé? L’importance de l’éducation) 3- Problème (Éducation traditionnelle vs problèmes de société qui se répètent) 4- Hypothèse (La communauté de recherche ou philosophie pour enfants et les critères à observer) 5-Vérification (De quelles façons chaque critère et plus largement la philosophie pour enfants répond aux problèmes posés?) 6- Remise en question (N’importe quel dialogue ferait l’affaire? Les nuances à apporter) 7- Nouvelle hypothèse 8- Situations concrètes (Études auprès des enfants). D’accord, je m’emporte peut-être un peu…

D’autre part, je considère que la forme du cours n’est pas totalement à la hauteur de ce qui est proposé. Le fait que ce soit par le biais des nouvelles technologies de l’information devrait nous permettre de tisser des liens avec les autres, discuter avec les gens, alors qu’en réalité, ce n’est pas tant ce qui se produit. Il y a simplement trop d’endroits où écrire, il me semble que sous forme de forums cela irait (un forum pour chaque critère, un pour les journaux de bord). Aussi, j’estime que les définitions des critères observés sont trop données d’avance. Pourquoi ne pas les chercher nous-mêmes, les définir ensemble, aller même au-delà de la définition, proposer des exemples tirés des séquences, en fait, créer une réelle communauté de recherche! Penser le cours comme une telle communauté dans tous ces aspects serait une admirable méta-présentation de cette façon d’éduquer! (J’ai plein d’autres idées si jamais…)

Cela dit, je crois sincèrement que mon expérience scolaire (et de vie) est enrichie d’avoir serré la main à cette nouvelle entreprise éducationnelle; chapeau à tous ceux qui participent à la faire connaître et à ceux qui, à côté des enfants, font partie du cercle!

Et enfin, merci d’avoir pensé à ça, M. Lipman & Mme Sharp!

Maryline Potvin, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 21:15, a écrit:

1. Avant de commencer le cours, j’étais sceptique envers la pratique de la philosophie pour enfant. Les seules expériences que j’avais en tête étaient celles de la philosophie au cégep. Le cours de philosophie pour enfant m’a permis de voir la philosophie autrement. Elle m’a permis de la voir comme une opportunité de discussion, d’affirmation de soi, de découvertes, de questionnement, et d’ouverture sur l’autre. Avant, quand on me parlait de philosophie, je pensais Platon et Socrate. Maintenant, je pense dialogue, autocorrection et  raisonnement, éléments essentiels au développement d’un bon citoyen. Ce que je retiens de ce cours c’est l’importance de la philosophie pour les élèves. Je retiens aussi qu’elle peut être si gratifiante pour eux. L’élément qui m’a le plus marqué est l’éducation au citoyen. En effet, la pratique de la philosophie permet aux élèves de s’exprimer et ainsi diminuer les risques de violence, puisque la violence résulte d’un manque de mots pour exprimer ce que l’on ressent. Étant une future enseignante, je pense qu’il est de mon devoir d’éduquer les élèves et je pense que l’éducation passe d’abord et avant tout par la pratique du dialogue. Avec ce cours, j’ai réalisé que le dialogue avait une place très importante dans la vie de mes futurs élèves. Je pense que leur apprendre à dialoguer c’est aussi leur apprendre à accepter l’autre dans ses différences, c’est apprendre à se faire confiance et c’est apprendre à vivre ensemble. Pour moi, le dialogue est au cœur d’une bonne ambiance de classe.

2.       Quelle est votre appréciation de ce cours:

Le  contenu est diversifié et très intéressant. J’adore la série documentaire. La théorie est claire nette et précise. J’aime qu’il y ait des capsules où l’on peut observer les éléments à l’étude. Les textes et les vidéos sont très enrichissants. Le fait que les premiers rapports soient formatifs est vraiment intéressant. Cela nous permet de bien nous ajuster en début de session.  Je trouve que le cours est très bien structuré. Cependant, il serait intéressant de permettre de faire les cours du lundi au dimanche et non du mercredi au mercredi. En somme, il s’agit d’un cours qui m’a permis d’en apprendre plus sur la philosophie et par le fait même d’en apprendre plus sur moi-même et sur mes futurs élèves.

Marie-Laurence Perron, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 23:11, a écrit:

1- Ce cours m’a fait découvrir un nouvel aspect de l’enseignement, soit la philosophie pour les enfants. Je n’avais jamais eu la chance de visualiser des enfants concevoir des réflexions sur des questions d’ordre philosophique. Ainsi, j’ai découvert l’existence de nombreuses habiletés qui permettent de développer la pensée critique des enfants. Parmis les éléments à l’étude présentés dans ce cours, j’ai été marqué par certaines composantes primordiales à la communication. Par exemple, la clarté et la précision sont des composantes essentielles qui permettent d’avoir une meilleure compréhension des réflexions des enfants. Celles-ci permettent également de faire progresser la discussion puisque les enfants sont portés à reformuler et à définir leurs idées entre eux pour bien faire comprendre leurs pensées.

J’ai également trouvé intéressant d’analyser le rôle de l’animatrice dans une CRP. Par exemple, il est important de savoir que son rôle consiste à «modéliser» les propos des enfants afin de faire avancer la discussion. Cependant, celui-ci doit limiter ses interventions afin de laisser les enfants s’engager pleinement dans leur processus de recherche. Il peut également tenter d’éclaircir certaines idées des enfants par la reformulation. Celle-ci doit correspondre aux propos des enfants.

À la suite des visionnements dans la vidéothèque, j’ai été touché par les raisonnements présentés dans la pensée critique des enfants. Ils formulent des arguments cohérents qui se lient avec les points de vue de leurs pairs. La philosophie pour les enfants développe plusieurs habiletés essentielles en société, dont la capacité à formuler des raisonnements clairs qui évoquent un sens.

Enfin, j’ai aimé étudié en profondeur le développement du dialogue dans une CRP. Les enfants partagent des raisonnements fondés sur leurs expériences et sur leurs croyances. Les propos des enfants démontrent une capacité à communiquer leurs idées en tenant compte des opinions de leurs pairs. Ils utilisent des procédés d’ordre philosophie en vue de définir leurs idées et de donner un sens aux mots qu’ils utilisent.

2-Le contenu de ce cours présente des informations enrichissantes, notamment pour mon domaine de formation, soit l’enseignement au préscolaire et au primaire. J’ai aimé créer des rapports en vue d’analyser des éléments qui se retrouvent dans l’acte de philosopher chez les enfants. J’ai découvert plusieurs définitions qui me permettent maintenant de mieux comprendre les raisonnements des enfants.

La pédagogie utilisée dans ce cours est très intéressante puisqu’elle permet d’échanger nos idées et nos points de vue sur différents éléments qui étaient à l’étude. Ainsi, lorsque j’avais des doutes sur certaines notions, j’allais consulter les réflexions de mes collègues. Cela me permettait d’éclaircir mes apprentissages et d’analyser diverses opinions en vue d’enrichir mes raisonnements dans mes rapports. Les textes présentés dans l’OVC présentaient clairement les éléments à l’étude et facilitaient ma compréhension sur ces aspects. Les séquences présentés dans la Vidéothèque permettaient de faire des liens entre les éléments à l’étude et la pratique des enfants.

Emmanuel Beaudoin, dans son Document synthèse 2 soumis le Samedi 10 Décembre 2016 à 23:35, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

J’ai certainement appris bien des éléments pertinents qui me serviront dans ma pratique enseignante tout au long de ce cours. D’abord, je retiens plusieurs éléments quant à la manière de faire vivre la philosophie à des enfants du primaire. Ce qui m’a marqué d’entrée de jeu sur le plan du fonctionnement de la philosophie avec les enfants c’est tout le processus de recherche qui est constamment effectué de manière collaborative, voire communautaire. Je ne m’attendais pas nécessairement à ce qu’on parle de communauté de recherche en m’inscrivant à ce cours. Par contre, au terme de celui-ci, il m’apparait évident que la mise en place d’une communauté de recherche en philosophie constitue une formule gagnante pour faire vivre la philosophie aux enfants à l’école. Plus que cela, la pratique de la philosophie telle que nous l’avons vu dans ce cours et l’intérêt de celle-ci dans le développement de chaque enfant résident dans cette manière de fonctionner : la recherche philosophique en communauté selon des règles de fonctionnement claires.

Très certainement, je retiens de ce cours le rôle important, mais pas nécessairement de premier plan que joue l’animateur de la CRP. Tel que vu au cours du module 6, un bon animateur doit être conscient qu’il est un participant au même titre que tous les autres de la CRP. En fait, si l’animateur a davantage le rôle d’un médiateur au début du processus de recherche, il doit avoir en tête de viser graduellement l’autonomie des enfants, jusqu’à ce qu’ils soient en mesure d’effectuer toutes les médiations au cours d’une période de recherche philosophique. Bref, l’animateur est un participant qui est engagé dans la recherche par ses paroles et ses actes : il pose des questions, il donne et remarque des exemples, il fait la promotion des opinions et des points de vue différents qui peuvent surgir dans une même période de recherche et il invite les autres participants à poser des hypothèses et, enfin, à clarifier leurs propos. Pour terminer sur l’animateur, je reviendrais sur ce que j’ai mentionné en début de paragraphe : la pratique de la philosophie en CRP permet à l’enseignant de remettre en perspective son rôle et son statut auprès des élèves, parce qu’en CRP, l’enseignant n’est plus un modèle à suivre, il n’est plus celui qui détient la réponse à toute question, il n’est d’ailleurs même pas celui qui pose les questions de recherche et, finalement, il est celui qui écoute (par opposition à celui qui doit être écouté). Pour les élèves, cette remise en perspective apporte certainement des avantages. D’une part, j’ai pu remarquer dans certaines séquences vidéos que les enfants sont de plus en plus à l’aise à prendre la parole et à exprimer réellement ce qu’ils pensent, sans avoir la crainte d’avoir « tout faux » ou d’être simplement jugés par la simplicité de sa réponse.

Parlant des avantages d’une CRP pour les enfants qui y participent, ce cours m’a permis d’en noter certains plus particulièrement. En fait, je suis resté surpris en accordant à la pratique de la philosophie pour enfant la possibilité d’être un lieu plus que favorable pour le développement de plusieurs habiletés et compétences (plusieurs de retrouvant d’ailleurs dans le programme de formation). La communication orale, plus précisément le dialogue, est directement liée à certaines composantes disciplinaires du domaine des langues (français) et du développement professionnel (éthique et pratique du dialogue). Par ce cours, j’ai découvert qu’il y a souvent bien plus de stratégies, d’étapes, d’attitudes et d’habiletés de penser d’impliquées dans une conversation ou une discussion que ce qui est assumé généralement. La pratique de la philosophie en CRP permet un apprentissage pratique de ces attitudes gagnantes et de ces habiletés de pensée, que ce soit en définissant des termes, en établissant des critères, en posant des hypothèses, en reformulant, en apportant des précisions, des distinctions ou des nuances, en acceptant le point de vue d’autrui, en acceptant et formulant des critiques, etc. Bref, comme cela a été mis en évidence dans le module 5, la pratique du dialogue telle qu’elle se fait dans une CRP permet le développement de la pensée de chacun de ses participants.

Pour terminer, j’ajouterais que je retiens très certainement la portée que peut avoir l’instauration d’une CRP dans une classe du primaire dans la capacité des enfants à penser par et pour eux-mêmes, à devenir des citoyens capables d’effectuer des choix et des décisions réfléchis et à savoir agir en tant que citoyen capable d’entretenir une relation respectueuse et harmonieuse avec ses concitoyens malgré des divergences de pensée. Bref, au terme de ce cours, si installer une CRP peut être une solution à petite échelle pour lutter contre l’intimidation et promouvoir le respect à l’intérieur d’une classe ou d’une école, je retiens surtout que les participants de la CRP en tireront des avantages notoires pour le reste de leur vie s’ils appliquent ce qu’ils y auront découvert.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

2.1 … sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

Lorsque j’ai commencé le cours, j’avais bien hâte de savoir de quelle manière pouvait être intégrée la philosophie à l’école avec de jeunes enfants et quels seraient les bénéfices d’un tel exercice. Et bien il est clair que j’ai été servi! Ce cours m’a convaincu que la philosophie a sa place à l’école dès le primaire. Tout au long du cours, les habiletés des élèves et l’attitude de l’animateur à privilégier ont été bien identifiées. D’ailleurs, j’avais toujours l’impression que le contenu était réfléchi et pertinent. Il m’arrivait fréquemment de découvrir, parmi les éléments à l’étude, des éléments pour lesquels je n’avais nullement pensé qu’ils seraient pertinents dans la recherche en philosophie.

Aussi, au terme de ce cours, je me sens très bien outillé pour ce qui est du rôle à jouer en tant que futur animateur de CRP.

Seul petit bémol, j’aurais aimé avoir un peu plus d’exemples de textes ou d’histoires philosophiques qui peuvent être à l’origine d’une recherche en philosophie. Cela m’aurait permis de mieux concevoir le processus tout entier en plus de sortir de ce cours avec une banque d’ouvrages qui peuvent être pertinents à utiliser pour démarrer une CRP.

2.2 …sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

Je crois que c’est aussi le cas pour plusieurs étudiants, j’ai été un petit peu déstabilisé au départ par l’OVC et son fonctionnement différent ce que j’avais connu jusqu’à maintenant dans mes cours à distance. En fait, j’ai été mélangé sur le site de l’OVC au début, mais rapidement je me suis adapté au fonctionnement.

En ce qui a trait à la pédagogie utilisée dans ce cours, j’ai vraiment apprécié les différents aspects. D’une part, les premiers rapports étant évalués de manière formative nous permettant de mieux comprendre le travail à réaliser pour chacun d’eux en plus de connaître concrètement les attentes de nos tuteurs. D’autre part, le fonctionnement « collaboratif » du cours était tout à fait cohérent avec la théorie présentée tout au long de celui-ci.

Sarah-Anne Arsenault, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 01:45, a écrit:

1.  La première chose que je retiens de ce cours sont, bien évidemment, les fondements de la philosophie pour enfants (je n’y connaissais strictement rien!). Ce qui m’a d’abord frappée est la différence de paradigme entre ce cours destiné aux écoles primaires et le cours de philosophie que l’on offre au cégep. Avec les enfants, nulle question de parler d’Aristote, de Rousseau ou d’Heidegger : on n’étudie pas la philosophie… on la pratique! L’idée m’a tout de suite séduite : on dit souvent, de façon un peu grandiloquente, que la philosophie aide à la formation de la pensée et de l’esprit critique. Néanmoins, on peut tout à fait lire l’intégral de Kant et n’en rien retirer dans sa vie personnelle… Pratiquer la philosophie, au contraire, permet d’en éprouver directement les vertus. En observant les CRP d’enfants, on voit tout de suite de quelle manière ceux-ci y exercent tour à tour leur capacité de raisonnement, de jugement et d’esprit critique, et ce, à travers les sujets les plus légers et amusants jusqu’aux plus sérieux et délicats. Ils sont alors bien plus outillés que n’importe quel adulte qui ne jure que par tel ou tel penseur…

Je pourrais énumérer plusieurs éléments qui m’ont marquée tout au long de la session, mais plus j’y pense et plus je réalise que chacun recoupe l’une des thématiques des cours. Je pense notamment à l’importance de la lecture et de la prise de parole, aux liens que l’on peut tisser avec la formation éthique et citoyenne des enfants, ainsi que – tout particulièrement – à la prévention de la violence que permet la philosophie. Ce dernier élément m’a d’abord étonnée, mais en suivant le cours, j’ai eu la profonde conviction que si tous les enfants avaient l’opportunité de discuter des causes premières de la violence et de l’intimidation et surtout, surtout!, des moyens de l’éviter, le monde changerait pour le mieux. En effet, je me souviens de tous ces enseignants au primaire qui nous rabrouaient sans cesse les oreilles avec leurs sempiternels discours sur le respect et l’écoute… valeurs très importantes, certes, mais quelque peu ennuyeuses pour un enfant qui a seulement l’impression de se faire faire la morale. La pratique de la philosophie, au contraire, laisse l’opportunité aux enfants de discuter par ou pour eux-mêmes, raisonnement par raisonnement, de l’importance des valeurs de paix. On sait que ce que l’on découvre nous-mêmes reste bien plus ancré en nous que ce qui nous est rentré « de force » dans la cervelle… Peut-être, justement, que la philosophie est la porte d’entrée vers une plus grande réceptivité des enfants aux sujets « lourds » mais ô combien importants que sont l’intimidation et la violence ?

D’une certaine façon, la philosophie accomplit un exploit : elle permet aux enfants de travailler, peut-être sans même s’en apercevoir, sur toutes ces qualités que l’on souhaite, en tant qu’adulte partisan du vivre-ensemble, acquérir au long de notre vie. Comment le fait-elle ? Grâce à une recette simple et pourtant diablement efficace : un professeur qui se transforme en animateur, des enfants qui se transforment en chercheurs, un peu de lecture philosophique puis, l’ingrédient magique, le dialogue. Résultat : confiance en soi, respect de l’autre et des différences, écoute active, humilité, autocorrection, critique positive, jugement raisonnable, introspection, ébranlement des préjugés, réfléction précédant l’acte et la parole…

Je crois que le Québec n’a pas fini d’entendre parler des bienfaits de la philosophie pour enfants et j’espère que, bien vite, le gouvernement s’en inspirera pour repenser les cours d’éthique à l’école primaire.

