La philosophie pour les enfants et la pratique des arts libéraux: cinquième partie – grammaire et philosophie pour les enfants

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Cet article est le cinquième d’une série portant sur les liens entre la pratique de la philosophie avec les enfants et la pratique des arts libéraux.  On peut consulter le premier ici.

Pour ceux et celles qui connaissent un peu la Philosophie pour les enfants, nous verrons, peu à peu, que l’histoire de la pratique des arts libéraux montre que la Philosophie pour les enfants est en continuité avec cette pratique et que loin d’être l’incarnation d’une révolution dont il faudrait peut-être se méfier, elle continue, à sa manière, de contribuer au développement de la pensée des enfants.

Tous les passages retenus (et à venir) sont tirés (et parfois adaptés) de ma thèse de doctorat: LA PHILOSOPHIE POUR ENFANTS ET LA PRATIQUE DES ARTS LIBÉRAUX, Université Laval, octobre 1993.

La grammaire

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La Philosophie pour les enfants et la pratique des arts libéraux: quatrième partie

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Cet article est le quatrième d’une série portant sur les liens entre la pratique de la philosophie avec les enfants et la pratique des arts libéraux.  On peut consulter le premier ici.

Pour ceux et celles qui connaissent un peu la Philosophie pour les enfants, nous verrons, peu à peu, que l’histoire de la pratique des arts libéraux montre que la Philosophie pour les enfants est en continuité avec cette pratique et que loin d’être l’incarnation d’une révolution dont il faudrait peut-être se méfier, elle continue, à sa manière, de contribuer au développement de la pensée des enfants.

Tous les passages retenus (et à venir) sont tirés (et parfois adaptés) de ma thèse de doctorat: LA PHILOSOPHIE POUR ENFANTS ET LA PRATIQUE DES ARTS LIBÉRAUX, Université Laval, octobre 1993.

Le prochain article de cette série portera sur les liens étroits entre la pratique de la philosophie pour les enfants et la pratique des arts libéraux, à commencer par la grammaire.

L’époque contemporaine et la pratique des arts libéraux

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La Philosophie pour les enfants et la pratique des arts libéraux: troisième partie

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Cet article est le troisième d’une série portant sur les liens entre la pratique de la philosophie avec les enfants et la pratique des arts libéraux.  On peut consulter le premier ici.

Pour ceux et celles qui connaissent un peu la Philosophie pour les enfants, nous verrons, peu à peu, que l’histoire de la pratique des arts libéraux montre que la Philosophie pour les enfants est en continuité avec cette pratique et que loin d’être l’incarnation d’une révolution dont il faudrait peut-être se méfier, elle continue, à sa manière, de contribuer au développement de la pensée des enfants.

Tous les passages retenus (et à venir) sont tirés (et parfois adaptés) de ma thèse de doctorat: LA PHILOSOPHIE POUR ENFANTS ET LA PRATIQUE DES ARTS LIBÉRAUX, Université Laval, octobre 1993.

L’éducation médiévale et la pratique des arts libéraux

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La Philosophie pour les enfants et la pratique des arts libéraux: deuxième partie

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Cet article est le second d’une série portant sur les liens entre la pratique de la philosophie avec les enfants et la pratique des arts libéraux.  On peut consulter le premier ici.

Cette seconde partie porte sur l’éducation de la Grèce antique et la pratique des arts libéraux.

Pour ceux et celles qui connaissent un peu la Philosophie pour les enfants, nous verrons, peu à peu, que l’histoire de la pratique des arts libéraux montre que la Philosophie pour les enfants est en continuité avec cette pratique et que loin d’être l’incarnation d’une révolution dont il faudrait peut-être se méfier, elle continue, à sa manière, de contribuer au développement de la pensée des enfants.

Tous les passages retenus (et à venir) sont tirés (et parfois adaptés) de ma thèse de doctorat: LA PHILOSOPHIE POUR ENFANTS ET LA PRATIQUE DES ARTS LIBÉRAUX, Université Laval, octobre 1993.