2. Ce cours est tout simplement révolutionnaire. Malgré des prétentions contraires, il est bien rare qu’un cours universitaire exige véritablement de devoir, semaine après semaine, porter un regard critique sur la matière apprise. Le principe du journal de bord hebdomadaire (plutôt qu’un ou deux travaux de session) est certes un petit défi lorsque notre horaire est bien chargé, mais il permet de sentir que l’objectif n’est pas d’avoir une bonne note ou de régurgiter sur papier les mots du professeur : c’est réellement de réfléchir par et pour nous-mêmes et de tirer nos propres conclusions. Quoique… l’aspect collaboratif empêche que nous restions enfermés dans nos conceptions personnelles : en prenant la peine de lire les commentaires d’autres étudiant.e.s, notre réflexion n’en est qu’enrichie.

J’ai beaucoup apprécié le fait de travailler sur une problématique différente chaque semaine (mais rejoignant toujours le propos principal), tout en étudiant les habiletés philosophiques reliées. L’ordre choisi des thématiques est idéal pour comprendre, de façon graduelle, ce que constitue la philosophie pour enfants. Chaque semaine, on se dit « ouah! j’ai tellement appris et compris de nouvelles choses. Que peut-il encore y avoir de plus? » et la semaine suivante… on se dit exactement la même chose! En somme, malgré l’effort de devoir écrire un bon petit texte chaque semaine, ce cours est l’un des plus marquants de mon parcours scolaire, car il est instructif tant au niveau du contenu (la philosophie pour enfants) qu’au niveau de mon développement personnel. En effet, j’ai sans cesse été poussée à me questionner sur ma propre façon de dialoguer, d’écouter et de critiquer et j’ai souvent été inspirée devant la complexité de certaines questions que les enfants n’hésitent pas à décortiquer. Alors je crois avoir grandi en suivant ce cours et ça me rend bien heureuse!

Anthony Christopher Charron, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 02:48, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués? Pourquoi?

L’idée que les enfants sont en mesure d’expérimenter la pratique philosophique m’a surpris. D’abord, je croyais que la philosophie était plus un contenu difficile à acquérir. Ces types de cours se retrouvent au CÉGEP. En regardant les séries documentaires et les séquences, j’ai remarqué les nombreux avantages de cette pratique en l’adaptant au niveau des enfants du primaire. Les témoignages des enfants dans les séries m’ont révélé qu’ils étaient capables de s’exprimer et de se justifier leurs idées sur des sujets philosophiques. Personnellement, ce cours m’a offert un grand nombre d’idées pour d’innombrables pilotages d’activités amusantes que je vais intégrer dans mes cours avec mes futurs élèves. Établir une communauté de recherche permet aux enfants d’améliorer leurs capacités sociales, il m’est donc important de travailler à l’exploiter dans mes futures classes. Pour les éléments marquants, je crois que « hypothèse » et « interpréter » sont les plus marquants. L’élément « hypothèse » est intéressant par les effets qu’il apporte pour les apprenants. Lorsque les enfants créés expriment une idée en supposant une réponse qui leur semble raisonnable, ils sont menés à chercher plus loin. De plus, l’hypothèse est en fait un élément essentiel dans la communauté de recherche plus qu’il constitue les premières étapes à la réalisation de formulation de réponse. Ensuite, l’interprétation permet aux enfants d’exprimer leur point de vue en interprétant des situations possibles à l’égard de questions philosophiques. L’interprétation chez les apprenants m’a marqué par l’entremise des effets secondaires qu’ils peuvent apporter aux autres apprenants. Lorsque les élèves expérimentent la pratique philosophique, ils vont utiliser différentes méthodes pour présenter leur point de vue. En interprétant, les élèves l’acquièrent et l’utilisent pour bien donner leur point de vue aux autres élèves. J’ai donc trouvé cet élément intéressant puisque, dans les séquences, dès qu’un élève l’utilisait, le reste de la classe se mettait à l’utiliser.

2-     Quelle est votre appréciation de ce cours:

En bref, j’ai été surpris par l’inconnue. Le cours me semblait complexe pour les enfants. Or, en adaptant la pratique de la philosophie au primaire, les enfants sont capables de bien répondre aux questions, ce qui m’a grandement surpris. La pédagogie présentée par les enseignants de l’école de tourterelle représentait bien l’expertise du personnel. La bibliothèque de séquences est une mine d’or. Ils m’ont ouvert les yeux en m’offrant de multiples façons pour améliorer mon enseignement. La communication entre collègues et tuteurs était simple à utiliser et facilement accessible. J’ai apprécié la plateforme puisqu’on trouvait facilement réponse à nos questions. Toutefois, je tiens à souligner que les premières semaines étaient difficiles. Il m’a fallu presque 5 semaines pour comprendre et réaliser où était l’information nécessaire pour rédiger les travaux. De plus, la charge de travail semblait importante dans les premières semaines. J’ai donc eu une grande crainte puisque je prenais beaucoup de temps à chercher pour savoir ce que je devais avancer. Personnellement, je juge nécessaire d’introduire la structure du cours à l’aide d’une vidéo. De cette façon, le cours semblera beaucoup moins lourd au début et la structure de la plateforme sera plus comprise.

Christelle Charvier, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 04:08, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

J’ai découvert la pratique de la philosophie pour les enfants il y a cinq ans à l’occasion de la venue d’une animatrice de philosophie dans ma classe. Très intéressée par cette approche de la discussion avec les enfants, j’ai commencé à me former pour pouvoir moi-même tenter d’animer des CRP. J’imagine ce chemin qui m’a amené vers cette formation comme celui de la première personne ayant découvert la grotte de Lascaux. Par hasard il découvre une grotte. Dans un premier temps grâce à un matériel rudimentaire, il découvre des peintures rupestres et réalise le champ des possibles qu’implique une telle découverte. Ensuite grâce à des outils spécifiques l’endroit est étudié et analysé. Enfin des spécialistes se penchent sur la signification de ses peintures et cette découverte permet de mieux comprendre nos ancêtres.

Après une première découverte à la lueur d’une petite lampe ne me permettant de ne voir qu’une infime partie du champ des possibles, grâce à ce cours, j’ai découvert, dans un premier temps, les outils permettant de pratiquer la philosophie avec les enfants. Ensuite il m’a donné accès à l’observation d’animateurs/trices maîtrisant la technique. Enfin j’ai pu accéder au sens : « Pourquoi pratiquer la philosophie aves les enfants ? »

 En parlant d’outils, je veux dire les habiletés de pensées que l’on souhaite faire émerger chez les enfants en pratiquant la philosophie au sein d’une CRP. Ce cours m’a permis de décortiquer certaines habiletés en lisant leurs définitions, en essayant de reformuler ma compréhension de ces éléments et enfin en les recherchant par l’observation de CRP.

Cette première étape m’est apparue très pertinente dans la finesse de l’analyse attendue tant dans les rapports comparatifs que dans les rapports initiaux. J’ai pu peu à peu aiguiser mon regard sur les échanges, réussir à expliquer plus finement les liens entre les propos et ma compréhension de l’habileté recherchée.

Cette première étape d’observation m’a permis de décortiquer chaque habileté de manière précise, d’aller fouiller la quintessence des éléments recherchés. Grâce à cela, je constate dans ma pratique avec les élèves la capacité à relever ces habiletés plus facilement et de savoir comment les faire identifier aux enfants.

L’observation d’animateurs/trices est un autre aspect qui m’a particulièrement marqué. C’est selon moi une chose d’assimiler les habiletés de pensée et d’en comprendre leur pertinence mais c’est une autre chose que de les faire émerger chez les élèves. Aussi, l’observation, même lorsqu’elle n’était pas spécifiquement axée sur l’animateur/trice m’a énormément enrichie. C’est en analysant des séquences que j’ai pu identifier différents outils permettant de créer les conditions favorables au développement d’une pensée autonome, critique et créative chez les enfants.

 Même si la pratique de la philosophie pour les enfants m’a intuitivement paru intéressante, ce cours m’a donné à voir la portée d’une telle pratique. La prévention de la violence, l’éducation à la paix,  la formation du citoyen, la formation éthique sont des sujets qui m’ont donné la possibilité d’aller fouiller plus profondément les raisons qui m’engageait dans cette démarche. La réflexion autour de l’enrichissement de l’expérience de l’enfant et celle de l’enseignant rejoignent la réflexion menée autour des éléments précédents et interrogent particulièrement ma position d’enseignante.

En ouvrant ma réflexion, j’ai l’impression que je découvre de nouvelles choses à explorer à chaque pas. Je reviens à l’image de la découverte de la grotte où la technique permit de mettre à jour un grand nombre d’éléments mais leur compréhension reste hypothétique et est amenée à évoluer au fur et à mesure de l’avancement des analyses. Je me trouve dans la situation d’avoir le sentiment d’avoir mieux compris cette pratique mais en même temps de me rendre compte que le chemin restant à parcourir est bien plus grand que je l’avais envisagé au départ. Cependant, j’ai la chance de pouvoir pratiquer quotidiennement la philosophie pour les enfants au sein de mon école et cela enrichit ma réflexion et me permet de mieux assimiler tous les aspects de cette formation. Je suis donc impatiente de découvrir la suite du programme.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

– sous l’angle de sa forme (OVC: la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

J’ai trouvé très pertinente l’immersion faite au sein d’une école et le travail d’observation mené tout au long des semaines.

J’ai aussi particulièrement apprécié cet éclairage par différents aspects du sujet à l’étude chaque semaine (série documentaire, analyse de vidéos, textes). Les contenus denses et complets m’ont permis de comprendre chaque élément à l’étude avec aisance.

La disponibilité des formateurs est à noter même si je n’ai pas eu l’occasion de les solliciter particulièrement. D’autre part, les évaluations précises des travaux rendus m’ont permis d’affiner mes rapports.

J’ai apprécié la possibilité de consulter les écrits des autres étudiants. Chaque semaine après avoir travaillé mon texte, en lisant les travaux des autres participants j’ai soit été confortée dans mon travail soit pu le faire évolué grâce à l’éclairage apporté par la communauté.

Je suis un peu plus mitigée sur les échanges entre les étudiants. J’aurais aimé pouvoir m’asseoir autour d’une table et discuter de vive voix avec chacun des participants ou assister à des discussions entre participants. Je me dit que cela vient sûrement de mon fonctionnement plus auditif que visuel…

Nathalie Remenant, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 05:07, a écrit:

1-    Ce cours a été omniprésent dans la gestion de mon quotidien pendant ces 14 semaines. J’aurai aimé m’y plonger encore avec plus de temps et de curiosité pour découvrir les multiples possibilités d’enrichissement que propose l’OVC. Mais j’ai dû être pragmatique et consulter ce qui était fortement conseillé et le reste, non. De ce fait, j’ai un sentiment de frustration et d’inachevé dans mon travail. J’ai le sentiment d’avoir fait de mon mieux avec les outils personnels et le temps dont je disposais.

La lecture des éléments à observer, les chercher, pratiquer… a été une vraie richesse. J’ai beaucoup appris. Maintenant, j’ai besoin de pratiquer avec des élèves.

J’ai beaucoup aimé les séquences filmées avec les enfants. Ces mises en situations permettent de voir des moments de réalités, plus ou moins aboutis, comme le propose notre quotidien. Cela dépend de la dynamique du groupe, du thème abordé, des individualités du groupe. C’est sans doute ce que j’ai préféré. Ce qui me plait dans tout ce travail, c’est cette relation à l’humain, c’est cette co-construction, cet échange permanent entre tous.

Je finis ce cours en disant : « ouf, j’arrive au bout » et aussi en ayant hâte d’être plus disponible pour expérimenter cet outil dans mon quotidien à l’école.

1-    Le contenu du cours est très dense. De nombreuses habilités sont soumises à l’étude et c’est très bien. La manière dont le travail est organisé : observation de séquences, repérage d’habiletés, commentaires, définir les éléments à observer selon ses propres mots, est très formatrice. Les séries documentaires m’ont permis d’aborder des thématiques, d’observer des raisons, des points de vue qui m’ont aidé à développer mes motivations, à mettre des mots sur mes perceptions. C’est aussi très stimulant d’entendre les commentaires de ces adultes, qui œuvrent dans des ateliers de philo avec les enfants. Seul bémol, pour faire ce travail d’étude en profondeur et complètement, il ne faut pas travailler à plein temps et avoir déjà beaucoup d’engagements dans sa vie personnelle. Je sais être passée à côté d’informations, de support surement très pertinents, mais je ne vois pas quand et comment j’aurai pu faire plus que ce que j’ai fait. Observer des séquences, les choisir, les commenter, demandait beaucoup de temps.

Ce cours est une vraie mine d’or, mais pour moi, ce n’est pas un micro-programme tel que je pouvais l’envisager.

Maintenant, je ressens vraiment le besoin d’expérimenter toute cette théorie, avec mes élèves et dans les différentes circonstances de la vie quotidienne. Donc, je vais faire pause sur la formation en ligne et m’investir dans la pratique en vrai, pour moi et mon vécu.

Le site de l’OVC est, comme je l’ai dit, une vraie mine d’or. Cependant, il y a plusieurs onglets que j’ai à peine pris le temps de visiter car j’ai dû faire des choix pour ne pas m’épuiser et me perdre dans des infos que je n’aurai pas su exploiter et pas le temps d’étudier. Avec deux collègues, nous nous sommes soutenues pour trouver nos repères dans la gestion de cet outil. D’ailleurs, à deux reprises, je me suis égarée dans le suivi de mes travaux. Au point de ne pas avoir soumis correctement mon travail et d’avoir récolté, à deux reprises, un zéro sur 10 (rapport initial – module 5 et 8). C’est très frustrant quand on a fait le travail pendant des heures, mais que pour un mauvais clic, on perd des points aussi importants. Chaque semaine, des travaux à rendre, c’est très lourd.

Nathalie Green, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 07:06, a écrit:

Que retenez-vous de ce cours. Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués ? Pourquoi ?

Dès le Module 1, je relis dans mon journal de bord que j’appréciais « l’aspect communautaire et organique de ce cours ». Cette impression s’est tout à fait confirmée tout au long des modules. Tout ce que nous avons entrepris d’observer, d’étudier est interconnecté et fait partie d’un ensemble complexe, infini et vivant tout comme la co-construction qui prend place dans une communauté de recherche philosophique entre tous les partenaires participants.

C’est également confirmé durant ce module l’importance de l’observation dans le processus d’une CRP. Il est clairement essentiel pour le futur animateur d’observer les séquences comme nous l’avons entrepris ces 14 dernières semaines afin d’étudier avec soin la mise en place des habiletés de pensée chez les jeunes participants et le développement de leur jugement critique. Mais l’utilité de l’observation est également primordiale pour l’animateur en train d’animer afin qu’il/elle guide les participants vers une recherche éclairée. Enfin, l’invitation faite aux participants d’être également observateur leur permet de devenir des acteurs attentifs de la communauté de recherche ainsi que de conscientiser les mécanismes qui les mènent vers une pensée raisonnable.

Nous nous étions demandé si ce module à distance serait aussi efficace qu’une CRP. Je maintiens ma position que ce ne sont pas les mêmes bénéfices que nous tirons d’un module à distance comparé à un module en présentiel. Les échanges sont choisis, l’écoute est sélectionnée. La co-construction sociale est beaucoup moins riche et la communication avec les participants demeure dématérialisée. Le travail en ligne s’est avéré beaucoup plus solitaire et introverti. Je tire des bénéfices importants de cette introversion durant laquelle nous avons été invité à entreprendre de nombreuses lectures totalement à propos, à nous approprier des définitions fondamentales à la pratique de la philosophie pour les enfants. J’ai particulièrement apprécié d’observer la mise en pratique de CRP et non à uniquement étudier de la théorie.

Tout au long de ces observations c’est justement l’aspect pratique qui guidait mon observation, retenant des idées à mettre en place, des attitudes d’animateurs. J’ai pu en particulier réfléchir, en tant que professeur de français, à ce que le travail de CRP apporte à l’étude de la langue en connexion avec le sens et la pensée. Depuis la formulation de questions personnelles, aux bénéfices de la compréhension et explication de texte, à la pratique de l’oralité qui manque cruellement dans nos enseignements, je n’ai trouvé que des avantages. J’ai aussi pu développer une réponse à la question de Sarah-Anne Arsenault concernant les critères d’un roman jeunesse susceptible de provoquer une réflexion philosophique confortant la pratique que je mets peu à peu en place dans mes classes.

C’est encore en tant qu’enseignante et animatrice en formation que mon intérêt à comprendre les enjeux de l’animation de CRP s’est aiguisé. Enjeux multiples, nobles et humbles qui réclament un travail sur soi constant et que j’ai commencé à mettre en relation avec mon intérêt pour la communication non violente. Si je n’extrais que les actions décrites dans le module 6 de mon journal de bord, il ressort que l’animateur doit : « favoriser », « favoriser », « favoriser », « aider », « faire découvrir », « encourager », « nourrir », « permettre ». Actions auxquelles s’ajoutent : « observer », « écouter », « accepter », « ne pas juger », … et ultimement : « s’effacer ». L’animateur n’est qu’un guide vers l’autonomie de penser des jeunes participants qui devront s’auto-gérer.

Finalement, les points forts que je souhaite retenir en conclusion de cette synthèse sont les réflexions que nous avons entreprises concernant les relations entre la pratique de la philosophie avec les enfants et l’éducation à la démocratie, à la citoyenneté, à la paix. Tous les témoignages d’enfants ou d’adultes concordent à dire que les aptitudes acquises par les séances de CRP ont été transférées au-delà de la salle de classe. Nous deviendrions de meilleurs communicateurs de nos pensées intelligentes et raisonnables et nous nous construirions individuellement dans le groupe. Non seulement le contenu de ce que nous exprimerions serait raisonnable, mais nos comportements sociaux seraient bonifiés par nos capacités d’écoute, de respect et d’acception des différences. Nous serions capables de respecter nos droits et d’assumer nos responsabilités et d’en maintenir la perpétuelle reconstruction.

Sophie Bélanger, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 08:19, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les élments qui vous ont particulièrement marqués? Pourquoi?

La philosophie pour les enfants est, pour ces derniers, une porte d’entrée sur le monde. Ils y apprennent les bases de la vie en «société», une chose qui est essentielle à leur développement. Jamais je n’aurais pensé que la philosophie pourrait avoir autant d’impacts sur les enfants. Tout au long de ce cours, j’ai pu prendre conscience de plusieurs choses.

D’abord, j’ai réalisé que la philosophie permet à l’enfant de construire sa pensée. On l’a répété plusieurs fois tout au long de la session, l’objectif principal de la philosophie est d’apprendre à penser par et pour soi-même. Ainsi, les enfants, au sein d’une communauté de recherche philosophique, sont amenés à réfléchir et à partager leur point de vue, le tout dans le respect, dans le but d’apprendre à penser.

Ensuite, j’ai pris conscience de l’accessibilité de la philosophie. Très souvent, nous faisons de la philo sans même nous en rendre compte. L’être humain est constamment en train de penser, de raisonner, de chercher des réponses à ses incertitudes, et ce, en utilisant des outils tels que le doute, la formulation d’une hypothèse, d’un exemple, d’un contre-exemple, d’une définition, la reformulation, le questionnement, ou encore la comparaison. Pour pratiquer la philosophie avec les enfants, il suffit simplement de créer un environnement apte à les recevoir et qui les invite à partager leur point de vue et à dialoguer.

Finalement, j’ai réalisé à quel point les élèves avaient de la facilité à s’imprégner de l’ambiance qui règne dans une communauté de recherche philosophique et à communiquer sans aucune gêne avec les autres. Un enfant n’a pas peur des mots ; c’est avec l’âge que l’humain construit des barrières entre sa véritable pensée et les mots. C’est en vieillissant que nous développons de l’insécurité face à nos points de vue. Nous avons peur, peur du regard des autres, peur de nous tromper, peur de nous décevoir. Les enfants ont une naïveté que j’envie. Ils n’ont pas peur de dire ce qu’ils pensent, même si parfois, ils se trompent. Nous, enseignants, avons énormément de choses à apprendre d’eux, il est donc à notre avantage de philosopher avec eux et de les initier à ce processus.

Principalement, je retiens 3 choses de ce cours. D’abord, l’une des composantes essentielles de la philosophie est l’acte de rechercher. Une discussion philosophique est basée sur cette habileté. C’est ce qui nous permet d’aller plus loin, d’élever la discussion au niveau supérieur. Au début d’une communauté de recherche, les élèves sont amenés à partager leur opinion par rapport à une question. Puis, peu à peu, tous ensemble, ils tentent de trouver une réponse commune à la question de manière de plus en plus précise. Il en découle ainsi un processus de recherche.

Ensuite, une autre composante essentielle en philosophie est le dialogue. Tout est basé sur le processus de communication, de partage de point de vue. C’est en participant à la discussion qu’un enfant peut avancer dans son raisonnement. Il peut ensuite confirmer ou infirmer ses premières opinions et les modifier en s’inspirant de celles de ses collègues.

Finalement, la philosophie, en plus du dialogue, possède une dimension sociale très importante. En effet, au sein d’une communauté de recherche philosophique, l’enfant apprend à considérer l’autre, à considérer son point de vue, ses façons de penser et à accepter la différence. L’enfant ouvre ses horizons et apprend qu’il ne connait pas tout, qu’il ne détient pas la vérité et que la différence au sein d’une société existe. Au primaire, les élèves sont, très souvent, à l’âge où l’égocentrisme est à son apogée. Ils pensent souvent à eux-mêmes et ont de la difficulté à considérer les autres. Je pense que la philosophie est un moyen extraordinaire pour apprendre cela aux enfants puisqu’ils ont besoin des autres pour philosopher. Il faut discuter avec autrui, écouter l’autre, considérer la différence et accepter que parfois, on a tort pour arriver à pousser ses réflexions pour loin. Les enfants doivent prendre conscience que la collaboration et la coopération font partie intégrante de la réussite d’une communauté de recherche philosophique.

Bref, je retiens de ce cours une chose principale que j’intégrerai assurément dans ma pratique future : il est essentiel de pratiquer la philosophie dans nos classes du primaire, et ce, peu importe l’âge des élèves. Elle fait partie intégrante du développement de l’élève.

2-Quelle est votre appréciation du cours?

-sous l’angle du contenu

Le contenu de ce cours est très intéressant. Il nous fait prendre conscience de l’importance de la philosophie auprès des enfants du primaire. Apprendre en visionnant des séquences nous permet de créer des images mentales très claires du contenu à apprendre.

-sous l’angle de sa forme

Ce cours est très bien conçu. Il permet aux étudiants d’être très indépendants dans leurs apprentissages, tout en leur offrant du soutien. Le fait qu’une communauté de recherche soit créée dans l’OVC nous permet de voir clairement les points de vue des autres étudiants et de prendre conscience de ce qui sera réellement demandé aux enfants lors de CRP.

Jessie Chamberland, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 08:35, a écrit:

1- Ayant fait de la philosophie en communauté de recherche dans le cadre de mon programme au secondaire, je n’ai nullement été choquée de voir qu’il était possible de faire de la philosophie avec des élèves du primaire. Toutefois, le niveau de leurs interventions m’a plutôt impressionnée. Certains élèves apportaient parfois un point de vue très différent de leurs camarades, ce qui peut parfois être difficile quand la discussion va depuis un certain temps dans le même sens. Certains arrivaient aussi à trouver des exemples qui sortaient de l’ordinaire, à apporter des définitions personnelles de concepts plutôt abstraits, à clarifier leur propos et à utiliser de façon naturelle des habiletés comme celle de nuancer, d’identifier des conséquences ou encore de donner des raisons. Il me semble donc que plus on commence tôt à utiliser les habiletés de pensée, plus on devient habiles à le faire. L’autre élément qui m’a marqué est le rôle de l’animateur, puisque c’est un rôle que je n’ai pas (encore) expérimenté. J’ai trouvé intéressant de découvrir qu’il ne s’agit pas d’un rôle facile. Il faut être non seulement à l’écoute, mais aussi être réceptifs aux idées nouvelles des enfants. Le but n’est pas de les amener à un endroit précis ou à une façon de voir les choses, comme c’est plutôt le cas dans les autres matières. En communauté de recherche, l’animateur ne possède pas le savoir, il doit lui aussi réfléchir aux idées et points de vue qui sont exposés dans la discussion et développer le sien tout en soutenant les enfants à développer le leur. L’animateur doit donc laisser le plus possible les enfants discuter entre eux, tout en demeurant alerte aux signes qui pourrait indiquer que la discussion tourne en rond ou alors, par exemple, qu’un élève se contredit. C’est aussi assez satisfaisant, de constater qu’un animateur peut considérer avoir réussi son rôle lorsque les participants arrivent à discuter seuls entre eux sur une question philosophique en apportant des exemples et des contre-exemples, en nuançant eux-même leurs propos, en donnant des raisons et en posant des questions aux autres pour clarifier leur opinion, bref, en rendant l’animateur plus vraiment nécessaire. J’aime bien cette idée du travail d’un animateur en philosophie pour enfants qui peut aussi, bien évidemment, s’appliquer au métier d’enseignant. C’est une expérience très enrichissante pour les participants comme pour l’animateur.

2- Appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu

J’ai trouvé que ce cours était particulièrement bien pensé. On y voit tous les aspects de la pratique de la philosophie en communauté de recherche et également ce qu’elle permet d’apporter comme enrichissement. La série documentaire permet de comprendre ce qu’est la philosophie pour enfants, de la voir être appliquée dans un vrai contexte de classe et elle apporte même l’opinion de gens du milieu (élèves, animateurs, directeurs d’école, professeurs ou chargés de cours universitaires, etc.) Ensuite, on peut appliqué la matière vue par soi-même en observant une séquence ou en en comparant deux. Le journal de bord permet ensuite de se questionner nous-mêmes par rapport à ce qui nous marque à chaque module.

– sous l’angle de sa forme

J’ai beaucoup aimé la forme de ce cours. On peut parfois se sentir perdu dans le cadre d’un cours en ligne, ce n’était pas du tout le cas du cours Observation en philosophie pour enfants! L’OVC est, à mon avis, une plateforme vraiment efficace dans laquelle on se retrouve aisément et l’approche pédagogique du cours est on ne peut plus claire. À chaque semaine, on sait clairement ce qu’on attend de nous, quoi faire, où le trouver et la date limite pour le réaliser, ce qui aide énormément à la plannification personnelle nécessaire lorsqu’on suit un cours à distance. L’OVC permet également de tout retrouver à un seul endroit où chaque partie des exercices à réaliser est clairement facile à trouver (série documentaire, les journaux de bord et les rapports dans l’observatoire, les séquences à observer, etc.) L’OVC permet de réaliser, à distance, ce qui semblerait normalement pouvoir se réaliser que dans une salle de classe (observation de communauté de recherche, discussion entre participants du cours). Le cours Observation en philosophie pour enfants est réellement pensé comme un cours pouvant être suivi 100% à distance. C’est très apprécié quand on se trouve à 1000 km de son campus universitaire.

Marjorie Gracieuse, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 09:02, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Ce cours a été fort éclairant pour moi dans la mesure où il m’a permis d’expérimenter in vivo la mise en place des diverses habiletés. Repérer l’usage effectif de tel ou tel outil ou élément m’a en effet aidé à comprendre ce que pouvait être une CRP réussie, mais aussi à apprécier l’impact que pouvait avoir la CRP sur le processus d’apprentissage qui consiste à exercer sa pensée distinctement et rigoureusement. Qu’apprendre à penser puisse être un processus à la fois collectif et individuel était une problématique qui m’intriguait au début de ma formation, dans la mesure où je ne parvenais pas à comprendre comment l’on pouvait apprendre à penser à la fois par et pour soi-même et pourtant avec les autres. J’y vois beaucoup plus clair maintenant, et je retiens de ce cours le fait que le langage peut donner lieu à un autre usage que celui que l’on lui attribue ordinairement, à savoir qu’il peut devenir un outil individuel et collectif, capable de nous aider à faire tel ou tel mouvement ou expérience de pensée. Les outils de raisonnements (les raisons, les exemples, les définitions) sont en effet primordiaux pour bien construire, seul et avec les autres, un espace d’échange et de recherche. J’ai pu le constaté lors du visionnage des vidéos et du repérage des divers éléments tels que l’auto-correction, chercher, clarifier, conséquences, définir, distinguer etc.

J’ai aussi appris que chaque CRP engageait aussi des processus émotionnels qui faisaient eux aussi partie du processus d’apprentissage. Des moments de doute, mais aussi d’écoute attentive ou d’entraide m’ont confirmé que la pensée, quand elle s’engage dans un processus de questionnement et de recherche, engage nécessairement des affects et des émotions qui jouent un rôle important dans l’élaboration des solutions toujours provisoires qu’elle rencontre.

Le cours m’a aussi aidé à clarifier mon rôle d’animatrice, et à déterminer comment je pouvais aider les enfants à définir, à dialoguer entre eux, à exposer leur point de vue et à donner des raisons pour expliciter leurs perspectives. J’ai appris l’importance de ne pas trop parler ni intervenir, de relancer le processus de recherche par des questions ou des reformulations, afin de laisser les enfants développer en eux-mêmes ces habiletés de réflexion et d’écoute qui oeuvrent aussi à la promotion de rapports véritablement démocratiques et pacificateurs.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants)

Le cours a été passionnant et m’a donné encore plus envie de développer des stratégies pour améliorer la tenue de CRP pour enfants et adolescents.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

L’OVC est excellent : j’ai particulièrement aimé les hyperliens, les outils de recherche, l’accès aux commentaires de mes collègues et les commentaires toujours constructifs des tuteurs.

Philippe Bouchard, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 09:04, a écrit:

C’est toujours une grande question : « qu’est-ce que l’on retient d’un cours de 15 semaines ? » La meilleure réponse que j’ai c’est : « peu, trop peu » c’est certes l’une des pires réponses à avoir dans un contexte éducatif. La réalité c’est qu’autant on aimerait être des éponges infinies, capable d’absorber l’entierté du contenu sans rien en perdre autant ça serait impossible voir carrément désagréable. De ce cours j’espère me souvenir de tout ce qui a trait à l’animateur/trice de la Philosophie pour les Enfants. Au niveau pratique les raisons sont bien simple : mon temps dans l’enfance s’amenuise de jour en jour, on veillit après tout. J’espère pouvoir travailler avec des enfants toute ma vie à quelque part et si je peux mettre en place les quelques souvenirs qui me resteront de ce cours pour obliger (c’est pas le meilleur verbe dans le contexte) les enfants à penser je pense que j’aurais fait beaucoup mieux que plusieurs. Mais ne soyons pas dupe, sur le plan théorique l’ensemble du cours est nécessaire pour mettre en relation les quelques textes et extraits qui étaient clairement identifié « cette section est pour l’animateur/trice ». Si je tente de faire raisonner un enfant, il est juste que j’ai vu avant ce qu’était « raison » et « raisonner ». « Douter » est tout aussi bon … alors où doit t’on s’arrêter ? Peut-être en fin de compte n’y a-t-il pas de fin, pas de contenu fini qui nous permettrait de dire : Je connais la philosophie pour enfants ! Peut-être enfin de compte que ce que je retiens du cours c’est que j’ai devant moi un nouveau chemin à explorer, à découvrir. J’ai, assurément, de nouvelles questions et, à la fin, c’est mon désir d’y répondre, de pousser le raisonnement plus loin que je retiens du cours de Philosophie pour les Enfants. Tous ça est fort réconfortant puisque si en ce moment je pense, je réfléchis sur le cours ça doit être une preuve que je suis un enfant en fin de compte (vous excuserez le sophisme). Au plaisir.

Pour ce qui est de l’appréciation du cours. J’ai des « mix feelings » mais je n’arrive toutefois pas à mettre le doigt dessus. D’un côté je me dis que c’est plutôt de ma faute. Après tout il y avait assez de ressources pour que je m’en sorte, je les ai mal géré et j’en paie le prix. Malgré tout j’ai toujours eu de la misère avec les questions « Justifier », ne voyez pas en cette critique une critique de la formule d’éducation que vous avez choisi. Il est bon de s’assurer que les élèves est compris la matière qu’on leur demande de métaboliser toutefois les questions, telles qu’abordé dans les denrières semaines, me laissent toujours l’impression que l’on me demandait plus de répéter ce que je venais de lire plutôt que de prouver que j’avais compris la question et la réponse. Je peux me tromper, je ne suis pas infallible après tout et, même peut-être, que je suis en réaction à cause de mes notes actuelles (ce qui me renvoierait la faut entièrement). Pour ce qui est du site, je dois avouer que je n’ai jamais été capable de visionner le vidéo explicatif du premier module même après plusieurs mises à jour de QuickTime, alors après une semaine à m’arracher les cheveux (figurativement) j’ai fini par comprendre le fonctionnement de l’OVC. Bien que la page FaceBook ne m’est pas aidé pour le cours, le supplément d’information est merveilleux, je vais certainement garder un oeil dessus dans le futur. Personnellement, et malgré mes notes, je pense que vous faite un travail extraordinaire. Sincèrement.

Geneviève Charrier Lamontagne, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 09:11, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

À travers ce cours de philosophie pour les enfants, j’ai appris que nous pouvions pratiquer la philosophie dans la classe, et ce, dès le préscolaire et que la littérature est un excellent moyen d’amener un sujet philosophique avec les élèves. Naturellement, les enfants se posent toute sorte de questions à propos de la vie. La philosophie permet aux enfants d’être guidés dans leur questionnement ainsi que dans leur recherche. Ils apprennent donc à penser par et pour eux-mêmes dans le but de former des citoyens critiques avec un bon jugement. Elle permet d’apprendre de nombreuses habiletés, telles que réfléchir, douter, clarifier, poser un jugement critique, dialoguer, etc. Les habiletés tant sociales que cognitives peuvent être réinvesties dans le quotidien des élèves. L’apprentissage du dialogue est un élément important afin de former des citoyens qui seront en mesure de faire valoir leurs opinions tout en prenant en considération les points de vue des autres. À travers les discussions, ils apprennent à ouvrir leur esprit aux autres, aux différences. Par conséquent, ils seront moins propices à être violents puisqu’ils sont davantage capables de communiquer et de comprendre les autres. De plus, l’animateur a un rôle important en tant que guide dans leur raisonnement et la formulation de leurs idées. Il doit également créer un climat de confiance dans lequel les participants seront amenés à s’exprimer librement. Ils devront donc apprendre qu’il n’existe pas toujours une réponse absolue et qu’il est toujours possible d’apporter de nouveaux points a un sujet. Bref, la pratique de la philosophie dans une CRP permet de nombreux apprentissages autant pour les élèves que pour l’enseignant.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

J’ai beaucoup apprécié ce cours, entre autres, puisqu’il a changé ma vision de la philosophie. Il m’a fait comprendre ce qu’est la base de la philosophie et que, même en tant qu’adulte, il est très intéressant de connaître les différents éléments qu’on retrouve dans le dialogue. Je crois que je vais davantage porter une attention particulière aux éléments que j’utilise ou que je pourrais utiliser pour améliorer une discussion. De plus, c’est certain que je vais faire de la philosophie avec mes futures élèves puisque le contenu du cours m’a convaincu de tout ce qu’une CRP peut apporter aux élèves.

-sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

L’utilisation de l’OVC peut sembler complexe au tout début, toutefois on comprend rapidement comment cette plate-forme fonctionne. J’ai apprécié grandement le visionnement de la série documentaire ainsi que les nombreuses séquences. Elles m’ont permis de mieux comprendre le contenu du cours ainsi que la façon dont je vais pouvoir animer une CRP.

Félix Morissette, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 09:25, a écrit:

1- Le premier élément que j’ai particulièrement aimé dans ce cours est l’accent mis sur la recherche (comment nous atteignons les connaissances), autant que sur les connaissances en tant que telle.

En ce sens, la méthode d’apprentissage était bien réussie. Devoir observer des séquences des enfants, pour par la suite faire le lien avec les textes à lire permettait autant d’intégrer les connaissances, que de prendre conscience de ce processus d’acquisition. De plus, cela ne se résumait pas à apprendre des connaissances, comme on apprend des tables de multiplications, mais à vraiment se livrer à un processus d’investigation, de recherche, avec les étapes et les dispositions que cela demande. J’ai appris un peu plus, par moi-même, à poser des questions, à mettre en liens mes hypothèses et mes raisons avec celles des autres, à considérer différents contextes, et le tout pour faciliter la création de mon jugement. Bref de me livrer à un exercice de pensée critique très intéressant. Plus encore, je ne termine pas ce cours avec un sentiment d’être «trop pleins», ou remplis de connaissances. J’ai encore des questions, et j’ai pris conscience de la complexité des enjeux touchés par le cours. J’en retiens donc, entre autres, une manière ou une méthode d’aborder la pensée et comment elle se déploie, se construit.

Sur le plan du contenu, ce cours à certainement contribué à nuancer et clarifier ma vision de l’éducation par le dialogue de plusieurs manières.

Outre la compréhension de l’importance de penser par soi-même et pour soi-même, j’ai également su approfondir l’importance de la composante sociale à l’école. L’observation de dialogues m’a permis de constater l’importance d’une bonne écoute et d’une considération de l’autre pour créer un vivre-ensemble. Il en va de même pour la tolérance, l’ouverture à l’autre, la prise de parole, le fait de ne pas moraliser, etc. J’en ressors presque un peu plus humble. À travers ce dialogue, c’est toute une dimension éthique visant l’éducation morale que j’ai découvert.

Sur le plan personnel, je suis beaucoup plus en mesure d’identifier qu’est-ce que je suis en train de faire, lorsque je rédige un travail par exemple. Je peux nommer certains des outils de la pensée que j’utilise, et faire un effort pour améliorer leur utilisation.

Politiquement, le module sur l’éducation du citoyen m’a permis de nuancer et d’approfondir ma vision de la démocratie. Cela a mis en place certains enjeux essentiels pour qu’une démocratie soit saine, et surtout comment cela se concrétise dans un quotidien.

L’observation m’a vraiment permis de me créer de nouvelles représentations du monde, non pas intellectuellement hors d’atteintes (comme dans certains cours de philosophie), mais bien réellement relliées aux problèmes et enjeux qui les sous-tendent.

Par dessus tout, je retiens de ce cours qu’il est possible, et même préférable, d’allier deux types de développement à l’école : intellectuel et social. En fait, peut-être qu’ils ne sont que les deux côtés d’un même développement : le développement de la personne!

2- Appréciation du cours

A. Sous l’angle du contenu

Le contenu de ce cours était très intéressant! Pour toutes les raisons que j’ai énumérées ci-haut.

      B. Sous l’angle de la forme

La forme de l’OVC n’est pas parfaite, mais beaucoup mieux que la plupart des cours à distance que j’ai fait jusqu’à présent.

Contrairement à la plupart des  autres cours, la forme interactive est très réussie. Il s’y instaure un semblant de dialogue, ou du moins un échange entre les participants. Je suis, au final, extrêmement satisfait de mon expérience.

Cependant, j’ai trouvé que plus la session avançait, et moins je prenais plaisir à lire les autres. Je pense que c’est principalement pour trois raisons.

1-       La forme des commentaires était toujours la même, et ce n’est pas toujours agréable de lire des justifications.

2-      Il était très difficile (voire impossible) qu’un échange entre deux ou plusieurs étudiants débute. En effet, au début de la session, je posais beaucoup de questions à mes collègues, mais il y avait tellement de pages où commenter, que je ne savais plus où j’avais posé mes questions! Il était donc difficile de revenir voir si la personne avait répondue…

3-      Le cours devrait être divisé entre 3 ou 4 groupes de 30 personnes. Cela faciliterait beaucoup plus le dialogue, car on en viendrait à connaître et suivre un peu plus les étudiants en cours de session, permettant de créer une sorte de solidarité de groupe, qui n’est pas présente dans un groupe de 110.

Joannie Latulippe, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 09:27, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

D’abord, j’aimerais mentionner que je suis très heureuse d’avoir suivi ce cours durant cette session. En effet, ce cours sur l’observation de la philosophie chez les enfants m’a grandement aidé à prendre conscience de l’impact positif que peuvent avoir de bons cours de philosophie chez les jeunes, et ce, dès leurs années à l’école primaire. J’ai observé à quel point la philosophie peut amener les enfants à se préparer à être de bons citoyens. L’ensemble des étapes qui se cachent derrière chacune des réflexions, des pensées, des hypothèses, mènent les membres du groupe à se dépasser. De plus, le partage d’idées dans un groupe amène tant d’éléments positifs. Il y a entre autres l’expression de soi, c’est-à-dire, les capacités à communiquer devant un groupe en plus de sa capacité à partager ce que l’on pense. Aussi, il y a toute la dimension qui touche l’écoute d’autrui. De là, le respect devient un élément qui se développe et se pratique.

J’ai compris que la philosophie s’adresse à tous les âges. Déjà à un très jeune âge, les élèves peuvent faire des remarques et poser des réflexions qui peuvent à certains moments surprendre l’animateur. J’ai remarqué qu’ils utilisent un grand recours à l’exemple pour s’exprimer ainsi que des références à des éléments qui sont très proches d’eux. Le dialogue est bénéfique dans les échanges entre les élèves, car il semble favoriser de nombreuses réflexions et permet de compléter les idées des jeunes.

L’observation d’une communauté de recherche est un élément de base et nécessite l’objectivité. Il est important d’avoir une multitude de points de vue. Ainsi, la qualité de l’observation doit être une priorité pour l’animateur. J’ai vu que l’élément « aider raison » soit, encourager à donner des raisons, est un élément où c’est l’animateur qui est responsable de favoriser un dialogue entre les membres du groupe. Une raison peut être définie comme « un point d’appui, un point à partir duquel nous pouvons soutenir ou justifier ce que nous avançons. » (L’observation d’une communauté de recherche – Aider raison, Module 2) De plus, le « doute » est essentiel en ce qui concerne la philosophie. La principale raison que je retiens quant à l’importance du doute est que sans cet élément, il n’y a pas de remise en question. Si l’on ne se demande pas si quelque chose est vrai ou faux, il n’y a pas de philosophie. L’élément « raison » est de son côté le support ce que l’on propose.

Lorsqu’il a été question de « Penser par et pour soi-même et auto-correction » dans le module 3, l’élément qui m’a marqué est  que pensée  c’est dialoguer avec soi-même. De plus, il est important de dialoguer avec d’autres gens afin de mettre en œuvre de l’auto-correction. Je retiens que penser pour soi-même se distingue entre autres, car il s’agit de représenter ce qui découle de nos pensées. (Penser par et pour soi-même et auto-correction, module 3)

Lors du module 4, j’ai pris conscience de la lecture philosophique et ses questions. J’ai constaté que certains livres sont de très bons outils et qu’à tout moment, des questions peuvent être posées. Certains passages peuvent être plus compliqués à comprendre et demande d’être « clarifier ». Il peut être difficile pour certaines personnes d’arriver à saisir quelque chose, mais il ne faut surtout pas oublier qu’il y a des moyens afin d’aider à clarifier des pensées. En effet, il peut s’agir de reformuler, de faire appel à un membre du groupe, faire des liens avec ce qui a déjà été dit, etc.

Dans le module 5, je me rappelle de l’importance de prendre la parole. Que ce soit avec les membres du groupe ou avec moi-même par les pensées, l’idée d’exprimer ses pensées peut être une tâche complexe. C’est avec le temps et la pratique que l’on devient meilleurs pour exprimer ce que l’on pense. Des outils tels que comment structurer sa pensée deviennent plus faciles. Aussi, des trucs pour éviter la gêne et la timidité en public peuvent être trouvés. Il ne pas que les membres qui pratique la philosophie aient peur de parler, il faut trouver des moyens pour favoriser la prise de parole.

Les rôles de l’animateur doivent être pris au sérieux, car c’est ce qui permet de favoriser de bonnes pratiques de la philosophie avec les enfants. Il peut s’agir entre autres d’aider les enfants à définir les termes qu’ils emploient, de demander des exemples, de demander des contre-exemples, de ne pas manipuler la discussion, de ne pas moraliser, de déterminer un centre d’intérêt commun, d’expliquer un nouveau mot ou encore d’encourager la pensée créative. D’un autre côté, il y a l’idée d’encourager la considération de plusieurs points de vue. Il est question de l’échange d’idées, de la réflexion commune, de la co-construction. Un élément clé est ici la pensée attentive. Aussi, il y a la reformulation de la part de l’animateur de propos des enfants. Tenter de dire en d’autres mots ce qui a été dit peut être très utile pour d’autres enfants qui n’ont pas nécessairement compris. Finalement, la prise de parole de l’animateur doit être réfléchie, car il ne doit pas trop parler, par exemple, les questionnements adressés aux élèves doivent contribuer à l’avancement de la recherche. Il ne faut surtout pas bombarder les enfants par un trop grand ensemble de questions.

L’acte de raisonner est de fournir une raison, soit, de relier solidement deux choses. Pour cela, il faut que la pensée soit structurée de manière cohérente, avec un certain ordre. Un aspect important est de se soucier de ce qui est vrai. Pour arriver à bien raisonner, il est possible de grouper, de classifier, d’employer des critères, de découvrir des ambiguïtés, de distinguer, de juger, de relier, etc.

Je retiens que l’acte de rechercher consiste à l’enquête scientifique, soit, le questionnement, la formulation d’hypothèses, la vérification des hypothèses, etc. Lorsque les enfants cherchent, ils peuvent passer au travers de plusieurs éléments. Il s’agit de la frustration ou du sentiment que quelque chose ne va pas, le doute, la formulation du problème, la formulation d’une hypothèse, la vérification de l’hypothèse, la découverte d’autres cas observables qui pourraient remettre que question l’hypothèse, la formulation d’une nouvelle hypothèse qui tient compte du contre-exemple et de l’application de la nouvelle hypothèse à une situation réelle.

L’acte de définir est de préciser le sens des mots, soit, définir les mots que nous employons quotidiennement. Il s’agit, en philosophie, d’une tâche sans fin. L’objectif est de pousser les enfants à réfléchir, et surtout, à continuer à réfléchir.

La prévention de la violence grâce à la philosophie est possible en raison du dialogue. C’est-à-dire que la parole est un instrument de pacification étant donné que la violence est un manque de vocabulaire. « Un respect pour les autres, mais aussi un respect pour soi-même qui conduit au développement de l’estime de soi. » (La prévention de la violence, module 10) L’idée d’encourager le dialogue entre les enfants peut venir directement de l’animateur, mais aussi arriver à ce que se soit les élèves qui se pose des questions entre eux. Ainsi, il est possible que les membres aient des doutes. C’est une bonne chose que les élèves qui sont certains se rendent compte en écoutant les autres que les explications de leurs collègues font du sens. Le doute sera présent dans leurs esprits et ils seront en mesure de réfléchir davantage.

Ce que je me rappelle de la recherche éthique est principalement ces questions : dans quelle sorte de monde voulons-nous vivre ? Qu’avons-nous besoin de faire et qu’avons-nous le droit de faire pour qu’un tel monde advienne ?

La philosophie aide aussi à l’éducation du citoyen. Le développement d’une personne raisonnable est mis en pratique. Chacun des membres de la communauté de recherche philosophique développe la structure sociale démocratique. La formation d’une personne qui pense, qui agit, qui est autonome et qui est capable de vivre dans une société démocratique est mise en pratique. Le totalitarisme est complètement mis de côté. Un mot clé est l’interprétation ce qui veut dire « donner du sens ». L’enrichissement et l’expérience est possibles, car ce qui est appris dans les cours de philosophie peut facilement se transférer a d’autres situations dans la vie.

Finalement, il s’agit seulement un bref aperçu de ce que j’ai pu apprendre et réaliser tout au long de cette session. Les raisons qui m’amène à me rappeler de l’ensemble de ces éléments est simplement que je souhaite être un modèle en matière de philosophie pour les enfants, car je crois sincèrement aux bienfaits de cette pratique de la pensée philosophie.

Référence : lecture des modules tout au long de la session.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

Dans un premier temps, je suis très satisfaite du contenu, soit, de la manière dont la philosophie pour les enfants a été amenée. En effet, les différents rapports permettent d’exprimer ce que l’on pense, puis de modifier, au besoin, nos idées en les comparants avec celles du groupe. Les éléments à l’étude sont bien choisis afin qu’au final, l’importance de la philosophie au primaire soit véhiculée. J’ai particulièrement aimé que l’accent soit mis à certains moments sur l’élève et qu’à d’autres ce soit les actions de l’animateur qui soit mis en valeur. Ainsi, l’observation et la compréhension du développement en philosophie étaient beaucoup plus concrètes.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

Dans un deuxième temps, je dois avouer que j’avais un peu peur à l’idée de suivre un cours à distance, toutefois, j’ai été agréablement surprise étant donné l’important nombre de possibilités d’échanger nos opinions avec les autres membres du groupe. Que ce que soit des commentaires lors de visionnement en passant par le partage de nos rapports et journaux, il était toujours possible de voir les différents points de vue puis de se remette en question. Ces moyens d’échange m’ont fait réellement sentir dans un cours de philosophie. Un objectif de la philosophie pour les enfants, soit le partage d’idées, pouvait être mis en pratique.

J’ai également grandement apprécié avoir des commentaires détaillés chaque semaine de mes travaux des semaines précédentes. Ces commentaires constructifs m’ont permis de bien comprendre mes points à améliorer.

Finalement, la plate forme OVC est selon moi très efficace dans la mesure où elle est simple et facile d’accès. Après peu de temps, j’étais déjà très a l’aise avec ce site qui permet de garder un bon suivi de tout ce qui a été fait et qui reste à faire dans le cadre de ce cours.

Sullivan Caron-D’Anjou, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 09:47, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Je retiens que la philosophie pour les enfants permet de développer la pensée. Les enfants apprennent à penser par et pour eux-mêmes, mais pas seul. La mise en relation des idées de chacun d’eux, encadrée par un enseignant consciencieux, permet de :’’ favoriser chez les élèves la maîtrise progressives des compétences qui caractérisent l’être humain : penser, créer, agir, comprendre, s’organiser, communiquer, être présent à soi et à autrui par la conscience et grandir dans un sens éthique et esthétique, une pratique de la philosophie avec les enfants propose des instruments polyvalents particulièrement bien adaptés’’.

J’en retiens aussi que le développement de la pensée chez les enfants permet de former des citoyens plus habiles et conscients du monde qui les entourent. En effet, la pensée est l’élément fondateur de la connaissance humaine. De ce fait, l’entièreté de la culture est basée sur cet important concept. Le fait de développer la pensée en revient à dire que l’on développe l’être humain. Ce qui est exactement la tâche que la société octroi à l’École.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants); J’ai apprécié le cours, la théorie m’était familière, mais j’ai pu me perfectionner dans une application plus concrète et pratique.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?: Je n’ai vraiment pas aimé la plate-forme. Un vrai casse-tête pour moi.

Jennina Gaumond, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 09:51, a écrit:

Ce cours m’a permis de mieux comprendre ce qu’est la philosophie pour enfants. Elle développe chez les enfants l’habileté à raisonner, à chercher, à conceptualiser, à organiser de l’information, à communiquer, à s’exprimer et à interpréter. Ils acquièrent ces habiletés par le dialogue avec les autres membres d’une communauté de recherche. Ils échangent en écoutant les autres et en les respectant. Ils sont amenés à développer leur pensée critique, créative et attentive. Les élèves développent toutes ses habiletés avec le support de l’enseignante qui doit être à l’écoute des élèves pour intervenir au moment opportun. Autant pour l’enseignant que pour les élèves, la philosophie permet de développer des habiletés très importantes pour vivre dans une communauté comme la nôtre.