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L’éducation de la Grèce antique et les arts libéraux

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La Philosophie pour les enfants et la pratique des arts libéraux: première partie

Eve

Cet article est le premier d’une série portant sur les liens entre la pratique de la philosophie avec les enfants et la pratique des arts libéraux.  Ces derniers ont plus de 2500 ans d’existence.  Quand on entrevoit les rapports qui unissent ces deux pratiques, on comprend assez rapidement que la Philosophie pour les enfants ne remonte pas à hier et qu’il ne faut pas s’étonner qu’elle soit bienvenue dans le monde de l’éducation.

Cette première partie porte sur l’éducation Romaine et la pratique des arts libéraux.

La seconde partie examinera cette pratique à l’époque de la Grèce antique.

La troisième partie se concentrera sur l’époque médiévale.

La quatrième partie nous conduira à l’époque contemporaine.

La cinquième partie permettra de faire le pont entre la grammaire et la Philosophie pour enfants.

La sixième partie nous conduira aux liens entre la rhétorique et la Philosophie pour les enfants.

La septième partie visera les rapports entre la dialectique et la Philosophie pour les enfants.

Pour ceux et celles qui connaissent un peu la Philosophie pour les enfants, nous verrons, peu à peu, que l’histoire de la pratique des arts libéraux montre que la Philosophie pour les enfants est en continuité avec cette pratique et que loin d’être l’incarnation d’une révolution dont il faudrait peut-être se méfier, elle continue, à sa manière, de contribuer au développement de la pensée des enfants.

Tous les passages retenus (et à venir) sont tirés (et parfois adaptés) de ma thèse de doctorat: LA PHILOSOPHIE POUR ENFANTS ET LA PRATIQUE DES ARTS LIBÉRAUX, Université Laval, octobre 1993.

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Quelques moments lors d’une formation en philosophie pour les enfants

La première partie de la formation en philosophie pour les enfants dans le cadre du cours Penser par nous-mêmes: parole et silence (PHI-1063) vient de se terminer à l’Université Laval. Plus de 40 participantEs qui pensent, réfléchissent, apprécient la possibilité d’entrevoir l’éducation autrement, une éducation axée sur la formation de la pensée critique, créative, attentive en faisant appel à la pratique de la philosophie dès le primaire.  Voici quelques moments de cette formation qui se terminera au mois de février dans une envolée théâtrale.  Pour vous inscrire aux prochains cours: les cours en philosophie pour les enfants à l’université Laval.

Qu’est-ce que la philosophie pour les enfants?


Il m’est arrivé à plusieurs reprises de répondre à cette question: qu’est-ce que la philosophie pour les enfants?

Récemment, je relisais les premiers passages d’un bouquin – Studies in Philosophy For Children. Pixie – qui se concentre sur un autre bouquin: Pixie, écrit par Matthew Lipman.  Dans Studies in Philosophy For Children. Pixie, j’estime que les premières lignes de l’introduction donnent une réponse claire à la question: qu’est-ce que la philosophie pour les enfants?  Je me permets ici de traduire ces premières lignes:

«La Philosophie pour les enfants est une tentative visant à considérer l’histoire de la philosophie et à la reconstruire pour les enfants de telle manière qu’ils se l’approprient pour eux-mêmes et puissent ainsi maîtriser l’art de penser de façon autonome et auto-correctrice.  La Philosophie pour les enfants a aussi été entrevue comme une aventure éducative, une tentative visant à convertir la classe en une communauté de recherche philosophique.  Dans cette communauté, les enfants apprennent l’art de la délibération et du dialogue et deviennent habiles à produire de bons jugements.  À mesure qu’ils grandissent dans la maîtrise de la recherche philosophique en commun, ils deviennent, espérons-le, de plus en plus en mesure de penser par et pour eux-mêmes à propos de sujets qu’ils trouvent importants, sujets qui ont intéressés aussi les philosophes depuis des centaines d’années.  Des sujets touchant la nature de l’univers, les qualités d’une vie bonne et le développement de la sagesse.» Studies in Philosophy For Children. Pixie, Ronald Reed & Ann M. Sharp, (dir.) Editions De la Torre, Madrid, 1996.