 De plus, j’ai appris toutes les notions importantes à connaître pour faire de la philosophie avec nos futurs élèves. Dans le paragraphe qui suit, je décrirais, selon moi, ce qui doit être fait par l’enseignante dans une communauté de recherche. L’enseignant doit faire avancer le dialogue pour que les élèves puissent justifier leurs propos par des raisons. Elle doit les amener à donner des raisons par des justifications pour faire avancer la discussion. Elle doit aussi tenter de semer le doute chez les élèves. C’est très important pour qu’ils puissent investiguer dans tous les côtés d’une énonciation. L’enseignante doit aussi demander pourquoi ils affirment telle ou telle chose, exiger un supplément de clarification pour examiner ce qui fonde leurs croyances. L’enseignante peut aussi utiliser la lecture pour amorcer la discussion philosophie avec les élèves. Elle place les élèves en cercle et fait une lecture d’un album ou un roman pour permettre aux enfants de découvrir que celui-ci a un sensé Il est rempli de significations, d’idéologie pour donner du sens à ce qui les entoure. Le livre soulève aussi des questionnements qui peuvent devenir ceux de la communauté de recherche. J’ai été surprise d’apprendre que la grammaire peut être travaillé dans ces communautés de recherche, soit oralement par l’apprentissage de nouveaux mots, leurs significations, leurs usages dans les phrases, etc. L’animateur aide l’émergence des différents points de vie pour favoriser l’acceptation des divergences d’idées. Il doit faire valoir que chacun d’entre eux a une expérience, connaissance et manière de voir les choses différentes. C’est important de faire valoir les différents points de vue pour développer l’acceptation des autres. Il faut aussi aider les enfants à construire la communauté de recherche et les savoirs à apprendre en lien avec la communauté de recherche. En effet, on doit reformuler les propos des élèves en ayant l’intention de nous assurer que c’est réellement ce qu’il voulait dire. On utilise d’autres mots pour mieux comprendre les idées de l’enfant et assurer qu’on s’entend sur la même chose. Il faut clarifier les propos sans trop parler. Les élèves doivent être au cœur du processus et doivent être en action. L’enseignant doit laisser la place aux élèves et doit aussi les laisser chercher par eux-mêmes les réponses à leurs questions. J’ai aussi appris qu’il faut faire chercher les enfants. C’est par la frustration, le doute, la formulation du problème, la formulation d’une hypothèse, la vérification de l’hypothèse, la découverte d’autres cas observables qui pourraient remettre en question l’hypothèse, la formulation d’une nouvelle hypothèse qui tient compte du contre-exemple et l’application de la nouvelle hypothèse à une situation réelle que nous pouvons remarquer que les enfants cherchent réellement. L’animateur doit intervenir aux bons moments pour faire progresser la discussion en reconnaissant les différentes phases de la recherche des enfants. Il doit aussi aider les élèves à définir les termes utilisés pour modéliser ce geste pour que les élèves puissent le faire ensuite. Il doit identifier les notions qui devraient être définies. Dans ce cours, j’ai appris qu’on peut prévenir la violence par la philosophie parce qu’on leur apprend à écouter les autres, accepter les idées des autres et a respecté ses idées. Je crois que ce sont des compétences qui peuvent faire apprendre la paix aux élèves. L’enseignant doit aider le dialogue dans le groupe en les invitant à parler entre eux pour ne pas que les élèves se réfèrent toujours à celui-ci.

J’ai aussi appris plusieurs habiletés qui doivent être travaillées avec les élèves pour qu’ils puissent user de la communauté de recherche le mieux possible. Les élèves doivent douter et supporter ce qu’ils disent en donnant des raisons à leurs idées. Ils doivent apprendre à penser pour et par soi-même avec les autres. Ils doivent dialoguer avec eux-mêmes, mais aussi avec les autres. Ils doivent apprendre à reconnaître et tolérer les différences d’idées et de jugement des autres. Ils sont amenés à développer une pensée autocritique parce qu’ils doivent connaître leurs croyances et les raisons de celles-ci en ayant l’intention d’en mesurer la valeur et de changer ses croyances au besoin en communiquant avec les autres. Ils développent ainsi l’autocorrection par l’écoute des autres pour que leurs idées soient remises en question si c’est le cas. Ils doivent être en mesure de corriger le tir si c’est nécessaire. Ils acceptent ainsi une critique raisonnable.  Les élèves doivent être le point de départ de la discussion par leurs questions face à une problématique. Le questionnement permet l’étonnement, la compréhension de ce que les élèves ne connaissent pas encore, le besoin d’aide qu’ils ont ainsi que toute l’aide que les élèves peuvent donner aux autres pour répondre aux questions proposées. Par ailleurs, ils apprennent à clarifier leurs propos en faisant des liens, en reformulant, en donnant des exemples, etc. Les enfants apprennent aussi à penser par la prise de parole devant un groupe. C’est parfois difficile pour certains élèves de prendre la parole en classe. La communauté de recherche permet de prendre la parole sans être jugée par les autres. C’est important de faire parler tous les élèves parce qu’elle favorise la réflexion des élèves et elle permet de ne pas être manipulé par les idées des autres. En prenant position, les élèves doivent être en mesure de distinguer ce dont ils parlent pour éviter tous les malentendus possibles dans la discussion. Les élèves d’une communauté de recherche apprennent à raisonner pour mieux appuyer leurs conceptions. Ce sont des activités mentales comme grouper, classifier, employer des critères, découvrir les ambiguïtés, distinguer, juger et relier qui permet de mettre de l’ordre dans leurs idées et soutenir leurs idées. Pour faire de la philosophie, ils doivent rechercher. Tout cela commence avec un questionnent qui, en groupe, favorise l’acte de recherche. Cela se fait avec les autres, en collaborant et en coopérant pour comprendre ce qu’ils ne savent pas. Cette recherche est sans limites. Ils doivent aussi être capables de définir leurs idées. Ils mobilisent ainsi un ensemble d’outils dont leur pensée se sert pour connaître et donner du sens à leur expérience. Les élèves doivent aussi apprendre à définir des termes par des mots simples qui peuvent être compris par toute la classe. C’est de cette façon qu’il n’y a aucune confusion dans la discussion et que tout le monde s’entend sur les mêmes choses pour progresser dans la communauté de recherche. Les élèves sont aussi amenés à nuancer leur propos. L’enseignant doit faire valoir l’importance de nuancer lorsque c’est nécessaire. Cela consiste à pouvoir distinguer, faire ressortir une différence entre deux éléments qui semblaient semblables pour appuyer notre idée. Il faut aussi qu’ils puissent mettre en valeur les conséquences pour vérifier l’idée de départ. Il faut aussi qu’ils puissent être en mesure de faire des hypothèses et les tester pour expliquer ce qui est discuté et investiguer dans toutes les voies possibles de solutions aux problèmes discutés. Finalement, c’est avec toutes les habiletés développées plus haut que les élèves sont aptes à interpréter des faits. Ils interprètent en fournissant des raisons, en formulant des hypothèses, en fournissant des explications, en reformulant en leurs propres mots, etc. Toutes interprétations sont issues des expériences, de la culture et du vécu des élèves. Il faut les faire valoir pour faire grandir nos élèves.

 En somme, j’ai appris que faire de la philosophie dans une classe au primaire c’est précieux autant pour les élèves que l’enseignant. On apprend à se questionner, à penser en profondeur, à prendre la parole devant un groupe, ne pas avoir de jugement ou préjugé face aux autres, on apprendre à connaître les autres personnes de ta classe, leurs idées. On apprend aussi les émotions des autres. On apprend à bien agir en communauté, on développe des outils pour être calme, à l’écoute des autres. On apprend aussi à ne pas attendre les résultats, la réponse, on apprend à accepter qu’il n’y ait pas de bonnes réponses. Pour toutes ces belles raisons apprises dans ce cours, je crois que la pratique de la philosophie en classe fait grandir tous les membres d’une communauté de recherche.

Stéphanie Morissette, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 10:17, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Personnellement, je retiens qu’il est non seulement possible de pratiquer la philosophie avec les enfants, mais qu’il est important d’en faire parce qu’elle permet aux jeunes de développer plusieurs habiletés nécessaires tout au long de la vie de ces êtres en formation. Des habiletés comme celles de penser, de réfléchir, de raisonner, d’écouter et de dialoguer qui sont des fondements de la philosophie, mais qui sont également nécessaires pour des personnes sensées, critiques et soucieuses des informations qu’elles vont prendre pour vrai. L’habileté à douter de ses réflexions et d’accepter de les confronter à celles des autres est également importante dans ce processus de recherche de la vérité. Cependant, ces habiletés doivent s’acquérir par la pratique guidée, d’où l’importance de pratiquer la philosophie en communauté de recherche avec un animateur sensible aux attitudes des enfants.

Ce qui me mène au deuxième point important que je retienne de ce cours. L’animateur est un acteur important dans la CRP pour favoriser la liberté et l’autonomie de la pensée. Il est important que les divers points de vue se rencontrent et que l’animateur valorise cette originalité parce que c’est de cette façon que les enfants peuvent réellement comprendre que leur pensée, lorsqu’elle est bien argumentée, est valable. Ainsi, l’animateur permet aux enfants de développer l’auto critique et l’auto correction, mais également l’acceptation de la critique des autres. Sa présence est surtout nécessaire dans les débuts de la pratique de la philosophie en communauté de recherche pour démontrer les habiletés, telles qu’aider à donner son point de vue, aider à raisonner, douter, prendre la parole et respecter le sujet de recherche mais, tranquillement, il doit faire place aux élèves pour qu’ils soient les principaux acteurs de la CRP. C’est en leur laissant la place qu’ils pourront développer les habiletés ciblées tout au long du cours et qu’ils pourront enrichir leur expérience et celle de l’enseignant.

Finalement, je retiens que la philosophie pratiquée avec les enfants à de nombreux avantages pour le développement des compétences sociales chez eux. La principale compétence qu’ils développeront est le vivre ensemble. Ils apprendront à écouter leurs pairs, à exprimer leur opinion, à aider les autres à clarifier leurs propos, à reformuler les dires des autres pour assurer leur compréhension, etc. Ces compétences s’acquerront dans un climat positif qui favorise la discussion puisqu’ils seront amenés à se respecter mutuellement. Cet élément m’a marqué puisqu’il est rare de constater, dans les classes, que la parole soit accordée aux enfants et que nous laissions entièrement place à la validité des propos tenus par ces jeunes tout aussi réfléchis que les adultes.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

J’ai bien aimé ce cours. Il m’a permis de mieux comprendre comment il était possible de pratiquer la philosophie avec les enfants, car je ne croyais pas c’était possible avant ce cours. J’ai également une meilleure idée de ce que je pourrais faire maintenant lors des périodes d’Éthique et culture religieuse. Les élèves sont amenés à réfléchir sur des questions philosophiques qui ont très souvent un caractère éthique. Ils doivent y répondre à l’aide du dialogue et des différents critères qui sont énoncés dans la compétence de la pratique du dialogue. Le cours cible également des habiletés de la pensée et des habiletés sociales que les élèves doivent pratiquer, développer et cibler pendant le processus de recherche. Ainsi, il est plus facile d’envisager les manières de travailler la philosophie avec les enfants. De plus, le fait d’avoir des séquences vidéos qui viennent appuyer les différentes lectures et les diverses habiletés à l’étude permettent également de mieux constater comment elles pourraient se manifester en classe avec les enfants. Chaque activité proposée était très pertinente afin de pouvoir assurer notre compréhension des différents concepts présentés dans le cours.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

Personnellement, j’ai trouvé très facilitant, bien qu’un peu mélangeant au début, d’avoir des onglets pour chacune des activités proposées. J’aurais de la difficulté à voir comment, avec toutes les différentes activités à réaliser dans ce cours, il serait possible de le faire en classe. Le feuille de route est très bien détaillée et permet de faciliter notre utilisation du site du cours. Le fait de pouvoir échanger avec les autres étudiants par le biais des commentaires et de la boîte de conversation entre les participants est très utile pour notre compréhension. Bref, cette formule du cours de philosophie pour les enfants est très intéressante et pertinente contrairement à certains autres cours à distance que j’ai suivis depuis le début de mon parcours universitaire.

Myriam Auger, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 10:36, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours ? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués ?  Pourquoi ?

J’ai été agréablement surprise par la facilité qu’avaient les enfants à dialoguer entre eux à propos de questions philosophiques. Aussi, j’ai été étonné de voir la multitude d’éléments qui se dégageaient de leurs pensées. Par exemple, les enfants cherchent souvent à reformuler leurs propos pour en donner un sens et faciliter la compréhension. Ils prennent souvent en considération les points de vue des autres élèves et les pistes donner par l’enseignant ce qui permet de progresser la discussion philosophique et de développer leur pensée critique. Ce cours m’a fait prendre connaissance de l’importance du discours philosophique avec les enfants et du rôle que celui-ci joue dans leur développement en tant qu’êtres critiques.

J’ai aussi pris connaissance de l’importance du rôle de l’enseignant dans ces discussions philosophiques. Celui-ci se doit d’agir comme guide pour amener les élèves à se remettre en question et développer leur ouverture au monde. De plus, en laissant les élèves discuter entre eux, ils forment leur place dans la société.

2-    Quelle est votre appréciation de ce cours :

Sous l’angle du contenu, je crois que le cours nous présentait bien comment aborder la philosophie avec les enfants. Le cours m’a également permis de comprendre l’importance de la discussion philosophique et du rôle de l’enseignant dans celle-ci. C’est en posant des questions et en donnant des pistes aux élèves qu’ils parviennent à formuler leurs opinions et les partager avec les autres. Ce partage est aussi bénéfique pour le reste du groupe.

Sous l’angle de sa forme, le site du cours nous permettait vraiment de nous entraider. En publiant des commentaires et en partageant nos rapports avec nos collègues, nous laissions place à de potentielles discussions. De plus, le fait de pouvoir regarder des élèves en actions grâce aux vidéos contenus dans la vidéothèque nous permettait de mieux comprendre les éléments présentés dans chaque module. Ce support visuel était des plus apprécié et très pertinent pour un cours en ligne comme celui-ci.

Consuelo Penaloza, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 10:45, a écrit:

Ce que je retiens de ce cours est principalement la différence entre les habiletés de pensée et les attitudes qui se développent en CRP. En fait, c’est la première fois où vraiment une distinction est faite entre les deux. Avec du recul, ça va peut-être de soi, ce qui entre dans la catégorie des habiletés et ce qui fait partie des attitudes développées ou à développer, mais il faut croire que j’avais besoin que ce soit explicité afin de bien faire la distinction. Quand on parle d’habileté, j’en comprends l’utilisation des outils de pensée par exemple traduire, synthétiser ou fournir des exemples ou des contre-exemples. Par attitude, j’en comprends maintenant l’écoute, le respect, l’auto-correction entre autres. Ce sont des dispositions mentales.

Ce qui m’a particulièrement marqué est vraiment le travail de géant de l’animateur : être à l’affût de tout ce qui se dit, mais ne pas diriger la conversation, la nourrir par des questions, sans bombarder de questions, etc., etc. Je trouve que c’est un difficile équilibre que le rôle de l’animateur et les différentes séquences visionnées appuient mon impression. Car l’animateur est toujours présent, même lorsqu’il est silencieux. Sa présence est palpable, mais il ne doit pas s’imposer. Je me répète, mais il questionne afin de faire avancer la CRP, sans bombarder les participants de questions. Il aide les participants à utiliser des outils de pensée sans les imposer… Ce n’est peut-être pas clair ce que j’essaie de dire, mais reste que j’ai été, semaine après semaine, impressionné par le travail des différents enseignants en tant qu’animateur. Je ne sais pas combien de temps de pratique, ou d’animation est nécessaire pour être si à l’aise, mais chapeau! 🙂

Sur le contenu, je n’ai rien à redire. Sur la forme, je dois suggérer de faire les travaux aux 2 semaines et non hebdomadairement. Je ne sais pas l’impact que ça aurait sur la logistique des tuteurs, pour la correction, mais du côté de ceux qui travaillent temps, ça serait un plus!

Laïla Audette, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 10:53, a écrit:

1-Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Pour commencer, le cours Observation de la philosophie pour les enfants est l’un des cours que j’ai le plus apprécié de mon cheminement scolaire. Croyant que c’était un cours à distance typique, je m’étais inscrite dans le but d’en savoir plus sur la philosophie et la manière de procéder avec les enfants (concept dont je n’avais jamais entendu parler). Toutefois, à travers les semaines, je me suis rendue compte que, comme les élèves et les animateurs, je commençais à intégrer des notions de la philosophie dans ma propre vie (douter et remettre en question mes propos, développer ma pensée critique, définir d’avantage le sens de concepts lors d’une discussion, etc.). Au fils des semaines, il était donc évident pour moi que la pratique de la philosophie avec des enfants devrait être appliquée dans toutes les écoles, vu les impacts positifs que celle-ci apporte. Ce qui m’a donc beaucoup marqué est le fait qu’à travers une communauté de recherche, les enfants apprennent tellement d’habiletés (raisonner, nuancer, identifier des conséquences, d’écouter de façon active et attentive, etc.) et développent des attitudes (respect, ouverture) qui leur seront utiles toute leur vie et qui feront d’eux des individus plus éclairés dans leurs relations et dans leurs pensées.

Une autre chose que je considère primordiale est que les enfants sont encadrés dans l’apprentissage de ces habiletés et attitudes. Les animateurs ont donc un rôle très important, mais ce qui était marquant également était qu’avant tout, ils devaient inviter les enfants  à penser par et pour eux-mêmes. La communauté de recherche permettait donc de sortir du cadre typique d’enseignement et de profiter de la richesse des pensées des enfants. Apprendre tôt aux jeunes à avoir une pensée critique, et le tout fait dans un environnement propice à leur ouverture, m’a semblé incroyable.

Ne côtoyant pas  régulièrement des enfants dans ma vie en général, j’ai été grandement surprise de leur profondeur et de leur vivacité d’esprit. Lors de thème comme la guerre ou la violence, certains enfants ont démontré une compréhension des sujets et je ne croyais pas qu’à cet âge (surtout pour les plus jeunes) ils avaient ce genre de pensée. Cela m’a donc fait réalisé que nous sommes tous passé par cet âge de curiosité et que le système d’éducation devrait accorder d’avantage d’importance au développement de l’esprit des enfants.

En bref, ce qui m’a donc le plus marqué est l’impact que l’apprentissage de la philosophie pour enfants a sur eux, sur les adultes et sur l’ensemble de la société, mais il ne faut pas oublier qu’ils seront les citoyens de demain.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

J’ai trouvé le contenu du cours très intéressant, car toutes les habiletés et attitudes qui étaient enseignées aux enfants étaient très diversifées et bien démontrées grâce à la vidéothèque et  aux activités de l’observatoire. La série documentaire était très pertinente aussi, car pour un même thème, nous avions accès aux pensées de plusieurs personnes (enfants, enseignants, chercheurs, philosophes) ce qui rendaient les notions beaucoup plus explicites et permettait de considérer plusieurs points de vue!

– sous l’angle de sa forme (OVC: la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

Dans les premières semaines, j’avoue avoir été un peu mélangée dans l’utilisation de l’OVC. Pourtant avec recul, ce n’est pas parce qu’il manquait des informations dans la plateforme, mais que j’aurais dû me prendre d’avance pour analyser toutes les fonctions et «endroits» où se trouvaient certaines informations. Je conseille donc aux gens qui prendront ce cours de vraiment bien faire le tour de l’OVC dans la première semaine, car la plateforme fournit tout ce qu’il y a à savoir, il s’agit donc d’être bien préparé.

De plus, j’ai beaucoup aimé la structure du cours, car nous avons appris les habiletés ou attitudes qui étaient enseignées aux enfants via diverses méthodes (rapports initiaux et révisé, série documentaires, les séquences dans la vidéothèque, l’accès aux justifications des autres élèves, etc.) qui, selon moi, venaient vraiment consolider nos apprentissages, car nous pratiquions nos acquis au lieu de devoir apprendre des concepts par cœur.

Aussi, je crois que le fait que nous avions une semaine pour réaliser les activités d’un module était une façon très pédagogique de procéder. Effectivement, avec un cours à distance, on peut facilement devenir moins assidu et accumuler les travaux à faire. Ici, le fait d’avoir une date butoir permettait de ne jamais perdre le fils et de s’impliquer d’avantage dans le cours.

Julia Hébert, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 10:57, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Tout au long de ce cours, j’ai appris des notions qui m’ont fait voir concrètement ce qu’est la philosophie pour les enfants. J’ai fait beaucoup de liens entre ce cours et les élèves que j’ai rencontrés durant mes stages au primaire. En fait, j’ai toujours trouvé que les enfants étaient restreints dans leur temps de parole alors qu’ils ont un grand besoin de s’exprimer et de dire ce qu’ils pensent. Heureusement, j’ai découvert que la philosophie pour les enfants leur permet de dialoguer en exprimant leurs différents points de vue. J’ai également compris que le fait de penser s’apprend et se développe. En effet, la CRP permet aux participants de grandir à travers les discussions et, ainsi, de s’engager dans un dialogue de groupe qui permet d’apprendre à penser par et pour soi-même. Les enfants ne doivent donc pas s’en tenir à une simple opinion, ils peuvent donner des raisons, des exemples, des contre-exemples tout en faisant preuve d’une écoute active afin d’enrichir les discussions et d’amener les participants plus loin. Dans les différentes séquences, j’ai été surprise et contente de constater à quel point les élèves avaient des points de vue différents sur certains sujets. Ils arrivaient à justifier leur pensée par des exemples qui les rejoignaient et qui faisaient du sens pour eux ce qui est très important.

Dans une CRP, le rôle de l’animateur est également très important. En effet, l’animateur doit s’assurer que les participants se sentent à l’aise et libres de dire ce qu’ils pensent sans se faire juger. L’animateur doit laisser suffisamment de temps et d’espace aux enfants pour qu’ils arrivent à développer leur pensée. Il peut intervenir de temps en temps en disant un commentaire ou en posant une question qui a pour but d’amener les enfants à développer leurs habiletés philosophiques telles que la définition, la reformulation, la clarification… Ces habiletés philosophiques sont transférables dans la vie de tous les jours. En fait, elles permettent de régler différents problèmes et c’est pourquoi je crois que tous les enfants devraient participer à une CRP.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

En général, j’ai bien apprécié le cours. Chaque module me permettait d’apprendre des éléments nouveaux, et ainsi, d’enrichir ma compréhension de la philosophie pour les enfants. Les éléments étaient bien expliqués et le fait de les voir concrètement dans les vidéos m’a aidée. En ce qui concerne l’OVC, j’ai eu un peu de difficulté à m’adapter au départ, mais une fois que j’avais compris le fonctionnement, c’était facile de s’y retrouver.

Stephanie Kissner Gremand, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 11:01, a écrit:

1. Ce que je retiens de ce cours est l’importance pour l’animateur, et pour les participants, de très bien comprendre les éléments différentes et de les utiliser pendant une CRP car ceci assure que la délibération reste une recherche des participants ensemble au lieu d’une conversation ou les participants préfèrent s’entendre parler. Mais, ce qui me travail toujours est la question de l’enseignement des ces éléments aux participants (aux élèves) et la nécessité de les nommer explicitement. Mais ça, c’est peut-être pour un prochain cours…

Les éléments qui m’ont particulièrement marqués sont Aider points de vue, Parler trop et Reformuler, sans doute car ces éléments ont un lien spécifique à mon rôle et de ma participation en tant qu’animateur. Les autre éléments vues dans ce premier semestre sont les éléments que nous devons aider à développer dans les participants (qui inclus l’animateur) mais, ce qui se fait aussi un peu dans la pratique implicitement. Malheureusement, si nous n’arrivons pas, en tant qu’animateur, à aider point de vue, à ne pas trop parler et à reformuler, nous ne pouvons pas bien aider les participants à bien utiliser les autre éléments, à pratiquer de mieux réfléchir, ou de mieux penser par et pour eux-même. Donc, il me semble que ces trois éléments ont une importance colossal. Dans les séquence vues cet semestre, il y a clairement des animateurs qui animent avec plus de facilité et plus de capacité que d’autre. Je pense c’est en grand parti parce qu’ils ont une très bonne maitrise de les trois éléments cité (tant que d’autre) qui les aident à mieux aider les participants avec les autres éléments.

2. Mon appréciation de ce cours sous l’angle du contenu est très bon. Je pense que j’ai pu bien comprendre les éléments, même que ce n’était pas toujours facile de les apercevoir dans les séquence avec 100% de certitude (vive la pratique!). Je pense que dans ma pratique de la philosophie pour enfants depuis presque 14 ans, c’est ceci qui me manquait encore.

Mon appréciation de ce cours sous l’angle de sa forme est aussi assez bon mais je pense qu’il aurait fallu aussi plus de pratique. Au lieu de toujours, ou de seulement les apercevoir et argumenter leur présence, nous aurions du devoir essayer de les utiliser dans notre pratique et écrire sur ces essaies. Je pense que peut-être plus en profondeur est un peu moins souvent aurait donné l’impression de mieux intégrer vraiment le contenu. Pour un “microprogramme”, rendre des devoirs tous les semaines était très difficile quand on enseigne à plein temps. Malheureusement, avec cette rhythm, je sais que je n’en ai pas profiter de tout ce qui était à ma disposition qui est très dommage.

Andrée-Anne Vanasse, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 11:13, a écrit:

1. D’abord, ce cours a été au-delà de mes attentes. Je retiens que la philosophie est une pratique qui permet de développer plusieurs habiletés, mais qui est surtout appréciée des élèves et des enseignants. Je retiens que le but des communautés de recherche philosophique est d’apprendre aux élèves à penser. C’est leur donner la liberté d’exprimer leur point de vue et d’argumenter, mais aussi d’écouter les autres et de voir les différents points de vue. Je retiens que cette démarche est collective, car les élèves apprennent avec les autres. La philosophie est aussi un moyen de faire vivre la démocratie à l’école. Elle permet de donner de la place aux enfants et de développer leurs habiletés à penser, à parler aux autres avec respect, à trouver une opinion et à être capable de la partager. D’ailleurs, ce sont toutes des habiletés que les élèves doivent employer dans leur vie quotidienne. Je retiens aussi que pour pouvoir expliquer, il faut comprendre et que pour comprendre, il faut observer. Donc l’observation et l’écoute des autres est une partie majeure de la philosophie. Puis, la CRP est un processus de recherche dans le sens où grâce au dialogue et à l’autocorrection, on est capable de parvenir à un jugement raisonnable. Je retiens aussi qu’il est fondamental que les enfants pensent par et pour eux-mêmes, donc que l’animateur d’une CRP doit intervenir avec parcimonie. En ce sens, il doit favoriser la liberté de pensée, l’autonomie de pensée, l’écoute et avoir un souci que la diversité de pensée des élèves soit entendue. L’animateur ne suit pas le modèle du maître qui sait tout et qui enseigne aux élèves. Il fait partie de la CRP et est un exemple parmi les autres. Il doit donc aussi observer et être à l’écoute comme les élèves ont à le faire. Il doit surtout avoir une attitude d’enquêteur pour amener les élèves à se questionner et à chercher des réponses. Enfin, ce qui m’a marqué a été la capacité des élèves à philosopher. J’ai été surprise de voir à quel point ils étaient capables de réfléchir, d’émettre des hypothèses et de donner leur opinion sur des sujets complexes. Ils ont une manière de réfléchir sans barrière et c’est beau de les voir s’exprimer.

2- J’ai apprécié ce cours, tant pour le contenu présenté que pour la forme de l’OVC. Les objectifs d’apprentissage étaient bien présentés chaque semaine et les divers outils du site de cours nous permettaient de se familiariser avec les concepts vus. L’usage de vidéos est pratique, car cela nous permet de concrétiser la pratiquer de la philosophie en classe au primaire.

Yannick Gurel, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 11:17, a écrit:

Que retenez-vous de ce cours? Je retiens la complexité qu’est la philosophie, mais surtout sa beauté. Souvent quand les choses sont trop complexes on abandonne, mais philosopher avec des enfants nous met un petit sourire. J’ai retenu que tous les éléments étudiés jusqu’à présent font partie d’un long processus cognitif, créateur et structuré; même si à première vue c’est le désordre. En effet, une première question qui peut sembler banale peut, en elle-même, être porteur d’autres questions, d’autres raisonnements. Avec l’aide de la communauté de recherche, les enfants développeront leurs pensées, leurs raisonnements, trouveront des solutions à des problèmes en portants des hypothèses, des jugements raisonnés, en faisant des nuances, etc.

Le dialogue entre les membres fonctionne comme catalyseur. À priori, un élève peut avoir une idée et une hypothèse qu’il croit avoir du sens, mais grâce au dialogue et la critique (ou la pensée) des autres, il apprend vite qu’il peut se tromper, mais aussi il apprend à reconnaître les idées des autres. Avec le temps et la pratique, l’élève va pouvoir faire part d’autocorrection et d’autocritique lui permettant ainsi d’émettre une hypothèse.

Parmi les éléments qui m’ont le plus marqué, je dirais en somme que se sont les éléments qui propagent l’idée du mieux vivre ensemble par la reconnaissance des autres.  Par exemple, interpréter : C’est donner du SENS, une signification. Cependant, comme nous sommes tous différents et nous avons des expériences différentes, on réalise rapidement qu’il y a une multitude d’interprétations possible. Donc quand l’on interprète quelque chose, on doit prendre en compte les autres. Par conséquent, on va devoir écouter (écoute attentive et aussi l’écoute active), on va parfois devoir reformuler et donner de nouvelles raisons. On va souvent avoir besoin de définir des concepts et d’élaborer avec les autres des critères pour qu’on puisse se comprendre. Bref, c’est tout un travail d’équipe et de coopération qui prend en compte les opinions et les interprétations des autres et de soi-même. Un vrai orchestre de pensée.

Valérie Dumais, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 11:19, a écrit:

Ce cours à véritablement su valoriser la philosophie pour les enfants et plus précisément, l’outil indispensable au vivre ensemble harmonieux qu’est la parole. Au fil des modules, j’ai pu constater à quel point la parole peut devenir un puissant instrument pour former une pensée rigoureuse, critique, cohérente et créatrice. Ayant eu très peu d’occasions d’entrevoir toute la richesse de la philosophie avant d’entamer le certificat en philosophie pour les enfants, ce cours m’a permis de réaliser à quel point cela pouvait être un excellent outil de prévention de la violence et d’éducation à la citoyenneté lorsqu’adéquatement appliquée auprès des enfants (et même des adultes !). C’est vraiment ces deux volets particuliers qui ont été pour moi les plus chargés de sens et porteurs de réflexions plus grandes tout au long de ce cours. Travaillant en garderie et ayant eu différentes expériences d’enseignement en milieu scolaire, mes réflexions sur l’éducation actuelle, ce qui est offert aux enfants et l’enseignement «traditionnel» dont ils bénéficient dans nos écoles québécoises, ont régulièrement fait l’objet de nombreuses réflexions personnelles et particulièrement de nombreuses frustrations et insatisfactions. À la suite de ce cours, j’entrevois la philosophie auprès des enfants comme une solution, ou plutôt : j’entrevois en la philosophie auprès des enfants la révolution de notre système d’éducation. La manière dont les communautés de recherche philosophique aident à vivre en harmonie avec soi et avec les autres, reconnaissent le droit à la différence et la valeur intrinsèquement reliée à l’acceptation de cette dernière et à l’ouverture au monde qui en découle font parties des éléments qui contribueraient sans l’ombre d’un doute à construire un monde dans lequel j’aurais un peu plus envie de vivre. La philosophie pratiquée en groupe m’a révélé la force et la richesse d’une communauté et a su démontrer que la solidarité vaut mieux que l’individualisme.

D’un point de vue plus personnel, ce cours a aussi été très bénéfique. L’étude des différents éléments qui favorisent le dialogue et la co-construction a su profiter à mon développement personnel. De manière parfois consciente, parfois inconsciente, j’ai commencé à appliquer, ces outils dans les échanges que j’ai au quotidien avec ami.e.s, collègues et famille. Avec du recul, je constate que certaines discussions se déroulent d’une manière plus calme qu’elles l’auraient précédemment été et il me semble avoir plus le souci d’inviter les personnes avec qui je discute et moi-même à définir les termes utilisés. Je me sens plus à l’écoute aussi, moins dans une position de débat.

En ce qui concerne mon appréciation du cours, elle a été excellente tout au long de la session. Du point de vue du contenu, je l’ai trouvé tout à fait pertinent et actuel. L’ordre dans lequel il est abordé permet aussi un apprivoisement graduel de cet univers infini qu’est la philosophie avec les enfants. Puis, du point de vue de la forme, j’ai trouvé cette expérience de cours en ligne agréable et enrichissante. Elle m’a semblé particulièrement en cohérence avec le contenu. Tout comme ce dernier, je trouve que la plateforme en soit a su valoriser la richesse contenue dans la communauté et dans chacune des personnes qui la composent.

Béatrice Roy, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 11:43, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

En tant que future enseignante, il est bien certain que ce que je retiens le plus de ce cours est la grande potentialité qu’offre la philosophie pour enfants en éducation.

Je dois avouer qu’avant de débuter ce cours, j’étais sceptique par rapport à sa place en éducation. Ces préjugés sont peut-être dus au fait que le seul rapport que j’ai eu avec la philosophie est au Cégep. Le fait d’observer une communauté pendant plusieurs modules m’a permis d’ouvrir ma vision par rapport à ce domaine. J’ai rapidement pris conscience, lors des premiers modules, que la philosophie ne concerne pas seulement Socrate et Rousseau. Elle concerne aussi l’ouverture aux autres, la pensée morale ainsi que les habiletés de la parole qui sont toutes, à mon avis, des habiletés difficiles à développer en contexte d’apprentissage des mathématiques et du français.

Pour ceux qui croient que la philosophie ne répond pas au Programme de formation, détrompez-vous. La philosophie pour enfants s’intègre parfaitement dans le curriculum de l’école primaire. D’abord, elle permet facilement de faire de l’éthique et culture religieuse puisque le programme prescrit, dans cette matière, la pratique du dialogue, la reconnaissance de l’autre et la poursuite du bien commun. La philosophie pour enfants offre donc un contexte riche pour la poursuite de ces objectifs. D’ailleurs, la troisième compétence en Éthique et culture religieuse est la pratique du dialogue: organiser sa pensée, élaborer un point de vue et interagir avec les autres. Cette compétence est directement liée à la philosophe.