De cette définition, je retiens trois choses:

1- reconstruction de l’histoire de la philosophie pour les enfants;

2- pédagogie fondée sur la communauté de recherche (qui elle permet la pratique de la délibération et du dialogue);

3- penser à des sujets importants, tout autant métaphysiques, qu’éthiques, que logiques…

Les questions de l’animatrice en philosophie pour les enfants

Jeunes philosophes

L’animatrice d’une communauté de recherche a comme mandat principal, du moins au début du processus, de poser des questions qui feront avancer la recherche. Ces questions devraient être l’occasion, notamment, d’introduire plus de rigueur dans la discussion. Elles devraient aussi permettre aux élèves de constater que ce sont eux les principaux auteurs de la recherche et qu’ils sont responsables des propos qu’ils avancent. Avec le temps, ce seront les élèves eux-mêmes qui se poseront entre eux ces questions. Lorsque cela se produit, vous êtes alors en présence d’une communauté de recherche qui a grandement progressé. C’est aussi le signe que vous pouvez alors de plus en plus intervenir comme cochercheur avec les élèves en exprimant une hypothèse (un exemple, un contre-exemple, une raison, etc.) qui demandera, comme toutes les autres, un examen attentif de la part des participants. Mais en attendant ce moment, et il arrive parfois bien plus rapidement qu’on ne l’avait imaginé, le mieux serait de vous concentrer sur les questions que vous pourriez poser en cours de recherche. Parmi celles-ci, notons les suivantes :

  • Qu’est-ce qui vous intrigue dans ce passage ? (aider les participants à concentrer leur attention sur un sujet précis, à formuler un doute)
  • Quelle est la question que vous aimeriez poser ? (inviter les partici- pants à formuler des questions, des problèmes)
  • Est-ce qu’une personne souhaite émettre une idée (développer une hypothèse) pour aider X ? (susciter la collaboration)
  • Pourquoi dis-tu cela ? (demander des raisons)
  • Pourrais-tu nous donner un exemple ? (demander un exemple, possibilité de soutenir une hypothèse)
  • Est-il possible de penser à un contre-exemple ? (demander un contre-exemple, possibilité de remettre en question une hypothèse)
  • Quel est le lien entre ce que tu dis et ce qui a été dit précédemment ? (établir des relations)
  • Quelles différences y a–t-il entre ces deux commentaires ? (distinguer)
  • Qu’est-ce que cela implique ? (établir les conséquences des propos)
  • Qu’est-ce que cela présuppose ? (identifier les présupposés)
  • Comment pouvons-nous savoir si ce que tu dis est vrai ? (tester l’hypothèse avancée)
  • Comment sais-tu cela ? (établir la source de la connaissance)
  • Est-ce que cela suffit pour dire qu’on le sait ? (évaluer la source de la connaissance)
  • Quel est le lien entre ce que tu viens de dire et ce qui a été formulé précédemment ? (rechercher la cohérence)
  • Est-ce qu’une personne pourrait nous aider à comprendre ? (demander une clarification)
  • Où en sommes-nous dans notre recherche ? (demander une synthèse provisoire)

Ce qui précède présente un aperçu des questions que vous pourriez poser en cours de recherche. Quand faut-il les poser ? À qui faut-il les poser ? Cela dépendra de la situation et de votre jugement, c’est-à-dire de votre capacité à apprécier l’ensemble des éléments qui se présentent en fonction de la recherche qui se déploie. Ici, il n’y a pas de recettes ou de trucs qui pourraient vous guider. Il s’agit d’un art qui demande beaucoup d’écoute, de sensibilité au développement de la recherche, d’attention à ceux et celles qui parlent plus ou moins et qui auraient éventuellement besoin d’aide, soit pour laisser plus de place aux autres participants, soit pour obtenir la place qui leur revient (et la petite dose supplémentaire de courage pour enfin pouvoir lever la main afin d’avoir la parole).