Aussi, je retiens que la philosophie pour enfants permet de former les élèves à vivre et penser dans une société démocratique. Les élèves apprennent à bien penser, écouter les autres, bien s’exprimer: ils apprennent à vivre ensemble, dans le respect des différences. De manière naturelle, les idées irrationnelles sont rejetées afin de laisser place au bon jugement. N’est-ce pas là l’essence de l’école, former un citoyen responsable pour la société de demain? Souvent, je considère que nous sommes extrêmement centrés sur la formation du travailleur de demain, mais très peu sur la formation du citoyen qui devra vivre en société. Je trouve donc formidable de voir qu’il est possible d’axer sur cette formation et ce tout en respectant le Programme de formation de l’école québécoise.

En lien avec cela, j’ai appris, avec ce cours et mes recherches personnelles, que la philosophie pour enfants permet le développement de nombreuses compétences transversales. Je pense entre autres aux compétences « résoudre des problèmes », « exercer son jugement critique », « mettre en oeuvre sa pensée créatrice » et « communiquer de façon appropriée ».

J’ai également retenu que la philosophie peut avoir des impacts positifs sur la résolution de conflit à l’école. En philosophie, les élèves apprennent que les autres peuvent voir les choses différemment et avoir un point de vue différent, d’où l’importance de bien écouter ce qu’ils ont à dire. Il est primordial, pour résoudre un conflit, de comprendre l’autre. De plus, en philosophie, les élèves sont constamment placés en position de recherche et il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse: le but est de trouver une solution ensemble. Je pense que cette façon de voir les choses se reflètent dans plusieurs aspects de la vie de l’élève, notamment dans la résolution de conflit. Il faut apprendre à s’exprimer et à accepter qu’il arrive parfois qu’on se trompe. En plaçant le dialogue au centre, la philosophie offre également aux élèves la possibilité d’entrevoir une alternative à la violence.

Outre cela, un autre élément que je retiens est qu’il est possible d’aborder une très grande variété de sujets avec les élèves. Cela m’a beaucoup marqué. Parfois, je voyais le titre d’une séquence vidéo annonçant le sujet de la recherche et j’étais surprise de voir qu’il était possible de discuter de tels sujets avec les élèves. J’ai été marqué de leur maturité pour répondre à certains sujets plutôt délicats.

Les éléments qui m’ont le plus marquée sont la capacité de penser des élèves et leur créativité. Tout au long des modules, pour chaque séquence observée, j’ai été gradement surprise et marquée de voir à quel point les élèves étaient en mesure de développer leur pensée. Chaque point de vue en entraine un nouveau jusqu’à ce que l’idée soit suffisamment développée. Ils explorent plusieurs aspects et les opinions prennent des directions auxquelles un adulte n’aurait pas pensées.

Finalement, je retiens qu’en tant qu’animateur d’une communauté de recherche, nous avons un rôle très important, mais aussi transparent. Habituellement, en classe, l’enseignant se situe au centre: c’est lui qui donne la leçon, le droit de parole, etc. En communauté de recherche, c’est tout le contraire, on vise l’autonomie des élèves. Les élèves dirigent la conversation et la réflexion, ce sont eux qui pensent. L’opinion de l’animateur importe peu: il doit être transparent. L’animateur aide plutôt les élèves à développer leurs habiletés de pensée.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

– Sous l’angle du contenu

Je trouve que ce cours est très intéressant pour de futurs enseignants. Comme je l’ai dit précédemment, au départ, j’étais très sceptique quant à la pertinence de ce cours. Toutefois, les différents modules et leur contenu m’ont grandement éclairé sur cette pratique. J’aime particulièrement les modules qui permettent, justement, de voir comment intégrer la philosophie en éducation. Le visionnement de séries documentaires permet de voir diverses avenues de la philosophie.

– sous l’angle de sa forme

J’aime beaucoup la formule de ce cours parce qu’elle permet la coopération, une valeur qui me tient à coeur. Aussi, j’aime beaucoup le fait que nous avons le droit à notre opinion personnelle et qu’il n’y ait pas de bonnes ou de mauvaises réponses (rapport). Ce qui importe, c’est d’être en mesure de justifier son opinion. Aussi, il est possible de regarder les opinions des autres et parfois, celles-ci éclairent notre jugement et amènent à modifier notre façon de voir les choses. Je trouve que cette pédagogie correspond bien à la philosophie.

Catherine Lambert, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 11:47, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Ce que je retiens de ce cours c’est que la philosophie est un cadeau à offrir aux enfants puisqu’elle permet d’améliorer leur qualité de vie. Le contexte de la communauté de recherche et l’usage du dialogue font des merveilles. Grâce à eux, les élèves développent de nombreux outils tels que réfléchir, raisonner, rechercher et définir. Ces outils leur permettent, entre autres, d’apprendre à penser par et pour eux-mêmes. Ils apprennent également à prendre la parole, à partager leurs points de vue, à s’ouvrir aux autres, à être respectueux et à accueillir les différences. La communauté de recherche leur offre un excellent contexte pour apprendre à vivre ensemble et à développer des habiletés de savoir-vivre, savoir-être, savoir-faire et plus encore. En plus, la philosophie est un excellent moyen pour prévenir la violence, promouvoir la paix ainsi que pour former des citoyens raisonnables et avertis.

Plusieurs éléments m’ont particulièrement marqué. Tout d’abord, j’ai été surprise de la qualité des réflexions des élèves. Dans les différents extraits vidéos, il est possible de voir à quel point ensemble, ils mettent en œuvre les différentes habiletés de pensée et arrivent à en tirer profit. L’évolution de leur réflexion est impressionnante et on peut vraiment constater l’intégration et l’intériorisation des habiletés de pensée. Ils arrivent à discuter, à définir, à co-construire, à expliquer, à donner des raisons, à donner des exemples, à faire des analogies, à questionner, à clarifier, à interpréter, à dégager des conséquences, etc. Leur usage permet de faire évoluer la discussion et avancer la communauté de recherche.

Ensuite, j’ai été agréablement surprise par l’impact positif que la philosophie a sur les enfants. La pratique de la philosophie a tellement de bénéfices sur eux. Il devient très ardu de tous les relever. Elle leur offre la possibilité de développer plusieurs outils qui pourront être mis à profit dans énormément de contextes de leur quotidien et améliorer leur qualité de vie à court et à long terme.

Pour continuer, ce qui m’a aussi impressionné c’est la confiance qui règne dans le contexte d’une communauté de recherche. Tous les membres qui forment celle-ci sont importants. Les élèves sont respectueux les uns envers les autres et acceptent les différences. La communauté de recherche permet de créer un lien de proximité plus authentique, une connaissance plus profonde de soi et des autres et des relations plus fortes et vraies.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours :

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

Je pense que le contenu est très approprié. Il nous permet de connaître plusieurs conduites des enfants et des enseignants. Il nous permet de savoir comment les observer, les reconnaître, les comparer et les analyser. Il met également en valeur la grande utilité de la philosophie, son importance et ses bénéfices sur le développement de l’enfant. Il nous a aussi permis de développer notre sens critique et nos habiletés d’auto-correction. Bref, il nous permet d’atteindre les objectifs du cours.

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

La pédagogie utilisée est adéquate. Les définitions proposées sont précises et les exemples fournis dans ces définitions aident beaucoup à bien comprendre. Les extraits vidéos fournissent des exemples concrets et permettent de bien visualiser les éléments présents dans une communauté de recherche. Les travaux à réaliser sont concrets et signifiants. Ils nous aident à mettre en application et à bien comprendre les points de vue des autres et les différents éléments. Ils nous permettent aussi de faire un retour sur nos pensées et de nous auto-corriger. Le fait de pouvoir voir les commentaires des autres est très enrichissant et permet aussi de construire sa pensée. La série documentaire est également très intéressante.

José Carlos Lafrenière Andeme, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 11:51, a écrit:

Dans ce cours j’ai appris beaucoup. D’une part, en tant qu’observateur, grâce aux séquences et à la série documentaire on peut avoir accès à des vrais exemples et à des vraies situations, ce qui donne au cours un aspect pratique important pour apprendre et comprendre ce qu’il y a d’écrit dans chaque module. Personnellement, je trouve cela plus instructif (les séquences et la série documentaire) que des simples mises en scène écrites dans une feuille où chaque idée lancée de chaque personnage vient d’un même cerveau habitué à penser d’une façon et à avoir une perception unique. Parce que dans l’OVC il y a plusieurs cerveaux, avec plusieurs idées qui ensemble forment une pensée collective mélangée de plusieurs perspectives différentes.

D’un autre côté, en tant qu’animateur on apprend beaucoup dans ce cours. Je trouve très important l’élément d’écouter, de reformuler, d’interpréter, de nuancer, parler trop, douter et pensée critique, car je trouve que ce sont des éléments très peu développés dans la majorité d’individus que je connais. En tant qu’animateur, je trouve très important le fait de rester neutre et de ne pas chercher à imposer notre point de vue aux élèves, mais aussi le fait contraire, car il est difficile pour un adulte d’essayer d’apprendre des réflexions exposées par les participants (qui sont des enfants) et de les accepter. J’ai aimé ce cours, car c’est une façon d’éduquer les enfants à être des individus socialisés plutôt que des individus individualisés. Par individu socialisé, j’entends, le fait de les montrer à agir en société pour un but final commun à l’ensemble plutôt qu’individuel. C’est une façon aussi d’éduquer les adultes à sortir de ce pied de stalle où l’on se place et à ouvrir notre esprit en acceptant que les enfants ont aussi beaucoup à nous apprendre.

J’ai apprécié grandement ce cours. Il m’a permis de comprendre que dès nos jours la majorité des gens ne connaissent pas et ne comprennent pas la philosophie, pour beaucoup c’est une matière éphémère, compliquée où il y a trop de questions sans réponses et ne trouvent pas de but à la philosophie, car ils jugent que c’est une matière dépassée. Selon moi, ceci est la preuve qu’ils n’ont pas été habitués à penser par eux-mêmes et qui ignorent totalement le sens de la philosophie. Les individus ce sont habitués à faire semblant de savoir écouter et ce sont conformés à penser ce qu’on leur à montré et à penser comme on leur à montré à penser. Ce cours m’a fait en quelque sorte comprendre que l’on vit dans un système ou dans une société machinale, comme des robots que l’on formate dès  la maternelle à vivre sans poser (et sans se poser) des questions et à accepter l’autorité en place. Le système scolaire actuel ne priorise pas la participation des élèves, mais le monologue du professeur qui à un programme écrit à donner. Ce cours démontre que la philosophie pour les enfants, montrée dès le plus jeune âge brise ce système, car le cours n’est plus concentré sur le monologue du professeur, mais plutôt sur la participation des élèves dans la recherche intellectuelle.

Le cours n’est pas basé sur une compétition où les meilleurs sont primés et ce qui ont plus des difficultés opprimés, créant ainsi des conséquences néfastes dans la psychologie de ceux qui ont de notes moins bonnes et qui ont tendance à utiliser la violence physique pour compenser. Contrairement à cela, dans la philosophie pour enfants, il n’y a pas des meilleurs et des moins bons, il y a des arguments avec des bonnes raisons et des arguments avec des moins bonnes raisons, mais le cours n’est pas une compétition, car le but final est de trouver une réponse plausible et  commune, faite de plusieurs idées proposées par plusieurs participants. Les élèves n’apprennent pas seulement à penser par eux-mêmes, mais aussi à argumenter et écouter vraiment ce que les autres avancent, ce point est important pour l’esprit critique et pour toutes leurs vies, car ça va leur permettre de se défendre contre les manipulateurs et les profiteurs.

Comme je ne suis pas très bon au niveau de l’informatique et que j’ai tendance à avoir très peu de patience dans la lecture (car je suis TDAH), j’avais peur de trouver le cours en ligne compliqué, mais après un temps, et grâce aux messages que le professeur en ligne envoi après chaque correction je comprenais mieux ce qu’on attendait de moi. Donc je trouve que ces explications données par le prof sont très importantes, car on a un point de vue extérieur et on apprend de ces commentaires.

Ce cours je le conseille à tout le monde, pas seulement à ceux qui veulent être professeurs, philosophes ou politiciens, mais à monsieur et madame tout le monde, à tous ceux qui veulent évoluer en tant qu’individu et qui veulent un cours qui va leur émerveiller, car c’est le seul mot qui me vient à l’esprit. Je suis émerveillé de voir que les enfants sont capables de penser avec plus de logique et de raison que beaucoup d’adultes que je connais. Une fois avoir commencé ce cours, si vous avez des enfants, vous allez remarquer que vos interactions avec eux seront différentes, car ce cours crée une nouvelle personnalité dont je me suis surpris à développer, qui priorise l’argumentation entre l’adulte et l’enfant plutôt que le débat où l’adulte tente d’imposer son point de vue (sans l’aide des raisons valables) à l’enfant.

Charlotte Mourier des Gayets, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 11:52, a écrit:

Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

 Ce cours m’a permis de comprendre :

1/ Le rôle de l’animateur dans une CRP : j’ai bien saisi que cet animateur doit être là pour permettre aux enfants de comprendre ce qu’ils sont en train de faire (en leur faisant connaître, reconnaître et approfondir les habiletés qu’ils utilisent). Mais il est aussi là pour permettre, par ses interventions, de faire progresser la réflexion collective (notamment grâce à la reformulation, à un questionnement approprié)…Cela impliquant donc de savoir aussi quand se taire pour ne pas briser la dynamique de la CRP.

2/ La manière dont le processus de recherche philosophique en CRP fonctionne : ce n’est pas un processus linéaire. C’est un processus collectif qui repose sur l’écoute et sur la mobilisation d’habiletés de recherche multiples par chacun des enfants. L’appel aux différentes formes de pensée, notamment la pensée critique et la créative, permet aux enfants de travailler la palette de leur réflexion de manière dynamique. L’imagination a sa place dans une CRP autant que la logique, et cela m’a particulièrement intéressé.

3/ La plus-value d’une CRP par rapport à d’autres dispositifs de philosophie pour les enfants : il est impossible de définir à l’avance vers où se dirige la réflexion de la CRP car l’objectif est que cette réflexion avance de manière libre. Mais la CRP, si elle réussit, garantie l’appropriation par les enfants de la démarche philosophique, puisque ce sont eux qui sont les agents de  A à Z d’une recherche réflexive et en dialogue avec les autres.

Ce qui permet à la CRP de réussir, c’est que cette réflexion libre soit  structurée grâce à la mobilisation par les enfants de leurs habiletés, en les conduisant à être très précis et cohérents dans leurs propos. En regardant les séquences toujours filmées dans la même école, on constate combien les enfants, grâce à la régularité des CRP, sont dans un processus actif de réflexion et sont attachés à cette stimulation intellectuelle qu’est la CRP.

N’étant pas enseignante, ne travaillant pas avec les enfants jusqu’ici, ce travail à partir de l’observation d’enfants en CRP est fondamental pour moi car :

-cela m’a permis de comprendre comment peut fonctionner un groupe d’enfants ;

-cela m’a permis de me projeter dans ce que serait l’animation d’une CRP et ainsi de maîtriser mon appréhension ;

-cela m’a permis de travailler à partir de situations réelles et non théoriques, donc de réfléchir aux questions qui se poseraient à moi si j’étais « sur le terrain ».

J’ai beaucoup apprécié que ce module mêle la transmission de connaissances sur les habiletés de recherche et une réflexion sur le sens de la démarche philosophique avec les enfants. Ces deux facettes du module (comment et pourquoi) permettent de se sentir globalement grandir dans nos compétences pour animer une CRP. Je suis plus capable aujourd’hui d’expliquer pourquoi je tiens tant à faire de la philosophie pour les enfants, quel sens cela a dans notre monde actuel et pour moi.

Appréciation du cours :

– concernant le contenu : très grande richesse d’informations et donc de connaissances auxquelles nous avons eu accès. Une approche qui permet d’acquérir une vision globale de ce qu’est une CRP, de la manière dont cela fonctionne, et en même temps la précision des contenus concernant les habiletés (notammment les définitions) permet de ne pas se sentir ‘submerger’ par quelque chose qui serait ‘sans limite’ : on est capable d’identifier dans des séquences des habiletés et donc de regarder de manière très concrète ce qui est attendu d’une CRP.

-concernant la forme : je trouve que le rythme de travail était raisonnable et en même temps suffisamment intense pour nous obliger à travailler! J’ai trouvé formidable la manière dont on nous ‘oblige’ à prêter attention à ce que disent les autres, à réfléchir à partir de ce que les autres suggèrent. C’est très rare dans une formation ‘classique’. Pour moi, cela est une ‘petite révolution.’

Emmanuelle Michel, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 11:59, a écrit:

1-  Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Au plan personnel, ce cours a d’abord contribué à un épanouissement intellectuel et moral. En effet, j’ai transféré de manière continue mon expérience d’apprentissage au champ étendu de mon propre vécu.

Appliqué à mon quotidien familial, professionnel ou social, il m’a poussée à remettre en question des héritages et des croyances sur lesquels reposaient des certitudes parfois appuyées. Il m’a conduite à redéfinir ma manière de penser, dans un processus de dés-aveuglement continu et fertile. Ce faisant, Autrui a pris sans doute une place plus significative dans mon espace de discussion : j’ai appris à apprécier l’altérité de sa pensée, à mieux discerner aussi les stratégies de manipulation propres au langage.

De manière plus immédiate et pragmatique, le cours m’a permis de mieux définir une CRP, d’en saisir plus précisément les différents mécanismes, d’en identifier plus nettement les enjeux, enfin de mettre en application cet apprentissage dans le quotidien de mes classes de philosophie pour les enfants, mais aussi de littérature.

Je résumerais ainsi le contenu de cet apprentissage :

-Si je pensais la philosophie pour les enfants en termes de « formation de personnes, en l’occurrence ici d’enfants, capables de plus en plus et surtout de mieux en mieux de penser par et pour elles- mêmes », je comprends mieux ce que signifie « penser par et pour soi-même, mais avec les autres ». Je perçois désormais le lien entre la connaissance de ma propre pensée et celles autres. La formule a perdu de son étrangeté de départ, pour son caractère abstrait et à certains égards paradoxal. Elle s’incarnerait ainsi dans cette définition, qui propose une distinction entre l’acte de penser et celui de penser par soi-même : « penser consiste à comprendre pourquoi une personne pense d’une manière ou d’une autre ; penser par et pour soi-même revient à comprendre ses propres raisons de croire. »

-J’ai également compris que le travail d’observation se trouve au coeur de l’apprentissage de la CRP, que l’objectivité de l’observateur se construit alors même qu’il observe avec son point de vue et encourage, dans le processus d’observation, l’émergence et l’échange de points de vue multiples.

-A travers les 14 séquences du module, j’ai compris que le développement de la pensée critique est un enjeu majeur de la communauté de recherche, qu’il prend appui sur l’usage des habiletés de pensée et que pour philosopher, il faut en effet fournir des raisons, en évaluer la qualité, être sensible aux différences contextuelles, être en mesure de revoir ses positions afin de privilégier toujours une pensée juste et éthique. Mais j’ai appris bien davantage : pour viser le juste, le bien, le raisonnable, il faut aussi favoriser une pensée créative et une pensée attentive, celle-là même « soucieuse du poids des mots, de l’importance du dialogue entre les émotions et la raison, une pensée empathique, préoccupée tout autant d’elle-même que de celle d’autrui, une pensée qui contribue à la création du climat de confiance qui règne dans une communauté de recherche ».

-J’ai ainsi perçu plus clairement le lien entre le développement de cette pensée critique, créative, attentive et la formation d’une pensée étique. Ce faisant, la pensée éthique m’est apparue comme l’outil indispensable pour l’éducation à la citoyenneté, la prévention de la violence et la formation de la démocratie de demain.

– Enfin, les différentes séquences du module m’ont apporté des outils précieux pour mieux cerner la conduite de l’animateur et celle des participants. J’ai compris que les participants de la CRP favorisent trois actes majeurs de la pensée : ils raisonnent, recherchent et définissent.

Ils mobilisent ainsi des ressources ou habiletés cognitives, qui peuvent être saisies comme des compétences, celle-ci étant définies comme «un savoir-agir fondé sur la mobilisation et l’utilisation efficaces d’un ensemble de ressources». Ces compétences contribuent à la formation du jugement, de par leur caractère rigoureux. Ainsi les vidéos de l’observatoire nous ont donné à observer des éléments fondamentaux, tels que « douter, donner des raisons, clarifier, chercher, nuancer et interpréter », autant d’éléments associés à leurs collérats ( auto-corrections, analogies, présupposés, distinctions…), divisant ainsi la pensée en actes de plus en plus précis et rigoureux.

-J’ai enfin mieux saisi la complexité des fonctions de l’animateur dans une communauté de recherche. Si elles consistent toutes à aider les enfants à construire la recherche philosophique, ces fonctions ne sont pas aisées à remplir et se traduisent aussi bien en termes de propositions négatives (ne pas trop parler, de pas moraliser, ne pas manipuler) que de propositions positives (encourager les enfants au dialogue, les aider à donner des raisons, reformuler leur propos). J’ai personnellement vécu certaines de ces difficultés dans mon expérience de philosophie avec les enfants, expérience qui m’a aussi révélé le poids des émotions. J’ai ainsi saisi ces processus émotionnels comme intégrant, à part entière, le processus d’apprentissage.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours :

– sous l’angle du contenu (philosophie pour les enfants);

– sous l’angle de sa forme (OVC:la pédagogie utilisée dans ce cours en ligne)?

– Le cours présente un contenu particulièrement riche et marie habilement la théorie à la pratique. Sa qualité repose sur une approche fine, précise et nuancée de l’observation de la philosophie pour les enfants. Il est aussi rigoureux par sa référence à des penseurs référents dans le domaine.

– La forme m’est apparue déroutante au début : j’ai mis un certain temps à comprendre en quoi consistait précisément les rapports initiaux et révisés (je trouvais les explications complexes à lire).

– Une fois le principe saisi, il est intéressant de se promener dans le site de l’OVC, de cliquer sur les hyperliens, de dialoguer avec les collègues…etc

– L’onglet secrétariat est un outil précieux pour savoir où nous en sommes dans notre trajectoire. Les commentaires des tuteurs sont toujours très attendus.

Jean-Paul Comeau, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 12:14, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Qu’est-ce que je retiens de ce cours… Comment répondre? Pas facile.

Qu’est-ce qu’un étudiant retient d’un cours? En quoi un cours fait-il progresser un étudiant? Un étudiant progresse-t-il parce qu’il a appris quelque chose ou parce qu’il a appris (en réalité je veux dire compris) que ses notions antérieures étaient fausses (ou du moins incomplètes)?

Je termine ce cours en ayant en tête des priorités différentes dans mon enseignement. Pour bien des gens, ça veut juste dire que je vais enseigner la même chose différemment.

Rien ne serait plus faux.

Bon, je vais être honnête… ce cours n’a pas été seul à me faire évoluer. Une grosse partie de la job a été faite auparavant dans mes deux cours «penser par soi-même». Quel mérite dois-je attribuer spécifiquement à ce cours? Il m’est difficile de répondre vraiment à cette question.

Heureusement, il y a le journal de bord. Je me relis, je me revois. Et je comprends l’utilité d’un journal de bord. Je sais, j’ai l’air ridicule. Mais mes études antérieures étaient en physique et en économie. À quoi sert un journal de bord dans ces domaines? À rien. Je n’en avais jamais fait. Je n’en avais jamais vu l’utilité. Jusqu’à maintenant. C’est un peu triste. Mais d’un autre côté, c’est un peu triste que la majorité de la population ne connaisse pas les élasticités de la demande ni les raisons de l’équilibre d’une bicyclette. Hélas, dans la vie, il faut faire des choix. Et choisir, c’est renoncer à certaines options. J’ai fait des choix, des choix que je ne regrette absolument pas. Mais surtout, j’apprécie la possibilité que j’ai d’élargir mes horizons. Et j’en profite!

Bref, un des points que je retiens du cours, c’est l’utilité du journal de bord. Je me relis, je me revois (répétition volontaire dans le but de créer un effet!). Et se revoir permet de se comprendre, mais aussi, et surtout, de comprendre les autres. Il est trop facile, et je le sais d’expérience, d’oublier le trajet qu’il nous a fallu parcourir pour arriver à une destination. Arrivé à destination, il m’arrive trop souvent de penser qu’il est «normal» d’être arrivé là. Oups. Ce n’est pas évident pour tout le monde.

Le journal de bord m’aide à mieux comprendre les autres. Ça, c’est quelque chose que je retiens de cours.

Un deuxième point que je retiens, c’est l’importance du climat. La complicité introduite par l’histoire, le respect des opinions, l’ouverture aux autres, la coconstruction, tout cela n’est possible que dans un climat d’égalité et de respect.

En fait, je comprends différemment le rôle de l’animateur. Avant, je croyais que son rôle principal était de bien stimuler la discussion. J’en suis moins sûr. Son rôle principal pourrait bien être de créer un climat propice aux échanges productifs. Lorsque le climat est bien établi la job devient tellement plus facile…

Je me permets d’ajouter l’aspect de coconstruction. Ce cours ne m’a pas permis de découvrir cette technique, je la connaissais. Mais son importance m’apparaît maintenant plus grande.

On ne parvient pas souvent à un consensus en tentant de faire changer l’autre d’opinion mais plutôt en évoluant chacun de son côté vers une voie commune. Et faire des concessions amène l’autre à en faire. Se radicaliser incite l’autre à faire de même. La seule solution honnête à long terme est une communication honnête entre participants. C’est exactement ce que la philosophie pour enfants propose. Sinon, tout n’est qu’une lutte de pouvoir dans laquelle le plus fort l’emporte au détriment du bien commun. La philosophie pour enfants est un moyen de défense pour notre société contre les sophistes et les démagogues qui, trop souvent, ont trop de pouvoir dans nos sociétés.

J’ai aussi pris davantage conscience que le rôle d’un enseignant ne devrait pas se limiter à transmettre des connaissances. Transmettre des bonnes habitudes de communication et de bonnes attitudes envers les autres, des valeurs comme le respect et l’écoute sincère font également partie de la job. Et la philosophie avec les enfants est un moyen privilégié d’y parvenir.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

J’ai bien aimé la formule retenue pour ce cours. Le seul point que je souhaiterais voir améliorer est la convivialité de l’agora.

Valérie Pouliot, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 12:44, a écrit:

1- Que retenez-vous de ce cours? Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement marqués?  Pourquoi?

Je retiens beaucoup de choses de ce cours. Tout d’abord, dans les premières semaines de cours, j’ai appris beaucoup, car avant de débuter je ne savais pas en quoi consistait une communauté de recherche philosophique(CRP), ni que cela pouvait se produire dans un cadre scolaire. Pour moi, une CRP, consiste à réfléchir avec les autres, tout le monde a le droit de penser, c’est un peu comme une démocratie. Ce que je retiens et que j’apprécie particulièrement c’est qu’une CRP prône le développement de l’enfant et souhaite que ce dernier pense par et pour lui-même. L’enfant aura donc l’occasion de se servir de sa créativité, ainsi que ses observations et son vécu afin de répondre à une question. L’une des fins attendues de la philosophie pour les enfants, c’est que ces derniers finissent par s’autocritiquer, pour ensuite s’autocorriger. Certains enfants vont émettre des hypothèses et ils seront confronter aux points de vue différents de leurs camarades. En bout de ligne, ils pourront retirer certains éléments avec lesquels ils seront d’accord et ainsi nuancer ou transformer leur idée de départ.

Je retiens aussi que les enfants répondent tellement simplement aux grandes questions qui leurs sont posées. Il y a plein de naïveté dans leurs propos. Je vais prendre exemple sur l’épisode 1 de la série documentaire, lorsque l’enseignante a posé la question aux enfants «Si la guerre était un animal, quel animal serait-elle?». L’intelligence et la pureté de leurs réponses m’a vraiment épaté, un de enfants a mentionné que la guerre serait un serpent à sonnette, car comme George W. Bush, il attaque lorsqu’il se sent attaqué. Les enfants sont tellement spontanés dans leurs réponses, que parfois, ils vont se rendre compte qu’ils se contredisent eux-mêmes, et c’est formidable, car ils sont véritablement en train de construire leurs savoirs. Je fais le parallèle avec ma future carrière, il est souvent prôné d’avoir un style d’enseignement qui favorise le socioconstructivisme et c’est exactement ce qu’un CRP incarne.

De plus, je remarque l’importance qu’a le rôle d’animateur. C’est lui qui débutera la discussion et  c’est lui qui l’orientera au besoin. Bien qu’il soit important dans une CRP, au fil des cours, je me suis rendu compte qu’il fait une partie du travail, mais ce sont les élèves qui gèrent le gros de la discussion. L’animateur va peut-être se retrouver dans une situation qu’il ne s’attendait pas et qu’il n’avait pas anticipée, mais celle-ci reste tout à fait pertinente. Son rôle est aussi de rester ouvert d’esprit et d’accueillir les propos des enfants. Je retiens aussi lors de la semaine ou nous avons vu l’élément trop parler, que si l’animateur prend trop souvent la parole, cela peut venir en quelque sorte brimer le temps de discussion des enfants. Dans certaines situations, ses propos peuvent aussi empêcher les enfants de dire ce qu’eux pensent réellement, car il voudrait être comme le modèle, l’adulte. Son rôle est davantage utile si celui-ci reforme pour aider la discussion. Les enfants apprécient d’ailleurs cet aspect puisque dans la série documentaire à l’épisode 6, un enfant va dire qu’exemple dans un cours de mathématiques, il faut écouter, car c’est l’enseignant qui parle, en CRP c’est l’inverse, ce sont les enfants qui ont le droit de parole.

Plus personnellement, vu ma formation universitaire, je considère que la philosophie pour les enfants pourrait bien s’introduire dans mes cours d’éthique et culture religieuse (ECR). Je retiens que plusieurs éléments sont semblables, par exemple l’esprit critique est prônée dans les cours d’ECR de même que dans une CRP. De plus, tout le côté éthique d’une CRP m’a parlé tout au long de la session. Dans l’épisode 11 de la série documentaire, il y a un moment où il est mentionné qu’un CRP est une construction morale et citoyenne en groupe. Le vivre ensemble peut être difficile, mais la CRP permet aux enfants d’ouvrir leurs horizons et de mieux réagir face à certaines situations. Je ne me rappelle pas c’est à quel moment, mais il est mentionné que la philosophie des enfants peut les outiller pour contrer la manipulation et prévenir la violence.

2- Quelle est votre appréciation de ce cours:

Pour ce qui est du contenu traité dans ce cours, je suis totalement satisfaite des connaissances que j’ai acquises. Je trouve que le découpage en 13 modules est particulièrement intéressant et qu’à chaque semaine la  portion théorique qui est présentée n’est pas trop difficile à saisir. C’est un sujet que je ne connaissais pas particulièrement, la philosophie que j’avais en tête est celle que l’on doit avoir comme cours au Cégep. La philosophie pour enfants qui est présentée dans ce cours est nettement différente et permet aux enfants d’assumer leur point de vue et de l’exprimer.

D’autre part, j’ai aimé la pédagogie utilisée dans ce cours. Je ne suis pas habituée au cours à distance, mais j’ai trouvé que celui-ci est particulièrement accompagnant et que la tâche à effectuer est clairement décrite. La diversité des documents auxquels nous devons nous référer est très intéressante. Les séquences, la série documentaire, les textes, les liens internet, etc. permettent de ne pas rendre l’apprentissage monotone. J’ajouterai cependant, qu’il serait intéressant d’avoir des séquences de communauté de philosophie avec des enfants de plusieurs ethnies. J’ai remarqué que dans les séquences ce sont souvent des enfants à la peau blanche. J’aurais apprécié voir des enfants de plusieurs nationalités ce qui auraient ajouté à l’acception des autres dans les discussions. De plus, la situation actuelle au Québec, montre que l’on doit prôner plus que jamais l’acceptation des autres et le vivre ensemble, car l’immigration est de plus en plus présente.

Nadège Zimmer, dans son Document synthèse 2 soumis le Dimanche 11 Décembre 2016 à 13:26, a écrit:

1. Ce que je retiens du cours L’observation en philosophie pour les enfants, c’est avant tout ce qui concerne les conduites des participants et des animateurs. Détaillées dans le glossaire des « éléments observables dans une communauté de recherche philosophique (crp) en action » (recueil de textes accompagnant le cours, Michel Sasseville et Mathieu Gagnon, 2009), ces conduites sont maintenant à mes yeux des éléments de pensée et de communication définis et identifiables sur lesquels repose la crp. Ce que je retiens ensuite du cours, ce sont les grands objectifs éducatifs visant à la formation de la personne et servis par la crp : éducations éthique, citoyenne, à la paix. Finalement, je retiens aussi que la proposition éducative de la philosophie pour les enfants en crp est riche de toutes les dimensions qui la caractérisent et qu’elle constitue une approche assez complète permettant de viser et e s’approcher de l’objectif poursuivi : penser par et pour soi-même.

Parmi les éléments observables en crp abordés dans le cours, celui qui m’a particulièrement marqué est chercher d’une part parce que la recherche est centrale dans la proposition éducative qui repose sur la crp et d’autre part parce que cet élément est caractérisé par des étapes qui sont elles-mêmes des conduites des protagonistes de la crp. J’identifie à présent la recherche comme l’élément médullaire alimenté par les autres conduites, elles-mêmes reliées entre elles comme un seul organisme. Certains liens sont évidents comme entre aider raisons et donner des raisons ou aider définir et définir , qui sont des éléments observables fondamentaux qui retiennent d’emblée mon attention puisque une grande place leur est donnée dans la recherche philosophique. D’autres liens sont beaucoup plus subtiles comme entre nuancer et écouter par exemple, parcequ’il s’agit là de repérer si une nuance va être entendue et comprise, et que la pensée attentive bien mobilisée peut y aider .

Questionner outils, raisons, critères, doute, hypothèse, accepter une critique raisonnable, conséquences, auto-correction, prise en compte du contexte m’ont marqué car ce sont des éléments qui sont mis en œuvre dans la pensée critique et dans la recherche.

Les éléments qui concernent la conduite de l’animateur comme par exemple aider raisons, aider définir, aider points de vue, aider dialogue, reformuler, intervenir / questionner à bon escient et se garder de trop parler, m’ont bien entendu beaucoup marqués parce que le déroulement efficace de la crp en dépend.

2. L’appréciation que je porte sur le cours « l’observation en philosophie pour les enfants » rejoint les commentaires positifs le concernant, tant sur le contenu que sur la forme.

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