Mais quelle que soit la question que vous poserez, l’important est d’être attentif aux liens qui s’établiront alors entre les participants, car de ces liens naîtra probablement la prochaine question qu’il serait souhaitable de poser. Ces relations, à la fois d’ordre cognitif, social et affectif, sont le ciment de la communauté de recherche. En outre, plus votre regard sera attentif aux liens qui se créent ou qui pourraient être créés au sein de la communauté, moins vous serez tenté de porter votre attention sur ce que les participants doivent savoir.

Rappelons-le, le but de cette démarche n’est pas que les participants en arrivent à savoir ce que vous pensez savoir concernant le sujet de la recherche, mais qu’ils pensent de plus en plus et de mieux en mieux par et pour eux-mêmes, d’une manière critique, créative et attentive. Enfin, insistons pour dire que les propos doivent principalement venir des participants et non de l’animateur. Si vous constatez que vos interventions, vos questions occupent la moitié du temps, il est alors grand temps de revoir votre stratégie d’animation afin de laisser plus de place aux participants de la communauté de recherche. Ayez confiance en la capacité des participants à bien mener la recherche, tout en étant vigilant quant à la rigueur qu’elle doit avoir et la force des différents liens (cognitifs, sociaux, affectifs, philosophiques, etc.) qui se tissent entre tous.

(tiré et adapté de l’introduction de Êve)

La philosophie pour enfants: apprendre à vivre la démocratie délibérative

«La plupart des enseignants et des directeurs voient deux objectifs en philosophie pour les enfants : un objectif concernant la société et un autre concernant l’individu. Même si plusieurs pourraient être en désaccord avec moi, je pense que l’objectif social est la démocratie. Nous utilisons la philosophie pour aider les élèves à se préparer à devenir membres d’une société démocratique que nous espérons voir apparaître sur le reste de la planète. Pour devenir des membres capables de bien fonctionner dans une société démocratique, je pense qu’il est nécessaire de savoir bien lire, bien écrire, bien écouter, bien penser. Dans la mesure où la philosophie peut contribuer à la transformation de l’enfant en ce sens, elle prépare le futur citoyen d’une société démocratique.» Matthew Lipman.  Pour plus de détails, voir la série documentaire Des enfants philosophent (13 émissions de 30 minutes chacune).

Êve: enquête philosophique sur la sexualité et l’amour, chapitres 1 et 2

Eve

À nouveau, avec la permission de mon éditeur, M. Denis Dion, directeur des Presses de l’Université Laval, j’ai le plaisir de déposer ici un certain nombre d’extraits des livres que j’ai publiés dans cette maison d’édition, dans la collection «Dialoguer». Tout récemment, j’ai publié le premier chapitre de Êve: enquête philosophique sur la sexualité et l’amour.

Voici le second chapitre de Êve. Les prochaines publications porteront sur des aspects plus théoriques de la philosophie pour les enfants tirés de La pratique de la philosophie avec les enfants et Penser ensemble à l’école.

J’ai ajouté le premier chapitre, de même que l’introduction, la table des matières et les chapitres complémentaires contenant les plans de discussion associés aux chapitres 1 et 2.

Avec ces deux chapitres, vous en avez pour des semaines, voire des mois avec vos étudiant-e-s, vos adolescent-e-s. La sexualité et l’amour sont des expériences complexes qui demandent du temps pour être finement analysées, comprises.  Et quand cette compréhension passe par une enquête philosophique, il ne faut pas craindre de prendre certains détours… question d’avoir un peu de recul!

À nouveau également, je vous souhaite une joyeuse enquête philosophique sur la sexualité et l’amour, avec des ados, avec vous-mêmes, avec qui vous voudrez!

Pour télécharger l’extrait: Êve, chapitres 1 et 2 ainsi que les chapitres complémentaires contenant des plans de discussion.